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    Rosemary's Baby
    note moyenne
    4,0
    8888 notes dont 345 critiques
    répartition des 345 critiques par note
    107 critiques
    128 critiques
    50 critiques
    29 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    Votre avis sur Rosemary's Baby ?

    345 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 18 août 2019
    On n'a pas véritablement peur devant Rosemary's Baby, on est angoissé plutôt. Les critiques de 1968 remarquaient déjà que ce n'était pas à proprement parler un film d'horreur. Mais la mise en scène brillante de Polanski crée une atmosphère oppressante, toute en cadrages asphyxiants, décors labyrinthiques et musique lancinente. Il alterne entre des plans classiques et d'autres filmés caméra au poing, notamment dans des séquences de cauchemar qui n'ont presque pas vieilli et ont déjà quelque chose de David Lynch. Derrière les failles de ce couple parfait, on retrouve toute l'inquiétude de la fin des années 60 face à la perte des repères moraux, dans le contexte des grands mouvements contestataires noirs, étudiants et hippies. Cette tension traverse Rosemary's Baby, résumée par la une du Time que feuillette Rosemary à la fin du film: "Is God dead?" C'est sûrement cette actualité du thème de la perte de foi qui, associée au talent de Polanski, a fait de Rosemary's Baby un succès commercial et critique, malgré des éléments de série B qui auraient pu repousser.
    Mais Rosemary's baby n'est pas seulement un film d'époque, c'est aussi la trajectoire d'un personnage féminin pris dans le carcan d'une société et d'une époque mysogines. Même si Rosemary peut être vue comme complice de cette mysoginie quand elle passe son temps à décorer son appartement, apporte la bière et le sandwich à son mari et le laisse critiquer sa coupe de cheveux et le choix de ses amies, Mia Farrow donne au personnage quelque chose d'un peu rêveur et mélancolique qui le rend plus complexe. Le scénario lui-même, adapté du roman d'Ira Levin, se concentre largement sur la question, toujours d'actualité, du corps de la femme et de sa liberté d'en disposer: après tout le fameux bébé de Rosemary est le fruit d'un viol et l'objet d'un marchandage. Ces questions font de Rosemary's Baby un film au pouvoir de fascination intact, moins un film d'horreur qu'une histoire de grossesse cauchemardesque dont le final nous hantera encore longtemps.
    Critique détaillée: https://www.espace-critique.fr/critique-rosemarys-baby/
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 5 mai 2014
    Cinquième film de Roman Polanski et celui de la révélation (succès, oscar et Golden Globe pour Ruth Gordon ainsi que diverses nominations…), «Rosemary’s Baby » nous fait suivre un couple qui vient d’emménager dans un grand appartement new-yorkais et pendant qu’ils sont peu à peu « envahis » par leurs voisins, Rosemary tombe enceinte…

    Polanski prend le temps de présenter ses personnages et de mettre en place l’histoire et instaure peu à peu un climat angoissant, paranoïaque, dérangeant et de tension, jouant sur la maternité, la peur du complot ou encore de l’abandon du mari. Il multiplie les symboles (plus ou moins remarquable d’ailleurs) et surtout, il arrive à nous faire croire à l’impossible, n’hésitant pas à rentrer dans le fantastique et plus souvent dans la suggestion. Les personnages sont très bien écrit et intéressant et en particulier Rosemary, dont l’évolution (physique et morale) est aussi intrigante que passionnante. Il maintient le suspense de bout en bout, sa mise en scène est particulièrement efficace et le rythme bien mené.
    Mia Farrow trouve là l’un de ses meilleurs rôles et est impeccable de bout en bout dans ce rôle paranoïaque, repoussant les limites de l’instinct maternel ! John Cassavetes, de plus en plus inquiétant lui rend très bien la réplique.

