Le déjeuner sur l'herbe
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juin 2019
Dans "Le dèjeuner sur l'herbe" de Jean Renoir, un respectable savant (Paul Meurisse) se transforme brusquement en un obsèdè sexuel qui succombe, sous l'effet magique d'une flûte de Pan, aux charmes succulents de la capiteuse Catherine Rouvel! 59,2 kilos, les mesures de la parfaite dame de chambre! Le film retrouve le ton de "Une partie de campagne" ou celui de "La règle du jeu"...mais en mode mineur! On pourrait dire que, pour Renoir, il y a dans chaque être le bien et le mal, mais, contrairement aux penseurs chrètiens, il considère que le mal est l'absence d'amour et de sensualitè, alors que le bien, la puretè, consiste en un èlan vital, une force rèvolutionnaire dans laquelle l'èrotisme tient une place dèfinitive! Un Renoir qui savait chanter les beautès du corps qui plonge nu dans l'eau d'une rivière! Mais alors pourquoi son oeuvre ressemble t-elle à une pantalonnade qui frise parfois l'absurde ? Certes, c'est une rèflexion amusèe qui se veut amusante mais venant de Renoir c'est quand même très en deçà avec quelques passages longs et un peu forcès...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2010
Après un début très sympathique et bien caricatural, vaste parodie du monde scientifique, après la première moitié du film le film s'enlise un peu et devient moins corrosif.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 septembre 2011
Très amusant du début à la fin : une satire de Jean Renoir de qualité !
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2011
Après le quelconque Elena et les hommes et le catastrophique Testament du docteur Cordelier, Renoir se reprend un peu avec ce film dont le titre renvoie directement à ses racines familiales et culturelles. Reprenant l’essentiel de ses obsessions de la fin de sa carrière, il concocte un début au second degré où la télévision tient un grand rôle en exposant des thèses sur la Science, censée être toute puissante et porteuse de tous les espoirs à cette époque-là. Les certitudes du professeur (subtilement incarné par Paul Meurisse), partisan de l’insémination artificielle et de l’abolition des sentiments, vont brutalement s’effondrer devant les charmes de Catherine Rouvel et les caprices d’un mistral décapant déclenché par une espèce de Dieu Pan local (avec bouc et flûte !). C’est léger, moins bavard que les deux précédents films et surtout, la recherche sur les couleurs et les formes pour essayer de trouver un rendu cinématographique de l’impressionnisme est méritoire, même si elle ne me convainc pas tout à fait.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2013
Pas le plus connu des films de Renoir, c’est pourtant un de mes préférés. A travers cette fantaisie bucolique, le cinéaste oppose technique de la science, course au progrès et aux profits, à la beauté sauvage et indomptable de la nature. La rigidité et le pragmatisme des capitaines d’entreprise et des savants est mise à mal par la jeunesse et leur soif de liberté. Grâce à l’intervention du dieu Pan, qui apparaît sous les traits inoffensifs d’un vieux paysan accompagné de son bouc, Renoir redistribue les cartes lors d’une magnifique scène de tempête, filmée comme un tableau animé. Un vent de folie s’empare littéralement des protagonistes les plus coincé, il emporte même définitivement le brave professeur joué par Paul Meurisse, si cartésien à la base, vers une philosophie plus païenne et archaïque, aidé en cela par les formes généreuses d’une jolie nymphe il faut dire. Les thèmes développé par Renoir n’ont rien perdu de leur pertinence bien au contraire, dans le monde réel, les industriels semble l’avoir emporté sur le dieu Pan, espérons que ce soit que provisoire.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2009
Un film qui ne marque pas, il est vrai, mais qui fait du bien. Cela reste du grand travail du maître Renoir.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2012
