Un film à la hauteur de la série culte! On apprend tout ce qui s'est passé AVANT le meurtre de Laura Palmer. Néanmoins plus intéressant que la série, moins vieilli et probablement géniallissime pour les fans, mais pas pour moi!
Sombre,hallucinant,glauque,fantasmagorique...mais pour moi,totalement râté!Je ne suis pas surpris maintenant qu'il fût sifflé lors de sa projection au festival de Cannes.Contentons nous uniquement de la série,dont ce film est le préquelle(bien qu'il ait été tourné après),qui elle vaut le coup.
Je crois qu'avec une oeuvre comme "Twin Peaks", il faut aller au-delà des 4 étoiles que je lui attribue sans hésiter et chercher bien plus loin que dans cette critique reprenant les quelques points essentiels de ce film qui m'avait tant terrorisé plus jeune. Au sommet de son art, le très spécial David Lynch réalisait en 1992 de très loin la plus névrosée, dérangeante et suprenante plongée onirico-cérébrale de toute sa carrière. Parvenant à se défaire de tout souci technique imaginable (sa maîtrise confine au sublime), il offre à son public la synthèse de bien des maux psychologiques hantant son univers cinématographique en approfondissant ceux-ci à l'extrême. Il n'y a quasiment aucune notion d'espace-temps, seulement des protagonistes décérébrés en phase avec leurs pulsions les plus radicales, animales dont ils ne parviennent à se défaire qu'au cours de passages particulièrement crus et provocants. S'ensuit alors la terrifiante introspection d'une adolescente de 17 ans qui mourra sauvagement assassinée (on le sait à l'avance) au terme d'une expérience mentale aux frontières de la folie la plus totale. Les allers-retours entre rêves, cauchemards, aspirations, désirs, phantasmes, confrontations auto-destructrices oscillent dans un climat ayant la force de jouer sur un double registre : la beauté à son paroxysme avec les peurs les plus simples. Lynch, magicien et virtuose de la caméra a pour toile de fond une enquête dont il se fiche complètement : lui préfère la dilatation du temps, la destructuration de son récit, la narration en apparence la plus insensée qui soit mais en réalité complètement justifée au vu de l'ensemble, introduit des personnages ayant tous une fonction métaphorique de notre esprit et se permet des audaces tant visuelles que psychologiques époustouflantes tant l'émotion transmise au spectateur s'avère puissante. Très largement supérieur à d'autres films plus adulés, "Twin Peaks" est l'apothéose d'un artiste torturé.
La réalisation est superbe mais je crois que quand on lui à proposer de choisir entre la petite pillule rouge ou la petite pillule bleu le réalisateur a pris les deux du coup le résultat est plus qu'étrange. Sous réserve je dirai que le film semble vouloir parler de l'inceste et de ses conséquences.
De la folie furieuse de cinéma lynchéen. Tout le potentiel du bonhomme réunit dans un peu plus de 2h de bande, marquant très nettement la distance avec Dune, Blue Velvet et Sailor & Lula. Certes, je pars avec un gros handicape, je ne me suis jamais encore attaqué à la série Twin Peaks, mais que dire si ce n’est que ce film me conforte totalement dans mon idée de la découvrir ? Et bien qu’il fait partie des meilleurs films du cinéaste. La réalisation de ce film relève du génie. Chaque plan est travaillé, parfait, étincelant. La lumière est prodigieuse, le scénario, les acteurs, la bande-son, l’analyse psychologique, la façon qu’à Lynch de décortiquer la matière humaine… Absolument sublime, de bout en bout. Bien sûr, encore une fois, je ne peux en dire trop sur la continuité de cette préquelle, narrant les 7 derniers jours de Laura Palmer, si ce n’est vous invité prestement à découvrir cette perle. Du très grand cinéma.