    Un Polanski angoissant qui a bien vieilli et dont l’effet ne s’est pas dissipé avec le temps !
    Dex et le cinéma
    Dex et le cinéma

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    4,5
    Publiée le 19 novembre 2013
    Sublime de part son scénario, son jeu d'acteur et sa réalisation froide et pesante, Rosmary ´s Baby est sans aucun doute un très grand film. Le scénario est intéressant et angoissant, en particulier dans son troisième acte qui offre un très grand moment de suspens, sans parler de la fin, qui propose un excellent message, vraiment orignal dans le genre du cinéma d'épouvante. Malgré le fait qu'il est vieillit, le film a réussi à m'angoisser, et croyez moi, ce n'est pas facile. La réalisation et la direction d'acteurs sont excellent, tout comme la photographie et l'aspect artistique du film. C'est un très grand travail ! Malheureusement, le film est un poil trop long à se mettre en place, ce qui rend l'immersion difficile au début du récit. J'ai également du mal avec la dernière scène du film, qui n'est pas vraiment à la hauteur de mes espérances niveau dialogues et révélations. Heureusement que le message viens tout rattraper, ainsi que le dernier plan sur Rosmary, qui est magnifique !! Un très grand film, malgré les quelques défauts cités. Un chef d'œuvre du genre
    septembergirl
    septembergirl

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    5,0
    Publiée le 9 septembre 2012
    Un excellent film d'horreur, à l'ambiance glaciale et paranoïaque. Une réalisation très profonde et oppressante dans laquelle Polanski maîtrise parfaitement le crescendo de l'angoisse. Les acteurs sont irréprochables, mention spéciale pour Mia Farrow ! Un film qui a bien veilli et qui n'a absolument rien perdu de son pouvoir terrifiant et déroutant !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 10 juillet 2009
    Le film brosse le portrait d’une société à l’individualisme naissant, Par exemple, il suffit de voir à quelle vitesse les personnages oublient la mort ou les tragédies de leurs proches pour se concentrer sur son soi. D’un monde où l’on ne peut plus se fier à personne. Rosemary Woodhouse (Mia Farrow) est une jeune femme épanouie, rieuse, charmante, mais qui devient petit à petit un chiffon humain à l’air inquiétant, qu’on soupçonnerait d'être au bord de la folie. Son attitude enfantine séduit le spectateur. Guy Woodhouse (John Cassavetes) représente un monsieur tout-le-monde, au-dessus de tout soupçon, le mari idéal et irréprochable. Lors des castings, Roman Polanski a donc décliné le rôle avec des visages connus tels que Jack Nicholson, Warren Beatty ou Robert Redford. Le réalisateur met en scène un tourbillon fait de suspicion et de paranoïa aiguë, où même le spectateur n'est plus certain de savoir où est la vérité et ce qui est du domaine du simple fantasme chez cette Rosemary bien perturbée. Le film offre deux niveaux de lecture. Le spectateur ne sait pas à la fin du film s’il s’agit d’un gigantesque complot ou de problème psychiatrique : Rosemary est-elle réellement victime des agissements d’une secte ou souffre-t-elle de folie puerpérale ? Quelque soit l’hypothèse prise par le spectateur, tout est mis en place pour qu’elle soit parfaitement crédible. En effet que le spectateur pense que Rosemary est bien en proie à des sorciers ou qu’il pense que Rosemary est folle, rien ne peut le contredire. Cependant, quelques éléments peuvent semer un doute : Le film est raconté à la première personne, il donne évidemment des pistes mais laisse longtemps planer le mystère. Le film est vu du point de vue de Rosemary ; le point de vue du spectateur est annexé à celui du personnage. Par conséquent, il tombe fou en même temps qu’elle et il n’y a aucuns indices (ironie dramatique classique) qui nous permettraient d’en savoir plus du côté de Guy ou des voisins. Mais pour les spectateurs les plus attentifs, on peut alors affirmer qu’il s’agirait bel et bien d’un complot. En effet, lors du réveillon du nouvel an chez les Woodhouse, la voisine présente à Rosemary un dentiste que l’on retrouvera plus tard dans le film en chauffeur de taxi ! La scène finale est ambiguë. Elle présente moins de dialogues et davantage d’émotion ; elle repose donc essentiellement sur l’action. C’est un film d’horreur sans horreur et dénué d’effets spéciaux, tout repose sur la mise en scène : profondeur de champ le long des corridors, sons d’ambiances omniprésents et amplifié (résonnance, tic-tac d’une horloge, réveil) cadrages de plans qui suggèrent au spectateur le hors-cadre. Par exemple, à la fin du film le bébé n’apparait jamais à l’écran (que voit la jeune femme dans le berceau ?), ou bien lorsque lors du diner chez les Castvets, Rosemary fait remarquer à Guy des traces blanches laissées par les tableaux et le spectateur ne les perçoit pas. On retrouve également quelques plans typiques du cinéma de Roman Polanski comme un gros plan de la voisine dans l’œil de Judas, que l’on retrouve dans la plupart ses films. L’angoisse que le film crée relève de la suggestion, c’est au spectateur de faire fonctionner son imagination et le film n’apporte aucune réponse. Elle est également suscitée par des détails presque anodins comme le maquillage trop appuyé ou les vêtements criards de la vieille voisine Le film nous balade entre réalisme et fantastique. Rosemary’s baby est une œuvre intemporelle car elle parvient à jouer avec des angoisses universelles et est en relation avec notre quotidien le plus banal. De plus, le film fonctionne toujours autant des décennies après notamment pour la figure de la femme enceinte et donc de la femme fragile a laquelle on s’identifie immédiatement.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    L'un des chefs d'oeuvres de Roman Polanski. Mise en scène remarquable, atmosphère tendue et éprouvante, scénario brillant... C'est un grand moment de cinéma que nous offre ce film, a la frontière entre la réalité et le fantastique, et ou l'on ne distingue plus le rêve du cauchemar. Mia Farrow et John Cassavetes formidables. Un grand film.
    Roy Batty
    Roy Batty

