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Truman.
275 abonnés
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4,0
Publiée le 12 février 2014
Un film de gangsters Français a l'Américaine, baignant dans une ambiance froide au rythme lent et posé. Melville offre une vision percutante du banditisme avec classe, sobriété et violence . La réalisation est excellente, le noir et blanc magnifique, Lino Ventura parfait mais globalement trop long et mal rythmé bien que l'on reste accroché grâce au scénario bien écrit et a l'ambiance qui s'en dégage .
Évadé de prison, Gustave retrouve Manouche et Alban alors qu’ils traversent une mauvaise passe. Traqué par le commissaire Blot, il est engagé par une équipe projetant le braquage d’un transporteur de fond. Ce film est le premier de la seconde période de Melville, celle des 5 derniers films, où s’affirment son style et ses préférences. Un style hiératique, réduisant les effets, dilatant les scènes, usant d’ellipses qui forcent à la réflexion, goûtant les silences, les lieux déserts, les banlieues minables, les chambres sordides, mais aussi l’artifice des cabarets, la musique de Jazz et les voitures américaines ; une façon de filmer créant une impression de vacuité envoutante. Les personnages sont plus importants que l’action ; ce sont des solitaires, à la marge de la société, guidés par leur morale et vivant d’amitié. Basé sur un roman de José Giovanni, Le deuxième souffle est l’archétype de ce style, avec ses aspects positifs et négatifs. Au crédit : la séquence d’ouverture sans une parole, l’ambiance des cabarets, la préparation de l’attaque (sur la route des crêtes entre Cassis et la Ciotat), la scène où « Gu » est manipulé, la sobriété des scènes d’action, des dialogues assez percutants, le jeu de Lino Ventura et de Michel Constantin. Au débit, une langueur qui tient à une excessive dilatation (film de 2h20 !) et à un choix de séquences discutable. Contestable aussi la prestation de Paul Meurisse, qui bien qu’excellente, participe du climat des comédies brillantes façon Sacha Guitry, à l’opposé de l’atmosphère de Melville. On admire donc presque toujours, on est pris parfois par les personnages ou l’intrigue, et l’on s’ennuie d’un ennui de qualité pendant d’assez longs moments.
Un vrai polar qui m’a laissé une impression mitigée. Voulant atteindre à l’épure, Melville délaisse toute psychologie, et l’on a peine à comprendre les mécanismes et les motivations des comportements des différents personnages ; en même temps, les événements manquent de crédibilité. Plusieurs grands polars ont été assimilés à la tragédie, mais pour que cela fonctionne, il faut un scénario plus élaboré, que les faits s’enchainent par une logique et un mécanisme dépassant les volontés humaines. Or là, le scénario est banal, hormis deux belles trouvailles (la « marque » du tueur et l’imposture policière). C’est la faiblesse du film, avec ce regard gênant frisant l’admiration sur la « morale » du milieu, probablement dû à José Giovanni. La force du film, c’est son rythme, sa réalisation, un Paul Meurisse mémorable et quelques dialogues savoureux : grâce à cela, Melville parvient à conserver à cette histoire un intérêt constant et un certain souffle ; ce souffle contenu dans le titre, et que le personnage principal, Gu, peine à retrouver dès la première scène.
Melville prend le temps de développer ses personnages, leur psychologie et les relation qui les unis, ne s'interessant finalement qu'assez peu au braquage (on ne voit par exemple aucun préparatif) qui n'est finalement là que pour précipiter les évênements. Le héros joué par Lino Ventura est un gangster à l'ancienne et vieillissant, conscient que son temps est terminé mais qui se lance dans un dernier coup pour une question d'honneur. Il regrette les nouvelles pratiques des jeunes malfrats, et même les nouvelles méthodes policières. On notera au passage la présence d'un Paul Meurisse en grande forme, en particulier lors de sa savoureuse première apparition. Le cinéaste prend également le parti de ne pas dévoiler tous les détails de son histoire, laissant volontairement de nombreux détails flous ou sans réponse. Le film s'ouvre ainsi en plein milieu d'une évasion, Melville renforcant le côté destabilisant de cette ouverture par des choix de cadrages surprenants et très travaillés. De la même façon, il n'explique jamais les origines du contentieux opposant Gu et Paul Ricci quand bien même il s'agit d'un des principaux moteurs du récit. Le cinéaste maîtrise complètement la durée de son film (2h30) et installe sur la longueur les enjeux de son récit pour les faire se rejoindre lors du réglement de compte final.
