Chronique des Années de Braise
Note moyenne
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26 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Le 24 mai dernier, le Festival de Cannes projetait la Palme d'Or 1975, Chronique des années de braise, unique film africain couronné jusqu'à maintenant sur la Croisette, dans une version restaurée. Son réalisateur, Mohammed Lakhdar-Hamina est mort la veille, à 95 ans, à Alger. Cette fresque épique, relatant 15 ans d'histoire de l'Algérie colonisée, de 1939,à 1954, aux prémices de la guerre d'indépendance, n'a rien perdu de sa puissance, ni de son intérêt historique. Si le film peut paraître confus, par endroits, à certains, il est surtout elliptique, alternant l'intime, avec la vie d'un homme chassé de ses terres par la sécheresse, rescapé d'une épidémie de typhus et de la seconde guerre mondiale, avec le collectif, ce peuple algérien sous le joug, subissant humiliations et répressions, avant de se résoudre à employer les mêmes méthodes que l'occupant : celles de la force. Avec son lyrisme mesuré et sa mise en scène qui magnifie les paysages du désert et le grouillement des foules, le film impose un style impressionnant de maîtrise, sur un sujet encore bien vif, en France, au moment de sa réalisation. Sa reprise en salles en août, est une excellente nouvelle pour la conquête d'un nouveau public qui ne doit pas s'effrayer de la longueur, près de 3 heures, de cette œuvre essentielle.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2021
Au fil de l’épopée, c’est toute une imagerie de l’histoire algérienne, côté musulmans, qui s’invente et se déploie.
Le film se déroule sur la période allant de 1939 au 1er novembre 1954, jour de la "Toussaint rouge" durant lequel le FLN commettra une série notable d’attentats, marquant ainsi le début des "évènements" d’Algérie - date qui est devenue depuis une fête nationale. Il est composé de 6 chapitres témoignant de faits historiques retenus par Mohammed Lakhdar-Hamina : sécheresse de 1939, défaite de la France en 1940, épidémie de typhus, élections de 1947… C'est donc un peu plus qu’un film, c'est un véritable document ! Il reste à espérer une restauration digne de son importance, les images ayant difficilement passé l’épreuve du temps. A noter : la présence de l'acteur Brahim Hadjadj, combattant du FLN dans "La Bataille d’Alger", autre grand film sur la guerre d'Algérie.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2014
Une Palme d'or tombée dans l'oubli que cette fresque historique algérienne qui va de la veille de la Seconde Guerre Mondiale (et où on apprend que les algériens, pour des motifs tout à fait compréhensibles, n'étaient pas entièrement mécontents que les français reçoivent une branlée de la part d'Hitler !!!) jusqu'aux premiers jours de la Guerre d'Algérie...
Le réalisateur a pour ambition de montrer que la rage d'indépendance des algériens face aux colons français est venue petit à petit grâce à un subtil cocktail où l'humiliation est le principal ingrédient. Il y parvient par instant en donnant quelques petites scènes fortes dont le point culminant est une séquence de massacre par la cavalerie.
Mais ces dernières sont malheureusement noyées dans un scénario décousu et confus qui peine à donner de la consistance à ses personnages, qui croule sous les longueurs, par exemple le film met près de trois quarts d'heure avant de démarrer vraiment ; tout cela empêchant qu'on se passionne ou qu'on soit pris par cette oeuvre qui raconte pourtant une histoire qui a pour fond un sujet puissant.
Driss NY
Driss NY

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5,0
Publiée le 10 août 2025
Un film d’une ampleur magnifique. La magie de la synesthésie. Les couleurs poétiques de l’Algérie du vert émeraude à l’ocre incendiaire, les musiques de village et les veillées nocturnes, les pleurs et les espoirs. Le mélange des images d’archives, des petites histoires mélangées à la grande histoire, les fous qui ne sont pas si fous que ça, les dialogues des vivants avec les morts d’une poésie parfois exceptionnelle, et beaucoup de métaphores. Ce film est une œuvre d’importance universelle, la signature d’un devoir de mémoire et qui - pour paraphraser Italo Calvin - donne une voix à un million de martyrs qui n’en avaient plus.
velocio

