L'Exorciste 2 - l'hérétique
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AMCHI

6 955 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2013
Je ne comprends pas toutes ses critiques si négatives envers cette suite de L'Exorciste en fait je crois que peu de gens ont compris que John Boorman a voulu faire son propre film et non L'Exorciste bis en reprenant les mêmes thèmes et le même style. C'est une suite en rapport avec le film de Friedkin mais aussi bien distincte et je dois avouer que je préfère le film de Boorman à celui de Friedkin ; L'Exorciste 2 - l'hérétique est un très beau film qui ne joue plus sur la terreur mais sur le mystère avec une ambiance onirique, Boorman a travaillé visuellement son film que ce soit les passages à New York ou ceux en Afrique. Un film troublant avec une belle musique de Morricone et toujours la présence de Linda Blair devenue une jolie jeune femme mais aussi celle de Richard Burton en prêtre qui doute, le final est très réussi. Une des suites les plus mal comprises du cinéma, un film injustement mal-aimé.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 août 2011
Encore une suite pour un film d’horreur à succès, à l’époque déjà c’était la grande mode ! Réalisé en 1978 par John Boorman (Et oui, la règle principal des suites ratés est toujours avoir un réalisateur différent pour chaque film comme la saga Freddy qui des épisodes 2 à 6 aura toujours un réalisateur différent, quoi de mieux pour espérer enfoncer cette saga qui commence à montrer le bout de son nez avec un deuxième opus). Ainsi l La production s’est donc servit de l’image exceptionnelle qu’ à véhiculé « L’exorciste » (1973) et se sert de cette histoire de possession pour essayer de revenir ici aux origines du mal avec un casting composé encore une fois de Linda Blair (en adolescente cette fois-ci) dans la peau toujours de Regan qui ne se souvient pas de ce qui lui est arrivé et le père Lamont enquêtera sur la mort du père Merrin. Après 5 minutes on est scotché non pas par la moindre qualité ou avantage dont dispose ce film mais tout simplement car on observe clairement une énorme différence entre le premier et le deuxième opus, le dépaysement est totale dans tout les sens du terme et l’on croit à une suite juste à cause de ce pseudo-scénario terriblement calamiteux ponctué en beauté par une mise en scène plus que mauvaise A vrai dire on se demande comment est-ce possible de cracher sur une œuvre comme L’Exorciste ? Et bien John Boorman l’a fait ! Il à osé ! Comment est-ce possible de réaliser une suite aussi merdique sur un tel film ! Les acteurs sont mauvais à commencer par une déception de taille : Linda Blair, c’est simple aussi concerné qu’une tranche de pain ! Aucun clin d’œil, tout est bâclé ! Le scénario comme je l’ai dit calamiteux et archi-mauvais souffre de très grandes incohérences et l’ambiance sonore est mal travailler. Pour rien de au monde, je regarderais ce film une deuxième fois, dans ces cas là croyez-moi autant le temps devant la Ligne verte, soit 2H50 est long mais on ne le ressent pas, autant les 1H30 de ce film qu’est L’exorciste II : L’hérétique est interminable !!! Mais que diable aussi font ces sauterelles durant tout ce film sérieusement !!! C’est vraiment du grand n’importe quoi ! En plus de cela, cerise sur le gâteau : ils ont osés remontrer Regan comme elle l’était à la fin du premier opus : enfin, ils ont essayés… Car son visage n’est même pas le même, symbole d’un gros manque de talent et encore une fois que les producteurs américains étaient prêt à tout pour gonfler le porte-monnaie alors ils se servaient des œuvres à succès comme des vaches à lait, économiquement gratifiants : ça me met hors de moi !! Aucune qualité, on s’est attaqué à un mastodonte ! C’est selon-moi avec Freddy 2 et The Wicker Man, le pire film que j’ai vu de ma vie ! Décevant, mauvais, raté, bâclé, moche, calamiteux, confus… L’exorciste II est un concentré de tous les défauts qu’un film souhaite ne pas avoir ! Et vous savez quoi : il existe bel et bien une suite à cette suite moisie !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 décembre 2008