Le Deuxième Souffle est le film qui renforce le talent pour le réalisateur Jean-Pierre Melville a de un,réaliser de bon polar à la française et de deux à parler du milieux criminelle comme personne!!!Ce polar français est menée par un très bon casting,on retient les performance de Paul Meurisse dans le rôle de l'inspecteur et de l'excellent,le légendaires et le monstre du cinéma Lino Ventura(à qui je voue un culte) dans le rôle du truand Gus,ce qui est bien avec cette acteur c'est qu'il peut très bien joué le rôle d'un inspecteur de police comme il peut très bien joué un truand!!!Ce polar possède aussi un très bon scénario avec de bon rebondissement et surtout un très bon dénouement,un dénouement tragique où spoiler: le personnage de Lino Ventura meurt tragiquement,un peu comme les personnages de Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo dans Le Cercle Rouge et Le Samouraï pour Alain Delon et Le Doulos pour Jean-Paul Belmondo,le héros meurt tragiquement !!Il y a beaucoup de liens qui unissent ce film et les autres polars de Jean-Pierre Melville ce qui va donner l’expression "film melvillien",,à savoir les imperméables et le chapeau,les mêmes habits aussi bien pour les flics que pour les truands ce qui brouille la différence entre les flics et les truands,la nuit,il y a aussi les petits détails comme les gants blanc et la torche du personnage de Jean-Paul Belmondo dans le Doulos qu'on retrouve un peu dans les mains du personnage d'Alain Delon dans Le Cercle Rouge,les voitures un peu à l'américaine qui renforce l'hommage et le fanatisme de Jean-Pierre Melville pour les polars américain de John Huston par exemple,les débuts un peu silencieux qu'on retrouve dans Le Samouraï et Le Doulos,les bars avec musiciens et danseuses qu'on retrouve dans Le Cercle Rouge,Le Samouraï et Le Doulos et puis une action qui accompagne le générique comme Lino Ventura qui court avec son complice pour ce film,Un train qui s'en va pour Le Cercle Rouge et puis le personnage de Serge Reggiani qui marche seul sous un pont dans Le Doulos!!Tout cela sont des ingrédient qui peuvent faire en sorte qu'on reconnaisse un film de Jean-Pierre Melville entre mille(Bon j’exagère un peu) mais il y a comme même un défaut dans ce film,à savoir que ce film est un peu trop longs et il y a des longueurs parfois!!Mais cela reste quand même un très bon film,à voir absolument!!!
Rien qu'à prononcer le nom de Jean-Pierre Melville, la première chose qui nous vient en tête est le "film noir" à la française, genre dans lequel ce dernier s'est le mieux illustré au cours de sa carrière. "Le Deuxième Souffle" entre pleinement dans ce genre. Adaptation du livre de José Giovanni, "Le Deuxième Souffle" offre un univers sombre et violent de première qualité avec retournements de situations, dialogues percutants, élements bien ancrés dans ces polars français des années 60. Un certain charme s'émane de la réalisation et ce, dès les premières minutes ou Gustave (Lino Ventura) s'évade de la prison ou il était retenu en compagnie de deux acolytes. Les plans utilisés lors de cette évasion sont surprenants et cette originalité ne pâlit jamais durant l'intégralité du long-métrage. La mise en scène est aussi de grande qualité, bien "vintage", mise en scène quasi théâtrale par l'abondance des dialogues et ces unités de lieux. Au "Deuxième Souffle" on ne peut que regretter le fait que certains moments soient soporifiques mais, fort heureusement, assez rares pour évoquer un réel point négatif de grande envergure. Melville exprime ici tout son talent et filme un polar prenant aux tripes, assez lent mais ô combien excellent, porté par un Lino Ventura toujours au top de sa forme et secondé par Paul Meurisse, épatant en commissaire.
Un polar génial un noir et blanc superbe des acteurs très bon et un Paul Meurisse stratosphérique Une intrigue assez simple même si certains s y ont perdus??? sans doute trop habitués aux nanars américains pour ados ou l on explique au moins 3 fois les choses Un étonnement quand même la scène de torture à l eau à été modifiée et très "allegee" pour ne pas déplaire à la police d aujourd'hui ??
Ce n'est pas le meilleur film de Jean-pierre Melville. Néanmoins ça reste un film sympa à voir. Bon gros inconvénient, la première heure est franchement longue. J'ai vu le film en deux fois, sinon c'est beaucoup trop long. A part ça c'est une mise en scène plutôt bien faite. Un braquage intéressant. lino ventura est merveilleux, ce n'est pas à lui non plus son meilleur film mais il s'en sort très bien. Amateur de film noir, celui-ci est fait pour vous.
Le Deuxième Souffle s'impose comme un des meilleurs films noirs français. Melville prend d'abord le temps d'installer l'intrigue, brillament écrite par Giovanni, avant de faire accélérer le rythme du récit, accélération qui mènera le "héros" (sublime Ventura !) vers sa fin, inéluctable. Le jeu des acteurs est remarquable (rôles secondaires y compris) et les dialogues savoureux. Un film à voir absolument: du grand Melville !
Sommet du film de gangster à la française. Paul Meurisse est tout simplement énorme ! Lino est comme à son habitude, un des plus grand et Christine Fabrega dite Manouche fait une femme du milieu des plus convaincante. Un polar sombre, tendu où rien n'est superflu. Un bémol, c'était l'époque où les cinéastes ont fabriqués le mythe du code de l'honneur des voyous.......totalement faux........... sinon film prenant.
Polar à la française au style un peu appuyé. Mise en scène et direction d’acteurs minutieuse, distribution prestigieuse (Paul Meurisse, Raymond Pellegrin, Jean Constantin…) mais scénario alambiqué.