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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juillet 2011
David Lynch est vraiment impressionnant. Sa facilité à captiver le spectateur est assez extraordinaire. Ce film est un chef d'oeuvre, il aborde des thèmes difficiles comme l'inceste, le viol, la drogue... La mise en scène est vraiment superbe. Ce réalisateur a réellement du talent et il est atypique dans sa manière de montrer les choses. Je recommande vivement ce film qui ne peut laisser indifférent.
Pas franchement fan de l'univers de David Lynch, dont le talent ne se discute pas mais dont les outrances peuvent lasser et/ou dérouter, j'ai un faible pour ce Twin Peaks qui séduit par son mélange de prosaisme d'une jeunesse en manque de repère, avec des scènes d'effroi qui atteignent des cimes cauchemardesques. Il faut souligner les qualité esthétiques du film ainsin que la composition d'Angelo Baladamenti. Malgré un première demi-heure guère convaincante, Cette terrible histoire incestueuse qui emprunte le labyrinthe tortueux de la psyché a fleur de peau de son héroine, s'avère marquante par son inconfort et l'émotion qu'elle distille.
Comment sortir indemne de ce film? Impossible pour ma part. Les "hermétiques" au cinéma de Lynch se sont largement exprimés en 1992 à Cannes, où ce chef-d'oeuvre fut conspué. Accusé de sombrer dans la facilité, dans le "commercial" car faisant suite à la série-culte. Ce fut en fait tout le contraire: David Lynch est tout sauf un cinéaste commercial, tout sauf un cinéaste corrompu par des concessions faites aux grands studios. Son choix artistique fut de prendre l'exact contre-pied de ses détracteurs (qui n'ont pas pris la peine de voir le film avant de le critiquer): adieu les gags loufoques et burlesques qui ont fait le succès de la série, bonjour l'horreur vécue lors des 7 derniers jours d'une jeune fille violée par son père. Car c'est de cela dont le film parle: Laura Palmer, elle, sa vie, sa solitude et sa mort. Non, ce n'est pas un film drôle. Oui, il faut être bien accroché à son fauteuil pour encaisser la détresse de Laura, sa descente aux enfers dont la seule issue est la mort. Laura, interprétée par une actrice incroyable, Sheryl Lee, qui est bizarrement retombée dans l'anonymat depuis, alors que sa performance d'actrice est tout simplement inouïe au cinéma. Elle mit plusieurs mois à se remettre de ce film. On la comprend, nous qui repensons à ce film, plusieurs années encore après sa sortie. Son univers glauque, morbide. La bonté de son personnage qui cherche à épargner les gens qu'elle aime (Donna, James, sa mère...) perdue au milieu de cet océan de souffrance. Et nous qui restons impuissants à l'aider, comme ses amis qui ne pourront jamais comprendre l'enfer qu'elle a vécu. Alors oui, ce film est à mettre au Panthéon des meilleurs films au monde. Ceux qui encensent Mulholland Drive (autre chef-d'oeuvre s'il en est), qu'ils redécouvrent vite ces 2h14 de film en apparence déstructuré (et pourtant d'une construction originale et unique) et qu'ils vivent cette empathie permanente avec Laura Palmer, ses derniers jours, si seule, et le soulagement de sa mort.
Conçu pour lever le voile sur les nombreuses questions restées sans réponses dans la série Twin Peaks, le film "Twin Peaks: Fire Walk With Me" fait exactement cela, même si Lynch maintient avec succès le côté mystérieux et manipulateur qui caractérise tous ses films. Avec comme point central la vie courte mais intense de Laura Palmer, Lynch dissèque dans les moindres détails les relations perverses que nouent entre eux les habitants de Twin Peaks. Pour saisir la complexité des personnages et les finesses du scénario, il est absolument essentiel de voir la série avant le film, sous peine d’avoir les réponses avant les questions et de n’y rien comprendre. Car l’univers lynchien plonge en permanence son public dans le doute, il oppose le rêve à la réalité, il alterne violence et sensualité, fascine et inquiète à la fois. Avec "Lost Highway" j’ai toujours pensé que Lynch avait produit le film parfait, jusqu’à ce que je découvre celui-ci. L’atmosphère qui règne est encore plus intense, l’osmose entre les acteurs encore plus frappante. David Lynch est certainement le dernier réalisateur qui voit encore le cinéma comme de l’art, et je considère ce film comme son chef-d’œuvre ultime.