Dans la saga l'exorciste, nous passons du plus harde, le plus effrayant, au plus reposant. Après le choc du premier film qui nous met sous préssion, celui-çi est calme. Certe moin bon et je pense qu'il doit le plus détesté. Pour ma part, j'ai apréçier ce film. J'ai retrouvé avec plaisir Linda Blair qui joue correctement dans ce film (Bien que le doublage français est presque une catastrophe). La musique de Ennio Morricone est parfaite. Conférant au film une atmosphére présente et pesante. Certaine scéne m'ont fait quelques surbrosaut au coeur (Notament les scéne ou ont voit quelqu'un avec les yeux jaunâtre et le regard démoniac remplit de haine et de mauvaise attention a ton égard). Je sais qu'il y a minimum deux version a ce film. Une avec le prêtre qui meur a la fin, et l'autre ou il ne meur pas. L'un de mes principale regret sur ce film, c'est le fait que le personnage de Kitty Winn que j'apréciez dans le premier de par sa gentillesse, se retrouve a être détestable dans celui-çi. Je vait conclur cette critique sur le fait que ce film est moins effrayant que son prédésésseur, mais qu'il reste un très bon film qu'il fait bon de regardé juste après avoire visionné le premier. Histoire d'évacuer la presion.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 février 2009
La grande différence de Jonh Boorman comparé à William Friedkin, c'est de s'éloigner de la suite typique que l'on pouvait attendre. L'Exorciste etait un shocker d'épouvante qui avait marqué son époque mais uniquement centré sur la possession de Regan et conçu pour être éfficace et térrifiant; loin de vouloir reprendre les ficelles de l'éfficacité, Boorman conçoit lui une véritable suite, plus intéressé par l'envie de raconter une histoire tangible que par celle d'effrayer à tout prix le spectateur, et c'est surement ce qui en a déçu plus d'un.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 janvier 2024
Le père Lamont enquête sur la mort mystérieuse du père Merrin, survenue à la suite de l’exorcisme de Regan MacNeil…

Dans quelle galère s’est fourvoyé John Boorman (Le Point de non-retour - 1967) ? En réalisant la suite directe du film culte (1973) de William Friedkin, le réalisateur s’embourbe dans une histoire capillotractée et atrocement ridicule, à base d’hypnose (avec une machine cheap qui décrédibilise l’ensemble des séquences où elle apparaît), des nuées de sauterelles et des voyages dans une Afrique de carton-pâte (reconstituée en studio).

Seules rescapées du précédent film : Linda Blair (qui refusa d'être à nouveau maquillée pendant les scènes d'exorcisme) et Kitty Winn (Sharon, la nounou). Cette dernière bénéficie d’ailleurs d’un rôle plus important (en tant que mère de substitution ?), puisque Ellen Burstyn (qui jouait la mère de Regan) a refusé de reprendre son rôle.

Lui qui venait de mettre en scène le brillant survival Délivrance (1972) déçoit à plus d’un titre. Oubliez l’horreur graphique et l’ambiance anxiogène du précédent opus, ici c’est le calme plat, un encéphalogramme plat qui s’oriente plus vers le drame psychologique que l’horreur pure. Armez-vous de patience ou abstenez-vous, faites le bon choix.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 août 2023
John Boorman se prend les pieds dans le tapis, on voit l'ambition mais c'est loupé. Un bon réalisateur cependant, peut-être trop sur de lui sur ce coup là.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2022
Pourquoi tant de haine envers ce film ? Pour kou wa ?
Parce que, franchement, faire une suite aussi originale, il fallait avoir des cojones en téflon blindé. On retrouve Regan quatre ans après sa terrible possession. Elle ne se souvient de rien, participe à des séances bizarres chez une psychothérapeute avant-gardiste, tandis qu'un prêtre qui doute de sa foi (à lui, pas sa foi à elle) est chargé d'enquêter sur l'exorcisme d'il y à quatre ans, et va découvrir, dans la vie du Père Merrin (l'exorciste du premier film), des choses étranges autour d'un jeune homme africain, Kokumo, qui aurait été possédé, autrefois, par le même démon que Regan, Pazuzu...
Brillamment réalisé (Boorman...need I say more ?), "L'Hérétique" a été aussi bien accueilli à sa sortie que ne l'a été le COVID. Pire encore, même, je pense. On en parle souvent comme d'une authentique m*rde, un film comptant parmi les pires suites de tous les temps. Et vous savez quoi ? Parmi ceux qui critiquent ce film, sans doute peu l'ont effectivement vu.
