La Femme des sables
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Plume231

4 421 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2013
La seule chose dont on peut être certain avec ce film, c'est qu'après l'avoir vu on n'a pas envie de poser un seul orteil sur une plage et qu'on préfère définitivement prendre ses prochaines vacances à la campagne ou à la montagne. Maintenant si les grandes lignes de cette oeuvre, visuellement superbe et imaginative, qui n'a pas la moindre once de convention sont compréhensibles, le fond peut faire l'objet d'un milliard d'interprétations. Déjà rien que le cataloguer dans un genre est une gageure, drame de la survie ???, thriller ???, conte ??? critique sociale ??? ; à vous de choisir. En tous les cas, une oeuvre envoûtante, surtout dans la dernière heure et demie, d'une poésie brutale voir même primaire aussi riche et inspirée dans la forme que dans le fond.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 août 2011
Magnifique, Superbe... Tout les superlatifs sont bons
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2016
"La femme des sables" est une oeuvre atypique, à la fois originale pour l'époque tout s'inscrivant dans ce renouveau du cinéma japonais, plus iconoclaste, libre et audacieux. Son réalisateur et ses scénaristes partent d'un concept loufoque et tissent, à partir de celui-ci, une intrigue aux accents de thriller qui flirte même avec le genre horrifique avec sa musique angoissante et ses passages oppressants. L'ambiance qui s'installe est palpable et donne une bonne partie de sa saveur à ce huis clos. On pourrait la qualifier d'hypnotisante, d'envoûtante et rend ce long métrage japonais passionnant même si l'on ne comprend pas toutes les subtilités de l'histoire et ses aspects symboliques. Intelligemment mis en scène, le film soulève beaucoup d'interrogations et peut générer de nombreuses interprétations mais nulle doute que l'Homme est au centre de celles-ci. Une curiosité cinématographique qui prend aux tripes.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2008
Film-phare de la «nouvelle vague» japonaise, «La femme des sables» (1964) de Teshigahara constitue l'un des trois fruits merveilleux de la collaboration de trois créateurs, à l'avant-garde de leur art propre, Teshigahara bien sûr, le compositeur Takemitsu et le romancier Kôbô Abe. Un entomologiste accepte l'hospitalité d'une femme mystérieuse sans se douter qu'il tombe de la sorte dans un piège, se retrouvant emprisonné, à la manière d'un insecte observé par ses pairs, dans un trou perpétuellement menacé d'ensablement. Vaste parabole, située à la lisière entre le réalisme et le fantastique, le film, volontairement équivoque, alimente une méditation dense et plurithématique sur l'enfermement, sur la part animale de la nature humaine, sur l'instinct de survie, sur les conditions minimales d'une civilisation ... Mais c'est surtout la mise en forme de ce contenu qui est parfaite! La photographie de Segawa est en effet une splendeur; la musique de Takemitsu est digne des plus hautes collaborations entre un cinéaste et un compositeur (et elles sont hélas très rares!); et la mise en scène de Teshigahara enfin, qui assume de manière avouée l'héritage de Resnais, est d'une créativité qui suscite une nouvelle fois la nostalgie de ce paradis perdu de l'art cinématographique que furent les années 60. Bien des séquences mériteraient d'être évoquées! Celle, saisissante, où l'homme, fuyant son trou, se retrouve traqué comme une bête dans la nuit ou encore, cette autre, fantastique, où l'homme et la femme, réduits à l'état d'insectes, sont contraints de se donner publiquement l'un à l'autre sous le regard de masques grimaçants ... Un chef-d'oeuvre, ni plus ni moins!
