199 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
32 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
8 critiques
3
11 critiques
2
10 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gérard Delteil
256 abonnés
2 058 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 17 février 2014
Un film délicieux qu'on voir (ou revoit) aujourd'hui avec une jubilation augmentée par son côté rétro sixties. Bernadette Lafont et Stéphane Audran sont merveilleuses. Seule la scène de la piscine est un peu longue et on regrette tout de même que ce tableau de moeurs ne s'accompagne pas d'un véritable scénario. A la fin du film, on se demande aussi si Chabrol n'a pas sombré malgré tout dans le sexisme en nous disant que, au fond, les jeunes femmes sont toutes des midinettes. Mais ça reste néanmoins un grand moment de cinéma avec des scènes d'anthologie inoubliables. Curieusement, Les bonnes femmes, qui constituent une des pièces maîtresses de la Nouvelle vague, évoque parfois la poésie du cinéma d'avant-guerre des Carné, Prévert, Clair, ce qui ne donne que plus de charme à ce petit bijou.
Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol m’a profondément déçu. Le film, sans véritable intrigue, enchaîne des banalités sur la vie de jeunes parisiennes. L’atmosphère se veut réaliste mais finit par tourner à l’ennui. Ni tension, ni émotion, juste des errances sans queue ni tête. Une œuvre creuse et fatigante
Franchement, je n'ai pas compris ce que signifiait le titre du film. Alors oui il s'agit du quotidien d'un groupe de femmes - bonnes ou pas - copines parce que collègues de travail comme dans bien des cas, dont on nous raconte le quotidien de façon parfois longuette, mais quelques personnages masculins drolatiques comme les gars dans la Cadillac ou l'employeur des dites 'bonnes femmes" spoiler: dont la plus réservée qu'on imagine être l'élue d'un motocycliste mystérieux qui ne cesse de la suivre, s'avère être en fait la victime désigné d'un tueur.
Un film pas foncièrement inintéressant mais pas trop passionnant non plus, qui nous gratifie cependant d'une fin surprenante.
Sur le plan de la mise en scène c'est surement se que a fait de mieux Chabrol, qui assez dans l'esprit de la Nouvelle Vague, avec des dialogues qui rappelle Godard ou Rohmer, les rues de Paris toujours aussi bien filmé, les actrices sont très bien chacun dans leur rôle, Clotilde Joano qui rêve au grand amour, Bernadette Lafont qui elle pense a drague où être drague, Stéphane Audran qui est super en chanteuse de cabaret, et Lucile Saint-Simon qui elle veut épouser un bourgeois, il y a aussi une sublime photographie et une bonne BO, mais je ne suis pas sur avoir tout compris surtout a la fin, ce qui empêche apprécie tout le film à voir comment il va évaluer sans ma tête.
Il y a quelque chose de très satanique dans ce film, avec ces gros plans en grand angles, ces enfantillages dépravés, ces crises hystériques, ces personnages malicieux, pervers. Chabrol nous livre un point de vue acéré une fois de plus envers la conduite animale sur la route de ses désirs. Le climax se présente comme un épanouissement final : l'assouvissement suprême, le meurtre de la femme désirée.
C'est dommage que le récit ne soit pas mieux tricoté, car l'histoire, je trouve, appelait à une écriture plus structurée et plus profonde, et à mon sens, le cinéma demande un peu plus de dialogue avec le spectateur.
Je ferais la même réflexion à la mise en scène, qui a tendance à se laisser couler sur les scènes dialoguées, dont la platitude appui les longueurs du scénario.. Je pense aux répétitions alternées des point de vues qui font vraiment travail bâclé.
Je m’étais juré de ne plus voir aucun film de la Nouvelle Vague. C’était ma résolution de 2024. J’ai assez perdu mon temps, « La maman et la putain » de Jean Eustache m’a achevé ! Le cinéma doit rester un plaisir, une curiosité, une affinité. Ça ne sert à rien de s’infliger un cinéma pour lequel je suis hermétique. Inutile d’insister, il n’est pas fait pour moi. Claude Chabrol est un des parents de la Nouvelle Vague, il m’est plus digeste. Puis peu à peu il s’en éloignera.
