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Henri Verneuil semble avoir été un gestionnaire efficace. Le film ne traduit aucun point de vue du metteur en scène. Mais le film suscite un peu d'intérêt. Principalement pour sa dimension historique et sa distribution.
Du côte distribution, le type casting fonctionne à fond. Jean Gabin, paresseux, ne sait que sortir les mêmes expressions faciales et mimiques dont il abreuve ses interprétations, vues ailleurs. Pour servir, il est vrai les dialogues de Michel Audiard, par moment réussis. Mais dont le personnage qui se prend pour un cador et se révèle un cave (voir la conclusion du film, bienvenue et décevante pour le spectateur). Type casting aussi pour Maurice Biraud, parfait comme à chaque fois, mais dont l'interprétation ne change pas de film en film. Enfin Alain Delon, l'acteur principal du film (les scènes les plus intéressantes sont les siennes) est celui qui assure la continuité dramatique.
Du côté des personnages féminins, c'est la misogynie standard de l'époque qui s'exprime. Les deux seuls personnages féminins, la femme de Gabin (Vivianne Romance, subtile, face à un Jean Gabin balourd) et la danseuse suédoise (Carla Marlier, parfaite face à Alain Delon). Curieusement, dans ce film d'homme où les femmes ne sont que des faires valoir, ce sont les personnages les mieux écrits.
Le film de casse est un sous-genre à part entière. Depuis le recrutement et la création du gang, la préparation, la conduite et pour terminer, l'après-casse.
Le film est intéressant dans sa composante personnages, car nos cambrioleurs ne sont pas intelligents ni brillants. D'où la conclusion du film, un enchainement de mauvaises décisions qui conduira notre gang à ne pas jouir de l'argent volé.
Du côte distribution, le type casting fonctionne à fond. Jean Gabin, paresseux, ne sait que sortir les mêmes expressions faciales et mimiques dont il abreuve ses interprétations, vues ailleurs. Pour servir, il est vrai les dialogues de Michel Audiard, par moment réussis. Mais dont le personnage qui se prend pour un cador et se révèle un cave (voir la conclusion du film, bienvenue et décevante pour le spectateur). Type casting aussi pour Maurice Biraud, parfait comme à chaque fois, mais dont l'interprétation ne change pas de film en film. Enfin Alain Delon, l'acteur principal du film (les scènes les plus intéressantes sont les siennes) est celui qui assure la continuité dramatique.
Du côté des personnages féminins, c'est la misogynie standard de l'époque qui s'exprime. Les deux seuls personnages féminins, la femme de Gabin (Vivianne Romance, subtile, face à un Jean Gabin balourd) et la danseuse suédoise (Carla Marlier, parfaite face à Alain Delon). Curieusement, dans ce film d'homme où les femmes ne sont que des faires valoir, ce sont les personnages les mieux écrits.
Le film de casse est un sous-genre à part entière. Depuis le recrutement et la création du gang, la préparation, la conduite et pour terminer, l'après-casse.
Le film est intéressant dans sa composante personnages, car nos cambrioleurs ne sont pas intelligents ni brillants. D'où la conclusion du film, un enchainement de mauvaises décisions qui conduira notre gang à ne pas jouir de l'argent volé.
Pour moi le meilleur film de Delon qui prouve tour son talent devant le géant Gabin et quel plaisir. C'est un poil exagéré sur le braquage . Mais ce film est taillé sur mesure d'un grand polar .
L'un des polars de braquage (Heist movies comme les disent les ricains maîtres en la matière) français mythiques. Cette mélodie peut certes paraître aujourd'hui surannée autant dans la réalisation que dans le jeu des acteurs un poil théatralisé. Mais elle réserve aussi un joli suspense, la rencontre de 2 monstres sacrés du ciné français Delon & Gabin, et une élégance formelle indéniable. Léger bémol pour moi, la fin.
spoiler:
Quoique filmée de façon tendue, elle est incohérente avec le supposé professionnalisme et l'expérience d'un Jean Gabin pas du tout inspiré pour le coup. Qui cacherait un butin d'1 milliard aux alentours du casino et, encore pire, mettre les sacs dans une piscine au vu de tout le monde? Pas un professionnel du braquage en tous les cas...
je n'avais jamais vu ce classique du cinéma. français.. c'est chose faite . c est impeccable ..et puis il y a cette scène finale autour de la piscine de l hôtel d un riducule sans nom...qui gâche tout.... scène qui prête plus à rire..une fin qui pour moi anéanti le film dans sa totalité...qui était jusque là plutôt très bon ...
Déjà une petite remarque, pour savoir si ce polar méritait mieux; lisez le polar qui a servi au scénario et mesurez ce que le cinéma apporte quelquefois à un roman. Qui le lirait encore aujourd'hui, s'il n'avait pas été porté à l'écran.Personnellement, j'ai voulu le lire pour connaître l'ouvrage sur lequel est basé le film d'Henri Verneuil.