1 537 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2025
Il y a 50 ans, la vingt-huitième édition du Festival de Cannes s’est déroulée du 9 mai au 23 mai 1975 et le jury, présidé par Jeanne Moreau, a décerné la Palme d’or à "Chronique des années de braise" du réalisateur algérien Mohamed Lakhdar-Hamina. C’était une grande première pour un film africain. Ce fut aussi, si l’on peut dire, une grande dernière, tout au moins jusqu’à présent ! Il y a un peu plus de 2 mois, ce film faisait partie de la sélection Cannes Classics et, le 23 mai, à 14 h 45, il était projeté dans une version restaurée, dans la salle Buñuel du Palais des Festivals. Ce même 23 mai 2025, Mohamed Lakhdar-Hamina s’éteignait à Alger à l’âge de 91 ans. C’est cette même version restaurée en 4K par le World Cinema Project, un programme de la Film Foundation, et par la Cinémathèque de Bologne, qui ressort sur les écrans français. Elle bénéficie d’un étalonnage supervisé par le réalisateur et, selon le souhait de ce dernier, elle reprend, parmi les 3 versions existantes du film, celle qui avait obtenu la Palme d’Or en 1975. Chronique des années de braise est une somptueuse fresque de près de 3 heures, mélange assumé de conte à caractère intimiste avec le côté parfois un peu naïf que cela peut impliquer et de film à grand spectacle digne des plus grandes productions américaines ou soviétiques. Au travers de la vie de Ahmed, un berger aux maigres ressources qui vit avec sa famille dans un village au milieu du désert et qui va s’impliquer de façon héroïque dans le combat de son pays pour la liberté, le film raconte les 15 années qui, selon le réalisateur, ont été les plus décisives pour l’avenir du peuple algérien : de 1939 au 1er novembre 1954, jour du déclenchement de la révolution contre l’occupation française. La parfaite restauration de ce film tourné en cinémascope par Marcello Gatti, le Directeur de la photographie déjà présent dans "La bataille d’Alger" de Gillo Pontecorvo, liée à la beauté des paysages algériens, lui redonne toute sa splendeur visuelle avec un mélange de scènes intimistes et réalistes et de scènes d’anthologie telle celle, grandiose, de l’affrontement entre insurrectionnaires et forces de l’ordre tournée sur la place du marché de Ghardaï. Critique complète disponible sur le site construit sur critique et film, avec le tiret du 6 entre les 2 mots.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2024
Depuis les premiers mouvements de résistance de 1939 jusqu'à l'insurrection de 1954, une fresque historique interessante et visuellement aboutie qui raconte les prémisses de la Guerre d'Algérie, mais manquant de fluidité pour être totalement emballante. Palme d’or en 1975. 2,75
Calvero2017
Calvero2017

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2013
Pourquoi ce film qui reçut la palme d'Or en 1975 n'est toujours pas sorti en DVD???

