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mickael l.
50 abonnés
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3,5
Publiée le 15 avril 2022
Pour moi le meilleur film de Delon qui prouve tour son talent devant le géant Gabin et quel plaisir. C'est un poil exagéré sur le braquage . Mais ce film est taillé sur mesure d'un grand polar .
L'un des polars de braquage (Heist movies comme les disent les ricains maîtres en la matière) français mythiques. Cette mélodie peut certes paraître aujourd'hui surannée autant dans la réalisation que dans le jeu des acteurs un poil théatralisé. Mais elle réserve aussi un joli suspense, la rencontre de 2 monstres sacrés du ciné français Delon & Gabin, et une élégance formelle indéniable. Léger bémol pour moi, la fin. spoiler: Quoique filmée de façon tendue, elle est incohérente avec le supposé professionnalisme et l'expérience d'un Jean Gabin pas du tout inspiré pour le coup. Qui cacherait un butin d'1 milliard aux alentours du casino et, encore pire, mettre les sacs dans une piscine au vu de tout le monde? Pas un professionnel du braquage en tous les cas...
Ce film est proche de la quintessence du film policier français des années 60. C'est un petit chef d'oeuvre. Notamment du à la réalisation simple mais soignée de Verneuil et à l'interprétation du couple Gabin-Delon. Le film se déroule en trois parties environ. J'ai préféré la première, celle où l'histoire débute et Verneuil prend son temps pour nous présenter le personnage de Gabin, un vieil escroc qui veut faire un dernier coup. La seconde partie est un peu moins rythmée, néanmoins la voix off de Gain ajoute quelque chose. Le braquage et la fin du film sont l'apothéose, la tension monte et c'est maîtrisé de bout en bout. Sans beaucoup de paroles.
Présentée aujourd'hui comme la réunion entre deux acteurs de légende du cinéma français, le succès de Mélodie en sous-sol est tout autant du à l'inspiration de son réalisateur, Henri Verneuil, et de son dialoguiste Michel Audiard. Ce film présente la rencontre entre deux gangsters de génération différente : Gabin en vieux briscard tout juste sorti de prison, avide de terminer sa carrière en beauté, entre en complémentarité avec l'insouciance maîtrisée et juste d'un Delon en grande forme. Verneuil à la baguette nous offre des séquences parfaitement maîtrisées : l'arrivée à Sarcelles de Gabin, l'entrée en scène du jeune loup Delon, la scène du casse et bien entendu la séquence finale de la piscine. Il est toutefois étrange qu'un très improbable rebondissement scénaristique soit à l'origine d'une des originalités visuelles les plus marquantes de l'époque, celle qui clôture d'ailleurs le film. Le tout est rythmée par une BO très bien sentie et quelques dialogues succulents signés Michel Audiard. Un super film d'ambiance sur les années 60 !
Un film culte qui fait partie du patrimoine du cinéma. Des scènes mémorables, une musique intelligente et des dialogues bien ficelés et savoureux. Le côté un peu machiste de Delon pour l'époque, ça passerait moins aujourd'hui, mais les premières scènes dans la banlieue de Sarcelles, où Gabin cherche sa maison, la seule maison qui reste au milieu de la forêt d'immeubles, c'est tout une époque. On voit Michel Magne diriger l'orchestre du casino.
Bon film servi par un tandem de choc sur des répliques de Michel Audiard. Dans l'ensemble, le scénario manque d'envergure et manque de croustillant. Sans parler d'ennuie, cette histoire de braquage aurait pû être plus passionante au lieu d'être prévisible et sans suspens. Du bon cinéma néanmoins....
Les dialogues de Michel Audiard ont toujours su apporter de la saveur aux films dans lesquels il participait, en une scène, la biographie de ses héros et de tout leur univers est défini dans un déluge de répliques mordantes et divertissantes. En revanche, ils n'ont jamais permis à un film d'atteindre la grandeur. Mélodie en sous-sol ne perd aucune scène pour définir ses deux héros et leur opposition, un vieil expérimenté et une petite frappe pour un casse sans précédent. Le plan se suit avec un rythme soutenu jusqu'à ce que...tout se traîne. Verneuil a choisit de faire du gros coup le climax de son film alors que la tension entre les instigateurs aurait pu remplir ce rôle dans l'après, les faire chuter ou triompher. A peine la besogne accomplie qu'il doit conclure sur une fin sortie de nulle part qui ne répond pas à toute l'organisation qui l'a précédé. Comme si tous ses constituants, de la fausse amourette à la perspective d'abandon pour le droit chemin ne signifiait rien d'autre qu'une attente pour épaissir un film trop lourd à la fin trop légère. Un bon franc-parlé et une bonne mise en condition, tout ça pour un simple casse.