Avec « Les bonnes femmes », Chabrol se focalise sur les petites gens, en particulier sur quatre jeunes femmes, toutes employées dans un magasin d’électro-ménager. Chabrol brosse une petite étude sociale de cette année 1960. A cette époque, c’était le plein emploi, cinq femmes dans un magasin peu fréquenté par les clients. On ne verrait plus ça de nos jours.
On retrouve bien les principes de la Nouvelle Vague avec « Les bonnes femmes »: tournage en extérieur, confusion entre vérité et fiction, ou fiction et documentaire ; séquences qui s’étirent insupportablement comme la visite aux Jardins des Plantes et dialogues creux jusqu’à l’os ! Sans compter une direction d’acteurs qui laisse à désirer, ou poussée à l’exagération, je pense à Bernadette Lafont (Jane) et le repoussant Pierre Bertin (Monsieur Belin) . Toutefois, je dois reconnaître que le réalisme de l’ennui de ces quatre femmes est très bien rendu, ennui contagieux puisque je m’y suis ennuyé par moments.
Ce film a été interdit aux moins de 18 ans à sa sortie. Je veux bien le concevoir, l’audace de ces femmes qui osent braver la bienséance sociale, un patron salace et une fin glaçante que je refusais d’appréhender - pauvre Jacqueline (Clotilde Joano ) qui a vu le loup dans les bois - participent à cette interdiction d'époque. Mais préserver encore une interdiction à ce jour, même aux moins de 16 ans, me paraît dépassé comparé à ce que l’on voit de nos jours. Bref, contre toute attente, un bon Claude Chabrol, qui mine de rien, a une approche féministe... ce qui pourrait concourir à cette interdiction... Hum...
Chronique de mœurs pleine de charme et de naturel mais peu captivante, sur le quotidien de quatre femmes insouciantes qui cherchent à s'épanouir. Un doux ennui !
Chabrol n'a pas fait que croquer la bourgeoisie provinciale (sa cible préférée), il a aussi disséqué, notamment dans ce film, la jeunesse parisienne avec ses rêves et ses frustrations. Dressant plusieurs portraits de femmes jeunes et belles entourées de tout un tas de mâles aux intentions suspectes, il livre ici une analyse de l'ennui qui ronge cette jeunesse à l'aube des années 60. Plutôt subtil dans sa démarche, le film souffre toutefois d'une absence quasi intégrale de scénario (on sentirait presque le bricolage au jour le jour) ainsi que d'une tendance à tout noyer dans le bruit et les cris qui rend le film par moments difficilement supportable. Loin de ses meilleures réalisations, le film avait toutefois de l'idée, et un casting féminin plutôt à son affaire.
Si il y a bien un film de Claude Chabrol que je n'aurais demandé qu'à aimer, c'est bien celui-là... Il présente l'existence terne et ennuyeuse de quatre vendeuses d'une boutique d'électroménager qui recherche l'évasion dans des divertissements et des personnes tout aussi minables égratignant les hommes dans leur médiocrité active mais aussi les femmes dans une médiocrité plus passive ; c'est le très grand mérite de cette oeuvre, qui l'a fait passer pour misogyne alors qu'elle est surtout réaliste de ce point de vue-là (pas taper SVP !!!)... Quand on reste dans l'ordinaire, quand on reste du point de vue de ces "bonnes femmes", le film est réussi mais le gros problème c'est Claude Chabrol, alors encore dans la période "Jeune Turc de la Nouvelle Vague voulant tout prouver", est incapable de faire les choses simplement en se sentant obligé de faire dans la prétention avec des digressions techniques et narratives encombrantes et qui finissent par rendre le film long et peu intéressant. On peut ajouter aussi que le sort final de la protagoniste qui recherche le grand amour, jouée par Clotilde Joano, est franchement trop gros pour être crédible avec le ton adopté ou qui du moins aurait dû être adopté tout du long. La simplicité a souvent du bon et elle aurait admirablement servi cette oeuvre si Claude Chabrol avait eu l'idée de l'utiliser, dommage, fortement dommage...
