Un bijou d’animation signé Miyazaki. Visuellement superbe, porté par une musique envoûtante et un message écologique fort. L’univers est riche, complexe et poétique, même si le récit peut parfois sembler dense. Un film mature et puissant, à la fois conte épique et réflexion profonde sur l’homme et la nature.
Princesse Mononoké est un chef d’œuvre du cinéma d'animation. Le film raconte, de façon fine et subtile, les altercations qui existent dans un monde où s'opposent permanence et modernité. Le propos n'est pas manichéen ce qui le rend particulièrement intemporel. Princesse Mononoké, une jeune fille adoptée par une famille de loups, vit dans la forêt sacrée, en compagnie des Dieux animaux qui la protègent. Ashitaka, un jeune prince, est sommé par les habitants de son village de découvrir quelle est la cause de la malédiction causée sur un Dieu sanglier qui a attaqué son village. Lady Eboshi est la dirigeante d'une entreprise artisanale qui a besoin de bois pour faire tourner les machines à vapeur. On va donc rapidement comprendre que tous ces personnages ont des préoccupations différentes qui toutes ne se recoupent pas. L'intérêt du film et en général, des différents films des Studio Ghibli, c'est qu'il n'y a pas de morale. On comprend que chaque personnage a ses raisons et que tout est histoire d'équilibre, donc on suit surtout le personnage d'Ashitaka qui va essayer de trouver comment harmoniser tout ceci en évitant les conflits. C'est dépaysant, on perçoit la différence culturelle entre le Japon et la France sur bien des aspects philosophiques. A voir et à revoir.
Un excellent film d'animation. Qui me plonge dans les studios Ghibli. La princesse Mononoké et un film d'animation japonais très réussie avec de belles animations comme on toujours su faire le studio, même si je n'en ai regarder très peu et il y a longtemps. Il me donne envie dans voir d'autres. Il utilise aussi la violence ce qui marche bien et en fait sa particularité pour un film Ghibli, ses lumières hipnotisante et ses paysages majestueux sont aussi prenant dans ce film d'animation. Les êtres démons noirs bizzares ne sont pas trop présent dans ce film selon moi mis à part quelques fois. L'histoire et simple et compréhensible pour tout le monde. Ses personnages principaux sont aussi bien réussi avec chacun sa propre quête. Elle nous montre d'autres personnages qui s'ajoute au fil du temps et qui font avancer l'histoire. Je tiens à dire aussi que le côté mystérieux et fantaisie est vraiment bien réussi avec ses animaux et ses paysages qui prennent de l'importance. Ce film nous montre que la nature est déjà suffisante pour les êtres vivants existant alors pourquoi sacrifier le monde pour la seule satisfaction de l'homme, c'est clairement selon moi une remise en question du capitalisme avec la déforestation pour le seul confort de l'Homme.
spoiler: C'est l'histoire d'un mec avec des supers pouvoirs mais qui refuse de se battre et du coup laisse mourir la forêt... qui s'en porte pas plus mal. Le reste du film est moins compréhensible.
- Cette critique contient des spoilers -
Cela faisait un bail que je voulais le voir et l'attente est à la hauteur du résultat. D'abord visuellement je suis pas fan du style manga, les visages sont disgracieux, les grimances permanentes insupportables et le Dieu Cerf est franchement laid. Et pourtant j'ai été pris par la beauté de plans que j'ai trouvé uniques, l'immersion étant favorisé par une BO juste incroyable. Je n'ai jamais vu de personnages aussi complexe et fascinant dans un film d'animation. J'ai beaucoup aimé la sensation d'être dépassé par la complexité des relations, c'est vraiment ce que je garderai après visionnage. A l'exception de Jiko qui souffre en plus du Syndrôme Disney moche = méchant, tous les autres sont complexes.Dame Eboshi incarne l'industrialisation mais elle soigne des lépreux et sauve des femmes de la prostitution Les esprits de la forêt sont pacifistes mais défendent leur territoire, les singes choisissent mal leur camps et les sangliers pêchent par orgeuil et stupidité
Chaque camp lutte pour sa survie. Il n’y a pas de “gentils” ou de “méchants”, mais des êtres avec leurs motivations et leurs contradictions.
