Un film d'Aventures sanglantes écrit et réalisé par Hayao Miyazaki. S'il nous conte une aventure fantastique très animée, le scénariste japonais confirme malheureusement un certain penchant nippon pour la violence, les combats et les guerres. Je ne suis pas très amateur de ce genre de scénario nous contant une histoire agressive, qui même avec un bel hymne à la nature, n'est pas à montrer à un très jeune public.
Sans aucun doute l'un des chefs-d'œuvre d'Hayao Miyazaki, Princesse Mononoké est à la fois poétique et grandiose.
Tout d'abord le style d'animation est tout simplement spectaculaire, typique du studio Ghibli, et il est rafraîchissant de retrouver cette esthétique dans le cinéma. Ce film d'animation est véritablement du cinéma pour tous. Chaque plan est un émerveillement qui nous transporte dans un festival de beauté, de couleurs et de symboles de la mythologie japonaise. Chaque détail est présent et rien n'est oublié.
Ensuite parlons de l'histoire et de son scénario. Nous avons là une merveilleuse fable écologique et féerique, mettant en opposition les hommes et leurs armes destructrices face à la nature et ses esprits. En avance sur son temps, le réalisateur nous entraîne dans une aventure magnifique qui résonne avec profondeur.
Nous avons également des musiques tout simplement merveilleuses, qui nous transportent au delà des mots.
Quelle déception ce princesse Mononoké auquel la presse attribue 4,8 sur 5 ! D'une part l'animation est indigente, comme dans tous les mangas (mais j'aurais pensé que Miyazaki avait les moyens de faire mieux) : regarder des animaux parler en gros plan durant de longs dialogues avec juste la mâchoire qui s'agite mécaniquement, non merci ! Autant l'écouter en podcast le film alors ! Il y a quelques belles images mais peu. L'ensemble n'est que bavardage colérique avec trop peu de poésie. Grosse désillusion et puis quand-même, Miyazaki, c'est assez ennuyeux.
Tout est parfait dans ce film d'animation de Myazaki : les décors, les personnages, l'histoire, la musique, l'animation. Pourtant, j'ai légèrement de mal a accroché. La multitude de personnages m’empêchent de comprendre la provenance et l'utilité de certains qui viennent pour moi encombrer le scénario. Cela reste beau à regarder.
"Princesse Mononoké", réalisé par Hayao Miyazaki et produit par le Studio Ghibli, est un chef-d'œuvre intemporel du cinéma d'animation. Sorti en 1997, ce film s'inscrit dans un contexte historique riche, à l'époque Muromachi du Japon, et tisse une histoire captivante qui explore la relation complexe entre l'homme et la nature.
spoiler: Le film narre l'histoire d'Ashitaka, un jeune archer Emishi frappé par une malédiction mortelle, et de San, la Princesse Mononoké, élevée par des loups. spoiler: La trame se développe autour d'un conflit entre les forces industrielles, représentées par Dame Eboshi et son village des forges, et les esprits de la forêt, avec San en première ligne. Ce récit brillamment construit évoque des thèmes profonds tels que les ravages de la guerre, les conséquences de la vengeance et de la haine, la condition féminine, et surtout, la nécessaire harmonie entre l'homme et son environnement.
Le style artistique de Miyazaki brille dans "Princesse Mononoké" avec des visuels époustouflants. Les décors, inspirés par les forêts de Yakushima et les montagnes de Shirakami-Sanchi, sont d'une beauté saisissante, capturant l'essence magique et mystique de la nature. La musique de Joe Hisaishi complète parfaitement le visuel, créant une atmosphère immersive et mémorable.
Les personnages sont nuancés et complexes, échappant à toute dichotomie simpliste du bien contre le mal. Ashitaka, avec sa quête de vérité et de guérison, et San, déchirée entre son amour pour la forêt et ses sentiments pour Ashitaka, sont des protagonistes profondément humains. Dame Eboshi, quant à elle, est un personnage fascinant qui, malgré ses actions controversées, croit en un avenir meilleur pour son peuple.
"Princesse Mononoké" a connu un succès critique et commercial mondial, établissant Hayao Miyazaki comme un maître incontesté de l'animation. Il a remporté de nombreux prix et a été acclamé pour son scénario intelligent, sa direction artistique impressionnante et son message écologique puissant.
Ce film est bien plus qu'une simple histoire; c'est une œuvre d'art vivante qui questionne, éduque et inspire. Il reste pertinent et puissant, un véritable testament au génie de Miyazaki et à l'art de l'animation. "Princesse Mononoké" n'est pas seulement un film d'animation exceptionnel, c'est une expérience cinématographique enrichissante qui continue de résonner avec des spectateurs de toutes générations.