OK, Richard Burton surjoue parfois (ce qui, concernant Burton, est presque normal ; comme Laurence Olivier, qui brille impérialement par son absence ici, il ne pouvait que rarement jouer sans en faire des tonnes de caisses), mais je trouve ce film vraiment courageux et intéressant. Belle musique de Morricone, aussi.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2019
Alors la c’est une performance, John Boorman derrière la caméra, Richard Burton, Louise Fletcher et Max Van Sydow devant et c’est nul. La faute à un scénario qui n’a ni queue ni tête, des effets spéciaux d’un autre âge, tout semble expédié fait à la va vite sans réflexion comme si le succès du premier aller garantir à lui seul celui de cette suite. J’imagine sans peine que les acteurs avaient un air plus convaincus le jour où ils ont encaissé leur cachet que pendant le tournage de leur scène, la seule chose faisant frissonner dans ce film d’horreur étant leur jeu. Un Nanard comme il n’en existe plus, une belle addition de talents gâchés.
zafkiel
zafkiel

77 abonnés 922 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2014
Autant le premier film reste un chef-d'oeuvre du genre, autant là ce film part dans du grand n'importe-quoi. Ils ont tenté de créer une sorte de mythologie autour du démon Pazuzu, c'est d'une nullité absolue, mal réalisé, sans intérêt, on n'a qu'une seule hâte : que le film se termine, et il est long le bougre !! 1h50 pour ça ! Un final extrêmement mauvais.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 février 2018
Je ne vais pas faire dans l'originalité dans la notation. Sincèrement, je pensais obtenir une excellente surprise à l'image de Psychose II. Or, malgré un budget faramineux pour l'époque, un casting 4 étoiles mêlant anciens/nouveaux personnages, nouvelle génération et gloire ancienne du 7ème art mais encore une intrigue qui débute où se termine le premier Exorciste, l'Hérétique s'avère être une mauvaise surprise. Je ne vais pas nier une évidence : ce film construit sa propre identité et sort des sentiers battus pour nous offrir une virée onirique bien loin des scènes mortifères et horrifiques du premier opus. Mais là où l'Exorciste de William Friedkin évoque un message universel dont son propos ne s'est absolument pas terni de nos jours, l'Hérétique de Boorman semble avoir particulièrement mal vieilli. A commencer par les décors : terne, mou, baveux... Qui prouve une nouvelle fois que le budget ne camoufle pas la dimension artistique. Si l'envie de rattacher le surnaturel à un fait psychique s'avère concluant, le propos reste malgré tout maladroit et superficiel. Et c'est un autre point ici que nous soulevons : le film est bavard et jamais effrayant. Si la venue de Richard Burton offre du sang neuf au casting, son personnage est particulièrement pénible tout comme le mauvais jeux - ici décuplé - des 2 protagonistes féminines Linda Blair et Louise Fletcher (pourtant exceptionnelle dans Vol-au-dessus d'un nid de coucou). Ce film ne dispose pas d'une audience suffisament claire : s'exprime-t-il au nom des fans du premier volet ou bien à une nouvelle génération ? A l'image de ce film, cette interrogation pose en retour une réponse maladroite et évasive. Très décevant.
Diabloxrt
Diabloxrt

82 abonnés 1 915 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 décembre 2022
Après le culte premier volet de cette franchise, lui qui avait attiré énormément de monde dans les salles de cinéma à la surprise générale, un second film a donc vu le jour. "L'Exorciste 2 - l'hérétique" était une suite attendue, mais craint par beaucoup de mondes. Forcément, on pouvait légitimement avoir peur de casser quelque chose. Et c'est effectivement ce qui s'est passé. Contrairement au premier film, celui-ci se plante littéralement du début à la fin. À vrai dire, c'est assez compliqué pour moi de parler de ce projet, car je ne vois pas tout simplement pas où il veut en venir. Je ne comprends pas comment avec un matériau de base aussi complet et intéressant, les producteurs et scénaristes aient décidé de complètement changer l'ambiance de leurs œuvres. Ce film ne ressemble même pas un tout petit peu à son prédécesseur. Que ce soit dans son scénario, dans sa bande-son ou dans son ambiance, je ne comprends pas comment ce film peut être une véritable suite du film "L'Exorciste" et pas un simple "direct to dvd" (même si les dvd n'existait pas à l'époque, mais vous m'avez compris). Ce que l'on retient est un bordel sans nom, un film qui essaye d'expliquer le pourquoi du comment par rapport au premier film, mais qui en perd son identité. Rien ne vous fera vraiment