traversay1

4 516 abonnés 5 434 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2016
Cette histoire de prisonnier d'une maison de sable est particulièrement originale et le traitement ne l'est pas moins. Difficile à rattacher au genre fantastique, quoique. Plus proche d'une forme onirique et perverse, pile poil entre Masumura et Oshima. Noir et blanc extraordinaire. Dialogues réduits à leur simple expression mais la mise en scène est prodigieuse. Surprenants rapports entre l'homme et la femme ensablés, qui ne correspondent jamais à ce que l'on attend. Les 2 h 30 passent comme une lettre à la poste en dépit d'un léger essoufflement à mi-distance. Indispensable pour les amateurs de cinéma japonais
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2011
Du cinéma très avant-gardiste et expérimental. L’histoire est une sorte de fable absurde (avec du Kafka et du Beckett ou même le mythe de Sysiphe), existentielle, et politique sur des positions gauchisantes (le thème de l’aliénation est le plus clairement développé). Le film a les limites du genre, avec une fiction un peu trop systématique, une allégorie un peu trop appuyée, qui assèchent la profondeur poétique. C’est esthétiquement passionnant, et très japonais dans sa manière de créer de l’abstraction dans la représentation même de la réalité matérielle (très beaux plans très rapprochés de corps humains, de bans de sables, d’éléments liquides… tous d‘une étonnante sensualité). Un film intéressant, mais dans la mouvance de la nouvelle vague japonaise il y a plus abouti dans la recherche formelle ou narrative.
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2013
Film particulièrement étrange que cette "Femme des sables". L’histoire est celle d’un entomologiste qui se retrouve prisonnier, mais en compagnie d’une jeune veuve, d’une hutte se trouvant au fond d’une fosse dans la dune. La mise en scène est vraiment de qualités (certains plans sont assez novateur), la photographie est très envoûtante et les deux comédiens principaux que sont Eiji Okada et Kyoto Kishida interprètent leur personnage avec beaucoup d’émotions. Hiroshi Teshigahara réalise une œuvre assez forte et surprenante et elle mériterait d’être découverte par un large public.
Marc H
Marc H

75 abonnés 508 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2008
un chef d'oeuvre de subtilité visuelle, un scénario excellent, un casting haut de gamme, une atmosphère envoutante...génial, pas d'autres mots.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mars 2012
Film exigeant à aborder la tête reposée, ce qui n'était malheureusement pas mon cas, "La Femme des sables" nous interroge notamment sur ce qui pousse un homme à continuer de vivre lorsqu'on le prive de sa liberté. Bien évidemment riche en métaphores, le film entreprend ni plus ni moins de nous faire réfléchir sur la signification de la vie dans la société contemporaine. Soyons francs : à moins que vous soyez fans de Kafka, vous êtes autorisés à trouver ça un peu longuet et rébarbatif. Le film est beaucoup plus intéressant sur un plan purement cinématographique, avec son ambiance oppressante nous faisant presque ressentir le vent et le sable sur notre fauteuil. Cauchemardesque et sensuel, le film touche à la pure grâce dans ses gros plans : sur la peau, sur le sable, sur les insectes... des images magnifiques. Les plans plus larges, pouvant évoquer Antonioni, sont également magnifiquement composés. Seulement voilà, 2h20, c'est long pour un film d'avant-garde...
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 août 2010
Désolé, il y a plein de qualités dans ce film, mais Abe Kôbô, vraiment, c'est pas mon truc. J'avais essayé de lire "Les murs" et "L'homme-boîte" : ils m'étaient tombés des mains. On m'avait dit que "La femme des sables" était son meilleur roman: je me suis donc précipité sur cette adaptation. Mais on y trouve toujours cette prostration, cet enfermement, cette claustrophilie qui m'avaient tant horripilé dans les autres oeuvres. Teshigahara est un excellent cinéaste. Le film est techniquement superbe, avec de magnifiques images de sable en noir et blanc, la bande originale oppressante de Takemitsu, les yeux, la fragilité et la résignation désespérée de Kishida Kyôko. Même l'idée de base est intéressante - ce parallèle entre la situation des hommes et celle des insectes, tous les deux empêtrés dans les sables de leur condition et condamnés à un combat sans issue. Mais voilà, j'accroche pas, ça m'ennuie, je n'y peux rien.