Véritable ode à la sensualité, «Le Déjeuner sur l'Herbe», s'il n'est pas l'un des meilleurs films de Jean Renoir, n'en demeure pas moins tout à fait digne d'intérêt. Comédie légère (en apparence) et satyrique, théâtrale dans sa construction narrative (ce n'est pas un hasard s'il est souvent fait référence à l'Antiquité), c'est un long métrage qui aborde des sujets modernes pour l'époque tout en ayant recours à une esthétique au fond très traditionnelle. On pourrait dire de ce film qu'il a les défauts de ses qualités : le jeu des acteurs est rigide, la mise en scène sobre, l'humour un peu ringard, la réflexion (faussement) caricaturale, les couleurs sont très « hollywoodiennes », bref l'ensemble a vieilli. Pourtant Paul Meurisse est une fois de plus excellent, les prises de vues sont sublimes (Renoir voulait réaliser une suite de tableaux, c'est chose faite), la photographie éclatante, la comédie s'avère intelligente et très rafraichissante... Il faut se laisser porter par l'ambiance voluptueuse, la simplicité et la beauté des sentiments ou des images, laisser de côté tout cynisme pour apprécier pleinement l'un des derniers films du cinéaste français. Fond et forme semblent indissociables dans cet éloge des sens, tant les préoccupations des personnages, cette opposition entre nature et culture, entre science et sérénité, fait écho à cette peinture d'êtres perdus dans un milieu qui leur est étranger, alors qu'y vivaient leurs ancêtres. «Le Déjeune sur l'Herbe» c'est aussi la nostalgie du paradis perdu, d'un bonheur semble-t-il incompatible avec la notion de modernité, ou du moins du progrès tel qu'il s'est réalisé dans les faits. A ce titre le scénario réserve quelques moments très drôles, où cet antagonisme se voit illustré avec humour et malice. Le second (voire le 3e) degré de Jean Renoir a laissé de marbre la critique et le public de l'époque, pour ma part il m'a conquis : un navet de cette qualité, difficile de ne pas chercher à le défendre! À voir sans hésiter! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Allusion au titre du célèbre tableau de Monet, ‘Le Déjeuner sur l’herbe’ représente ici une splendide vitrine de la fin des années cinquante. La couleur aidant, Jean Renoir évoque un thème moderne et majeur, l’insémination artificielle, à travers divers autres, tel que les prémisses de la puissance télévisuelle ou de la mode des scooters Vespa (…qui semble d’ailleurs revenir, actuellement). Magistral, Paul Meurisse incarne Etienne Alexis, un savant révolutionnaire, qui au cours d’un pique-nique, rencontre la jeune Nénette (Catherine Rouvel, avec des airs Lollobridgidesques…), une admiratrice campagnarde, dont la simplicité et surtout la beauté vont lui faire oublier un instant son ambitieuse campagne scientifique, sensée s’étendre à toute l’Europe. Assurément, on ressent dans ce film que Jean Renoir est bien le fils d’Auguste. Cadre verdoyant, décors provençaux resplendissants, chaque plan se laisse admirer tel une peinture, faisant omettre peut-être, quelques passages plus légers dans le récit. Car balade savoureuse, avouons que le temps de ‘La bête humaine’ ou ‘La Grande illusion’, chefs d’œuvre de celui qui influença le cinéma de Truffaut, semble bien lointain. Mais soit, ce film, en plus de constituer une authentique carte postale, est un joli comte mêlant deux personnages issus de milieux sensiblement différents, et dont on aurait du mal à prendre parti. Une œuvre frâiche, qui se laisse agréablement respirer.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2011
Que Jean Renoir ait été un passionné pour la peinture, cela se ressent clairement à la vision de ce long métrage. En effet, le metteur en scène français nous offre quelques plans de grande beauté, car tout droit sorti des plus beau tableaux de l'impressionnisme, on pense beaucoup à celles d'Auguste Renoir d'ailleurs. Notons, également que le titre du film est bien évidemment une allusion au fameux tableau d'Edouard Manet. Mais il faut avouer que la superbe photographie de Georges Leclerc y ait évidemment pour quelque chose, pour ce film qui est également une belle déclaration d'amour à la nature.
Au niveau du casting, on a pas non plus à faire la fine bouche, car Paul Meurisse est excellent dans le rôle d'un professeur partisan de la fécondité artificielle, mais qui deviendra par la suite bien obnubilé par la beauté et le charme d'une Catherine Rouvel hyper attachante à travers son personnage, Nénette.
De plus, nous avons le droit à un récit ( qui inclus une belle histoire d'amour ) vraiment bien appréciable, à une partition musicale très mélodieuse de la part de Joseph Kosma et à quelques séquences bien enthousiasmantes - notamment celle de la fameuse tempête.