Réalisé par Claude Chabrol en 1960 "Les Bonnes Femmes" est une critique acerbe de la condition féminine, suivant quatre jeunes femmes parisiennes en quête d’évasion. Avec un style froid et distancié, caractéristique de la Nouvelle Vague, le film oscille entre satire sociale et drame, montrant la banalité de leur quotidien. La fin tragique souligne un pessimisme marqué, bien que l’approche distante et le rythme lent puissent dérouter certains spectateurs. Une œuvre subtile mais parfois difficile d’accès.
Le titre misogyne du film et son interdiction aux moins de 18 ans, à sa sortie, laissent perplexe. Les intentions de Claude Chabrol et de son scénariste Paul Gégauff également. A travers les quatre vendeuses passives ou rêveuses ou impertinentes du magasin Belin, le film est-il le portrait des jeunes filles du début des années 60? Chabrol nous les montre romantiques -"est-ce que les hommes nous espèrent autant que nous?- jusqu'au cliché, dociles ou délurées (comme avec Bernadette Lafont, qui impose une nouvelle fois sa belle personnalité de comédienne, dans la longue scène d'ouverture, de fête, de flirt, de beuverie), un peu cruches aussi quand elles songent au prince charmant. Pour autant, en face d'elles, les hommes ne valent pas mieux, dragueurs balourds jusqu'au malaise, pervers ou fils à papa. Le film a fait scandale à l'époque. On peut s'en étonner mais, précisément, c'était l'époque. Certains traits ont pu heurter les féministes comme les chantres des bonnes moeurs. Aujourd'hui, il reste une sorte de comédie burlesque déstructurée et éclatée dont on a un peu de mal à comprendre la démarche. Aucun des personnages ne sort vraiment indemne d'une comédie où, en définitive, on rit jaune. Une chose est sûre: ce cinéma n'est déjà plus le "cinéma de papa".
Quelques longeurs, mais comment oser résumer les rêves de ces filles en "rêves de pacotille", ces jeunes filles qui rêvent de rencontrer l'amour. Très belle vision de Paris 1960, meme si j'y vivais je n'en connaissais pas les dessous de la nuit, auxquels mes parents n'avaient pas accès. Les deux actrices moins connues font le job et auraient sans doute mérité la renommé de Pauline Lafont et Stéphane Audran. merci au cinema de Vieux Boucau dans les Landes pour sa retrospective Chabrol tous les lundis de l'été vers 18 h... Aussi le film ne devrait plus être interdit aux moins de 18 ans.
"Quatre vendeuses travaillent dans un magasin d'appareils ménagers dans l'attente de l'heure de la sortie qui leur permet de vivre leurs rêves de pacotille. Jane se laisse trop facilement draguer. Rita accepte un mariage médiocre. Ginette se produit dans un music-hall miteux. Jacqueline, rêvant du grand amour, rencontre un sadique qui l'étrangle." Ce résumé dit parfaitement tout ce qu'il y a dans ce film. Le reste n'en est que le délayage dans une sauce ennuyeuse et vulgaire. Admettons qu'à son époque le film a pu passer pour insolent et l'insolence pour une vertu, quand le cinéma était trop sage. C'est sa seule excuse. Heureusement pour lui et pour nous, Chabrol s'est vite éloigné de la "nouvelle vague" pour faire des films parfaitement maîtrisés.
« Les Bonnes Femmes » est une comédie dramatique voire tragique réalisé par Claude Chabrol en 1960. Les rôles principaux n'ont été attribuées qu'à 4 actrices : Bernadette Lafont, Stéphane Audran, Lucile Saint-Simon et Clotilde Joano. Film à la fois sombre et moderne, Claude Chabrol dresse un portrait désenchanté de la jeunesse féminine des classes populaire et petite-bourgeoise au début des années 60. L'ennui est la cause principale des actions des 4 jeunes femmes, elles fuient le travail par des fantasmes éphémères et des quêtes amoureuses. « Les Bonnes Femmes » est tourné comme un document social sur le Paris du début des années 60 : Claude Chabrol filme l'ambiance et les mouvements de Paris, notamment les lieux de plaisirs (dancings, cabarets...) comme des enceintes de la solitude pour mettre en évidence l'ennui féminin.