Pour le reste, merci à Henri Verneuil, Albert Simonin et Michel Audiard d'avoir francisé cette histoire, à Henri Verneuil et Alain Delon pour avoir imposé le duo d'acteur
Jean Gabin-Alain Delon, à Henri Verneuil pour avoir fait jouer quelques autres acteurs (Maurice Biraud, Viviane Romance, ...) et personnalités (Michel Magne, Germaine Montero).
Je mets une 4 ème étoile pour des raisons ''sociétales''; on y voit et mesure le basculement entre la banlieue bourgeoise pour fuir ''Paris'' et celle des barres et des tours de construction moderne fabriquées comme habitations confortables pour endiguer les bidonvilles.
Pour le reste, merci à Henri Verneuil, Albert Simonin et Michel Audiard d'avoir francisé cette histoire, à Henri Verneuil et Alain Delon pour avoir imposé le duo d'acteur
Jean Gabin-Alain Delon, à Henri Verneuil pour avoir fait jouer quelques autres acteurs (Maurice Biraud, Viviane Romance, ...) et personnalités (Michel Magne, Germaine Montero).
Je mets une 4 ème étoile pour des raisons ''sociétales''; on y voit et mesure le basculement entre la banlieue bourgeoise pour fuir ''Paris'' et celle des barres et des tours de construction moderne fabriquées comme habitations confortables pour endiguer les bidonvilles.
Le casse est assez bien monté. Mais les personnages ne sont pas très sympathique, on n'arrive pas à s'y attacher. Et la fin quel dommage.
Gabin en fait des tonnes dans le pur style "2e période", c'est pas le plus intéressant. Mais Delon est génial, grâce à lui le côté pantouflard du film de casse à l'ancienne retrouve un panache et un tonus d'enfer. Il faut le voir escalader une façade comme un chat, plongé dans l'action, concentré sur les gestes à faire, pour comprendre son génie, goût de l'application et intensité folle de la concentration.
Une belle réalisation avec notamment de très jolie plan,
De superbes répliques d'Audiard
Et deux monstres du cinéma
Très bon film !
De superbes répliques d'Audiard
Et deux monstres du cinéma
Très bon film !
Les dialogues de Michel Audiard ont toujours su apporter de la saveur aux films dans lesquels il participait, en une scène, la biographie de ses héros et de tout leur univers est défini dans un déluge de répliques mordantes et divertissantes. En revanche, ils n'ont jamais permis à un film d'atteindre la grandeur. Mélodie en sous-sol ne perd aucune scène pour définir ses deux héros et leur opposition, un vieil expérimenté et une petite frappe pour un casse sans précédent. Le plan se suit avec un rythme soutenu jusqu'à ce que...tout se traîne. Verneuil a choisit de faire du gros coup le climax de son film alors que la tension entre les instigateurs aurait pu remplir ce rôle dans l'après, les faire chuter ou triompher. A peine la besogne accomplie qu'il doit conclure sur une fin sortie de nulle part qui ne répond pas à toute l'organisation qui l'a précédé. Comme si tous ses constituants, de la fausse amourette à la perspective d'abandon pour le droit chemin ne signifiait rien d'autre qu'une attente pour épaissir un film trop lourd à la fin trop légère. Un bon franc-parlé et une bonne mise en condition, tout ça pour un simple casse.
Il en est des films comme de tout le reste sur notre bonne vieille terre ...., ils vieillissent! Certains plutôt biens, d' autres moins ......Mélodie en sous sol ne s' en tire finalement pas si mal , mais sans plus .
Delon est bon ( bien qu' ayant déjà fait mieux), Gabin aussi ,bien sûr ,mais quand même toujours dans son rôle favori de (déjà) vieux "gaillard" qui sait tout, qui a tout vu et tout vécu, qui a une grande gueule et qui commande tout le monde...Bref,un peu lassant à la fin ( il est déjà loin le temps de sa première moitié de carrière , celle des Pépé le Moko, Du Jour se lève, Du quai des brumes, etc....)
Biraud aussi est bien et aurait surement mérité autre chose que des seconds rôles ou presque tout au long de sa carrière.
Bien sûr, la première partie du film n' évite pas les longueurs avant le passage à l 'action mais que voulez vous, c' était souvent comme ça à l' époque , on prenait son temps , on faisait saliver le spectateur au lieu de le prendre à la gorge à peine assis dans son fauteuil!
Et puis il y a ce fameux final sur lequel repose finalement une grande partie de ce qui a fait la renommée de ce polar;l' incroyable remontée des biftons dans la piscine !Certes il fallait y penser et puis il faut bien ,aussi, faire un film après tout. Mais , à y bien réfléchir, le truc est un peu gros .
Pourquoi est-ce Delon , exposé en "une " sur la gazette locale suite à une imprudente exposition publique quelques instants avant le braquage, qui est chargé de récupérer le butin dans la cabine sous la piscine? Et pourquoi en urgence absolue le lendemain matin du hold up, alors que les abords de la piscine et le casino grouillent de flics?