On est donc pas devant une oeuvre mineur de Jean Renoir, bien au contraire, ce qui fait qu'il se doit d'être rapidement (re)découvert.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mai 2007
C'est frais, c'est libre, ça déborde d'énergie et de folie. Un film très surprenant - et c'en est d'autant plus appréciable.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2008
Nous étions en 1959 et à la fin de la carrière de Jean Renoir lorsque celui-ci réalisait "Le Déjeuner sur l'herbe", en apparence petite comédie anodine qui a vu son blason récemment redoré avec une restauration faisant par-là même office d'un bon coup de pub. Pourtant et malgré ses dehors gentillets, il s'agit d'un film très moderne pour son époque, ne serait-ce que par son sujet principal : la fécondation artificielle. Plutôt osé donc et d'autant plus surprenant que l'action est située dans une campagne bien franco-française de la fin des années 50, autrement dit gentillette et anodine. On assiste à un beau décalage très vite renforcé par l'opposition entre les différentes classes sociales. A ma gauche, Paul Meurisse représentant de l'aristocratie "coincée", avec ses bonnes valeurs scouts, ses Marie-Charlotte à tout-va, ses façons de parler très distinguées et sa situation embourgeoisée à l'extrême (un bon chercheur qui palpe bien !). A ma droite, Catherine Rouvel ou la paysanne simplette, très gentille mais très bête qui est bluffée par le charme que dégage son vis-à-vis. Renoir peint avec gaieté ces personnages qu'il met dans des situations assez incroyables tout en leur jetant régulièrement des pics. Les Français moyens comme les journalistes en prennent aussi pour leur grade, rassurez-vous personne n'est épargné. Un petit message écolo visionnaire en passant, quelques pistes lancées sur le débat principal sans répondre franchement (ou alors avec humour)... On est dans l'ensemble très agréablement surpris par cette oeuvre originale bien qu'un peu longue et parfois terne. La réalisation n'a que très peu de relief, les accents des différentes régions sont insupportables, c'est un peu bavard... Mais finalement, on se laisse facilement porter notamment grâce à quelques séquences très déjantées, auxquelles on ne comprend pas toujours le sens exact mais qui n'en demeurent pas moins drôles. "Le Déjeuner sur l'herbe" ou comment aborder Renoir avec légèreté.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2018
Film de 1959 où la couleur de la nature provençale contraste avec le noir et blanc de la télévision de la séquence d’ouverture. Etienne Alexis (Paul Meurisse), un savant coincé voulant propager la fécondation artificielle à l’espèce humaine change de vision en rencontrant une jeunette.
Les passages naturalistes avec l’accent provençal reconstitué sont un peu pénibles.
Le cousin d’Etienne Alexis industriel de la chimie attend de son élection comme président de l’Europe pour profiter de la généralisation de la fécondation artificielle.
Critique de la science sans conscience, des intérêts d’argent derrière les promesses d’amélioration de l’espèce, ce film de 1959 paraît prophétique.
Les oliviers noueux de la maison du père de Jean Renoir, Auguste Renoir et certaines images qui ressemblent à des tableaux font le lien entre le père peintre et le fils réalisateur.
Le film contient aussi une critique implicite de la construction européenne fondée sur le rapprochement franco-allemand symbolisé par le mariage du professeur Alexis avec sa cousine allemande.
Hymne à l’amour et à la Nature d’un réalisateur de 65 ans, méfiant face au progrès scientifique sur les traces de son père.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2021
Sur une musique de Joseph Kosma, Le Déjeuner Sur L'Herbe est un joli film en N&B et couleur, écrit et mis en scène par Jean Renoir en 1959. Le réalisateur, fils de l'illustre peintre impressionniste, nous offre une belle photographie, de superbes décors naturels aux cigales sous les oliviers de Provence.
Après un début aux scènes délirantes tirant sur le burlesque, cette comédie aborde des sujets sérieux comme le progrès, l'écologie ou la Science. Outre la présence de la délicieuse et pétillante Catherine Rouvel dans le rôle de Nénette, le film nous livre également des dialogues châtiés dans la bouche de l'immense acteur qu'était Paul Meurisse.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2009
En hommage à son père,il ne faut pas perdre de vue cette idée car tout le film est construit dessus.Les photos de la nature sont bien jolies et se presentent un peu comme des diapositives.A l'intètèrieur de ce cadre évolue Paul meurisse avec son jeu si caractéristique ,voir caricatural mais qui a eu ses fans.Il apparait aujourd'hui décalé.Par contre Catherine Rouvel est merveilleuse,son charme se communique au spectateur , elle permet aux hommes de rêver d'en connaitre un jour une comme elle.C'est un film à part ,autant dans l'oeuvre de Jean Renoir que dans le cinéma mondial mais s'il déride les visages et touche notre sensibilité,il ne peut espèrer beaucoup plus.Il n'en a d'ailleurs pas cette ambition.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2018
Bâclé, mal joué même par Meurice c'est dire, scénario sans queue ni tête, dialogues ridicules avec des gags niveau fin de repas de noces, mal filmé, musique lourdingue qui se veut franchouillarde de Kosma rarement aussi mal inspiré, ce film est une plaie à regarder. Si je ne m'étais pas promis d'en parler ici je n'aurais pas été jusqu'à la fin qui elle-même est un désastre à elle seule. Renoir était dans une mauvaise passe, tous ses films de cette période sont ratés. Son talent dépendait tellement du moment, des rencontres, du sujet que ce personnage sympathique désarçonne en permanence. On se prend à rêver revoir le sublime Une Partie de Campagne (1936) !
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