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mazou31
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5,0
Publiée le 12 septembre 2012
Un chef-d’œuvre de la comédie américaine d’antan et qui reste étonnamment moderne. Ça pétille, c’est aussi brillant dans le montage alerte que dans les dialogues succulents. Mais sur un fond subtil de psychologie féminine et de critique sociale. Du grand art soutenu par une interprétation époustouflante (James Stewart eut un Oscar du meilleur acteur) des trois principaux personnages. Katharine Hepburn, qui a joué la pièceau théâtre avec un succès colossal, tient ici probablement un de ses tout meilleurs rôles… une merveille de charme, de drôlerie mais aussi de tendresse.
Référence absolue de la comédie américaine sophistiquée, qui a vraiment vécu son apogée à la fin des années 30. Hawks cherchait avant tout à créer un rythme effréné (Bringing up baby, His girl Friday), Capra à provoquer l'empathie par un humanisme naïf mais pas stupide (Mr Smith goes to Washington, It's a wonderful life). Cukor, lui, vise l'équilibre entre des situations drôles issues d'un décalage d'ordre social, et des personnages qui conservent leur humanité malgré les situations parfois absurdes. Cela donne un des films les plus appréciables jamais tourné, du genre à plaire à tout le monde. En effet, les dialogues, fins et intelligents, ainsi que l'interprétation de trois légendes d'Hollywood (K.Hepburn, C.Grant et J.Stewart) mais aussi des seconds rôles, sont extrêmement modernes. Finalement, les personnages souffrent de ce pour quoi ils sont perçus, riche et froide, irresponsable et alcoolique, invisible et sans ambition... Les riches se moquent des préjugés qu'ont les journalistes à leur propos (scène hilarante avec la petite soeur), et ces derniers s'étonnent du non-sens qui règne dans cette haute société... Du reste, si le film a un discours subtil et pas si démodé, il reste avant tout une merveille de divertissement. LE chef d'oeuvre de Cukor.
Un bon film qui repose quasi-totalement sur la performance de ses acteurs, et ceux-ci ne sont pas des moindres : Cary Grant, James Stewart, Katherine Hepburn !
Une merveille de film, l'apogée da la comédie américaine. des acteurs brillants, une mise en scène tout en légèreté, des dialogues explosifs. Bref du très grand cinéma.
Ce film, adapté d’une pièce de théâtre, est très original tant il varie les différentes ambiances et ouvre un grand nombre de possibilité entre les personnages. Le film doit énormément aux acteurs qui arrivent à insuffler vie en ambiguïté à une brochette de personnages qui, sans cela, pourraient tomber dans le cliché. Katharine Hepburn est le centre de toutes les attentions, et cela le plus naturellement du monde tant son charisme rayonne. Que demande le peuple ? ‘’ Des classiques, encore des classiques !’’
Quand l'alchimie théatrale est exploitée par les plus grands, cela peut donner "The seven year itch", "Cat on th hot tin roof" ou "Philadelphia Story'. La lutte des classes vue du côté "upper", dans le prisme déformé d'un couple qui se reconstruit en dépit des vraisemblances. Katherine Hepburn et Cary Grant sont tout simplement extraordinaires, et le tout jeune James Stewart est parfait en journaliste pauvre en tourisme dans la haute-noblesse. Répliques ciselées, scènes millimétrées... Tout ce qui fait le génie d'une pièce de théâtre est ici mis en valeur par les plus grands de l'apr-s guerre, sous la férule d'un réalisateur de génie qui ne leur laisse rien passer. Un des plus grands moments de l'histoire de la comédie américaine de cette période, tout simplement.
De ce sommet de la comédie belle et intelligente, on ne consent à descendre qu'avec la promesse d'y retourner, pour le trouver toujours aussi fascinant. Le scénario est mordant à l'égard de la haute société américaine, et en particulier des femmes, dont George Cukor et sa géniale complice Katharine Hepburn, dressent un portrait mordant et bienveillant. Cary Grant apporte l'humour et la classe du gentleman, et James Stewart son élégante maladresse. Soulignons également le jeu si drôle et juste de la petite Virginia Weidler (qui ne figure même pas au "casting complet" d'AlloCiné !) et les interprétations de tous les autres acteurs qui permettent au trio de s'élever encore. Cette comédie légère prend de l'épaisseur en abordant des sujets graves, dont le monde occidental en général (et non plus seulement l'Amérique de l'époque) est désormais le théâtre : les méthodes peu orthodoxes de la presse à scandales, le "démon de midi", les femmes de poigne "castratrices", le divorce, l'alcool festif et l'alcoolisme. Dommage qu'un tel film ne laisse espérer de grand succès de nos jours : on n'ose plus égratigner le spectateur, on préfère le comédie rose bonbon ou la charge carrément dérangeante. J'ai ri, j'ai aimé, j'ai pleuré, j'ai adoré, j'ai pensé, j'y suis retournée.
