Derniers Avis : Chronique des Années de Braise - Page 2
Chronique des Années de Braise
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5,0
Publiée le 8 août 2025
Que dire si ce n’est : doux, poétique, nécessaire et bien narré. Pas de déception ici. Un film comme on en fait plus trop. Plusieurs actes qui déroulent les conditions de vie à une époque de quelques personnages et paysages. Réalisateur doué qui transmet un message touchant. Merci pour la retransmission.
Le film chapitré par des intertitres (« chronique de feu », de braise, de cendre …) resitue l’histoire de l’Algérie dans une période très précise : du début de la seconde guerre mondiale à la journée dite de la Toussaint Rouge, au cours de laquelle le FLN attaque frontalement l’occupant français. Si le propos militant de Mohammed Lakhdar-Hamina n’épargne bien évidemment pas les ravages de la présence française, colons et militaires confondus, il pointe également l’indiscipline de ses coreligionnaires, prêts à s’entretuer pour un petit point d’eau boueuse. Avant de s’accorder sur le bien-fondé de leur avenir, il leur faudra affronter une terrible sécheresse (1939), l’engagement forcé dans les armées françaises, une épidémie de typhus, des élections perdues d’avance … Ce film fleuve (3 h) qui aujourd’hui mériterait semble-t-il quelques retouches, n’a peut-être plus les honneurs dus à son engagement historique et cinématographique. Il paraît aujourd’hui simpliste et redondant. Mais il n’a rien d’anecdotique Pour en savoir plus :
Il y a 50 ans, la vingt-huitième édition du Festival de Cannes s’est déroulée du 9 mai au 23 mai 1975 et le jury, présidé par Jeanne Moreau, a décerné la Palme d’or à "Chronique des années de braise" du réalisateur algérien Mohamed Lakhdar-Hamina. C’était une grande première pour un film africain. Ce fut aussi, si l’on peut dire, une grande dernière, tout au moins jusqu’à présent ! Il y a un peu plus de 2 mois, ce film faisait partie de la sélection Cannes Classics et, le 23 mai, à 14 h 45, il était projeté dans une version restaurée, dans la salle Buñuel du Palais des Festivals. Ce même 23 mai 2025, Mohamed Lakhdar-Hamina s’éteignait à Alger à l’âge de 91 ans. C’est cette même version restaurée en 4K par le World Cinema Project, un programme de la Film Foundation, et par la Cinémathèque de Bologne, qui ressort sur les écrans français. Elle bénéficie d’un étalonnage supervisé par le réalisateur et, selon le souhait de ce dernier, elle reprend, parmi les 3 versions existantes du film, celle qui avait obtenu la Palme d’Or en 1975. Chronique des années de braise est une somptueuse fresque de près de 3 heures, mélange assumé de conte à caractère intimiste avec le côté parfois un peu naïf que cela peut impliquer et de film à grand spectacle digne des plus grandes productions américaines ou soviétiques. Au travers de la vie de Ahmed, un berger aux maigres ressources qui vit avec sa famille dans un village au milieu du désert et qui va s’impliquer de façon héroïque dans le combat de son pays pour la liberté, le film raconte les 15 années qui, selon le réalisateur, ont été les plus décisives pour l’avenir du peuple algérien : de 1939 au 1er novembre 1954, jour du déclenchement de la révolution contre l’occupation française. La parfaite restauration de ce film tourné en cinémascope par Marcello Gatti, le Directeur de la photographie déjà présent dans "La bataille d’Alger" de Gillo Pontecorvo, liée à la beauté des paysages algériens, lui redonne toute sa splendeur visuelle avec un mélange de scènes intimistes et réalistes et de scènes d’anthologie telle celle, grandiose, de l’affrontement entre insurrectionnaires et forces de l’ordre tournée sur la place du marché de Ghardaï. Critique complète disponible sur le site construit sur critique et film, avec le tiret du 6 entre les 2 mots.