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    5,0
    Publiée le 25 septembre 2014
    "Rosemary's Baby" est le premier film américain de Roman Polanski et c'est l'une de ses plus grandes réussites. Adapté du roman d'Ira Levin, il suit un jeune couple qui s'installe dans un grand appartement new-yorkais, considéré par certains comme hanté. Très vite, le couple de personnes âgées qui habite dans l'appartement voisin va s'immiscer dans leurs vies et Rosemary va sombrer dans une profonde paranoïa. Malgré un rythme lent, le film est une réussite incontestable, grâce à son scénario retors, qui laisse planer le doute. En effet, on ne sait pas, pendant longtemps, si la conspiration dont se pense victime Rosemary n’est que dans son imagination ou belle et bien réelle. On ne le saura qu’à la toute fin, même si son bébé ne nous est jamais montré. C’est tout le talent de Polanski de suggérer l’horreur au lieu de la montrer, ce qui est d’ailleurs la recette des meilleurs films du genre. Après "Répulsion" et avant "Le Locataire", le réalisateur polonais aborde à nouveau les thèmes de la folie et de la paranoïa, dans un film au climat malsain. Mia Farrow livre une des ses meilleures prestations. John Cassavettes avait accepté de jouer dans le film pour financer son prochain long-métrage, et ma foi, il est très juste. Quant à l’oscar pour Ruth Gordon, il me semble mérité, car elle parvient à rendre son personnage sympathique et innofensif (bien que très envahissant) alors qu’il n’en est rien en fait. Enfin, la musique de Krzysztof Komeda est très inspirée (le thème principal est mémorable).
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    5,0
    Publiée le 28 octobre 2007
    Ce film même si je ne l'ai pas trouvé effrayant, fait tout de même froid dans le dos et développe une belle atmosphère malsaine
    J.Dredd59
    J.Dredd59

