Note moyenne
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Encore un film génial de Miyazaki. Princesse Mononoké est une œuvre stupé de "gentils" contre des "méchants". D'un côté, on a une chef humaine qui détruit la forêt, mais elle le fait pour protéger son peuple, de l'autre, les dieux-animaux et San défendent leur nature détruite par les humains. Au milieu de tout ça, le prince Ashitaka essaie juste d'éviter un bain de sang. C’est très réfléchi, mature. Le film est assez violent quand même, mais si il reste pour moi super. Miyazaki arrive à faire des films très différents les uns des autres mais ils sont tout autant magistraux. On ne peut pas décrocher. La musique de Joe Hisaishi est dingue. Ce que j’aime particulièrement dans ce film c’est qu’il montre l’horreur que les humains commettent sur la nature, l’importance de la nature mais aussi le cœur bon des Hommes. Je recommande !
Formidable.
Compliqué (maintenant), comme beaucoup de choses formidables.
J'ai longtemps hésité à voir ce film pour une raison stupide: le lieu commun de "fable écologiste". Pas parce que je pense qu'on a raison de bousiller la planète, mais parce que la formule est galvaudée.
Je précise que j'avais 10 ans quand le film est sorti, et que je le regarde pour la 1ère fois aujourd'hui, alors que je m'approche dangereusement de la quarantaine.
Si vous avez deux grosses heures devant vous, ce film fait sûrement partie des 100 (je dis 100 en pensant 1000, pour ne pas effrayer un cinéphile débutant!) films qui ne vous feront pas perdre votre temps.
Imaginez un Avatar subtil. Et poétique pour de vrai.
Compliqué (maintenant), comme beaucoup de choses formidables.
J'ai longtemps hésité à voir ce film pour une raison stupide: le lieu commun de "fable écologiste". Pas parce que je pense qu'on a raison de bousiller la planète, mais parce que la formule est galvaudée.
Je précise que j'avais 10 ans quand le film est sorti, et que je le regarde pour la 1ère fois aujourd'hui, alors que je m'approche dangereusement de la quarantaine.
Si vous avez deux grosses heures devant vous, ce film fait sûrement partie des 100 (je dis 100 en pensant 1000, pour ne pas effrayer un cinéphile débutant!) films qui ne vous feront pas perdre votre temps.
Imaginez un Avatar subtil. Et poétique pour de vrai.
Le sommet de Miyazaki. On est jeté au cœur d'une guerre où la forêt et les hommes se dévorent mutuellement, et où personne n'a les mains propres. Le génie du film tient dans ce refus des gentils contre les méchants : chacun porte sa part de courage et de lâcheté. Dame Eboshi abat la forêt à la hache, et dans le même geste, elle recueille les lépreux et redonne leur dignité aux anciennes prostituées, une autorité féminine que rien n'autorisait dans le Japon féodal. Ashitaka, lui, porte dans son bras maudit une haine que la modernité a réveillée, comme une vieille prophétie endormie sous le folklore. Loups, dieux et humains se tissent ensemble sans que le récit réduise jamais personne à une fonction, quitte à perdre un peu le spectateur dans cette toile touffue. Je l'ai pourtant dévorée sans réserve, même enfant, sans vraiment mesurer à quel point ce film est taillé pour les adultes.
Avant d'être une histoire, Mononoké est d'abord une matière, presque physique. La forêt respire à l'écran. Elle change de couleur selon son état intérieur, lumineuse un instant, mutilée l'instant d'après. Peu de films filment un esprit sylvestre et une plaie purulente avec la même gravité, entre grâce shintoïste et noirceur industrielle. Le studio a gardé l'animation traditionnelle comme colonne vertébrale, à peine une centaine de plans en images de synthèse sur les mille six cents que compte le film, et tout semble brodé à la main. Et sous chaque plan coule la musique de Joe Hisaishi, comme s'il avait convoqué de vrais esprits pour y verser un peu de magie curative.
Ce qui frappe surtout, c'est que personne ici ne devient un stéréotype. Ashitaka manque parfois de relief, un peu tiède face à la violence qui l'entoure, mais sa fragilité, rongée de l'intérieur par la haine, sonne juste. San n'a rien d'une princesse de conte. Sa rage et sa vulnérabilité mêlées en font une survivante à la loyauté déchirée, même si je la trouve un peu moins dense que les personnages qui l'entourent. C'est Dame Eboshi qui fascine le plus, ce paradoxe vivant qu'on comprend sans jamais lui donner totalement raison, et ce malaise-là ne se dissipe jamais vraiment. Dès sa première scène, pure pièce d'anthologie, le film plante une griffe qui ne se retire plus jusqu'au générique. Découvert gamin sans en saisir toute la noirceur, revu adulte avec le même vertige, voire plus fort encore : un quasi chef-d'œuvre, et sans doute celui qui trône, seul, tout en haut de ma bibliothèque de classiques inoubliables.