Le 24 mai dernier, le Festival de Cannes projetait la Palme d'Or 1975, Chronique des années de braise, unique film africain couronné jusqu'à maintenant sur la Croisette, dans une version restaurée. Son réalisateur, Mohammed Lakhdar-Hamina est mort la veille, à 95 ans, à Alger. Cette fresque épique, relatant 15 ans d'histoire de l'Algérie colonisée, de 1939,à 1954, aux prémices de la guerre d'indépendance, n'a rien perdu de sa puissance, ni de son intérêt historique. Si le film peut paraître confus, par endroits, à certains, il est surtout elliptique, alternant l'intime, avec la vie d'un homme chassé de ses terres par la sécheresse, rescapé d'une épidémie de typhus et de la seconde guerre mondiale, avec le collectif, ce peuple algérien sous le joug, subissant humiliations et répressions, avant de se résoudre à employer les mêmes méthodes que l'occupant : celles de la force. Avec son lyrisme mesuré et sa mise en scène qui magnifie les paysages du désert et le grouillement des foules, le film impose un style impressionnant de maîtrise, sur un sujet encore bien vif, en France, au moment de sa réalisation. Sa reprise en salles en août, est une excellente nouvelle pour la conquête d'un nouveau public qui ne doit pas s'effrayer de la longueur, près de 3 heures, de cette œuvre essentielle.
Depuis les premiers mouvements de résistance de 1939 jusqu'à l'insurrection de 1954, une fresque historique interessante et visuellement aboutie qui raconte les prémisses de la Guerre d'Algérie, mais manquant de fluidité pour être totalement emballante. Palme d’or en 1975. 2,75
Au fil de l’épopée, c’est toute une imagerie de l’histoire algérienne, côté musulmans, qui s’invente et se déploie. Le film se déroule sur la période allant de 1939 au 1er novembre 1954, jour de la "Toussaint rouge" durant lequel le FLN commettra une série notable d’attentats, marquant ainsi le début des "évènements" d’Algérie - date qui est devenue depuis une fête nationale. Il est composé de 6 chapitres témoignant de faits historiques retenus par Mohammed Lakhdar-Hamina : sécheresse de 1939, défaite de la France en 1940, épidémie de typhus, élections de 1947… C'est donc un peu plus qu’un film, c'est un véritable document ! Il reste à espérer une restauration digne de son importance, les images ayant difficilement passé l’épreuve du temps. A noter : la présence de l'acteur Brahim Hadjadj, combattant du FLN dans "La Bataille d’Alger", autre grand film sur la guerre d'Algérie.
Une Palme d'or tombée dans l'oubli que cette fresque historique algérienne qui va de la veille de la Seconde Guerre Mondiale (et où on apprend que les algériens, pour des motifs tout à fait compréhensibles, n'étaient pas entièrement mécontents que les français reçoivent une branlée de la part d'Hitler !!!) jusqu'aux premiers jours de la Guerre d'Algérie... Le réalisateur a pour ambition de montrer que la rage d'indépendance des algériens face aux colons français est venue petit à petit grâce à un subtil cocktail où l'humiliation est le principal ingrédient. Il y parvient par instant en donnant quelques petites scènes fortes dont le point culminant est une séquence de massacre par la cavalerie. Mais ces dernières sont malheureusement noyées dans un scénario décousu et confus qui peine à donner de la consistance à ses personnages, qui croule sous les longueurs, par exemple le film met près de trois quarts d'heure avant de démarrer vraiment ; tout cela empêchant qu'on se passionne ou qu'on soit pris par cette oeuvre qui raconte pourtant une histoire qui a pour fond un sujet puissant.
le meileur film de tous les temps sur la guerre d'Algérie, une palme d'or à Cannes largement méritée, des acteurs époustouflants, je le conseille vivement à tous ceux qui sont intéressés par le sujet et la vision du metteur en scène, bien plus réaliste et proche d ela vérité que celle des metteurs en scène français sur cette guerre qualifiée pudiquement et hypocritement "d'évènements" ....