Film tiré de la série télévisée "Twin Peaks" de Mark Frost et David Lynch, "Twin Peaks Fire Walk With Me" (USA, 1992) de David Lynch se déroule cependant avant. Un pré-sriptum en quelques sortes, de taille puisque le film semble plus audacieux que son penchant télévisuelle. Or, "Twin Peaks Fire Walk With Me" est décevant car c'est assurément l'un des films de Lynch les plus opaques. Non pas par l'abstraction des idées et des actions, dans tel cas le film est relativement simple voire simplet vis-à-vis de la filmographique lynchéene, non, c'est le manque de raisonnance cohérente qui obscurcit le tout. En effet "Twin Peaks Fire Walk With Me" n'est pas un huis clos de Lynch où les séquences se répondent entre elles, où le cloisonnement de l'univers nous appe et où chaques séquences est le reflet de toutes les autres, dans ce film tout semble converger vers un aillers, la série sans aucun doute. "Twin Peaks Fire Walk With Me" n'est pas appréciable à sa juste valeure sans sa série cadette, d'autant plus que Sheyl Lee (Laura Palmer), héroïne du film ne possède pas l'alchimie parfaite avec Lynch, comme le posséde Patricia Arquette, Naomi Watts ou bien sur Laura Dern. Hormis "Dune" (USA, 1985), "Twin Peaks Fire Walk With Me" est peut-être le moins bon film de Lynch. Cependant, ce film semble être l'écho de "Eraserhead" (USA, 1977) en ça que le premier long du cinéaste parle du rapport père-fils/bébé et que "Twin Peaks..." traite du rapport, sous un ciel assombri et incestueux, du rapport père-fille/adolescent. Pour conclure, "Twin Peaks Fire Walk With Me" (USA, 1992) est une déception lynchéenne, qui ne sursaute de génie que lors des scènes psychédéliques d'onirisme, frustrante parce que bizarrement, elle reste cloisonnée à être ouverte.
Un p'tit film après la série ça passe tjrs bien ! Pour ceux qui n'étaient pas content, apparemment ils vont ressortir le film en version longue avec tout les passages que le groupe MK2 avait coupé. Et ouai c'est toujours mieux d'être indépendant mais bon...
Le film dans doute le plus abouti de Lynch . Celui aussi où le spectateur se pose le moins de question aussi et même si on a pas vu la série . Le calvaire de Laura Palmer est donc montré et c ' est la dernière descente aux enfers auquel ous sommes conviés. Le film est parfois difficile dans certaines scènes comme celle du wagon et l ' atmosphère est beaucoup plus glauque que la série. Tout tient sur les épaules de la comédienne épatante qui joue Laura . Son desepoir on se le prend en pleine figure et c ' est dans doute pour ça que le film est dur . Du cinéma choc
Alors que la série est une oeuvre d'art à elle toute seule, le film est un pur chef d'oeuvre signé du maître David Lynch; à voir après la série pour ne pas gâché le plaisir de celle-ci.
Twin Peaks- Fire Walk With Me est un objet cinématographique totalement extraordinaire , impressionnant . Un chef-d'oeuvre , allons-y franchement . David Lynch a su créer un film à l'ambiance , aux mouvements , avec une tension omniprésente durant cent trente-cinq minutes . Le plan technique du film est un d'un talent , d'un génie incroyable , hallucinant . On nous conduit en effet dans un environnement peu sûr dès le début qui sert de contextualisation au cas des sept derniers jours de Laura Palmer ( la sublime Sheryl Lee ) : ce meurtre d'une jeune femme Teresa Banks , l'histoire de l'ongles , des visions cauchemardesques , terrifiantes , étranges et angoissantes qui se font par le biais de Kyle MacLachlan ( qui est , ailleurs , tout juste parfait ) : ces visions peuvent laisser tout type de fantasmes bizarres , surprenants , un nain prononçant des mots tels que "Garmonbozia" , des masques comme pour empêcher au spectateur du film à chercher d'essayer de comprendre ce qu'il y a derrière . Il y a également l'étrangeté de ces personnages notamment celle de David Bowie qui trouble véritablement . On rentre ensuite dans la vie de cette Laura , une adolescente à la double vie tantôt élève brillante , miss beauté de son lycée tantôt une toxicomane qui se prostitue pour l'obtenir , violée par son père . Cela aurait pu être quelque chose de très caricatural , fortement cliché et manichéen mais il n'en est rien puisqu'on est dans un univers où tout reste sous mystère . spoiler: David Lynch réussit fort bien la mise en place d'une ascendance , d'un crescendo vers la fin inévitable : le meurtre de Laura Palmer dans une scène terrorisante et effrayante mais aussi tragique .spoiler: Le film contient une scène clé , c'est la scène finale où un Ange apparaît à Laura , un Ange pour veiller sur elle indéfiniment , qui montre qu'elle était aimée ( James , Donna mais aussi une vieille femme qui essayer en vain de la protéger alors que celle-ci partait dans le lieu qui allait être le début de la fin , le Bang-Bang Bar ) . Et la musique donne également une puissance dramatique au long-métrage du réalisateur américain et dont les plus mémorables sont certainement Questions in a world of blue et The Voice of love .spoiler: Cette dernière apparaît justement dans la scène finale . Bref , un chef-d'oeuvre .
