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Kalie
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4,0
Publiée le 20 mars 2019
"Cinquième colonne" n'est pas le film d'Alfred Hitchcock le plus marquant. Mais même un "petit" Hitchcock reste très agréable à regarder. D'autant qu'une histoire de faux coupable est toujours bonne à prendre. Ce film a été tourné pendant la guerre et cela se voit (patriotisme ambiant, manque de moyens). Il est empreint d'une naïveté propre aux vieux films, et certains dialogues tournent aux discours pompeux. L'interprétation est ici le maillon faible, un comble pour le réalisateur ! En effet, le jeu des acteurs n'est pas toujours très naturel, et le héros s'avère un peu trop "tendre" à mon goût. Pourtant, le savoir-faire du maître du suspense opère une fois de plus. Le scénario est solide et la réalisation sans faille. Il y a de beaux paysages, de l'action, de l'humour et du suspense. On trouve de très bonnes idées comme spoiler: la rencontre avec les phénomènes de foire d'un cirque ambulant, une scène dans une salle de cinéma qui alterne fiction à l'écran et réalité, ou encore le final tendu au sommet de la Statue de la Liberté. Le milieu social des traîtres amène à réfléchir sur les apparences. La fin du film ne se perd pas en longueurs inutiles ; c'est carré et concis. Bref, il s'agit là d'un divertissement haut de gamme.
Un très bon Hitchcock. Comme à son habitude il gère très bien le suspense et les mystères. S'il fallait trouvé un défaut je dirais que la romance est un peu trop cousue de fil blanc. Un film un peu daté mais qui plaira aux amateurs du maître.
Je continue à explorer ce génie du suspense par chance boulimique de travail et auteur d'une filmographie aussi riche que complète. Prenant les films dans l'ordre chronologique j'en arrive à ce film très intéressant sur les Etats-unis en temps de guerre face à l'espionnage et au sabotage. L'histoire d'un simple ouvrier qui bascule dans la haute trahison bien malgré lui, contraint à fuir et de faire éclater la vérité malgré un pays tout entier contre lui et à sa recherche. Un très bon Hitchcock.
La Cinquième Colonne est un film hitchcockien sorti fin des années 40 avec Robert Cummings et Priscilla Lane. Comme la plupart des autres films de cette trempe, il reste complexe d'entrer dans l'histoire, d'aimer les personnages et de ressentir les sensations qu'Alfred H. tente de nous administrer. Il fait aussi parti de ces films aux nombreuses longueurs et aux plans pas forcément intéressants. N'y a-t-il que Les Oiseaux qui puisse prouver la valeur d'Hitchcock ?
Un film d'aventure ambitieux qui nous ballade un peu partout à une vitesse folle. Il est cependant un peu moins bien construit que les meilleurs qu'Hitchcock a fait dans le genre ("Correspondant 17", "La mort aux trousses"...) et les personnages manquent de charisme.
"Cinquième colonne (le Saboteur)" (1942) Arte le 27.06.23016
Ce n'est certes pas le meilleur des Hitchcock, et il a bien failli ne pas jamais voir le jour, pourtant on le suit avec intérêt, peut-être même avec une forme de tendresse. Le choix des acteurs dans les rôles principaux n'est pas le meilleur qui soit : Cummings et Lane y sont bien peu convaincants mais celui du grand Alfred n'a pas été retenu et c'est la production qui a décidé. Le scénario n'est pas un des meilleurs, mais on trouve déjà les ingrédients qui vont faire du réalisateur un des maîtres du suspense : l'utilisation de nombreux trucages admirables pour l'époque (1942), le goût des sensations de vertige qu'on retrouvera dans d'autres films (Vertigo, la mort aux trousses (...) et tout ceci est captivant à regarder. Bien que ce film ait été enregistré, et soit sorti dans une période de guerre peu faste pour le cinéma, cette aventure n'en a pas moins attiré plus d'un million d'entrées de spectateurs dans les salles. A regarder comme quand on feuillette une vieille BD des mêmes années... willycopresto
Retraçant l'histoire d'un individu lambda victime d'un complot terroriste qui sévit sans opposition à travers les États-Unis, "La Cinquième colonne" s'inscrit dans la même lignée que le futur " Correspondant 17" qui sortira quelques années plus tard. Introduisant parfaitement ses personnages et posant les décors progressivement avec son humour habituel dissimulé dans des affiches publicitaires, Alfred Hitchcock débute sur des bases solides nécessaires à ce type de long-métrage. N'ayant malheureusement obtenu les acteurs qu'il souhaitait à l'origine, le maître du suspens du signer sa première, mais non la dernière, collaboration avec l'acteur plutôt insolite qu'est Robert Cummings. Offrant un jeu proche du stéréotype et de la caricature, le comédien amuse involontairement tout en gardant la tonalité tragique des évènements qui pèsent sur ses épaules. Bien entendu, héros hitchcockien ne serait rien sans sa blonde hitchcockienne. Endossant le rôle de l'invité surprise, la charmante Priscilla Lane réussit à compléter son collègue pour former un duo remarquablement équilibré. Seul point négatif aux attributs de ce long-métrage qui symbolise l'ascension du réalisateur britannique à Hollywood : Le scénario. Proposant un rythme exemplaire dans sa première partie, "La Cinquième colonne" souffre de quelques longueurs dans ses derniers chapitres qui perdent le spectateur dans une trop large palettes de lieux. En résumé, "La Cinquième colonne" reste toujours un film d'actualité dont s'inspirent encore de nombreux films d'action contemporains qui usent des mêmes ingrédients avec des explosions en plus et des pages de script en moins.