Gabin n' aurait il pas pu y aller tranquillement le soir,aprés une journée passée à se planquer quelque part , et une fois la maison poulagat rentrée chez elle?
Décidément , tout ça ne colle pas vraiment mais c' est peut-être pour cela que c' est du cinéma , me direz-vous!?
Delon est bon ( bien qu' ayant déjà fait mieux), Gabin aussi ,bien sûr ,mais quand même toujours dans son rôle favori de (déjà) vieux "gaillard" qui sait tout, qui a tout vu et tout vécu, qui a une grande gueule et qui commande tout le monde...Bref,un peu lassant à la fin ( il est déjà loin le temps de sa première moitié de carrière , celle des Pépé le Moko, Du Jour se lève, Du quai des brumes, etc....)
Biraud aussi est bien et aurait surement mérité autre chose que des seconds rôles ou presque tout au long de sa carrière.
Bien sûr, la première partie du film n' évite pas les longueurs avant le passage à l 'action mais que voulez vous, c' était souvent comme ça à l' époque , on prenait son temps , on faisait saliver le spectateur au lieu de le prendre à la gorge à peine assis dans son fauteuil!
Et puis il y a ce fameux final sur lequel repose finalement une grande partie de ce qui a fait la renommée de ce polar;l' incroyable remontée des biftons dans la piscine !Certes il fallait y penser et puis il faut bien ,aussi, faire un film après tout. Mais , à y bien réfléchir, le truc est un peu gros .
Pourquoi est-ce Delon , exposé en "une " sur la gazette locale suite à une imprudente exposition publique quelques instants avant le braquage, qui est chargé de récupérer le butin dans la cabine sous la piscine? Et pourquoi en urgence absolue le lendemain matin du hold up, alors que les abords de la piscine et le casino grouillent de flics?
Gabin n' aurait il pas pu y aller tranquillement le soir,aprés une journée passée à se planquer quelque part , et une fois la maison poulagat rentrée chez elle?
Décidément , tout ça ne colle pas vraiment mais c' est peut-être pour cela que c' est du cinéma , me direz-vous!?
Le duo Jean Gabin et Alain Delon est exceptionnel. Un grand film où le suspense est permanent grâce à un scénario solidement construit. Nous suivons avec impatience l'organisation de ce cambriolage en espérant presque qu'il réussisse tellement on se prend d'empathie pour les personnages principaux avides de dérober la plus grosse somme existante dans un casino du sud de la France. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu... un très grand film d'Henri Verneuil.
L'appat du gain pour deux irréductibles. Alain Delon a la beauté du diable, ni portes, ni femmes ne lui résistent, et Jean Gabin dirige les opérations bien servis par ls dialogues truculents de Michel Adiard, pour une escroquerie sur la Cote d'Azur qui n'a rien perdu de son charme. Henri Verneuil emballe un polar au suspense bien mené, pleins de rebondissements et de malice.
Un grand Film d'Henri Verneuil..légèrement vieillit mais qui balance bien même si c'est en noir et blanc..Les plans de Cannes, sa Croisette , le Palm Beach sont super..et le duo Jean Gabin et Alain Delon est superbe..Alain Delon au summum de son art..L'intrigue est bonne et la cadence est bonne..À ne pas rater et a le revoir avec plaisir..
Un film qu'on revoit avect plaisir, ne serait-ce que pour apprécier les très bons jeux d'acteur de Gabin et Delon, ou celui, plus réservé de Maurice Biraud. Une histoire de casse sur la Cote d'Azur, dont on pressent assez vite, qu'elle va mal se terminer, compte tenu de la personnalié immature du jeune voyou qu'est Francis, difficlement contrôlable par ce vieux briscard qu'est Charles, tout juste sorti de taule et qui veut faire un dernier grand coup avant de se retirer des voitures. Evidemment, le grain de sable sera indirectement apporté par une femme. Le scénario est bien ficelé, malgré quelques longueurs, et sur la dernière demi-heure, le suspens bien mis en scène. J'ai particulièrement apprécié cette amabiance du début des années 60 dans les scènes de rue, de bistrot, de plage ou du casino. La musique rythme bien le film et les dialogues de Michel Audiard sont toujours aussi bien ciselés. Le film a quand même un peu vieilli, mais pas trop, il a sans doute perdu ce petit quelque chose qui prend aux tripes ou suscite l'émotion, mais reste et restera un grand film du patrimoine français du cinéma. Merci Monsieur Verneuil.
Henri Verneuil a réussi un coup de maître en réunissant Jean Gabin et Alain Delon pour un braquage à la française sans un coup de feu au casino de Cannes. Quel scénario, tout est millimétré, un milliard a gagné. On retrouve également Maurice Biraud. La classe. On adore du début à Sarcelles jusqu'au bord de la piscine...
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