Comment faire pour le voir???
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 octobre 2015
le meileur film de tous les temps sur la guerre d'Algérie, une palme d'or à Cannes largement méritée, des acteurs époustouflants, je le conseille vivement à tous ceux qui sont intéressés par le sujet et la vision du metteur en scène, bien plus réaliste et proche d ela vérité que celle des metteurs en scène français sur cette guerre qualifiée pudiquement et hypocritement "d'évènements" ....
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2025
Le film chapitré par des intertitres (« chronique de feu », de braise, de cendre …) resitue l’histoire de l’Algérie dans une période très précise : du début de la seconde guerre mondiale à la journée dite de la Toussaint Rouge, au cours de laquelle le FLN attaque frontalement l’occupant français. Si le propos militant de Mohammed Lakhdar-Hamina n’épargne bien évidemment pas les ravages de la présence française, colons et militaires confondus, il pointe également l’indiscipline de ses coreligionnaires, prêts à s’entretuer pour un petit point d’eau boueuse. Avant de s’accorder sur le bien-fondé de leur avenir, il leur faudra affronter une terrible sécheresse (1939), l’engagement forcé dans les armées françaises, une épidémie de typhus, des élections perdues d’avance … Ce film fleuve (3 h) qui aujourd’hui mériterait semble-t-il quelques retouches, n’a peut-être plus les honneurs dus à son engagement historique et cinématographique. Il paraît aujourd’hui simpliste et redondant. Mais il n’a rien d’anecdotique
Pour en savoir plus :
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2025
Le titre du film n’embrasse pas la totalité de l’histoire racontée, mais désigne curieusement un seul des six chapitres qui structurent la narration. Six chapitres pour six périodes allant de 1939 à 1954. L’ambition de Mohamed Lakhdar-Hamina, figure importante du jeune cinéma algérien au moment du tournage du film, était grande. Il s’est lancé dans une vaste fresque sur quinze années mouvementées et douloureuses de l’histoire algérienne, via quelques destinées individuelles (celles du paysan Ahmed et du “fou” Miloud principalement) sur fond de destinée collective. Il a eu manifestement les moyens de son ambition car le résultat témoigne d’une réalisation ample, avec de nombreux acteurs et figurants, dans des décors superbement photographiés (cadre, lumière, couleurs). Sur le fond, le propos oscille entre un topo historique assez didactique, offrant un point de vue algérien intéressant, et des saillies plus métaphoriques, “poético-prophétiques” (par l’intermédiaire du personnage de Miloud), qui font le sel du film. L’objectif est clairement d’évoquer la série de calamités naturelles et humaines qui ont mené à la guerre d’indépendance : la sécheresse, le typhus, l’embrigadement des hommes dans l’armée française durant le Seconde Guerre mondiale et, bien sûr, la colonialisme dans toute son œuvre, de l’expropriation terrienne aux tortures, en passant par les manipulations politiques.
À l’exception d’un début redondant et d’une fin traînante et larmoyante, le corps du film capte plutôt bien l’intérêt par sa dimension épique et lyrique, son esthétique soignée, qui l’emportent globalement sur ses défauts : quelques lourdeurs démonstratives, transitions narratives parfois abruptes, niveau d’interprétation variable et faiblesse des personnages féminins.
C’est un film important pour son “regard de l’intérieur” et pour sa place dans l’histoire du cinéma, presque mythique, étant à ce jour le seul long-métrage du continent africain à avoir obtenu la Palme d’or au festival de Cannes (en 1975). Une Palme malheureusement sans grande suite. Si le succès a été au rendez-vous dans les salles algériennes, il ne l’a pas été hors des frontières. En France, compte tenu des tensions toujours vives sur le sujet algérien, le film n’est sorti qu’un an après sa consécration à Cannes. À Paris : dans trois salles seulement. Depuis, il a été peu visible et donc peu vu. En Algérie, certaines polémiques ont aussi éclaté, nourries par des hommes politiques et des historiens. Et les moyens mobilisés pour la production ont été décriés. Voilà qui n’a donc pas boosté la carrière de Mohamed Lakhdar-Hamina, derrière ou devant la caméra (à noter qu’il interprète lui-même le rôle de Miloud dans ce film). Ayant tourné quatre long-métrages avant cette Chronique des années de braise (dont Le Vent des Aurès, son premier), il n’en tournera plus que deux par la suite : Vent de sable (1982) et La Dernière Image (1986). Il est décédé en 2025, l’année des 50 ans de sa Palme d’or, qui a vu le film restauré et rediffusé pour l’occasion.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2025
« Chronique des années de braise » est une magnifique fresque historique, qui a longtemps été oubliée et qui est parfois victime d'un certain mépris que j'ai du mal à m'expliquer. Certes, ce film n'est pas un chef-d’œuvre absolu, Mohammed Lakhdar-Hamina manque un peu de maîtrise ça et là. Mais qu'on dise que ce film n'a pas de souffle, ou pire qu’il n’a aucun intérêt, j'ai de la peine à le comprendre.

Mohammed Lakhdar-Hamina ne cherche pas à faire de ce film un simili « Lawrence d'Arabie », même si ces deux longs métrages ont beaucoup de points communs. Le cinéaste algérien s'attache avant tout à filmer des personnages modestes, pris dans le tourbillon de l'Histoire, qui se mêle intimement à leur propre existence. L’approche de Mohammed Lakhdar-Hamina se veut beaucoup plus simple, même si son film possède à mon sens une réelle ampleur.

« Chronique des années de braise » est un film que j'ai trouvé bien écrit, et intelligent ne serait-ce que par son approche : au lieu de filmer la Guerre d'Algérie et ses massacres sanglants, les attentats, etc. Mohammed Lakhdar-Hamina prend le parti de ne filmer la violence qu'à la marge. Le cœur de son propos est de retracer les longues années de douleur et de spoliation du peuple algérien, qui ont mené à sa révolte et à sa quête de liberté.

Mohammed Lakhdar-Hamina ne cherche donc pas le spectaculaire à tout prix, le premier tiers du film est une longue chronique de la vie paysanne, mise à rude épreuve par un manque absolu d'eau et par une sécheresse qui détruit élevages et récoltes. Plus tard, on apprend que les exploitations des colons sont beaucoup plus prospères, les Français bénéficiant par ailleurs de retenues d'eau, mais aussi de tout un tas d’avantages, comme de soins médicaux de qualité, de nourriture en abondance, etc.

Dans le deuxième tiers du film, on voit combien populations française et algérienne se croisent sans se mélanger, la vie confortable des premiers étant refusée aux seconds, relégués dans des quartiers pauvres, à l'hygiène déplorable et sans ressources. Alors que les Algériens triment très dur, pour gagner une misère. Une situation profondément injuste, qui a poussé les Algériens à bout.

Dans le troisième et dernier tiers du film, le réalisateur nous montre les préparatifs lents et laborieux de la révolution : le peuple est divisé, ses chefs et ses politiciens aussi, alors que l'Etat français est très organisé, et mate toute révolte dans le sang. Néanmoins le cours des choses est inexorable, et le film s'arrête en novembre 1954, date à laquelle commence officiellement la Guerre d'Algérie.