Un homme pris malgré lui dans un immense complot. Voilà bien une thématique Hitchockienne dans plusieurs de ses films.
La cinquième colonne préfigure un peu la mort aux trousses, qui lui ressemblent sur beaucoup de points. Mais la cinquième colonne n'est pas qu'un simple brouillon. Film rythmé avec plein de rebondissements et des scènes assez tendues, on passe un bon moment.
Mais c'est vrai que face à la mort aux trousses il ne fait pas le poids. Le tout reste tout de même sympa à regarder, un Hitchock tout à fait honnête.
Décidément, Alfred Hitchcock n'est pas à l'aise avec les films d'actualité : ici, le nazisme et l'espionnage durant la seconde guerre mondiale. Pourtant, un certain nombre d'ingrédient laissait présager de bons moments de suspens. Or, cet ersatz d'un chef d'oeuvre " Les 39 Marches" ne parvient pas à faire mieux que ce dernier : intrigue linéaire avec des personnages sans aucun intérêt même si quelques uns relèvent le niveau (le camionneur, le vieil aveugle...), une réalisation chaotique sans grande originalité ni surprise. Bref, "La 5ème colonne" déçoit pour son traitement et pour sa volonté de construire un suspens qui n'intervient que trop rarement à divers moments du film. Néanmoins, ce film se laisse regarder avec plaisir (c'est du Hitchcock quand même) notamment pour savoir le dénouement de toute cette histoire.
"La Cinquième colonne" se résume très simplement : c'est "Les 39 marches" en moins bien. Pourtant la première demi-heure du film rappelle les meilleurs moments du film britannique de 1935 qui était alors le chef d'oeuvre d'Hitchcock ; ici, la scène dans le camion, celle dans la maison de l'aveugle et surtout celle dans la caravane du cirque sont absolument divertissantes. Mais une fois arrivée à New York, l'intrigue devient caricaturale et simplette et le scénario redondant et presque ennuyeux sur la fin ; on est plus alors près du "Rideau déchiré" (Hitchcock très moyen des années 60) que des "39 marches". C'est dommage, mais il faut dire que les deux acteurs principaux, imposés à Hitchcock par la production, ne sont pas extraordinaires. Reste une comédie policière pas désagréable.