peur dans ce film, ce sera juste ennuyeux à en mourir. On ne comprend pas du tout où l'histoire veut en venir, on a juste l'impression de tourner en rond sans véritable cohérence global. Et je n'ai finalement rien à dire de plus sur ce film, car je ne sais même pas quoi dire tant tout me semble juste surréaliste. Si le premier film était malsain dans le bon sens du terme, celui-ci va sérieusement vous mettre mal à l'aise pour de plutôt mauvaises raisons. Je suis encore secoué d'avoir vu ce film, car je n'ai jamais vu une œuvre culte comme le premier volet, avoir une suite aussi ratée et à l'opposé d'elle. Pour conclure, ce film est une énigme qui je ne comprendrais certainement jamais.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2020
À la suite du succès phénoménal de « L’exorciste » qui fut tout à la fois une révolution visuelle et un record de rentabilité pour un film d’horreur, William Friedkin et son scénariste William Peter Blatty ne sont pas du tout intéressés par l’idée d’une suite que la Warner les presse de mettre en chantier. Les deux hommes considèrent peut-être par intégrité artistique qu’ils ne pourront pas égaler le degré de perfection de ce véritable coup de poing assené aux spectateurs du monde entier. Pas question pour autant que la Warner renonce à de potentiels juteux bénéfices. C’est John Boorman qui accepte de s’atteler à cette tâche ingrate. Celui qui s’est fait connaître avec « Délivrance » (1972) impose sa vision qu’il souhaite être une réponse au premier opus au sein de laquelle l’onirisme et la réflexion l’emporteront largement sur les effets sanglants et horrifiques. Il avait en effet pour des raisons éthiques décliné l’offre qui lui avait été faite de réaliser le premier opus. Il faut savoir qu’en dépit du succès colossal récolté par William Friedkin, nombreux furent ceux qui lui reprochèrent la transgression de certains tabous par le biais d'une transcendance racoleuse d’images choquantes. Au premier rang de ceux-ci se plaçait Max Von Sidow, interprète repentant du père Lankester Merrin en 1973 qui tout d’abord refusa de figurer dans le second volet avant que John Boorman finisse par le convaincre des visées humanistes et réparatrices qui l’animaient. Pour l’écriture du scénario, l’écrivain William Goodhart puisa son inspiration dans les théories de Pierre Teilhard de Chardin (1881–1955). Prêtre jésuite français, théologien, philosophe mais aussi célèbre paléontologue, il milita au prix de démêlés sérieux avec le Vatican en faveur des thèses sur l’évolution de Charles Darwin qui de facto remettaient en cause le dogme catholique du péché originel. Dépassant la notion de cosmos statique, il promeut un Christ cosmique que l’humanité insérée dans un cycle plus large pourrait rejoindre en un point oméga, convergence de l’évolution, atteinte via un summum de spiritualité acquis à force de communication entre les consciences. spoiler: Pour symboliser cette communication des consciences à laquelle la jeune Regan MacNeil (Linda Blair) revenue de sa possession par le diable et devenue adolescente est hypersensible, William Goodhart invente de toute pièce le Synchronisateur. Un appareil un peu baroque permettant par l’hypnose réciproque (expérience réalisée dans les années trente) au thérapeute de pénétrer la conscience de son patient
. « L’exorciste II : l’hérétique » est d’emblée un projet aux ambitions artistiques et interprétatives immenses peu en rapport avec les attentes des fans du film de Friedkin dont on pressent qu’il risque d’être sérieusement fragilisé au fur et à mesure des aléas du tournage. Les aléas justement ne vont pas manquer. L’entente tout d’abord entre Boorman et son scénariste qui se heurte à la réticence de ce dernier à céder aux modifications demandées par le réalisateur. L’impossibilité ensuite pour Boorman de convaincre Jon Voight qu’il souhaitait voir dans le rôle du père Lamont missionné par le Vatican pour éclairer l’exorcisme pratiqué par le père Merrin (Richard Burton) sur la petite Regan . Suivront le refus d’Ellen Burstyn de reprendre le rôle de la mère de Regan puis la mort de Lee J.Cobb qui déciment gravement le casting original. Enfin Linda Blair devenue une petite star capricieuse, refuse d’être grimée comme lors de sa première apparition dans le rôle de Regan , obligeant le recours à une doublure. Cerise sur le gâteau, John Boorman hérite de la fièvre du Rift qui traînait dans le sable importé d’Afrique pour les scènes d’extérieur finalement tournées en studio. L’ensemble de ces avatars ajoutés à d’autres minent Boorman qui perd peu à peu l’énergie nécessaire pour