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2026
Si le terme « Nouvelle Vague » désigne le mouvement qui propulsa durant une petite dizaine d’années, le cinéma français à l’avant-garde du cinéma mondial, à la même époque la manière de filmer était aussi en pleine évolution ailleurs dans le monde. En Angleterre avec le « free cinema » porté par John Schlesinger, Tony Richardson, Karel Reisz et Lindsay Anderson, en Italie avec Michelangelo Antonioni et Marco Bellochio, en Pologne avec Andrzej Wajda, Roman Polanski et Jerzy Skolimowski ou encore en Tchécoslovaquie avec Jin Menzel, Vera Chytilova ou Milos Forman. Au Japon derrière Yosujiro Ozu, Kenji Mizoguchi et Akira Kurozawa ce sont Nagisa Oshima, Yoshishige Yoshida, Shohei Imamura et Hiroshi Teshigahara qui frappent à la porte. Une « Nouvelle vague française » certes célébrée mais dont l’influence a sans aucun doute été un peu surestimée notamment dans sa forme esthétique qui aujourd’hui a passablement vieilli ajoutée à une certaine vacuité du propos qui apparait désormais comme évidente sans parler d’une prétendue révolution concernant la direction du jeu d’acteur qui n’a pas vraiment fait école sur le long terme. Qui encore aujourd’hui regarde les films de Jean-Luc Godard, Éric Rohmer, Jacques Rivette ou Jean Eustache ? Même le très talentueux François Truffaut, chef de file du mouvement qui était en réalité un classique qui s’ignorait semble pâtir aujourd’hui de cette désaffection
Hiroshi Teshigahara se voit accoler le label « Nouvelle Vague japonaise » avec « La femme des sables » présenté au Festival de Cannes en 1964 et sélectionné pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère la même année. Le jeune réalisateur ayant commencé sa carrière dans le court-métrage en 1955, rencontre le romancier et dramaturge Köbö Abe avec lequel il collabore pour « Le traquenard » en 1962. Deux ans plus tard à partir de son roman « La femme des sables » (Prix du Yomiuri en 1962), puis une troisième fois en 1966 pour « Le visage d’un autre », Köbö Abe retrouve Teshigahara. C’est en réalité une petite équipe soudée en complète harmonie artistique (Chef opérateur, directeur artistique, monteur...) qui se forme pour ce qui sera désigné ensuite comme une trilogie dont la renommée a sans dommage franchi les décennies.
Pour « La femme des sables », l’intrigue inédite et déroutante proposée par Köbö Abe ajoutée à la mise en scène tout aussi envoûtante et sensuelle qu’oppressante de Teshigahara amène le film jusqu’aux frontières du fantastique. Ce curieux mélange fait encore aujourd’hui de « La femme des sables » un film unique qui n’a rien perdu du pouvoir hypnotique de ce voyage mental d’un homme en questionnement qui renaît autrement à la vie après s’être cru perdu. Junpei, un professeur (Eiji Okada) entomologiste à ses heures perdues quitte dès qu’il le peut la vie citadine spoiler: dont il abhorre les contraintes bureaucratiques clairement évoquées par les tampons et les documents administratifs en surimpression qui servent de crédo au générique. C’est sur les plages de sable fin de la région d’Omaezaki qu’il tente de dénicher l’insecte rare en quête d’une nouvelle espèce qui pourra porter son nom. Imprudent il rate son train du retour. Des villageois lui propose de passer la nuit sur place. Commence alors sans crier gare la descente dans un monde inconnu symbolisé par une énorme fosse de sable au fond de laquelle se trouve une maison en bois où habite une jeune veuve (Kyöko Kishida) et que le professeur rejoint au moyen d’une échelle de corde aussitôt retirée une fois ses deux pieds posés au sol.

Assez rapidement Junpei comprend qu’un piège s’est refermé sur lui. L’intrigue si elle peut parfois emprunter le chemin du suspense n’est que le prétexte à examiner le cheminement mental s’opérant chez Junpei qui après des phases successives (incrédulité, rébellion, désespoir, soumission, acceptation, intégration) finit par appréhender auprès de celle qui lui est entièrement dévouée une autre approche de son parcours terrestre, loin des contraintes de la vie en société qu’il cherchait à fuir pour y retourner dès que l’heure de reprendre ses activités sonnait.
Un apprentissage radical par la contrainte sans aucun doute regrettable mais qui est peut-être le plus efficace pour sortir d’un asservissement qui ne dit pas son nom. La liberté dans les sociétés occidentales peut en effet s’avérer une contrainte poussant toujours leurs membres à se projeter vers un avenir dont ils n’ont que l’illusion de la totale maîtrise.