Avant d'être une histoire, Mononoké est d'abord une matière, presque physique. La forêt respire à l'écran. Elle change de couleur selon son état intérieur, lumineuse un instant, mutilée l'instant d'après. Peu de films filment un esprit sylvestre et une plaie purulente avec la même gravité, entre grâce shintoïste et noirceur industrielle. Le studio a gardé l'animation traditionnelle comme colonne vertébrale, à peine une centaine de plans en images de synthèse sur les mille six cents que compte le film, et tout semble brodé à la main. Et sous chaque plan coule la musique de Joe Hisaishi, comme s'il avait convoqué de vrais esprits pour y verser un peu de magie curative.
Ce qui frappe surtout, c'est que personne ici ne devient un stéréotype. Ashitaka manque parfois de relief, un peu tiède face à la violence qui l'entoure, mais sa fragilité, rongée de l'intérieur par la haine, sonne juste. San n'a rien d'une princesse de conte. Sa rage et sa vulnérabilité mêlées en font une survivante à la loyauté déchirée, même si je la trouve un peu moins dense que les personnages qui l'entourent. C'est Dame Eboshi qui fascine le plus, ce paradoxe vivant qu'on comprend sans jamais lui donner totalement raison, et ce malaise-là ne se dissipe jamais vraiment. Dès sa première scène, pure pièce d'anthologie, le film plante une griffe qui ne se retire plus jusqu'au générique. Découvert gamin sans en saisir toute la noirceur, revu adulte avec le même vertige, voire plus fort encore : un quasi chef-d'œuvre, et sans doute celui qui trône, seul, tout en haut de ma bibliothèque de classiques inoubliables.
Magnifique ! Entre l'animation, la bande son, et l'histoire ! Tout est parfait ! .
le scénario le plus sombre et violent mis en scène par Miyazaki.
l'animation est parfaite, et chaque plans est une œuvre d'art qui regorge de détails.
l'animation est parfaite, et chaque plans est une œuvre d'art qui regorge de détails.
Une quête fascinante au cœur d'un monde sauvage et fantastique.
La Princesse Mononoké est un film d’animation de 2 h 13 rythmé et quasiment sans repos.
Le studio Ghibli fait encore une fois preuve d’une grande originalité avec celui-ci.
Un contexte et thème en rapport avec la culture japonaise pour une histoire fantastique recouverte d’une trame historique.
L’animation est bonne et bien travaillée sur tous les points : ambiance, design, scénario et surtout ses personnages.
Et les héros sont braves et courageux.
En plus d’avoir de l’honneur et de réelles convictions, ils auront de vrais enjeux à surmonter tout au long du film.
Par contre, à savoir que ce dessin animé n'est pas pour les tout-petits.
La Princesse Mononoké est un film d’animation de 2 h 13 rythmé et quasiment sans repos.
Le studio Ghibli fait encore une fois preuve d’une grande originalité avec celui-ci.
Un contexte et thème en rapport avec la culture japonaise pour une histoire fantastique recouverte d’une trame historique.
L’animation est bonne et bien travaillée sur tous les points : ambiance, design, scénario et surtout ses personnages.
Et les héros sont braves et courageux.
En plus d’avoir de l’honneur et de réelles convictions, ils auront de vrais enjeux à surmonter tout au long du film.
Par contre, à savoir que ce dessin animé n'est pas pour les tout-petits.
Les +
De très belles images de forêt, un dieu cerf majestueux, de sympathiques "sylvains", sortes de petits génies sylvestres joyeux et joueurs. Une histoire originale qui est une fable écologique ancrée j'imagine dans certaines croyances japonaises. Quelques beaux personnages. Une fin douce-amère. On n'est pas chez Mickey du tout.
Les -
Les deux derniers tiers sont beaucoup, beaucoup, beaucoup trop long.
De très belles images de forêt, un dieu cerf majestueux, de sympathiques "sylvains", sortes de petits génies sylvestres joyeux et joueurs. Une histoire originale qui est une fable écologique ancrée j'imagine dans certaines croyances japonaises. Quelques beaux personnages. Une fin douce-amère. On n'est pas chez Mickey du tout.
Les -
Les deux derniers tiers sont beaucoup, beaucoup, beaucoup trop long.