Grand classique de la comédie américaine, un délicieux triangle amoureux aux dialogues savoureux et raffinées, servi par des pépites d'acteurs, Katharine Hepburn, Gary Grant et James Stewart (oscarisé) en tête.
L'Age d'Or d'Hollywood, avec le brillant trio " Katharine Hepburn, Cary Grant et James Stewart " à l'affiche, c'est toujours un plaisir. Cependant niveau scénario c'est pas le plus folichon ni le plus captivant. C'est vraiment le charisme des acteurs qui porte l'ensemble.
Produit par Mankiewicz, dirigé par George Cukor, le cinéaste qui "aimait les femmes" (pardonnez du peu !), "Indiscrétions" est bien sûr avant tout un hymne à la lumineuse Katharine Hepburn, qui est d'ailleurs à l'origine du film puisqu'il s'agissait d'une adaptation d'une pièce de théâtre où elle avait triomphé ! C'est elle qui confère au personnage Tracy Lord toute sa morgue, sa fougue et sa fragilité maladroite, faisant du film un saisissant portrait de femme moderne et complexe, qui marqua le Cinéma. Si l'on admet, avec Cukor que "the prettiest sights in this pretty world is the privileged classes enjoying their privileges" (est-ce même ironique?), il est impossible de ne pas chavirer littéralement de bonheur devant ce - véritable - classique, pourtant pas tout-à-fait exempt d'imperfections : quelques "tunnels" au début, certains compliments un brin laborieux dans la bouche de James Stewart, qui s'en sort tout de même magnifiquement dans un rôle un peu ingrat. Mais il est impossible de ne pas rendre les armes devant tant de décadence snob et de débauche alcoolisée...
On ne peut donc créditer à Cukor toute la splendeur d'un scénario qui conjugue au delà de nos espérances la frivolité du marivaudage, faisant le sel de toute bonne "comédie du remariage", et une bouleversante profondeur quand il s'agit de l'acceptation des faiblesses humaines, son génie de metteur en scène reste indéniable : au delà du brillant prologue du film, le fait que Katharine Hepburn irradie ici comme jamais sans doute, et transforme la moindre scène, qu'elle soit de comédie loufoque ou de doute existentiel, en une célébration exaltante de la Beauté et de l'Intelligence féminine, c'est forcément le talent éblouissant du metteur en scène qui s'illustre ! Chaque personnage secondaire est précieux, chaque ligne de dialogue un éblouissement, chaque plan est une merveille de composition au service d'une narration parfaite. "Indiscrétions" nous parle en outre des tensions entre classes, de la montée de la presse "people", ce qui est loin d'être ridicule trois quarts de siècle plus tard, mais surtout de tolérance.
Le résultat : on rit, on pleure, on jubile, on trépigne... Oui, s''il y a jamais eu un film irrésistible, une Comédie indétrônable, c'est bien "Indiscrétions".
Portée par des comédiens manifestement ravis par leur partition cette comédie enlevée et sautillante alterne entre légèreté aux inspirations théâtrales et satire sociétale grâce à l'accent mis sur la psychologie de l'héroïne autant que sur les péripéties des mâles qui gravitent autour d'elle. Bien que s'appuyant sur des procédés connus, l'accord se fait harmonieux entre les questionnements sentimentaux des uns et les ambitions vindicatives des autres. Plaisant.
Sentimentale et satirique, la comédie de George Cukor ne fait pas dans l'excès, c'est-à-dire qu'elle n'est tentée ni par le mélo ni par le comique burlesque. C'est pour cette raison qu'elle figure le type-même de la regrettée comédie sophistiquée américaine. Bien qu'elle s'y prête assez souvent par son sujet et par son aspect théâtral, l'histoire se démarque du vaudeville par son refus du quiproquo et des effets faciles. Dans ce milieu bourgeois qui se prépare à un mariage, Cukor dénonce sans agressivité les journaux à ragots, la presse du cœur, dont les méthodes sont incarnées par James Stewart, puis, rompant avec la satire ou la comédie de situations, il fixe la frustration sentimentale de Tracy Lord (Katharine Hepburn) dans une fausse insouciance qui laisse deviner des dispositions plus sensibles. Chacun des comédiens fait un brillant numéro. Le film demeure une comédie mais, en dépit que le cinéaste s'en soit volontairement abstenu, il manque peut-être au sujet une véritable dynamique de comédie et des péripéties plus cocasses. Au point que j'ai trouvé le film un peu bavard.