Une question fondamentale posée à l’homme par le scénario à portée métaphysique mais aussi politique de Köbö Abe que Teshigahara parfaitement accompagné par les images d’Hiroshi Segawa (magnifiques gros plans et jeux de lumière avec le sable omniprésent) et la musique de Töru Takelitsu, illustre avec poésie et sensualité à travers la relation amoureuse intense qui finit par lier Junpei à cette femme des sables qui restera pour lui comme pour le spectateur conquis un insondable mystère.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2025
Vous voulez une anecdote les mecs ? Non ? M'en fous, je vais quand même vous la dire : c'était peut-être moi qui délirais complètement à ce moment là, mais quand j'avais vu "La cage" de Granier-Deferre pour la première fois, je m'étais dit "eh, mais attends voir, ça me rappelle vaguement un vieux film japonais cette affaire là". Mais plus moyen de me rappeler le film en question. Et, il y a quelques jours, sans le savoir évidemment, un internaute m'a plus qu'aidé. Il y a fait référence dans un commentaire. Il m'a suffit de lire le nom de "Femmes des sables" et d'un coup, ça a fait tilt. Il a absolument fallu que je m'y recolle. Bon, comment parler de ça ? Parce que là, c'est quand même très exigeant. Il y a mille et une interprétations possibles et le plus énorme, c'est qu'elles se valent toutes. Et franchement, quand la femme raconte comment elle a perdu son mari et sa petite fille, ça interpelle vraiment. Avant tout, ce film est un pur exercice de style, expérimental jusqu'aux bouts des ongles. Mais aussi un vrai truc de cinéaste. A ce titre, la première moitié du film relève de l'exceptionnel. L'histoire tient en trois lignes, mais c'est la mise en scène qui frappe. Entre des prises de vue audacieuses, ce gros plans sur le sable qui dégringole telles des cascades et cette gestion du rythme imparable, c'est à ne plus savoir où donner du regard. Seulement, y a un problème de taille et c'est une vraie douche écossaise : 2h25 au planchot, c'est un fait, mais les 45 dernières minutes sont laborieuses et assez pénibles à suivre. On en ressort presque avec un sentiment de gâchis. Si bien qu'avec 10 minutes de plus, cela aurait été le décrochage assuré.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2022
Film qui frise avec la folie. Un instituteur se retrouve prisonnier dans une maison située au pied d'une falaise de sable qui ceinture la bâtisse. Les villageois l'obligent, lui et l'occupante des lieux, à remplir chaque nuit des sceaux de sable dans le but d'empêcher l'ensablement complet du village. C'est une lutte entre l’individuel et le collectif. L'instituteur défend sa liberté d'aller où bon lui semble, tandis que la communauté énonce un intérêt supérieur qui s'impose à chacun. Dans cette lutte, le prisonnier n'a clairement pas les atouts, mais les villageois l'obligent habilement à cohabiter avec une jeune et jolie veuve dans l'espoir qu'ils s'apprivoisent l'un l'autre et que l'instituteur finisse par accepter son sort. La promiscuité forcée entre ces deux prisonniers, leur personnalité si différente, la pression exercée par le village rend le film captivant et donne lieu à des scènes marquantes, la fête nocturne où le village au complet pousse ses prisonniers à copuler n'étant pas la moindre.
aaber
aaber

39 abonnés 402 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2007
Kafkaïen et envoutant ! Quanrante ans et pas une seule ride : le propre des chefs d'oeuvre, l'intemporalité même ! Et pendant ce temps, pas la peine de faire des patés dans le sable, sp'a Joyce ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 octobre 2011
Mon premier film japonais (je crois) est c'est plutôt un bon départ ! Film qui interroge sur la quête de la personnalité. Très intriguant et très beau dans son esthétique à la fois. Le sable est un personnage à part entière de l'histoire tellement qu'il est travaillé. Une bonne histoire mais qui souffre comme souvent dans ce genre de film, des petites choses incompréhensibles ou un peu longue ...
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