Je n'ai honnêtement pas grand-chose à dire : le film est vraiment bien mené, sans être trop prévisible pour autant. J'avoue que cela fait plaisir de voir une œuvre où l'on sort enfin du scénario classique du "gentil contre le méchant". Ici, l'équilibre entre les forces est parfaitement maîtrisé, avec un mélange d'émotions présent tout au long du film et intégré à la perfection.
Côté musiques, c'est bien mieux que Le Voyage de Chihiro, même si elles ne sont pas aussi marquantes que celles du Château ambulant à mes yeux. L'ensemble reste très bon sans être non plus extraordinaire, mais j'aime beaucoup le thème abordé. Il est encore tellement d'actualité : Trop prendre à la Terre finit toujours par nous rappeler à l'ordre..
Côté musiques, c'est bien mieux que Le Voyage de Chihiro, même si elles ne sont pas aussi marquantes que celles du Château ambulant à mes yeux. L'ensemble reste très bon sans être non plus extraordinaire, mais j'aime beaucoup le thème abordé. Il est encore tellement d'actualité : Trop prendre à la Terre finit toujours par nous rappeler à l'ordre..
Une claque cinématographique. Le réalisateur japonais sait raconter une histoire sans aucun manichéisme.
Le personnage principal souhaite tenter de vaincre sa malédiction. Pour cela, il part dans une quête où la colère est le mal qui le ronge. Il est dès lors obliger de créer le consensus car les personnes qu’il rencontrera seront forgées d’un caractère trempé et surtout elles auront des valeurs. Ces valeurs vont s’opposer aux autres de manière brutale (San dite Princesse Mononoké, Dame Eboshi) d’où le rôle consensuel d’Ashitaka.
Hayao Miyasaki donne de la profondeur à ses personnages facilement tout en prenant son temps. La durée du film n’est pas handicapante car tout est fluide. Il développe aussi des dimensions politique et écologique en posant la question de la place de l’homme dans la nature tout en mettant en scène les « kamis » et autres créatures dépassant l’entendement.
Si les dessins à la sauce japonaise sont parfaits, l’intention cinématographique est divin.
Ma scène préférée : la première scène montrant les « sylvains »
Vu le 30/05/2026 en VF au cinéma
Le personnage principal souhaite tenter de vaincre sa malédiction. Pour cela, il part dans une quête où la colère est le mal qui le ronge. Il est dès lors obliger de créer le consensus car les personnes qu’il rencontrera seront forgées d’un caractère trempé et surtout elles auront des valeurs. Ces valeurs vont s’opposer aux autres de manière brutale (San dite Princesse Mononoké, Dame Eboshi) d’où le rôle consensuel d’Ashitaka.
Hayao Miyasaki donne de la profondeur à ses personnages facilement tout en prenant son temps. La durée du film n’est pas handicapante car tout est fluide. Il développe aussi des dimensions politique et écologique en posant la question de la place de l’homme dans la nature tout en mettant en scène les « kamis » et autres créatures dépassant l’entendement.
Si les dessins à la sauce japonaise sont parfaits, l’intention cinématographique est divin.
Ma scène préférée : la première scène montrant les « sylvains »
Vu le 30/05/2026 en VF au cinéma
Avec Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki livre une œuvre d’une richesse thématique impressionnante, où le conte fantastique devient une méditation complexe sur la coexistence impossible entre progrès humain et équilibre naturel. Refusant tout manichéisme simpliste, le film accorde autant de légitimité aux défenseurs de la forêt qu’aux bâtisseurs de la cité industrielle, ce qui donne à son conflit central une profondeur politique rare dans l’animation. La puissance visuelle des décors et des créatures confère au récit une dimension mythologique fascinante, sublimée par la musique ample et mélancolique de Joe Hisaishi. Miyazaki parvient également à insuffler une véritable violence tragique à son univers, loin de l’image souvent édulcorée associée au cinéma d’animation. Malgré quelques passages narratifs plus denses et discursifs, l’ensemble demeure une fresque magistrale.
C’est mon Miazaki préféré. Ce dessin animé qui parle de la quête de l’humain à vouloir s’approprier la nature me semble assez réaliste si on oublie les créatures surnaturelles.
Après avoir vu " Le Voyage de Chihiro", " Le Tombeau des Lucioles" et " Le Château Ambulant", aujourd'hui je me suis attaqué à un autre film culte du studio Ghibli.
Une critique qui se rapproche bien plus du château ambulant que des deux autres car celui-ci se regarde plutôt bien et que l'histoire est bien mais sans plus contrairement au deux autres où c'est le contraire.