J'ai particulièrement apprécié le refus de la violence au profit de la recherche de compromis et concertation par Ashitaka. Il est moins un sauveur qu'un médiateur. Si plus de héros de la culture populaire lui ressemblait, la société s'en porterait pas plus mal. Ceci étant on peut noter qu'il avait les moyens d'arrêter Dame Eboshi grâce à ses super pouvoirs et que refusant de le faire, il provoque la mort du Dieu Cerf. D'ailleurs s'il refuse de se battre et tente de stopper le cycle de violence il n'hésite pas à faire une exception pour démembrer et décapiter les samouraï qui l'attaquent. L'esthétisation de cette violence par Myzazaki m'a d'ailleurs beaucoup surpris. Le film n’offre aucun personnage pleinement cohérent : c’est ce qui le rend aussi humain… et frustrant.
Princess Mononoke est aussi une sublime histoire d'amour. Point de baisé au clair de lune ou de déclaration grandiloquente mais un amour construit autour de l'admiration de l'autre. Ashitaka et San construisent un dialogue entre l'humanité et la nature mais leurs différences seront trop fortes pour qu'ils restent ensemble. Déchirant. Je n'ai juste pas compris la frivolité de San, toute excitée par le joli collier qu'elle reçoit d'Ashitaka.
Plus j'y pense en écrivant plus ce qui me gêne finalement est le féminisme washing de l'oeuvre. On a certes des femmes puissantes (Dame Eboshi et San) mais ces dernières sont finalement très bornées. San continue jusqu'au bout du film d'haïr "tous les humains" quand bien même Atakashi lui a sauvé la vie et lui a montré que sa vision réductrice n'avait pas de sens. Dame Eboshi qui se prétend protectrice de sa ville d'IronTown l'abandonne à son sort quand Ashitaka la prévient qu'elle est attaquée dans le seul but de poursuivre sa quête personnelle de gloire et de destruction (tuer le Dieu Cerf). En conclusion du film elle avoue qu'elle veut reconstruire IronTown, certes "en mieux" mais par essence, IronTown n'a d'autres but que d'extraire du minerai pour fabriquer des armes et de détruire la forêt pour le faire.
A l'inverse Ashitaka est la clef de voute du récit : c'est lui qui relie les camps, sauve la vie de San, puis d'Eboshi, sauve Irontow et restitue la tête du Dieu Cerf. Finalement les femmes sont importantes mais guidées par un homme selon un schéma patriarcal traditionnel. Pour les personnages secondaires féminins c'est encore pire : La marchande en début de film ignore que l'or a de la valeur ("silly" dixit Jiko), les femmes d'IronTown sont superficiels insistant comme des hystériques sur la beauté d'Ashitaka et 5 ou 6 d'entres elles sont moins fortes que notre christ asiat' qui vient les aider sur la chaîne d'industrialisation
Si j'ai aimé que le scénario ne se conclue pas sur une victoire finale de la nature contre les hommes (car insoutenable à long terme), je ne la comprend pas. D'abord pourquoi la forêt renait comme par magie alors que justement le Dieu Cerf de la forêt a été tué et surtout pourquoi Ashitaka semble finalement choisir son camp et accepte de reconstruire IronTown, conçue dans le seul but d'extraire du minerai et donc de détruire la forêt ?
Un chef d'œuvre de dessin d'animation japonais. C'est tellement ambitieux et émouvant. Le récit brasse de nombreuses thématiques et n'est jamais moralisateur. Peut-être le meilleur Myazaki.
