Rosemary's Baby
Note moyenne
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386 critiques spectateurs

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Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2013
Date à marquer d’une pierre blanche dans l'histoire du film d'épouvante, Rosemary’s Mary a appris aux réalisateurs du genre que l’horreur n’avait pas forcément besoin d’être canalisé par la présence à l’écran de créatures fantastique, mais que de rendre tangible le trouble psychologique ressenti par le personnage principal peut être bien plus dérangeant, voir même angoissant. La maitrise avec laquelle Roman Polanski a su installer une atmosphère de paranoïa dans ce huis-clos filmé sans avoir recours à quelques effets spéciaux que ce soit, démontre sa virtuosité de metteur en scène ainsi que le regard amère qu’il pouvait porter sur cette société américaine que l’individualisme a poussé à une perte de confiance envers son entourage le plus proche. C’est en effet avec des effets de caméras classiques mais utilisés avec génie (courtes focales, effets de profondeur, gros plans et hors-champs) que le fait de partager le point de vue de Rosemary, qu’interprété à la perfection Mia Farrow, devient aussi stressant. Ce premier film américain de Polanski aura également révolutionné le cinéma horrifique grâce à son scénario astucieux qui laisse constamment planer le doute sur la réalité du spectacle, sur le fait de savoir si l’on est en pleine hallucination cauchemardesque ou s’il s’agit bel et bien d’une cabale menée par de véritables sorciers satanistes, des figures fantastiques qui –elles aussi- deviendront plus fréquentes dans les années 70, et prouvant une nouvelle fois à quel point Rosemary’s Baby pouvait être en avance sur son temps.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2016
Récit diabolique réalisé par un cinéaste athée (contrairement à « L’Exorciste »), « Rosemary’s baby » est davantage un film sur le dérèglement que sur le Mal. Polanski retrouve ainsi une thématique qui traverse la plupart de ses films : comment le quotidien se teinte d’étrangeté, comment les apparences se fissurent pour révéler nos angoisses profondes et, surtout, comment les parapets contenant notre « normalité » sont fragiles. Il questionne aussi les « institutions » et annonce l’ère du soupçon qui s’ouvre en Amérique. Le cinéaste est suffisamment habile pour laisser une grande part d’ambiguïté à son récit, aussi bien au niveau de la réalité de son histoire (est-ce une névrose vécue de l’intérieur, illustrant les angoisses maternelles d’une jeune femme fragile, ou une véritable histoire de possession démoniaque ?) que dans son propos (de quelle peur le film est-il le nom ? La peur d’une Amérique recroquevillée sur elle-même, voir pourrie de l’intérieur ? La peur de ses voisins, pris au sens géopolitique ? La difficile émancipation des femmes ? La peur d’un terrifiant et libérateur « Dieu est mort » ?). Polanski ne tranche pas et nous laisse avec l’angoisse gluante d’un hors-champ innommable, à l’image de la séquence finale. Comme nul autre, il sait faire glisser son récit d’un registre léger voir bouffon (la comédie intimiste du couple) à l’autre (le cauchemar poisseux et névrotique dans lequel s’enfonce peu à peu Rosemary) et peu à peu, c’est le réel lui-même qui est contaminé, déformé, retrouvant l’instabilité malaisante des séquences de rêves (parmi les plus réussie de l’histoire du cinéma). Mais le cinéaste n’oublie pas de nous rendre son héroïne attachante (bien qu’un brin écervelée) et cette empathie avec un personnage qui plonge peu à peu dans la paranoïa nous entraîne dans les abîmes : c’est fort éprouvé que l’on sort du film. Après « Répulsion », le cinéaste nous livre à nouveau un puissant portrait de femme sur la brèche et signe un nouveau grand film mental, profondément anxiogène, dont l’efficacité demeure intacte. « Rosemary’s baby », c’est aussi le bébé monstrueux qu’un tumultueux cinéaste enfante dans le ventre d’Hollywood, annonçant une ère nouvelle qui accouchera de films-monstres et laissera les studios exsangues. Une façon de faire un bébé dans le dos ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2015
Rosemary's baby est l'un des rares films qui peut se venter d'être considéré comme l'un des plus grands traumatismes familiales des années 60/70 avec le film culte de William Friedkin « L'exorciste ». Adaptation d'un roman de Ira Levin et mis en scène par le talentueux Roman Polanski (récompensé aux oscars pour le même film), cette œuvre connaîtra lors de sa sortie un succès critique et publique qui fera de lui un classique du film fantastique.