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    1,0
    Publiée le 14 septembre 2015
    Bah non, trop chiant, trop prévisible, trop sixties, trop surestimé, comme Polanski en fait, c'est bien.
    Dire qu'on en fait une série, pour dire quoi ? C'est trop vide comme film alors sur plusieurs épisodes... la preuve qu'on n'a plus d'idées.
    Tout le monde avance que Mia Farrow joue super bien, une grande star et tout ça, mais elle n'a pas fait grand chose après et dans ce rôle là non plus. Certes c'est LA star, on ne voit qu'elle (pire que Tom Cruise), mais est-ce agréable ou bien joué ? Non. Rajoutez que c'est lent, pas passionnant, qu'on zappe les détails les plus intéressants
    spoiler:
    (sur l'Antéchrist, la secte qui le vénère, le retournement du mari, ce qu'il va arriver de Rosemary, comment est le bébé ?...)

    et on comprend vite qu'on s'ennuie.
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 24 novembre 2012
    Comme toujours chez Polanski, ça démarra au quart de tour et l'angoisse ne nous lâche plus. L'histoire est originale et aurait pu donner n'importe quoi, mais là c'est du grand cinéma, la réalisation est nerveuse, le montage efficace, les plans dont aucun n'est inutiles sont impeccables, les acteurs sont excellents avec une mention spéciale à Mia Farrow, extraordinaire dans le rôle titre.
    Drawer
    Drawer

    Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 321 critiques

    0,5
    Publiée le 21 mars 2011
    Je sais pas ce qui à placé ce film au rang de film culte ?
    Le fait qu'on reste 2 heures 10 devant une femme pommée qui tourne en rond ou le fait que la fin est tellement téléphoné qu'on se dit "mince finalement c'etait bien ça"... j'ai plus flippé devant 2001 que devant cette bouse... c'est tout sauf un film intemporel !
    Truman.
    Truman.

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    4,0
    Publiée le 25 mai 2013
    Rosemary's Baby est une leçon de cinéma pour tout film d'épouvante , datant de 1968 ce film n'a pas prit la moindre ride et n'en prendra probablement que peu au fils des années a venir .
    L'ambiance est oppressante et pesante , on se demande si Rosemary délire et qu'elle est paranoïaque ou si ce qui lui arrive est réel , on suit les 2h15 sans s'ennuyer une seul seconde .
    L'intrigue est vraiment bien menée quoi qu'un peu prévisible mais ne gâche en rien le plaisir que peu proposer la fin , une fin d'ailleurs munie d'une chanson ... qui met mal a l'aise , bref du grand Polanski angoissant et intriguant , a voir au moins une fois pour tout fans d'épouvante .
    overlook2
    overlook2

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    4,5
    Publiée le 10 novembre 2016
    Récit diabolique réalisé par un cinéaste athée (contrairement à « L’Exorciste »), « Rosemary’s baby » est davantage un film sur le dérèglement que sur le Mal. Polanski retrouve ainsi une thématique qui traverse la plupart de ses films : comment le quotidien se teinte d’étrangeté, comment les apparences se fissurent pour révéler nos angoisses profondes et, surtout, comment les parapets contenant notre « normalité » sont fragiles. Il questionne aussi les « institutions » et annonce l’ère du soupçon qui s’ouvre en Amérique. Le cinéaste est suffisamment habile pour laisser une grande part d’ambiguïté à son récit, aussi bien au niveau de la réalité de son histoire (est-ce une névrose vécue de l’intérieur, illustrant les angoisses maternelles d’une jeune femme fragile, ou une véritable histoire de possession démoniaque ?) que dans son propos (de quelle peur le film est-il le nom ? La peur d’une Amérique recroquevillée sur elle-même, voir pourrie de l’intérieur ? La peur de ses voisins, pris au sens géopolitique ? La difficile émancipation des femmes ? La peur d’un terrifiant et libérateur « Dieu est mort » ?). Polanski ne tranche pas et nous laisse avec l’angoisse gluante d’un hors-champ innommable, à l’image de la séquence finale. Comme nul autre, il sait faire glisser son récit d’un registre léger voir bouffon (la comédie intimiste du couple) à l’autre (le cauchemar poisseux et névrotique dans lequel s’enfonce peu à peu Rosemary) et peu à peu, c’est le réel lui-même qui est contaminé, déformé, retrouvant l’instabilité malaisante des séquences de rêves (parmi les plus réussie de l’histoire du cinéma). Mais le cinéaste n’oublie pas de nous rendre son héroïne attachante (bien qu’un brin écervelée) et cette empathie avec un personnage qui plonge peu à peu dans la paranoïa nous entraîne dans les abîmes : c’est fort éprouvé que l’on sort du film. Après « Répulsion », le cinéaste nous livre à nouveau un puissant portrait de femme sur la brèche et signe un nouveau grand film mental, profondément anxiogène, dont l’efficacité demeure intacte. « Rosemary’s baby », c’est aussi le bébé monstrueux qu’un tumultueux cinéaste enfante dans le ventre d’Hollywood, annonçant une ère nouvelle qui accouchera de films-monstres et laissera les studios exsangues. Une façon de faire un bébé dans le dos ?
    Alain Z
    Alain Z