Si « Chronique des années de braise » dure 3 heures, c’est un temps nécessaire pour nous plonger dans le quotidien des Algériens de l’époque et nous mettre à leur place : on comprend leur révolte après des décennies de dépossession et de persécution. Mohammed Lakhdar-Hamina a construit un personnage-clé fictif pour nous conduire dans ce récit : le paysan Ahmed, incarné par l’acteur grec Yorgo Voyagis, au visage rayonnant de bonté (il a aussi joué Joseph dans le « Jésus de Nazareth » de Franco Zeffirelli). On ressent beaucoup d’empathie pour ce personnage et ses proches, et ses malheurs nous serrent le cœur.

L’autre personnage central du long métrage est Miloud, le prophète fou (shakespearien), interprété brillamment par le cinéaste Mohammed Lakhdar-Hamina en personne. C’est une sorte de conteur, qui se fait le passeur de la mémoire algérienne, entre les vivants et les morts. Mais c’est aussi quelqu’un d’entier et d’intègre, qui dit tout haut ce que les gens pensent tout bas. Pour les autorités françaises il est fou, on le laisse donc s’exprimer, mais il n’a de cesse d’inciter ses compatriotes à la rébellion. Pendant des années, il n’est pas entendu, tout le monde le méprise. Mais quand vient l’heure de la révolte, les Algériens comprennent enfin que c’est lui qui avait raison dès le début. Miloud est véritablement l’âme du long métrage, il n’est pas étonnant que ce soit Mohammed Lakhdar-Hamina qui l’incarne, même si j’ai été bluffé d’apprendre après le film qu’il s’agissait de lui, car Miloud a un charisme extraordinaire dans le long métrage.

« Chronique des années de braise » est donc bien à mon sens un grand film, qui mérite vraiment d’être redécouvert aujourd’hui, alors que le sujet de la Guerre d’Algérie est encore tabou en France. Par ailleurs, si certains dénoncent le fait que ce film ait reçu la Palme d’Or en 1975, je ne peux là encore qu’y trouver une forme de condescendance inexplicable, car beaucoup de Palmes d’Or ont été décernées à des films nettement moins bons avant et après 1975. Et quand je considère la sélection cannoise de 1975 (dont je n’ai vu qu’une petite partie, mais dont je connais de réputation beaucoup des films qui la composent), je me dis que décidément cette Palme d’Or est tout à fait légitime. En effet, « Chronique des années de braise » est un film visuellement beau et déchirant sur le fond, qui a gardé toute sa force après toutes ces années.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Palme d'Or 1975 c'est là une magnifique Fresque que cette épopée où toute une imagerie de l’histoire Algérienne, côté Musulmans, s’invente et se déploie , allant de de 1939 au 1er novembre 1954 , jour de la "Toussaint rouge" . C’est toute une Mémoire Collective du Peuple Algérien que retrace l’Odyssée mouvementée du paysan Ahmed , héros mythique d’une épopée visionnaire !
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2025
Plus intéressant pour son fond (l'Histoire, du point de vue algérien et peu d'années après), que pour le fond (parfois style série B italienne d'aventure des années 70),.ce qui rend le film parfois long, ou pesant (les tirades religieuses).
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2025
Cette fresque couvre une quinzaine d’années de l’histoire de l’Algérie, du début de la seconde guerre mondiale à celui de la guerre d’Algérie. Elle le fait en suivant celle du personnage principal Ahmed, procédé connu mais efficace, mêlant la fiction de l’itinéraire d’un individu (et de son entourage) et la reconstitution d’évènements historiques. Les conditions de vie et l’évolution du premier constituant en même temps une sorte de métaphore de l’évolution du peuple Algérien durant cette période. Le film est intéressant, certaines scènes sont puissantes, les images sont plutôt grandioses, mais il manque le souffle qui aurait pu le transformer en grande épopée. Par ailleurs, la place grandissante prise par le personnage de Miloud, à la fois prédicateur pour ses semblables et narrateur pour le spectateur, joué par le cinéaste lui-même, devient excessive, tendant vers un nombrilisme peu de mise sur un tel sujet.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 145 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2025
Wow, quelle claque. Un film qui m’étais passé complètement inaperçu : merci pour cette ressortie estival été 2025 ! Une palme d’or amplement mérité. Que de poesie, de mise en scène super juste et toutes ces têtes de comédiens inconus et si impeccable ! Outre la part d’histoire et de politique intrinsèque au sujet : il y a de la magie et du cinema de tout instant. Un film magistrale qui nous hante bien après le générique de fin. Bravo
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