Le film commence avec Rosemary et Guy Woodhouse, jeune couple s'installant dans un spacieux appartement de la célèbre maison Bramford, vieux bâtiment de Manhattan assez inquiétant du fait de la réputation sinistre de certains résidents d'autrefois. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, couple d'un age avancé, imposent leur amitié et leurs services.
Pendant la première heure, Polanski prend donc son temps pour mettre en place l'histoire principale, qui est compté sous une ambiance et une mise en scène oppressante composé de plusieurs travellings d'une symétrie exorbitante et de plans séquences, particulièrement pendant les scènes de dialogues.
Tout, commençant par le décor ou la lumière, est typique des années 60.
Le génie du film, pour ma part, est dû principalement à sa mise en scène dans la mesure ou tout le long du film, on ne sait pas de quel côté se mettre, une ambiguïté plane en permanence autour du couple et de la relation entre Guy et les voisins. D'un côté, Rosemary, spoiler: persuadé que son entourage en veut à son enfant,
arrive de temps à autre à nous convaincre de ce qui la rend paranoïaque, plusieurs élément suspect, notamment la relation soudaine entre Guy et le voisinage, peut éveiller les soupçons, mais le film nous laisse toujours entre deux chemins. Certaines séquences sont aussi étourdissante que déroutante, principalement la séquence du rêve de Rosemary qui est un mélange entre la réalité et le subconscient de cette dernière, cette scène qui est composé d'images abstraites et de surimpression apporte aux téléspectateur un sentiment de vertige permanent, qui augmente d’ailleurs tout au long du film de façon crescendo.
Autre point intéressant à noter, outre le jeu d'acteur irréprochable, c'est que les techniques de cadrage varie en fonction de la stabilité du personnage principale, à la fin du film, contrairement au début, les cadrages ont une nervosité intense qui appuie sur le déséquilibre de Rosemary et nous fait partager ses sentiments et ses angoisses.
Pour conclure, la véritable force de cette œuvre est de nous apporter une sensation de malaise constante, qui se doit à un dénouement tout aussi touchant que dérangeant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2019
Un film culte qui me plait davantage à chaque fois. Polanski réussit ici une œuvre majeure à mettre au panthéon du film fantastique. Les acteurs sont merveilleux avec une mention spéciale à Ruth Gordon qui est horripilante on ne peut mieux. L’atmosphère joue un rôle majeur avec une montée crescendo de ce que l’on sent venir à petit pas mais sûrement : une bande de fanatiques va s’accaparer le bébé de Rosemary grâce à la duplicité du mari admirablement campé par le regretté John Cassavetes dont on oublie trop souvent qu’il était un très bon acteur.
Drawer
Drawer

88 abonnés 321 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 mars 2011
Je sais pas ce qui à placé ce film au rang de film culte ?
Le fait qu'on reste 2 heures 10 devant une femme pommée qui tourne en rond ou le fait que la fin est tellement téléphoné qu'on se dit "mince finalement c'etait bien ça"... j'ai plus flippé devant 2001 que devant cette bouse... c'est tout sauf un film intemporel !
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 octobre 2015
J’ai déjà vu un « chef d’œuvre culte et intemporel » de Polanski avec le Bal des Vampires, que j’ai franchement détesté et trouvé horriblement vieux. Cependant, j’ai bien plus apprécié Oliver Twist et surtout le Pianiste. J’ai donc décidé de voir son autre film culte : Rosemary’s baby, et je m’aperçois, vu les notes, que la réputation d’un réalisateur a une influence considérable, trop.