Peut-être qu'à l'époque les histoires d'écologies où les humains détruisent la nature sans aucun remord en détruisant la vie de ceux qui y vivent ... c'était rare et donc facilement plus impactant pour le spectateur. Mais en 2026, on nous bassine avec ça et ce genre de thématique, c'est du vu et revu depuis pas mal d'années.
Je l'ai trouvé quand même pas mal, mais à partir du "climax" ( les 30 dernières minutes) l'histoire prend des proportions que ça en devient super intéressant à suivre tout en étant original avec un côté blockbuster/apocalyptique sans l'être pour autant ce qui m'a surpris et vraiment plus avec également une bonne fin.
Une critique qui se rapproche bien plus du château ambulant que des deux autres car celui-ci se regarde plutôt bien et que l'histoire est bien mais sans plus contrairement au deux autres où c'est le contraire.
Peut-être qu'à l'époque les histoires d'écologies où les humains détruisent la nature sans aucun remord en détruisant la vie de ceux qui y vivent ... c'était rare et donc facilement plus impactant pour le spectateur. Mais en 2026, on nous bassine avec ça et ce genre de thématique, c'est du vu et revu depuis pas mal d'années.
Je l'ai trouvé quand même pas mal, mais à partir du "climax" ( les 30 dernières minutes) l'histoire prend des proportions que ça en devient super intéressant à suivre tout en étant original avec un côté blockbuster/apocalyptique sans l'être pour autant ce qui m'a surpris et vraiment plus avec également une bonne fin.
On a vu le même film la ? J'ai pas spécialement accroché. Autant le début je dis pas c'est sympa mais ça devient vite assez lassant et ennuyant. Certes l'histoire est belle ect mais bon c'est trop long pour moi. Je vais vite l'oublier même si c'est un classique.
Très beau film avec de magnifiques dessins et une histoire fabuleuse. La fin est époustouflante avec une forme de quiétude malgré la desolation. Une ode à la à la vie et au bonheur qui retrouvera toujours ses racines.
Il y a des films qui posent un conflit, et d’autres qui l’habitent jusqu’à le rendre insoluble. Ici, rien ne se laisse réduire à une opposition manichéenne cat dès ses premières images, le film installe un monde où la violence semble répondre à une nécessité plus vaste. Ainsi, on se retrouve dans un Japon médiéval imaginaire où le prince Ashitaka est maudit après avoir tué un dieu sanglier corrompu par la haine. Contraint à l’exil, il découvre un monde profondément fracturé : d’un côté la forêt sacrée, habitée par des esprits animaux, de l’autre la cité industrielle de Dame Eboshi, communauté prospère qui abat la forêt pour assurer son expansion. Entre chaque camp (loin d’être des blocs homogènes) Ashitaka tente de regarder le monde « sans haine », ce qui ne revient pas à effacer le conflit mais à en percevoir simultanément les contradictions.
Dans ce paysage, le personnage de San vient encore déplacer les lignes. Élevée par les loups, elle rejette radicalement son humanité, elle ne peut ni appartenir pleinement à la nature ni redevenir humaine. À travers elle, le film rend sensible une impossibilité plus large, celle d’une réconciliation totale, comme si toute tentative de synthèse était vouée à rester incomplète.
Lorsque la mort du dieu-cerf déclenche une catastrophe incontrôlable, la forêt est ravagée, la cité industrielle est en ruines, les dieux animaux disparaissent, et pourtant de jeunes pousses émergent de la terre détruite. Ce que le film laisse alors affleurer se trouve dans cet interstice: la tragédie écologique ne naît pas uniquement de la méchanceté humaine, mais aussi de besoins réels, d’espoirs légitimes, de communautés qui, en cherchant simplement à vivre, participent malgré elles à ce qu’elles détruisent.
Dans ce paysage, le personnage de San vient encore déplacer les lignes. Élevée par les loups, elle rejette radicalement son humanité, elle ne peut ni appartenir pleinement à la nature ni redevenir humaine. À travers elle, le film rend sensible une impossibilité plus large, celle d’une réconciliation totale, comme si toute tentative de synthèse était vouée à rester incomplète.
Lorsque la mort du dieu-cerf déclenche une catastrophe incontrôlable, la forêt est ravagée, la cité industrielle est en ruines, les dieux animaux disparaissent, et pourtant de jeunes pousses émergent de la terre détruite. Ce que le film laisse alors affleurer se trouve dans cet interstice: la tragédie écologique ne naît pas uniquement de la méchanceté humaine, mais aussi de besoins réels, d’espoirs légitimes, de communautés qui, en cherchant simplement à vivre, participent malgré elles à ce qu’elles détruisent.
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