Attention on a affaire à du Twin Peaks de haute volée. Ceci est un préquel à la série culte Twin Peaks, il raconte le meurtre de Teresa Banks et les sept derniers jours de la vie de Laura Palmer, un personnage désormais ancré dans la culture populaire.
La série étant déjà difficile d'accés, il vous foudra l'avoir vu entièrement pour comprendre la moitié du film. Pour l'autre moitié, il faudra analyser chaque scène, plan, bout de dialogue, symbole, enchaînement. Chaque détail à son importance et enrichit la mythologie déjà très touffue et corsée de Twin Peaks. David Lynch fait ici un de ces films les plus chargés en thèmes et en histoires labyrinthiques qui vont en larguer plus d'un.
Ce n'est toujours pas avec ce film que les amateurs de scénario linéaire et compréhensible vont se mettre à apprécier David Lynch. Néanmoins, même si on ne comprend rien au film, on a des chance de se faire renverser par la puissance filmique du film. Lynch tire le meilleur parti de ses acteurs, et Sheryl Lee dans le rôle principal est exceptionnelle, et je n'utilise pas souvent ce mot galvaudé.
Mais bien sûr la palme revient à la réalisation unique, en mosaïque, hallucinée et fantasmagorique de David Lynch. Les images ont l'air de sortir directement de son esprit tordu, chaque scène contient une atmosphère différente qui s'accroche à nos tripes. Sans effet spéciaux, avec seulement un éclairage inouïe et une musique qui à l'air de secouer directement vos neurones, chaque scènes nous transportent dans des ambiances chargés d'émotions, de frayeur et d'extase. L'apogée de cette méthode est dans la scène de la boîte de nuit, où les stroboscopes et le jazz lancinant nous fait oublier que nous sommes devant un écran et que nous assistons un film. Ici, nous sommes dans le domaine de l'expérience.
Seul bémol : le film a tendance à s'éterniser vers la fin, mais ce n'est rien comparé à l'avalanche d'images véhiculés dans ce film expérimental qui restera durablement ancré dans nos espri
C'est à mon sens un des films les mieux maîtrisés par David Lynch. Il y a un équilibre presque parfait entre une trame narrative prenante et concise, et l'univers, les personnages et les situations "bizarres" qu'aime mettre à l'écran Lynch. On ne s'ennuie jamais.
La bo, composée par badalamenti, est vraiment géniale, variée et colle vraiment avec l'ambiance du film.
Que vous ayez vu Twin Peaks en série télé ou non, je vous recommande chaleureusement "Fire Walk With Me" qui vous plongera dans les 7 derniers jours de la jeune Laura Palmer.
Un film très sombre, presque cauchemardesque, étrange, rempli d'émotion à chaque scène.
Un film bizarre, un scénario décousu, rempli de scènes inutiles et superflues. Une gallerie de personnages (de monstres plutôt) sortis d'une foire ou d'un asile d'aliénés, une musique obsédante (l'effet est un peu facile), tout ça pour nous présenter une vision psychédélique du jugement de st Pierre. C'est un peu trop. Même si la deuxième heure relève le niveau de l'ensemble, la première heure est vraiment trop lénifiante pour rendre le fillm réellement intéressant.
Çà fait plaisir de revoir Laura Palmer, toujours aussi désirable, dans ce prequel de la fameuse série 'Twin Peaks' tant adulée, à juste titre. Même si le film répond à certaines de nos questions (circonstances exactes de la mort de L.P, ..), et nous montre ce que l'on aurait aimer savoir pendant la série, comme la vie de débauche de L.P, la nature exacte des relations L.P-Donna-James et ses dérives, Leeland avant la mort de sa fille, Bob, etc .. ; Le film nous apporte un lot de questions sans réponses supplementaire ^^ C'est bien là l'interet de Lynch, nous faire cogiter .. Comme l'a dit quelqu'un dans un post précedant, 1h de + n'aurait pas été de trop, avec quelques personnages supplementaire .. même si l'on sait aujourd'hui qu'ils ne voulaient plus participer à l'aventure Twin Peaks .. Dommage, Peut-être à une saison 3? Vers 2015? Je l'espère.
PS: Aucun intéret de regarder le film si vous n'avez pas vu LA SERIE en entier, au préalable !!! A bons entendeurs ..