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Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2010
Un vrai film de gangsters, avec des dialogues fantastiques. Les acteurs sont si parfaits que l'ensemble reste très naturel et terriblement haletant. Lino Ventura en impose, et les relations ambigües et pleines de suspicions entre les differents protagonistes sont intenses et passionnantes. Un régal.
Un excellent polar français en noir et blanc des années 60 avec les impeccables Lino Ventura (dans le rôle de Gu, un mafieux ayant certains principes même s'il peut tuer de sang-froid) et Paul Meurisse (dans la peau d'un commissaire à l'esprit vif et qui manipule à merveille l'ironie) sans oublier le reste de la distribution (avec notamment Raymond Pellegrin, la voix de Fantomas). Une bonne surprise.
Un classique signé par l'excellent cinéaste que fut Meville. La scène du braquage du fourgon est remarquable. Paul Meurisse est vraiment éblouissant dans le rôle de l'inspecteur.
Je m'appesantirai pas sur les qualités strictement cinématographiques du film: prises de vue travaillées au millimètre, montage proche de la perfection, jeu des acteurs fabuleux, etc. D'autres l'ont fait à merveille. Non! juste un mot sur le fond. Nous avons affaire à une tragédie grecque. Et l'une des plus belles du cinéma mondial. Un homme (Lino Ventura) se trouve prisonnier de son destin: ancien truand évadé, il est condamné à vivre en marge de la société . Cette société de gens corrects incarnée par le commissaire (Paul Meurisse) tellement bien élevé que son langage est digne des meilleurs auteurs français. Pourtant, ce truand dispose de son code d'honneur: ne pas trahir les siens, ne pas les balancer. Et là, il va se trouver face à une machination. Grâce à un astucieux stratagème, le commissaire parvient à l'enregistrer en train de commettre une énorme bourde: il cite l'un des siens croyant parler à un autre truand. Blessé au plus profond de lui même, il va chercher par tous les moyens à effacer cette terrible réputation qui risque de lui coller à la peau: être une balance. Il règle ses comptes avec les faux frères mais reste la réputation. Je n'en dis pas plus. Regardez le film et relisez après cela "Antigone" ou "Œdipe roi" et savourez cette étrange filiation.
Un film de qualité ! Sobre ! Epuré! Dépouillé ! Riche en péripéties et en personnages complexes ! Scénario bien construit ! Excellente direction d'acteur ! Suspens sans cesse renouvellé ! Méditation existentielle,au delà du temps ! Puissant ! Chapeau bas à J.P. Melville et J. Giovanni ! Du grand cinéma !
Une oeuvre rare,d'exception,dense,solennelle,insolite,intelligente,profonde,épurée,puissante,captivante,noble,rigoureuse... Un travail d'orfèvre... Marquera pour toujours, l'histoire du cinéma Français...
Un grand polar des années 60. Une mise en scène précise, des dialogues ciselés et des acteurs parfaits. Lino Ventura crève l'écran au service d'un grand Melville.
Un très bon film policier. On est pris dans le scénario, le casting est très bon. Il manque juste peut-être une petite musique par moment, mais le cinéma à l'époque voyait les choses autrement. Sinon, il y a tout ce qu'il faut pour faire un bon film de gangster : évasion de prison, braquage, règlements de comptes, traque policière ... Bref, un excellent film de ce très grand monsieur qu'est Jean-Pierre Melville !
Noir, épuré, presque glacial : «Le deuxième souffle» est pour moi l’un des meilleurs Melville, une œuvre significative dans l’histoire du cinéma français. Signalons tout d’abord la performance de Lino Ventura -absolument extraordinaire- et des nombreux seconds rôles. Mais plus encore que par son casting, ce film brille par sa réalisation et son scénario, tous deux sobres à l’extrême. Comme souvent, Melville arrive à dégager une ambiance inimitable, avec une fin forcement tragique. Du très grand cinéma.
L'univers Melvillien est un empire. Les bases d'une grande civilisation, appelé le Cinéma. Génie intemporelle, Melville nous touche avec sa grâce habituelle. "Le Deuxième Souffle" est un film unique, d'une élégance peu commune, contrasté par une violence presque admirable. Une atmosphère étrange, une fumée onirique, un jazz prenant forme humaine. Le charisme inéluctable, d'un casting transcendant l'écran. C'est ça, le cinéma, un grand moment de frissons et de corrélation des sens.
Un bon film de gangsters français avec l'irremplaçable Lino Ventura. Un film des années soixante, époque où on savait faire des polars en France sans essayer de calquer les réalisations outre-atlantique. Les acteurs sont naturels. C'est classique inaltérable dans le temps !
Un film qui démarre lentement pour aller loin. Loin dans ses personnages, dans son récit, dans son habillage sonore, dans sa profondeur de champ, dans son cadrage, dans ses valeurs de plans, bref dans sa mise en scène. Il est a peu près certains que l'enchaînement de plans, pendant l'arrivée du fourgon blindé, qui amène progressivement au plan du fourgon qui roule entre les deux motos, vu en surcadrage depuis la voiture des malfrats fait partit des quelques plus belles mise en scènes qui soit.
Le Deuxième Souffle est un thriller policier adapté d'un roman écrit par José Giovanni. L'histoire oppose principalement le criminel parisien évadé de la prison de Castres Gustave Minda (Lino Ventura), ou "Gu" pour faire court, à l'inspecteur Blot (Paul Meurisse) qui le poursuit sans relâche. Blot, est sacrément rusé et connaît tous les tenants et aboutissants du monde criminel, il calcule tout et son raisonnement déductif est sans précédent. Film d'une qualité insolente avec des gangsters durs, des évasions de prison, des braquages et des fusillades. La mise en scène, le cadrage ou encore la qualité d'image exceptionnelle de la caméra de Melville font que ce film noir se démarque. Oui, il dure deux heures et demie, mais pour moi, le rythme était très gérable et j'ai été pendant toute la durée du film, plongé dans la cavale de ''Gu'' bien décidé à laver son honneur.
Encore un grand film signé JP Melville, la maitre francais du polar. Que des gueules de vrais truands a l 'ancienne....... Ventura,Meurisse,Constantin........MANOUCHE,GU,Alban,le comissaire. Du grand art.