Malsain, torturé, psychotique, glauquissime et quasi cauchemardesque, à la vue de ce film on est en droit de se demandé si Lynch n'a pas d'énormes soucis mentaux ! Je ne sais pas de quoi parle la série du même nom mais le moins qu'on puisse dire c'est que ce film ne me donne pas envie de savoir ! Je ne vois pas ce que l'on peut trouvé à ce film à moins peut être que pour le voir il faille prendre une grande dose d'acides ... Seule le musique est à quelque moment super !
Une daube. J'avais lu le bouquin, donc me suis dit que j'allais regarder le film, mais il n'y est en aucun point fidèle, les acteurs sont très mauvais et l'histoire n'a pas de sens. L'impression d'avoir perdu 2h10.
David Lynch nous emmène dans son univers à travers un film casse-tête. Twin Peaks retrace d'abord l'enquête sur un assassinat, puis on suit les derniers jours de la vie de Laura Palmer, une descente aux enfers assez trash. Bien évidemment comme souvent chez Lynch c'est assez différent de ce que l'on a l'habitude de pouvoir voir. On navigue entre rêve, réalité, délire psychologique, et c'est dur de s'y retrouver au milieu de tout ça. Mais malgré tout, le film se suit très bien et surtout on est aspiré dans l'atmosphère sombre que nous a concocter Lynch, et c'est vraiment superbe, on sort totalement halluciné de ce film, où chacun se fera une interprétation. Les acteurs, enfin surtout Sheryl Lee dans le rôle de Laura Palmer, sont très bon. Par contre je déconseille ce film à ceux qui n'aime pas le cinéma de Lynch (moi-même je ne suis pas fan de tous ses films), celui-là est assez particulier mais je suis bien rentré dans le film et dans ce cas c'est vraiment excellent.
Après l'arrêt brutal et frustrant de "Twin Peaks" au bout de deux saisons sur un cliffhanger insupportable, David Lynch revient à Twin Peaks pour un film en forme de préquelle, se concentrant avant tout sur les derniers jours vécus par Laura Palmer mais aussi sur une affaire de meurtre survenant un an auparavant et qui laisse bien des questions et des personnages (notamment ceux de Chris Isaak et de David Bowie) en suspens total. Certes, on aura bien du mal à nier le plaisir total que l'on aura à se plonger de nouveau dans l'ambiance si particulière de Twin Peaks mais sans son compère Mark Frost au scénario, Lynch semble complètement lâché, laissant place à ses fameux délires rendant ses films parfois plus sensoriels que littéraux. "Twin Peaks : fire walk with me" apparaît alors comme une sorte de montage de séquences plus oniriques et plus dérangeantes les unes que les autres tandis que se dessinent quelques fils rouges, l'un complètement lâché en cours de route et l'autre rendant le personnage de Laura Palmer plus tragique que jamais, apparaissant dans toute sa complexité qui fut seulement mentionnée dans la série. On voit ici Sheryl Lee donner vie à un personnage trouble, hanté par le terrifiant Bob, capable des pires excès pour s'oublier tout en tâchant d'aimer ceux qui se présentent à elle, sachant pourtant qu'ils ne la comprendront jamais. Levant le voile sur quelques moments mentionnés de la série, le film se permet d'ailleurs de verser dans une crudité que la télévision ne permettait pas : on y voit un ongle arraché, des filles dénudées, des scènes de sexe et du sang qui gicle. Si c'est aussi fascinant de retrouver certains personnages de la série, on sera frustrés que beaucoup d'entre eux n'aient pas répondu à l'appel notamment du côté de la famille Horne, certains acteurs n'ayant tout simplement pas envie de se replonger à nouveau dans Twin Peaks après une seconde saison qu'ils avaient jugé décevante. Kyle MacLachlan lui-même hésita à reprendre l'emblématique rôle de Cooper et finit dans un rôle quasi figuratif alors que le scénario lui prévoyait beaucoup plus de scènes. Si "Fire walk with me" n'est donc pas le film espéré par tout le monde, qu'il s'avère troublant (le remplacement de Lara Flynn Boyle par Moira Kelly a du mal à passer) et qu'au fond, il semble dispensable, il n'empêche qu'il reste une expérience particulière noircissant encore plus le tableau d'un univers qui mélangeait aussi bien le glauque que l'onirisme. Et qui ne laisse ici guère de place à l'espoir sauf le temps d'une séquence finale où Laura Palmer semble trouver (enfin ?) la paix. Contrairement à la ville de Twin Peaks...
