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Barry.L
37 abonnés
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2,0
Publiée le 26 octobre 2016
Avant de passer à la Fox où il réalisera une série de chefs d'oeuvre (citons "20 000 lieux sous les mers en 1954, "Les inconnus dans la ville" en 1955 et "Soleil Vert" en 1973 parmi tant d'autres), Richard Fleischer a fait pour la RKO de nombreux polars, dont "L'énigme du Chicago Express" marque le point d'orgue.
"L'énigme du Chicago Express" fait partie de ces films qui reposent sur une seule idée censée être assez originale pour en faire tout un film : à savoir, renfermer l'action dans un train. Une idée qui, à vrai dire n'est pas vraiment unique : Hitchcock avait déjà réalisé "Une femme disparaît" en 1938 et Lumet réalisera "Le crime de l'Orient-Express" en 1974. En ce qui concerne le film de Fleischer, il parvient habilement à contourner le statisme pouvant habiter une oeuvre en huit-clos. Le film est dynamique, les personnages se déplacent beaucoup dans ce train. Malheureusement, quand on fait un film dans un train, il est nécessaire de se doter d'un excellent scénario (Lumet disposera quand même du célèbre livre d'Agatha Christie pour "Le crime..."). Et c'est le problème de ce film: le scénario est tantôt simpliste (mention spéciale aux méchants, caricaturaux au possible) tantôt douteux (on y reviendra plus tard...). Le film dure 1h10, court parce que sec et sans temps mort disent les critiques positives, mais c'est aussi réversible: court parce que scénario sans épaisseur. De bonnes idées par moment (notamment celle d'introduire dans le train un obèse, bloquant le passage, idée qu'on retrouvera d'ailleurs dans "L'impasse" de Brian De Palma) mais qui sont noyées dans un scénario ou attendu ou complètement tiré par les cheveux.
On pourrait s'arrêter là, mais il y a un dernier point à aborder (beaucoup plus grave): la condition du policier dans ce film. Ici, on a l'impression que les policiers peuvent (et même doivent) mourir pourvu que leur mission soit réussie. spoiler: Ainsi, Walter Brown doit protéger Mrs Neil, une gangster. Or cette dernière sera tuée. Catastrophe ! Elle ne devait pas mourir ! Mais, incroyable coup de théâtre, la morte se trouvait être une fausse Mrs Neil et une policière. Ah bah ça va ! On s'en fiche qu 'elle soit morte. C'était une policière, ils sont faits pour cela non ? Apparemment oui, c'est si normal que ce personnage sera complètement oublié, tout comme son acte courageux . Une certaine forme de cynisme transparaît, au mauvais sens du terme, dans la mesure où cette idée n'est pas traitée car sans doute évidente pour les scénaristes. C'est douteux, presque dégoûtant...
Cette "Enigme du Chicago-Express" est complètement oubliable. Souffrant d'un scénario trop maigre, il n'y a pas grand chose à retenir si ce n'est un parfum aigre émanant des figures de flics : des êtres irréprochables dont la vie a moins d'importance que celle des autres humains. Décevant, mais on pardonne à Fleischer qui réalisera de très bons films par la suite. Confirmation de son talent deux ans plus tard avec "20 000 lieux sous les mers" d'après Jules Verne.
Un magnifique film noir, sec et sans fioriture (pas même de musique !), véritable modèle d’économie narrative. La réussite tient beaucoup dans la mise en scène de Fleischer, tendue à l’extrême, parfois même jusqu’au virtuose (ces magnifiques plans de reflets dans les vitres) et dans la gestion de l’action, d’une justesse à toute épreuve. Un twist inattendu vient relancer le suspens et ancre définitivement le film dans l’ère du soupçon puisqu’aucun personnage (sauf le héros) n’est ce qu’il semble être. On sort bluffé par une telle maîtrise.
Bon vieux film à suspense. On a rien inventé de mieux qu'un scénario bien ficelé, des acteurs bien trempés, un cadre précis et contraignant, (le voyage en train), le compte à rebours en forme d'ultimatum est une forme classique de scénario, avec le flic qui doit protéger un témoin qui lui est antipathique. Là on privilégie une galerie de petits personnages, les rapports conflictuels entre la veuve et l'agent fédéral, les gangsters ne sont pas caricaturés, le tout dans un schéma plus que classique, mais heureusement un peu rugueux qui donne un côté film noir.Il y a quelques surprises qui donnent une certaine saveur, et concourent au charme de ce noir et blanc à voir. Bon classique
Nous avons ici un bon film de genre, très bien filmé et réalisé, mais qui souffre d'un léger déficit au niveau du scénario. Rien de rédhibitoire cependant.
La mise en scène de Richard Fleischer dans L'Énigme du Chicago Express (Narrow Margin, 1952) est aussi remarquable d'inventivité qu'éblouissante de concision. L'utilisation qu'il fait du cadre est constamment mise au service de la dramaturgie de ce scénario qui se déroule essentiellement dans un train. Un membre du département de police de Los Angeles, Walter Brown (Charles McGraw), est chargé de protéger Madame Neall (Marie Windsor), la veuve d'un chef de la mafia, alors qu'elle prend un train, de la Ville des Vents à la Cité des Anges, pour témoigner devant un grand jury contre le syndicat du crime … mais des tueurs se sont lancés à ses trousses pour l'empêcher de parler. Le photogramme est découpé en trois cadres rectangulaires qui, de gauche à droite, permettent au regard du spectateur de passer de l'un à l'autre. Dans ce compartiment exigu, la dynamique et la tension de l'image proviennent de ce que l'on voit, et surtout de ce que l'on ne voit pas.
Voir la suite de ma chronique à partir d'un photogramme du film: http://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/02/le-train-chez-richard-fleischer.html
une grand petit film, qui va à toute allure, et de façon intelligente(la marque de fleischer), les personnages sont très bien écrits, malgré la courte durée du film; un modèle du genre. bravo.
J'avais vu juste avant le remake de Peter Hyams (de 1990), "Le seul témoin" avec Gene Hackman, beaucoup plus spectaculaire. Du coup , j'ai été déçu. C'est injuste au fond car l'idée originale est de Fleisher en 1952 et le mérite lui en revient. 12/20
Très bon ce huis clos dans les couloirs et les cabines étriqués d'un train qui file à travers la nuit... Un suspense qui ne faiblit pas durant une heure, pas de temps morts ni d'artifices inutiles, un scénario simple et efficace. Je n'ai rien vu venir aux retournements de situation finaux, d'où mon agréable surprise sans doute.
GÉNÉRAL : Film noir où une fleur pousse dans la garnotte. spoiler: Quelques beaux personnages à travers la racaille, soit le personnage principal, la femme et son fils.
ASPECTS POSITIFS : spoiler: Atmosphère, suspense, triller, huis-clos. Homme fort avec apparence ordinaire qui a des valeurs fortes, qui les croit et qui les maintient. Constance, sens moral. Franc envers lui-même. Il apparaît faible et ordinaire au début. C’est à l’endurance qu’on voit sa force, ses qualités cachées.
ASPECTS NÉGATIFS : spoiler: Trop de monde qui meurt.
PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: Ça vaut la peine ce qui a été fait : 2 flics qui meurent ? Ils meurent pour la vérité.