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Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juin 2008
Avec "La Guerre du feu", Jean-Jacques Annaud est parvenu a créer une atmosphère magique en plus de retracer une période précise de la Préhistoire marquée par la découverte du feu qui était plus ou moins bien maîtrisé suivant les différentes tribues qui n'en étaient pas toutes au même stade de développement. On suit avec grand intérêt les protagonistes dans leur quête du feu, marquée par des moments aussi bien comiques que terrifiants. Cela dit, le comportement des hommes préhistoriques est parfois un peu caricatural. "La Guerre du feu" fait à coup sûr partie des films incontournables des années 1980.
Comme à son habittude, Jean-Jacques Annaud soigne toujours avec virtuose la forme de ses films avec des décors somptueux, des maquillages fascinants, une esthétique bluffante et une mise en scène grandiose. Mais peut-on vraiment parler d'un véritable film historique ? Quoiqu'il en soit et quelque soit la réponse selon chaque individu, il est d’or et déjà sûr que cette guerre du feu n'atteint en aucun cas une dimension métaphysique tel que l'avait Kubrick lors du tout début de son odyssée. Surprenant néanmoins.
Superbe film, reconsitution fidèle de ce qu'aurait pû être la préhistoire et des difficultés de nos ancêtres. Il a un peu vieilli mais reste très agréable.
Un bon film, bcp de travail anthropologique pour le langage et de recherche de décors naturels. La photo est bonne, agréable et divertissant, il faut l'avoir vu.
grand film (chose rare pour un film semi francais), annaud nous montre toute la vie que ses hommes devais endurer pour survivre un tres grand film historique
En situant son récit à une époque où le langage n’est encore que borborygmes incompréhensibles, Jean-Jacques Annaud retrouve une sorte de pureté cinématographique où l’image est seule vectrice de la narration. Beau et audacieux.
Je vois ce film pour la 2ème fois. À sa sortie en 1981, je l'avais trouvé formidable. Depuis, j'ai vu pas mal de documentaires paléoanthropologiques...
Ce docufiction, une fiction qui se veut documentaire, prête à sourire aujourd'hui... beaucoup d'invraisemblances et d'inexactitudes...
Notre héros était-il homo sapiens ou Neandertal ?
Les faciès plaident pour le second choix...
Sa petite fiancée est typiquement homo sapiens...
Notre héros est censé parler indo-européen (da, atra), ce qui est doublement anachronique...
L'indo-européen, si cette langue a existé était au plus loin à 5000 av. JC, certainement pas- 80 000 ans, et encore moins par des Neandertaliens ! On ne sait pas aujourd'hui si les Neandertaliens avaient l'usage de la parole et on suppose l'arrivée des premiers homo sapiens vers -40 000...
Tout ça est très confus... mais il y a beaucoup de second degré...
Le coup de la position du missionnaire vaut son pesant de cacahuètes...
Bref, ce film est quand même un peu lunaire...
Mais ça vaut le coup de le voir au second degré...
Un film préhistorique magique,qui sait se rendre accessible,captivant,pédagogique,le tout sans aucun dialogue.La force de Jean-Jacques Annaud,c'est son humanisme teinte de curiosité.Pour "La Guerre du feu"(1981),il a convoqué les meilleurs dresseurs et maquilleurs du monde,pour accentuer la crédibilité de cette odyssée d'Homo Sapiens à la recherche du feu subtilisé par une tribu concurrente.La majesté des décors(tournage au Kenya et en Écosse),l'empathie pour des personnages qui sont nos ancêtres,et l'émerveillement devant les découvertes les plus élémentaires sont bien réels.La direction artistique d'Annaud ne souffre aucune contestation,que ce soit au premier ou au second plan.On vibre avec ces 3 hommes préhistoriques,qui découvrent au passage l'amour véritable,au delà de la bestialité initiale.La musique de Philippe Sarde,omniprésente,ample,est un essentiel élément narratif.Enfants comme adultes ne peuvent qu'être subjugués par cette aventure hors-normes,bestiale,espiègle,et même émouvante par moments.Annaud ne s'embarrasse pas toujours de véracité historique pointue,mais il témoigne d'une vraie proposition narrative et d'un sens de l'audace et de l'inventivité stupéfiant.Immortel.
Sans aucun doute l'un des cinéastes français les plus ambitieux de son époque, Jean-Jacques Annaud réalisait avec "La guerre du feu" son premier gros pari de cinéma en adaptant un roman de J.H. Rosney aîné et en nous livrant un film unique en son genre. Entièrement tourné en décors naturels, se déroulant durant la Préhistoire et bénéficiant d'un dialecte inventé par Anthony Burgess (l'auteur d'"Orange mécanique") pour inscrire le tout dans une certaine réalité, le film est une épopée qui impressionne encore aujourd'hui par son déploiement de moyens. Bien que souffrant d'une narration assez simpliste (époque et absence de dialogues intelligibles oblige), le film n'a quasiment pas pris une ride et reste aujourd'hui une œuvre unique, tournée dans de magnifiques décors et marquée par les trognes de ses acteurs, Ron Perlman en tête.
J-J Annaud signait là son 1er film ambitieux, au budget conséquent et qui allait lui ouvrir les portes d'Hollywood. Audacieux de par sa volonté ultra-réaliste (les acteurs marchent pieds nus, pas de langage contemporain, décors naturels), le film nous plonge au cœur de cette époque des âges farouches, avec une séquence d'intro barbare qui nous narre le combat entre 2 tribus avec pour enjeu le feu. Le scénario est bien construit et n'oublie pas de nous montrer que derrière cette apparence sauvage se cache aussi la découverte des sentiments et il est illustré par des images de toute beauté. Portée par des acteurs magnifiques, cette épopée sanglante n'évite hélas pas toujours le ridicule (comme lors de l'attaque de l'ours dans la caverne ou avec ses éléphants grossièrement déguisés) mais l'entreprise est courageuse et nous offre un spectacle à nul autre pareil, d'une sincérité et d'une cohérence qui forcent l'admiration. Une musique certes très utile mais trop envahissante à mettre aussi au débit du film, mais ce dernier demeure encore aujourd'hui, la référence ultime du genre, tout en allant au-delà du genre. D'autres critiques sur