Déjà pour un film d’horreur je cherche encore les moments effrayants : aucune image, aucun suspens, aucune musique ni aucune ambiance capable, de près ou de loin, de faire frissonner. L’histoire ? Tout ce qu’on y voit c’est une jeune écervelée dont la grossesse ne se passe pas au mieux. Si le sujet à fait polémique c’est par ce qu’il s’est passé autour, pas en lui-même. En plus, le synopsis révèle déjà tout, on se doute de tout ce qui va se passer, la trame étant assez classique on s’ennuie ferme. Puis il y a une différence entre suggérer l’horreur et l’occulter totalement. Seuls les messages sur la liberté de la femme, de son corps, sa volonté… relèvent le niveau, c’est dire car ils sont peu nombreux.
Si encore il n’y avait que ça mais il faut surtout remarquer que c’est très mou, froid, il n’y a pas de rythme, c’est lent, même s’il y a peu de longueurs on a pas mal de scènes inutiles qui font trainer l’ensemble. Du coup on n’accroche pas et on décroche très vite dans tous les cas ; surtout que le film monte vraiment petit à petit, sans aller très haut et le final fait pshitt (en 20 minutes sur 2h15). Si on rajoute que les acteurs, comme les fringues et les décors, font très sixties on arrive vite à du passé de mode et du chiant. Mia Farrow parait bien trop jeune pour ce rôle, tant pour son jeu trop perfectible que pour son look qui ne colle pas. Les autres acteurs ont le style de l’époque : trop stoïque, épuré, figé, sans trop d’expressions, ce qui contribue à alourdir le tout. Sans oublier que les musique sont moches et font plus mal aux oreilles que peur, que le doublage en VF est très mal fait, les mouvements des lèvres ne suivant pas les voix, que la mise en scène est très moyenne car il y a des coupes sans raisons ainsi que des scènes bizarres qui tombent sans raisons (des rêves ? C’est pas clair ni expliqué), que les dialogues sont plats et que tout a vraiment trop mal vieilli.
Au final, Polanski s’essaie à tous les styles, c’est bien, mais n’est bon que dans les drames, et les « cinéphiles » applaudissent car si on est bon dans un genre on l’est forcément dans le reste. Désolé mais non, Rosemary’s baby est mieux fait que le bal des vampires mais cela reste une purge mal faite. Puis s'il est vrai que les films spoiler: qui finissent mal
sont peu fréquents, ce n'est pas une raison pour les porter aux nues. Autant se cantonner aux bonnes histoires pour Polanski, et il perdurera avec raison. Encore une fois je n’adhère pas aux films oscarisés, trop formatés pour gagner généralement.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mai 2013
Sujet sur la sorcellerie intéressant de la part de Polanski, le film possède un début accrocheur, qui continue vers une direction étirée et hésitante, jusqu'à un final décevant qui frôle le délire et par laquelle on soupçonne l'absence d'idée de vraie fin. Polanski a ajouté peu de suspense et s'est orienté vers un côté expérimental par les rêves de Farrow. Le film qui à première vue pouvait être plus que satisfaisant est une déception, dont il n'est pas question de vieillesse, mais du sujet qui est mal traité et qui tourne en rond.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 octobre 2011
je ne comprend pas pourquoi tant d'engouement pour ce film que j'ai trouvé plutot bidon en tout point , me suis ennuyé du debut a la fin... Un film bien trop surnoté pour ma part
An Zu
An Zu

95 abonnés 336 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juin 2008
Vu une fois à la télé, je m'attendai à vivre un grand moment de cinéma, puisqu'il est considéré comme un chef-d'oeuvre. et bien, j'ai trouvé ce film sans intérêt et l'histoire ni effrayante ni percutante. Il faudrait que je me force à le revoir pour donner un avis définitif mais j'ai du mal tellement j'ai été déçu....
Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2020
une découverte pour moi. Un excellent film haletant et plein de suspens. Mia Farrow est formidable et porte le film de bout en bout.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2020
Un des meilleur film de Polanski. Rosemary’s Baby n’est pas à proprement parler un film d’horreur, on est plus sur le registre du film psychologique jouant sur l’angoisse de Rosemary qui s’étend au spectateur. A ce titre on peut le rapprocher de Répulsion et du locataire. Même s’il a une vision du fantastique qui paraît kitsch aujourd’hui le film reste aujourd’hui très bon grâce à la performance de Mia Farrow dont on va partager la descente en enfer. Pleine d’envie mais aussi de peur au début du film avec cette nouvelle vie qui semble démarrer pour elle, son mari, un nouvel appartement, une première grossesse... Et si sous tout ces petits bonheurs se cachaient de futurs malheurs? Dommage que certains aspects ne fonctionnent pas ( ou plus), les voisins notamment sont un peu Too Much pour être vraiment angoissants, on a quelques invraisemblances qui plombent le film de ci de la. Il ne faut surtout pas se lancer dans Rosemary’s Baby pour y trouver des jump scare ou une horreur premier degré , mais c’est une excellente étude psychologique.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2012
Un chef d'oeuvre de Roman Polanski, une ambiance spécifique, Mya et John sont des acteurs prodigieux.
DarkParadise
DarkParadise

153 abonnés 1 032 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2011
Rosemary's Baby est pour moi un véritable chef d'oeuvre. L'histoire est bonne, originale et envoutante. Les acteurs et la construction des personnages sont parfaits. On ne peut s'empêcher de frissonner devant ce film qui, grâce à la réalisation soignée, à la musique impitoyable et à la prestation de Mia Farrow, effraie toujours aujourd'hui. L'ambiance est d'un diabolisme qu'on ne voit que très rarement. Le scénario est finement ciselé et la mise en scène est tout simplement brillante de sobriété et de subtilité. Il y a bien sûr cette caméra qui colle à l'actrice principale tout en s'ingéniant à marquer le lieu, les plans subjectifs, mais aussi le découpage et le montage qui contribuent à tenir le rythme et, lors de la scène du rêve, parviennent à créer une scène d'un onirisme mémorable. Le film prend bien son temps et tire tous ses atouts dans sa seconde partie. Il y a un très bon suspens et l'atmosphère est très nerveuse dans sa seconde partie. La révélation finale est très inquiétante et bien démoniaque. Le personnage Rosemary est très abouti, vraiment bien interprété par l'actrice et le spectateur voit bien sa dépression progressive. A la fin, on se sent tout autant victime qu'elle lors de la révélation. C'est un chef d'oeuvre à voir de toute urgence si ce n'est pas encore fait.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2024
L'ombre de Sharon Tate - assassinèe sauvagement selon les rites d'une secte quelque temps après le tournage - plane sur ce terrifiant classique du flm d'èpouvante de Roman Polanski qui rejoint le cercle restreint des films qui ont fait rèfèrence! Qui n'a pas frissonnè en voyant pour la première fois, "Rosemary's Baby" (1968), se lève et le jure haut et fort! Avec ses cheveux courts, son aspect androgyne et son teint pâle, Mia Farrow, âgè à peine de vingt-trois ans, trouve dèjà l'un de ses meilleurs rôles tant elle a su si bien s'incarner dans ce personnage de femme enceinte d'un bèbè dèmon qui donne l'impression d'être dans un cauchemar èveillè! On se demande même si on ne fait pas parti de la conspiration tant tout ce que l'on voit à l'ècran est rèaliste, trouble, ambigu et satanique à souhait! En tèmoigne la prèsence de John Cassavetes, Ruth Gordon, Sidney Blackmer et Ralph Bellamy, tous saisissants dans les seconds rôles! A noter qu'une suite à la tèlèvision a vu le jour en 1976 sans pour autant surpasser l'original! Un choc...
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2017
Masterpiece du grand Polanski avec l'excellente Mia Farrow dans le rôle principal. Tellement d'exploits dans cette oeuvre, comme le fait de placer l'horreur la plus subtile en milieu urbain (en plein coeur de New-York) et aussi de pouvoir installer une épouvante croissante et palpable pendant ces 2h15 (qui passent comme un rien). Une ambiance oppressante et angoissante de bout en bout, jusqu'à la scène de fin. J'avais vu ce film à l'adolescence et jamais je ne l'ai oublié depuis, tant sa trame et son atmosphère sont marquantes. En revoyant ce film des années plus tard, j'ai accroché encore d'avantage.
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