Charles sort à peine de prison pour retrouver son épouse dans sa banlieue méconnaissable de Sarcelles qu'il a déjà en tête le plus gros coup de sa carrière capable de lui assurer des vieux jours tranquilles : le braquage du casino du Palm Beach à Cannes. Il engage comme homme de main Francis, petit voyou rencontré en prison, et comme chauffeur Louis, beau-frère de ce dernier. Chef d'oeuvre du cinéma français, Mélodie en sous-sol a toutes les qualités d'un grand film : un scénario solide, d'excellents dialogues de Michel Audiard (pléonasme) dont certains sont passés cultes, une réalisation inspiré du grand Henri Verneuil, une musique de Michel Magne rythmée hommage aux BO Jazz des polars américains, et surtout un duo d'acteurs au sommet à savoir Jean Gabin et Alain Delon, eux-mêmes épaulés de seconds rôles de poids comme l'excellent Maurice Biraud. Tout est réussi, on suit avec passion la préparation de ce qui s'annonce comme le casse du siècle, la fin formidable est une des plus célèbres du cinéma, et le dépaysement est garanti avec les plages de la Côte d'Azur. Un grand classique qui se revoit à chaque fois avec le même bonheur que la première fois.
Un grand Film d'Henri Verneuil..légèrement vieillit mais qui balance bien même si c'est en noir et blanc..Les plans de Cannes, sa Croisette , le Palm Beach sont super..et le duo Jean Gabin et Alain Delon est superbe..Alain Delon au summum de son art..L'intrigue est bonne et la cadence est bonne..À ne pas rater et a le revoir avec plaisir..
MELODIE EN SOUS-SOL (1963): Le casse d'un casino. Le boss, Charles, joué par l'acteur Jean Gabin, un homme que l'on ne contredit pas car le tranchant de ses paroles lui donne toujours raison. Son acolyte, Francis, personnage élégant au charme foudroyant, qui mieux qu' 'Alain Delon pour vêtir le costume de ce gentleman cambrioleur, un physique aux traits parfaits. Des dialogues de Michel Audiard, chaque mot claque comme une cartouche qui rythme et donne le tempo des scènes où le faces à faces peuvent devenir très musclés. Des images en noir et blanc enveloppées par une musique jazzy des années 70, agréable aux tympans qui nous fera glisser dans un holdup rocambolesque bien mené du début à une fin inattendue. Un excellent moment de cinéma.
J'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose à ce film... Un classique, oui, mais peut-être à conseiller surtout aux inconditionnels de Gabin ou Delon...
Un bon film policier signé Henri Verneuil. Avec le duo mythique Jean Gabin en vieux briscard et Alain Delon en jeune loup. La mise en scène est efficace et les scènes du cambriolage et de la fin au bord de la piscine sont excellentes.
Ça fait du bien de revoir un bon vieux film à l'ancienne avec de grands acteurs français et pas les phasmes du cinéma actuel. Le début et la fin sont excellents et même si le rythme ralentit un peu au milieu du film, l'ensemble est une fable assez savoureuse qui parle très bien de cette période de mutation que sont les années 60.
Film de casse des années 60 qui vaut pour son duo d'anthologie Gabin-Delon. Ce dernier n'a pas eu à forcer sa nature pour jouer le jeune voyou. Il est "Delon" avec une grande élégance. Par contre Gabin cabotine en portant des lunettes de soleil en pleine nuit. Le casse est capillotracté, tout comme le final, scène marquante dont chacun se souvient.
La première demi -heure consacrée à la découverte des différents personnages vaut par les très savoureux dialogues de Michel Audiard, parfaitement dans son style. Ensuite quand « l’action » commence, avec les préparatifs puis la réalisation du « casse », c’est la platitude absolue, sans rythme, sans idée, avec des scènes qui s’étirent sur une musique assourdissante pour remplir le vide, jusqu’au dénouement qui recèle au moins une jolie idée visuelle. Sur le même schéma (assez fréquent) d’un homme qui sort de cinq ans de taule et qui met au point son dernier gros coup, Stanley Kubrick avait livré sept auparavant le formidable « L’ultime razzia » ; cela permet de mesurer l’écart abyssal entre une œuvre de vrai créateur et cet objet commercial besogneux.