Eh oui, cela faisait sacrément longtemps que je n'avais pas revu Princesse Mononoke, et je ne me souvenais de presque rien, j'ai pu donc tout redécouvrir. Oui, ce film est superbe. Tant dans les idées, que dans l'animation, les dialogues et les différentes thématiques. On reste sur une intrigue principale finalement assez classique (les Hommes contre la Nature), mais c'est bien amené et le scénario est très bon. Ashitaka est un très bon protagoniste (et très beau aussi ;p), et sa dynamique avec San est juste incroyable et tellement magnifique. Leur relation est superbe, ils forment un des plus beaux couple que j'ai pu voir dans une oeuvre, ils sont tellement beaux c'est juste magique. La bande musique est magnifique, et l'animation est sublime. Il y a de l'humour, et la grande majorité des personnages sont sympathiques : j'ai passé un très bon moment devant le film c'était trop bien.
Beaucoup considèrent ce film comme étant le meilleur de Miyasaki mais je tiens à dire qu'il aurait fallu un petit plus d'originalité et d'unicité comme il peut y avoir dans Chiro par exemple, parce que oui, la thématique entre les humains méchants qui détruisent la nature, c'est du vu et du revu malheureusement même si c'était vraiment pas mal amené dans ce film.
Un monde de légendes qui sert parfaitement le message écologique du film. Les protagonistes y sont nuancés, ni bons ni mauvais. La musique contribue à l'émerveillement du spectateur face aux paysages verdoyants. Une atmosphère dont se sont largement inspirés récemment les créateurs des deux derniers jeux Zelda, preuve s'il en fallait de la réussite visuelle et sonore de Princesse Mononoké.
Ce film est MAGIQUE ! Un véritable chef-d'œuvre ! Si je devais choisir un passage à ne pas voir, c'est le passage où spoiler: l'esprit de la forêt se fait assassiner ! c'est horrible.
Un magnifique Miyazaki, mais personnellement pas son meilleur. Le dessin est toujours grandiose, le monde magique est beau et les personnages attachants. Les méchants sont supers car il ne sont pas complètement des "méchant pas gentils vraiment méchant" (à la Disney). Une ode à la cohabitation entre l'homme et la nature. Mais je trouve un gros problème de rythme, avec des phases vraiment longues... Mais sinon, c'est un classique du cinéma d'animation à voir !
Ma première rencontre avec Myazaki, 20 ans a l'époque, dans un cinéma d'art et d'essais en VOSTFR sur Perpignan. Quelle claque, visuellement et scotché au siège. La beauté de dame nature en poésie.
Le film est de la même veine que « Nausicaä de la vallée du vent » (1984) car c’est une fable écologique violente sur la révolte de la nature et des animaux (sangliers et loups) contre l’Homme, mais qui se situe dans le passé (bas Moyen-Age) alors que Nausicaä se déroulait dans un monde post-apocalyptique. Une revisitation, façon manga, du poème des « Elégies », « Contre les bucherons de la forêt de Gastine » (1584) de Pierre de Ronsard (1524-1585) ! Le sujet n’est pas nouveau ! Le contexte historique fait penser au film « Les sept samouraïs » (1954) d’Akira Kurosawa (1910-1988) par les combats entre le village fortifié de Dame Eboshi et un seigneur local. Quant au dieu-cerf, spoiler: notamment après sa décapitation , il fait penser au mythe de Godzilla (créé en 1954), lui aussi victime et témoin d’une nature souillée par l’Homme. C’est aussi un film féministe car ce sont, à part Ashitaka, les femmes qui mènent l’action, en bien ou en mal, selon le point de vue : Eboshi défend son village où elle recueille des femmes de toute condition pour faire tourner la forge (forte consommatrice en bois) et produire du fer tandis que San, dite princesse Mononoké, abandonnée par ses parents et élevée par des loups blancs, est beaucoup plus radicale (elle renie sa condition humaine) dans sa défense de la nature. Ashitaka est un personnage positif, objectif et médiateur (il est présent dès les premières images, contrairement à Mononoké qui apparait plus tardivement), n’hésitant pas à sauver des humains et des animaux et ce, malgré la malédiction qui l’a frappé. On retrouve bien la grande inventivité de Miyazaki, notamment dans les métamorphoses d’animaux (celle de Nago et Okkoto, devenus démons ou du dieu-cerf). Seul bémol, la trame narrative aurait pu être plus concise car le film fait quand même 2h14.
Ce film, considéré comme le plus beau film de Miyazaki, manquait à ma culture cinématographique. Voilà qui est fait. Très beau graphisme, en effet, avec un scénario qui est conséquent pour un film d'animation. Un message écologique en surplus et nous obtenons une belle œuvre.