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bellini 2
6 abonnés
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4,0
Publiée le 2 septembre 2013
Les contradictions de la société victorienne: le libéralisme affairiste face au conservatisme aristocratique; la haine de classe face au paternalisme...
Historiette d'un monde à deux vitesses qu'on pourrait croire révolu mais qui perdure pourtant. Le confort mondain des protagonistes principaux contre le labeur misérable des laissés pour compte. Si le film est coloré et laisse une sorte de témoignage très imagé sur cette société, aidé en cela par des acteurs précieux, l'ensemble reste un brin ennuyeux n'est-il pas ?
Troisième film de James Ivory que j'aime. Comme pour les deux autres films que j'ai vu de lui, il parvient bien à décrire ses personnages. C'est d'ailleurs sur ces relations entre les personnages que se joue réellement le scénario pour moi, et parfois l'analyse est vraiment très juste, très subtile, le roman à la base d'ailleurs ne doit pas y être étranger. A part ça le tout est plutôt agréable à regarder, c'est joli etc. A mon avis, le principal problème, c'est que l'histoire manque un peu de dynamisme pour que l'intérêt reste constant tout au long des 2h15.
1992, de James Ivory, avec Anthony Hopkins, Emma Thomson, Helena Bonham Carter, Vanessa Redgrave. Comme pour Chambre avec vue, on est tout d’abord séduit par une bonne reconstitution d’époque (ici, début XXe siècle), avec costumes, décors, environnement, mais on s’ennuie très vite, d’autant que le film dure 2h20 ! L’interprétation est irréprochable. C’est donc sans doute le contenu du scénario qui pêche par sa pauvreté. Grande saga, racontant les bonheurs et malheurs de 3 familles de milieux sociaux très différents, aux destins qui se croisent (plutôt laborieusement !), insistant sur des thèmes très conventionnels : les plus riches sont les plus hypocrites et malhonnêtes, les plus pauvres s’enlisent, picolent, et les filles perdent leur virginité plus tôt que les riches. Bof.
Les critiques cinéma aime bien ce film moi j'ai pas spécialement apprécier. C'est agréable sans plus, les acteurs sont tous très bon mais c'est souvent le cas dans les films de James Ivory. Le film est long le scénario est pas mal.
Fantastique film de J. Ivory, comme tant d'autres. Scénario subtil, acteurs formidables, image et son enchanteurs... méritent cinq étoiles, et surtout d'être vus et dégustés par tous!
Le film est un univers. En cela on est totalement sous le charme si on est sensible à ce genre. Romantisme et maniérisme anglais de l’époque. Rajoutez aussi les décors et les costumes. C’est une réussite mais qui n’égale pourtant pas le sublime « vestiges du jour »
Ce film est une symphonie visuelle et émotionnelle, une fresque où les clivages sociaux et les amours contrariées s'entremêlent avec l'élégance d'une danse de salon. La mise en scène est d'une telle délicatesse, d'une telle précision qu'on jurerait que James Ivory a préparé chaque scène avec une petite cuillère en argent. Le scénario, quant à lui, est une broderie complexe mais jamais indigeste, tissant des liens entre des personnages dont on finit par épouser les joies et les peines. Et quelle interprétation ! Emma Thompson, majestueuse et vulnérable, nous enchante. Face à elle, Helena Bonham Carter est un tourbillon d'émotions, insouciante et déchirante à la fois. Leurs performances sont si justes qu'on en oublierait presque qu'elles sont en train de jouer. Anthony Hopkins, pour sa part, joue la rigidité avec une subtilité qui fait frémir. Son duo avec Emma Thompson est une valse de nuances, entre tension et tendresse. James Ivory - bientôt centenaire - a fait ici l'un de ses meilleurs films, sachant au travers d'une société, de personnages, d'une époque particuliere nous parler d'aujourd'hui et de toujours. Car il y est question d'amour, d'amitié, de trahison, du cloisonnement des classes sociales, de l'arrogance des classes possédantes, toutes notions qui seront d'actualité tant que l'homme sera l'homme.
"Retour à Howards End" constitue avec "Les vestiges du jour" qui le suit d'un an, la pièce maitresse de l'œuvre James Ivory qui nous montre toute la rigidité de la société anglaise du début du XXème siècle. Il nous est donné l'occasion de découvrir le couple formé par Anthony Hopkins et Emma Thompson qui fera merveille dans les « Vestiges du jour ». Le début parait un peu laborieux, le film semblant se chercher au travers de la vie peu passionnante de deux sœurs dont l’aînée se lie avec la propriétaire d’une demeure de campagne nommée Howards End. A partir du décès de cette dernière, l’intrigue se fait plus prenante et l’on voit Ivory exposer avec finesse tous les préjugés d'une époque où les classes sociales ne se mélangeaient pas (cela a-t'il vraiment changé sur le fond ?). Anthony Hopkins offre une composition remarquable, campant ce grand bourgeois toujours sur son quant-à-soi qui finira par se ranger à la vision plus progressiste et humaniste de sa jeune épouse. Pour en arriver là il aura fallu un drame avec la mort d’un jeune homme issu de la classe moyenne qui est encore à l’époque peu affirmée et encore très proche du prolétariat. On découvre aussi avec délice et ironie les liens qui ont unis le bourgeois rétrograde et réputé pudibond à une jeune femme délurée rencontrée à Chypre. Les préjugés sont certes là mais le corps a ses raisons."Retour à Howards End" n'égale pas l’épure totale que seront « Les vestiges du jour » mais l'auteur s’en approche indéniablement.
Très belle peinture d'une société anglaise clivante. Superbes interprétations d'Emma Thompson en femme aisée et sensible et d'Anthony Hopkins en gentleman plus préoccupé de sa renommée que du reste. Beaucoup de lumière dans la photographie des décors naturels. Le spectateur passe un bon moment devant cette oeuvre intelligente aux dialogues savoureux.
Magnifique film de James Ivory. Il faut aimer les films sur l'Angleterre, c'est sûr et comprendre tant soit peu ce qu'était la haute société dans ces années-là, début XXème siècle. Mio, j'adore, et historienne en plus ayant souvent plus étudié l'Angleterre que la France. La reconstitution est fidèle. La composition de tous les acteurs est remarquable. Mon regret est de l'avoir peu vu et qu'il repasse rarement. Il me tarde de le revoir. Les films qu'on aime, on ne se lasse pas et on découvre toujours quelque chose.