Après la série, David Lynch continue de développer son univers qui possède un pouvoir de fascination et de d'envoutement inégalable. Revenant sur les jours précédant la mort de Laura Palmer, le film continue d'accroitre sa mythologie avec toujours autant de mystères qu'on va devoir résoudre. On retrouve bien sur le style qui avait fait le succès de la série avec sa musique omniprésente qui fait véritablement office de personnage, sa galerie de personnages qu'on connait désormais par cœur et ses énigmes devenues cultes toutes droit sorties de l'esprit d'un génie créatif qu'est David Lynch
"Twin Peaks Fire Walk With Me" est décevant car c'est assurément l'un des films de Lynch les plus opaques. Non pas par l'abstraction des idées et des actions, dans tel cas le film est relativement simple voire simplet vis-à-vis de la filmographique lynchéene, non, c'est le manque de raisonnance cohérente qui obscurcit le tout. En effet "Twin Peaks Fire Walk With Me" n'est pas un huis clos de Lynch où les séquences se répondent entre elles, où le cloisonnement de l'univers nous appe et où chaques séquences est le reflet de toutes les autres, dans ce film tout semble converger vers un aillers, la série sans aucun doute. "Twin Peaks Fire Walk With Me" n'est pas appréciable à sa juste valeure sans sa série cadette, d'autant plus que Sheyl Lee (Laura Palmer), héroïne du film ne possède pas l'alchimie parfaite avec Lynch, comme le posséde Patricia Arquette, Naomi Watts ou bien sur Laura Dern. Hormis "Dune" (USA, 1985), "Twin Peaks Fire Walk With Me" est peut-être le moins bon film de Lynch. Cependant, ce film semble être l'écho de "Eraserhead" (USA, 1977) en ça que le premier long du cinéaste parle du rapport père-fils/bébé et que "Twin Peaks..." traite du rapport, sous un ciel assombri et incestueux, du rapport père-fille/adolescent. Pour conclure, "Twin Peaks Fire Walk With Me" (USA, 1992) est une déception lynchéenne, qui ne sursaute de génie que lors des scènes psychédéliques d'onirisme, frustrante parce que bizarrement, elle reste cloisonnée à être ouverte.
Le mythique twin peaks, film sans égal et inégal, si kitch et décalé avec cette bande son légendaire. Alors oui un peu longuet et trés difficile à suivre comme une expérimentation plutôt qu'un résultat final. N'en demeure pas moins que je suis content de l'avoir vu et d'avoir enfin décodé le mystère...
Twin Peaks : Fire walk with me est un film mal sain, incompréhensible, avec des scènes qui ne veulent rien dire et un scénario écrit n'importe comment. Du mauvais David Lynch par rapport à Mulholland Drive ou Elephant Man. un film à ne pas Voir
Sans aucun doute, du très grand Lynch. Avec son lot de personnages intéressants et étranges, Lynch arrive à poser une ambiance bien particulière. C'est digne des meilleurs romans de Faulkner, Miller, Marquez et j'en passe.
On assiste, entre surréalisme, romantisme et réalisme magique, à la plongée abyssale d'une jeune étudiante. D'autant plus abyssal que les mises en abyme sont magnifiquement maitrisées.
Ceci dit, cela peut ennuyer certains spectateurs, qui trouveront sans doute que le rythme est trop lent.