Ce Hitchcock est décevant de ses situations peu crédibles. Tourné en plein seconde guerre mondiale, il se veut propagandiste. Aussi, c'est assez lent et malgré plusieurs rebondissements, ce n'est pas assez captivant. A noter, Alfred Hitchcock aime bien finir ses films sur une escalade sur un monument américain spoiler: (la statue de la liberté ici, sur le mont Rushmore pour la mort aux trousses)
La 5ème Colonne est un film d’Hitchcock à placer directement entre Les 39 Marches et La Mort Aux Trousses, tant les similitudes sont nombreuses. La fuite où le héros traverse tout le pays tout en rencontrant une femme qui doit l’accompagner par la force des évènements, le final sur un monument historique et évidemment le thème fétiche du maître : l’innocent pris pour coupable. Tourné en 1942 le film a un coté propagande certain qui évidemment amène sa part de discours moralisateurs et de clichés quant aux méchants mais qui était importante à l’époque de la production, Hitchcock ayant toujours voulu participer à l’effort de guerre. Le scénario du film est à double tranchant. D’un côté il est plein de rebondissements et d’idées excellentes, de l’autre il est parfois exagéré et trop peu vraisemblable. Evidemment peu de films d’Hitchcock le sont, heureusement, mais d’habitude il arrive bien mieux à dissimuler les limites de vraisemblances du scénario. L’aveugle qui « discerne » l’innocence du héros sans base de jugement, le « papier S.O.S » qui résout assez incroyablement les choses, le passage avec les titres de livres, la romance un peu mal amenée ou le passage confus dans le cinéma (qui reste toutefois très amusant) sont autant de limites du scénario qui est pourtant très riche. C’est Robert Cummings qui incarne le héros traqué auquel doit s’attacher le spectateur. Cummings fait du bon boulot mais il est évident qu’il ne joue pas dans la même cour que les Cary Grant ou autres James Stewart, on aurait sans peine augmenté la force du film en ayant un acteur mieux taillé pour le rôle. En revanche les seconds rôles sont excellents, à commencer par les membres de la 5ème colonne mais aussi le vieil aveugle et le routier et bien sûr la jolie Priscilla Lane qui a un style bien moins sophistiqué que la blonde hitchcockienne habituelle (d’ailleurs le réalisateur ne l’appréciait pas) mais qui rempli bien son rôle. Personnellement l’apport du compositeur Bernard Herrmann aux meilleurs films d’Hitchcock m’a toujours semblée immense, aussi je regrette toujours son absence dans les films du maître ou il n’est pas au générique. Hélas, La 5ème Colonne fait partit de ceux-là, le film doit se contenter d’une musique qui en plus d’être mal utilisée est trop standard. D’ailleurs la scène finale est silencieuse, imaginez un peu. Malgré ses nombreux défauts La 5ème Colonne est un très bon film qui se suit avec intérêt, grâce à un rythme maitrisé et une histoire étoffée.
"Saboteur" fut vachement modifié pondant le tournage. Par l’arrivée en guerre des États-Unis le 07/12/1941, beaucoup d’événements changés en vue des circonstances politiques et sociales de l’époque. Hitchcock aurait peut-être pu prendre la situation à son avantage (étant donné qu’il y’a une politique derrière ce film, la foi à la Justice, à l’innocence et aux Droits des Hommes). Il y a un adage qui dit que les hommes sont innocents tant que leur culpabilité n'est pas prouvée ! Une histoire d'espionnage qui cache une intense propagande nazie dont le héros, bien malgré lui, est Robert Cummings en Barry Kane, accompagné par la resplendissante et séduisante Priscilla Lane qui sait ce qu'elle joue et le transmets à merveille. Tout deux auront parfois du mal à se comprendre et se faire confiance comme le spectateur, étant donné que certaines actions sont trop floues pour réussir à lier nos personnages. Néanmoins, ils se rapprochent constamment et le scénario avance sans jamais perdre une seconde. Hitchcock sait nous divertir et créer ses scènes à suspense d'anthologie, particulièrement avec son acteur Norman Lloyd, dont c’était son premier rôle au cinéma en Saboteur, et qui est parti y a2 ans à l’âge de 106 ans. "Saboteur" n'est ainsi pas le meilleur de son réalisateur certes, mais il a la pâte et les avant-goûts de plusieurs de ses futures créations comme "La Mort Aux Trousses" ou encore "Vertigo". Je conseille évidemment ce long-métrage d’une heure et demie, restant tout de même un récit d’amour, nombreux éléments qu'il connaît à merveille, déborde d'idées et sait imposer tension et atmosphère sombre à son œuvre.
Beaucoup d’ingéniosité, par rapport à l'époque on ne peut qu'être bluffé par la maitrise des effets spéciaux. Un thriller d'espionnage plutôt bien foutu avec de légère touche de suspense, je pense notamment à la scène où Fry est suspendu à la Statue de la Liberté. De plus, ça nous change des films actuels impliquant des terroristes. En effet, les saboteurs ne sont pas des étrangers mais bien de pur produit américain. Une Amérique sabotée de l'intérieure, c'est plutôt rare de nos jours. De plus, cette légère réflexion autours des apparences relève encore un peu le film. L'habit faisant trop souvent malheureusement le moine dans l'esprit des gens. L'intrigue pourrait paraitre assez classique en 2012 mais si on se remet dans le contexte temporel, on se rend compte qu'elle est plutôt classe. Chouette petit film malgré le fait qu'on ne soit pas en présence d'un chef d’œuvre dans le sens strict du terme.