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Cineastwick
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5,0
Publiée le 3 février 2023
La plus belle adaptation de l'oeuvre de Collodi. Il y a de la dureté, celle de la vie de Gepetto, mais aussi beaucoup de douceur, celle de cet amour entre le vieil homme et son enfant pantin. Mélancolique, à plusieurs moments elle est un peu comme un rêve, c'est très onirique. Et puis Gina Lollobrigida en fée bleue... Et cette musique entêtante. A la base un feuilleton télévisé de 1972 en 6 épisodes, il fut remonté et réduit en film de 2h en 1975. Du grand cinéma. Inoubliable.
Un enfant sans repères, un vieillard esseulé, la magie et la poésie d'un conte, le jeu poignant du regretté Nino Manfredi. S'il ne devait rester qu'un Pinocchio, ce serait celui-là. Comencini a su lier simplicité et émotion. Un oeuvre à l'origine destinée à la télévision qui est devenue un grand classique de par sa qualité, l'univers qu'elle dégage et sa charge affective. A conseiller à ceux qui ont gardé une âme d'enfant.
La plus belle adaptation du récit de Collodi où Comencini dépeint avec sa tendresse habituelle le temps de désobéissance que constitue l'enfance. Il reprend à son compte les épisodes cruels du conte (gommés par Disney) et surtout décrit plein champ la grande pauvreté de Gepetto. La fée peut prêter vie à Pinocchio mais pas réaliser cet impossible de supprimer la condition de pauvre au XIXe siècle. C'est très beau et la musique de Fabrizio Carpi sublime plusieurs scènes. Seul bémol : des coupes visibles au milieu du récit qui résultent de la condensation de la série en film. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
La première partie, toute en sensibilité et en délicatesse, si elle fait souvent penser à Chaplin (les relations entre le père et le fils qui n’en est pas vraiment un, le petit garçon marchant à contresens du troupeau de moutons qui renvoie au mouton noir de la scène d’ouverture des « Temps modernes », les vêtements rapiécés de Gepetto qui évoquent l’immortel vagabond), se situe, par sa forme d’humour, dans la veine de la grande comédie Italienne. Quand on passe aux aventures proprement dites de Pinocchio séparé de Gepetto, on est plus dans le registre du picaresque et de la commedia dell’arte. Les déguisements, comportements sont caricaturaux et les effets spéciaux apparents, le film affirmant ainsi son caractère de conte merveilleux. Par ce conte, Comencini, grand cinéaste de l’enfance, dénonce, tout en affirmant les valeurs morales essentielles, la rigidité répressive d’une forme d’éducation, contre laquelle il encourage les attitudes de résistance (bien en cela dans l’esprit de la « révolution » soixante-huitarde). Il montre aussi sa sensibilité à la misère du monde rural Italien, les obsessions récurrentes des personnages étant la faim et le froid. Cette misère qui est mère aussi, dans la nécessité ressentie du chacun pour soi, d’égoïsme, d’indifférence et de cruauté. Une œuvre à la fois divertissante et très intéressante, empreinte parfois d’une certaine magie, que j’aurais aimé visionner, pour plus de richesse et de fluidité, dans sa version intégrale tournée pour la télévision…
Un chef-d'oeuvre du cinéma italien, qui n'est pas réservé exclusivement aux enfants, n'en déplaise à certains. Tout y est parfait: les acteurs (en particulier Nino Manfredi, absolument touchant, Gina Lollobrigida et le petit garçon qui illumine l'écran), les décors, la mise en scène sans oublier bien sûr la superbe bande son, digne des meilleurs morceaux d'Ennio Morricone. Un film que j'ai eu le plaisir de visionner hier sur Arte et, franchement, je n'ai pas vu le temps passer. Cependant, j'aurais bien aimé le voir en version originale...
Le film a très mal vieilli ! Outre le manque de dynamisme - même la poésie qui se dégage de l'œuvre originelle ne fonctionne pas - le jeu des acteurs est déroutant : on surjoue beaucoup ; le scénario s'attarde sur des choses sans intérêt ; certains mouvements de caméra sont un peu impromptus ; et surtout : Pinocchio est un sale gosse pas du tout attachant !