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 336 critiques

    0,5
    Publiée le 2 juin 2008
    Vu une fois à la télé, je m'attendai à vivre un grand moment de cinéma, puisqu'il est considéré comme un chef-d'oeuvre. et bien, j'ai trouvé ce film sans intérêt et l'histoire ni effrayante ni percutante. Il faudrait que je me force à le revoir pour donner un avis définitif mais j'ai du mal tellement j'ai été déçu....
    MisterMyers
    MisterMyers

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    5,0
    Publiée le 20 mai 2015
    Rosemary's baby est l'un des rares films qui peut se venter d'être considéré comme l'un des plus grands traumatismes familiales des années 60/70 avec le film culte de William Friedkin « L'exorciste ». Adaptation d'un roman de Ira Levin et mis en scène par le talentueux Roman Polanski (récompensé aux oscars pour le même film), cette œuvre connaîtra lors de sa sortie un succès critique et publique qui fera de lui un classique du film fantastique.

    Le film commence avec Rosemary et Guy Woodhouse, jeune couple s'installant dans un spacieux appartement de la célèbre maison Bramford, vieux bâtiment de Manhattan assez inquiétant du fait de la réputation sinistre de certains résidents d'autrefois. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, couple d'un age avancé, imposent leur amitié et leurs services.
    Pendant la première heure, Polanski prend donc son temps pour mettre en place l'histoire principale, qui est compté sous une ambiance et une mise en scène oppressante composé de plusieurs travellings d'une symétrie exorbitante et de plans séquences, particulièrement pendant les scènes de dialogues.
    Tout, commençant par le décor ou la lumière, est typique des années 60.
    Le génie du film, pour ma part, est dû principalement à sa mise en scène dans la mesure ou tout le long du film, on ne sait pas de quel côté se mettre, une ambiguïté plane en permanence autour du couple et de la relation entre Guy et les voisins. D'un côté, Rosemary,
    spoiler:
    persuadé que son entourage en veut à son enfant,

    arrive de temps à autre à nous convaincre de ce qui la rend paranoïaque, plusieurs élément suspect, notamment la relation soudaine entre Guy et le voisinage, peut éveiller les soupçons, mais le film nous laisse toujours entre deux chemins. Certaines séquences sont aussi étourdissante que déroutante, principalement la séquence du rêve de Rosemary qui est un mélange entre la réalité et le subconscient de cette dernière, cette scène qui est composé d'images abstraites et de surimpression apporte aux téléspectateur un sentiment de vertige permanent, qui augmente d’ailleurs tout au long du film de façon crescendo.
    Autre point intéressant à noter, outre le jeu d'acteur irréprochable, c'est que les techniques de cadrage varie en fonction de la stabilité du personnage principale, à la fin du film, contrairement au début, les cadrages ont une nervosité intense qui appuie sur le déséquilibre de Rosemary et nous fait partager ses sentiments et ses angoisses.
    Pour conclure, la véritable force de cette œuvre est de nous apporter une sensation de malaise constante, qui se doit à un dénouement tout aussi touchant que dérangeant.
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