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halou
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4,0
Publiée le 30 janvier 2016
Un road trip vraiment original qui vient évidemment de son duo atypique mais aussi de son sujet et son traitement intelligent. La relation des deux protagonistes et sa subtile évolution sont maîtrisées et entraînent le spectateur avec enthousiasme dans une aventure pleine de surprises. La jeune actrice est par ailleurs vraiment bluffante.
Quel film remarquable, que ce soit sur le plan formel, un magnifique et lumineux noir et blanc, ou sur le plan du fond, un espèce de road trip amoral réunissant une orpheline démoniaque et un adulte détestable, qui vont ensemble battre la campagne et vivre de petits larcins. Réalisé en 1973, le film présente néanmoins une action située dans les années 30: le mariage entre imitation des films d'époque et moyens techniques bien plus modernes est admirable. On assiste à un festival de situations et de dialogues qui transgressent allègrement l'éthique caractéristique de l'âge d'or du cinéma américain, en plus d'être tour à tour comique, touchant, spectaculaire (poursuite en voiture d'époque !) et particulièrement bien interprété. Un vrai délice, et une réussite de bout en bout !
Cette comédie tendre, drôle et légèrement subversive nous fait suivre les aventures d'un improbable duo d'escrocs dans les États-Unis de la Grande Dépression, que le destin va réunir : un homme dans la trentaine et une petite fille espiègle d'une dizaine d'années, qui est à la recherche d'un père (et d'une famille) de substitution. Interprétés par Ryan et Tatum O'Neal, père et fille dans la vraie vie, les personnages principaux sont très complices et cela se ressent de manière très agréable. Hommage au cinéma de l'âge d'or hollywoodien, le film bénéficie d'une superbe photographie noir et blanc signée László Kovács.
Parmi les réalisateurs reconnus du Nouvel Hollywood lancés par Roger Corman, il y a Peter Bogdanovich qui s'était illustré notamment avec La Cible et La Dernière Séance. C'est en 1973 qu'il réalisa son film le plus reconnu: La Barbe à papa (Paper Moon est quand même bien plus parlant) qui raconte la virée à travers les Etats-Unis des années 30 en pleine Grande Dépression d'une petite fille orpheline et d'un escroc notoire qu'elle prend pour son père, les deux vont bien entendus s'entraider et vont passer de coups fumants à coups fumant, oubliant complètement leur mission première pour rester ensemble. Ce road-movie retranscrit idéalement bien que d'une façon assez éclipsée la pauvreté de l'Amérique en pleine déprime (le choix du noir et blanc est parfait), les deux protagonistes n'hésitent pas à filouter leur argent à de pauvres gens honnêtes pour subsister tandis que les individus les plus moralement douteux s'en sortent indemnes. Les deux compères sont dans l'entre-deux, gardant même avec certaines hésitations des scrupules qui maintiennent notre attachement. Leur relation qui n'est au départ motivée que par l'appât du gain devient au fur et à mesure une véritable relation père-fille, et c'est justement le fait qu'il s'agisse d'un lien familial qui ne s'assume jamais qui la rend aussi forte (les deux ne s'avoueront jamais, pratiquement à demi-mot la teneur de leur lien, c'est par des actes dissimulées qu'elle se dévoile au spectateur). Relation père-fille rendue savoureuse, triste, mignonne et drôle par le duo Ryan et Tatum O'Neil que Bogdanovich n'hésite pas à placer dans des plan-séquences (chaque plan dans la voiture, une véritable arlésienne) pour démontrer tout leur talent. La Barbe à papa est une perle du Nouvel Hollywood, témoignage d'une époque triste enveloppant un fragment de lumière qui la rend à la fois mélancolique mais tellement charmante.
Ryan O'Neal et sa fille Tatum (oscarisée à l'occasion) forment un duo d'escroc génial dans cette fable humaniste et pleine de tendresse, magnifiquement mise en scène par Peter Bogdanovich.