Pas tout à fait fidèle à l'histoire de Carlo Collodi, ses aventures de Pinocchio sont ennuyeuses et le personnage de Pinocchio est énervant et nous n'émeut jamais. Je doute que ce film puisse plaire aux enfants.
"Les Aventures de Pinocchio" est un film médiocre tant par les mauvais effets spéciaux, ce qui est souvent le cas à l'époque quand les réalisateurs essayaient d'en faire trop, que par le mauvais jeu des acteurs, tout le casting est particulièrement décevant. Les péripéties du jeune Pinocchio sont bien respectées, le scénario original est bien retranscrit. Ce qui est sûr c'est que "Les Aventures de Pinocchio" est un film qui ne marque pas, il est loin de nous faire rêver, autant regarder la superbe version dessin-animé.
Enième conte de Pinocchio, cette version à l'italienne n'a pas ( ou n'a plus ) la féerie et l'onirisme tel le conte de Walt Disney. Long et poussiéreux.
Un film d'aventure familial. Une version filmée manquant parfois de finesse mais jamais de subtilité. C'est Gepetto qui s'en sort le mieux dans cette histoire foisonnante de détails et poétique.
Une adaptation assez artisanale, au charme un peu désuet, mais hyper attachante et pleine de tendresse en forme d’hymne à l’enfance, rythmée par la sublime BO de Fiorenzo Carpi.
Difficile de faire la critique d'un film qui n'avait pas lieu d'être, qui en somme n'existe pas. En l'occurrence, ce long métrage de Luigi Comencini n'est que le maladroit condensé de sa fameuse série télévisuelle de six épisodes d'une heure consacrée au héros de Carlo Collodi. Tronquée, découpée et remontée approximativement, l'oeuvre originelle donne naissance à un film fatalement insuffisant, incohérent et chaotique. Mais aussi peu satisfaisant qu'il soit sur la forme, le film reproduit néanmoins l'étonnante et inspirée mise en scène de l'histoire de Pinocchio par Comencini. Dans cet univers où se côtoient la poésie et le drame, le merveilleux et le réalisme social -la misère du menuisier Gepetto est touchante, à laquelle les décors nus et parfois glaciaux de la campagne italienne donnent un relief accru- Comencini évoque les thèmes de l'enfance: la liberté et la spontanéité s'opposent souvent à l'embrigadement par l'instruction, le travail, la morale. On ne s'étonne donc pas, qu'au terme de cette errance initiatique pleine de détours, de rencontres et d'expériences au long de laquelle Pinocchio et Gepetto n'ont de cesse de se retrouver, Comencini introduit l'idée que c'est l'enfant, et pas l'inverse, qui guidera les pas du père. Le petit Andrea Balestri, dans le rôle de l'enfant impertinent et menteur, gaffeur et naïf -mais libre- est extraordinaire. Nino Manfredi est, lui, très poignant dans son interprétation de l'amour infini de Gepetto pour le fils qu'il a crée. Et puis il y a les superbes et inoubliables mélodies de Fiorenzo Carpi.
Magnifique film! Les décors, effets spéciaux ont vraiment fait leur temps. Son budget devait être minuscule. Mais la qualité de la réalisation et la magie de l'histoire, la mise en scène du réalisateur ont rarement été égalées à ce jour. Le doublage est pitoyable, préférez-le en V.O sous titrée. ------Mai 2013------
Si ce 'Pinocchio' aux effets artisanaux paraît un peu daté et traîne en longueur, il n'en reste pas moins attachant et poétique. Son propos, en prenant la forme d'un récit d'initiation cruel dans un contexte social aussi dur que réaliste, s'avère étonnamment complexe et sombre - et finit par affirmer la primauté de la liberté et de l'indépendance sur la discipline. Le personnage de Lucignolo, qui mène Pinocchio jusqu'à cette réalisation, est d'ailleurs particulièrement réussi.