Une des œuvres majeur de Hayao Miyazaki. Une de ses œuvres les plus sombres aussi. Une référence dans l’animation japonaise. On est fan ou pas. Cette histoire met en avant la cupidité des hommes et leur violence au travers les animaux et la nature. C’est indéniablement un animé à voir dans sa vie.
Le chef d'œuvre de Hayao Miyazaki ! J'ai adoré Princesse Mononoké, que ce soit sur les décors, les personnages, l'intrigue, le visuel ou les musiques, c'est pour moi le meilleur film des studios Ghibli et de loin ! L'histoire est prenante, les scènes d'actions sont magnifiques ! L'humour est présent, notamment avec le personnage de Kohroku. La musique est superbe. Le suspense est au rendez-vous. Les expressions des personnages sont très bien réalisés et la scène finale, une master class ! Bref, je vous conseille à 100% ce film d'animation.
Voilà un film qui s'imprime longtemps en vous, aussi bien pour les thématiques abordées que pour sa créativité qui atteint la grâce. C'est épique, c'est romantique, c'est débordant d'émotion ! Le message écologiste est puissant. Et ce thème musical ! Argh ! Fabuleux ! Princesse Mononoké est un chef d'œuvre qu'il faut avoir vu dans sa vie, point.
tout simplement parfait, Je vois toujours les films de Myazaki comme une balade en foret, un moment paisible où l'on se laisse porter par la beauté de la vie
A 3 reprises j'ai essayé de rentrer dans l'univers de Miyazaki (Le voyage de Chihiro, le garçon et le héron et Princesse Mononoke) et à chaque fois j'ai échoué. Aujourd'hui avec Princesse Mononoké je jette officiellement l'éponge. Je suis insensible à la poésie supposée du film, je ne trouve pas les images particulièrement belles et je ne comprends rien aux histoires si toutefois elles existent. Seul côté positif pour moi la musique qui est indéniablement efficace.
Quatrième fois que le vois (les trois autres j'étais trop petit pour comprendre ça m'avait surtout traumatisé, on va pas se mentir les démons sangliers, les géants dieux cerfs des montagnes, les voix badantes des loups et les têtes coupées quand t'as cinq ans c'est pas top), je l'aime un peu plus à chaque fois. Sans aucun doute un des meilleurs Miyazaki, pour avoir réussi à pondre une histoire qui tient la route et comporte un minimum de cohérence, même si on a droit à l'habituel petit pétage de plomb final avec un univers qui part dans tous les sens et le coup de magie finale qui vient tout arranger parce que sinon on sait pas comment faire. C'est vrai quoi, quelqu'un comprend quelles sont les intentions du grand cerf ? N'empêche il y a du rythme, l'intrigue avance vite et bien, l'univers, mêlant le monde réel -la Chine est même nommée- et des créatures plus mythiques et fantastiques n'est pas sans régaler notre envie de découverte, les personnages sont vraiment bien écrits :spoiler: entre Ashitaka, personnage qui, prit d'une malédiction de haine, restera le véhicule de la paix à chaque instant et dame Eboshi qui fait partie des rares antagonistes à être nuancée et à finir par se repentir, tous les personnages ou presque sont dosés : pas ou peu de manichéisme. Une véritable ode à la nature et une sensibilisation à l'écologie, même si on aurait gagné sur ce terrain là à montrer directement l'homme détruire les forêts. L'oeuvre ressort une question fort intéressante : lHomme fait-il partie de l'écosystème ? est-il prévu dans les règles complexes de la nature ? On constate aussi la présence d'un village matriarcal, un bon moyen de montrer que ça marcherait aussi s'il y avait un peu plus de femmes au pouvoir. Sans oublier, ô merveilles ! l'animation qui rivalise avec la musique de Joe Hisaishi en terme d'immense beauté.
Un classique qui n’a pas pris une ride. Avec ses images magnifiques et son message écologique fort, c’est captivant et profond, tout en gardant une vraie magie. Le Studio Ghibli réussit à faire des histoires qui marquent profondément, même des décennies après.