mener à bien un projet qui était en réalité sans doute condamné d'emblée, compte tenu de l’aura du film auquel il entendait non seulement succéder mais aussi faire de l’ombre. Tout s’en ressent bien sûr, notamment la cohérence narrative et par voie de conséquence une direction d’acteurs devenue erratique. Richard Burton notamment qui semble complétement ailleurs, sans doute vidé de toute émotion alors qu’il luttait contre son alcoolisme. Reste les images africaines envoûtantes tournées en plateau par le grand chef opérateur William A. Fraker, inaugurant ici l’utilisation de la caméra steadicam qui magnifie les plans aériens notamment spoiler: le vol du frelon, symbole bourdonnant du mal cherchant à se répandre à grande échelle
. Bénéficiant de l’effet de surprise, le film parvint malgré tout à être bénéficiaire mais avec un score sans commune mesure avec le premier opus. Prophète, le grand Stanley Kubrick avait pourtant mis en garde John Boorman : « La seule manière de donner une suite à "L’exorciste" , c’est d’ajouter au sang et à l’horreur. La bonté n’intéresse personne ». La critique s’est donc déchaînée face à ce qu’elle jugea comme l'un des pires navets de l’histoire d’Hollywood. « L’hérétique », film aux ailes coupées par trop d’impréparation et sans doute un soupçon de suffisance est aujourd’hui maudit, grandissant à son corps défendant le chef d’œuvre de William Friedkin.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 juin 2008
Arriver après William Friedkin a de quoi effrayer par l’ampleur du projet. Le succès publique et critique qui a auréolé à son époque «The Exorcist» (USA, 1974) reléguait en droit «Exorcist II : The Heretic» (USA, 1978) de John Boorman au rang des suprématies cinématographiques. C’est un fantasme que Boorman semble avoir eu bien du mal à concrétiser. A tel point que «The Heretic» semble ne relever que d’un bouleversement malingre des ordres. L’horreur chez Boorman n’est plus un personnage mais provient des éléments naturels ainsi qu’en témoigne les plongées en accéléré dans les brousses africaines sur le son d’une agonie délirée. Cette substitution de la force humaine par celle de la Nature a le mérite d’inscrire le film dans la cohérence thématique de Boorman. Sans cela, les musiques, pourtant signées Ennio Morricone, servent un ridicule qui plonge la terreur du premier opus dans le saugrenu. Le volte-face des ordres ne s’arrête pas à cette seule musique puisque même l’exorcisme ne devient plus l’objet de fascination, renouvelé par la psychologie. Plus fort que l’irrationnel, Boorman crée une rationalité mécanique, invoquée par les ondes d’une curieuse machine. Le prêtre en vient, par ce biais étrange, à être lui-même posséder par le monstrueux esprit de Pazuzu, sorte de Belzébuth vaudou. Le blanc nacré de la fille anciennement possédé et le noir de jais que vêt le prêtre confondent dans un schéma inversé les notions de Bien et de Mal. Boorman résonne en ces termes pour brouiller les identités : le mal est vêtu de Blanc et le bien et vêtu de Noir. Au sommet du Grand-guignolesque, l’écroulement apocalyptique de la maison évoque celui de «Leo the Last» du même Boorman. A la différence que le bouffonesque de «Leo…» était une vertu avouée du film là où celui de «The Heretic» n’en est qu’une résultante involontaire. Attiré par le défi du film d’horreur, Boorman ne semble avoir trouvé que le pathétique du sur-psychologisme.
Stormtrooper62
Stormtrooper62

50 abonnés 401 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juin 2018
Comment passer d'un film d'horreur resté culte à une suite ridicule de bout en bout,sans intérêt ,qui n'est même pas un film d'horreur !Le scénario (si toutefois il y en a un),est d'une nullité abominable,beaucoup de plans inutiles,les acteurs ne sont pas bons,l'histoire est presque incompréhensible est la fin est risible et on se demande ce qu'a consommé le réalisateur en tournant cette scène !!Je parle même pas de la bande son ,c'est une catastrophe ...
hyrule
hyrule

90 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 juillet 2011
Pourquoi faire ce film ? On sait ce qui s'est passé dans la chambre lors du premier opus alors on se fiche de l'enquête... On découvre seulement le démon Pazuzu même si on pouvait se douter de sa présence puisque la statue dans le premier est à son effigie, mais on découvre surtout qu'il est toujours en Regan, enfin disons seulement quelques résidus de possession. Donc le lien entre les deux films est franchement ridicule. En plus, le jeu d'acteur est mauvais.
http://tempslibre.forumr.net
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