La barbe à papa... Avec pareil titre, on aurait pu attendre un truc tellement sucré qu'il en serait devenu indigeste. Soyez rassurés : il n'en est rien ! L'histoire en elle-même n'a rien de vraiment rose et tout ça n'est pas trop moral. Car si la petite Addie n'est pas initiée à l'escroquerie (elle y vient elle-même et du haut de ses 9 ans, est aussi douée et peut-être même plus que son modèle) ça n'est pas pour autant qu'on l'en détourne. Et le final te dit très clairement qu'elle n'en sera pas détournée. Sinon, comme d'habitude avec Bogdanovich, la mise en scène est très propre et très soignée, à l'image du noir et blanc qu'il utilise. Choix qui peut surprendre au départ, mais l'histoire se déroulant dans les années 30 et quand on connaît la cinéphilie du cinéaste... tout colle. Mais ce film, c'est aussi un duo O'Neal père et fille. Lui est dans un rôle qui lui convient à merveille et elle, assure bien comme il faut. Bien que la pratique soit très répandue, népotisme et cinéma n'ont que rarement fait bon ménage, alors quand ça fonctionne, il est important de le signaler. Ne vous laissez pas avoir par les critiques TV d'aujourd'hui qui parlent d'un film vieilli, ça n'est pas vrai, rien n'a vieilli, c'est exactement comme c'était il y a plus de 50 ans. Seules deux ou trois longueurs (notamment le passage avec la gouailleuse et impayable Madeline Kahn) sont à regretter.
Un genre de Bonnie and Clyde mais avec un père et sa fille, multipliant des coups pour gagner de l'argent. Ryan O'Neal et sa fille, sillone dans L'Amérique profonde. La réalisation, bien dans le burlesque, film les grand espacés comme une œuvre d'art. Un peu de longueur terni le long métrage.
Merveilleux moment de cinéma, tout y est, une excellente interprétation, de l'émotion, du rire, de l'action, et un film de 1973 qui n'a pas rit une ride
Un très beau film de Bogdanovich, parcouru par un souffle de mélancolie à fleur de peau mais jamais envahissante. Une évocation sans concession, aussi, de la terrible dépression de l'entre-deux guerres, sur fond de paysages désolés, à perte de vue. Peut-être le meilleur rôle de Ryan O'Neal à qui sa fille Tatum donne une réplique convaincante, créant l'un des personnages d'enfant les plus attachants du cinéma outre-atlantique des années 70. La photo en noir en blanc est qui plus est splendide, tout comme la mise en scène au plus près des comédiens.
Excellent film, un duo très particulier dans les années ‘30 nous offrent beaucoup des situations et des comportements très différents à notre époque d’aujourd’hui. Un film dynamique et drôle ! Je conseille vivement de le voir en famille ;)
Paper Moon est un petit bijou. Tatum O’Neal est éblouissante, drôle et touchante, avec une justesse rare. Le noir et blanc sublime l’histoire et donne un charme intemporel. Simple, tendre et malicieux, c’est un film qui reste longtemps en tête
Ce film est une vraie comédie à l'américaine. Plongé au début du siècle dernier, on se croirait presque dans un film muet à la Charlie Chaplin. Pourtant ce n'est pas une suite de gros gags, juste quelques poursuites en voitures, des gentils escrocs et une kyrielle de personnages rencontrés durant ce road trip où un "père" ramène sa fille chez sa tante. Se ne connaissant pas ils vont se découvrir rapidement, notamment des points communs, et malgré une entente en dents de scie, la petite fille étant d'un caractère très affirmé pour ses 9ans, une belle relation de complicité va naître entre ces 2 là. A noter que le père et la fille sont réellement père et fille dans la vraie vie, Ryan O'Neal et Tatum O'Neal. Le film est en noir et blanc mais ce n'est pas du tout gênant. On se demande d'où vient ce titre de barbe à papa même si on aperçoit la petite fille en manger une dans une fête.
On passe un excellent moment en regardant ce film plein d'humour et à la photographie superbe. Un road movie qui nous plonge au coeur des années 30 avec les pétillants O'Neal père et fille. A voir.
Très belle surprise! Un road-movie sympathique, intéressant et parfois drôle. Les personnages sont attachant surtout Addie et Moses à sa façon, et leur relations évolutive est sympa. Les combines un peu loufoques, la rudesse des sentiments dans certains Etats amènent un certain charme à la trame.
Road trip sous fond de relation père/fille, "La barbe à papa" est un film bien mené mais sans coup de génie. Cette relation père/fille est plutôt bien retranscrite, le film arrivant à générer de l'émotion avec beaucoup de justesse sans en faire trop. Les deux acteurs principaux s'en sortent très bien et le choix d'avoir engagé la véritable fille de l'acteur s'avère judicieux. Le film manque toutefois de rythme et peine à se renouveler en devenant trop prévisible dans l’enchaînement de sa narration. De plus le choix d'une Amérique des années en 30 en pleine crise comme toile de fond était une idée intéressante sur le papier mais ce thème s'avère être sous traité dans le film à ma grande déception. A noter tout de meme une utilisation très élégante du noir et blanc qui donne un certain cachet au film. Je ne considère personnellement pas "La barbe à papa" comme un film majeur, mais ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment devant ce long-métrage sympathique à défaut d’être inoubliable.