Mélodie en sous-sol
Note moyenne
3,9
4953 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

169 critiques spectateurs

5
40 critiques
4
67 critiques
3
42 critiques
2
16 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

96 abonnés 915 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2026
Ce casse aurait été plus percutant élaguelé d'une vingtaine de minutes, le scénario se perdant régulièrement dans des scènes trop longues qui diluent l'attention. L'ensemble manque de nervosité et la montée en tension est quasi inexistante. Reste de belles images et une scène finale... ridicule et qui annihile tout le film.
CrystalEagle
CrystalEagle

5 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Gabin et Delon descendent sur la Croisette pour s'offrir la baignade la plus ruineuse de l'histoire du cinéma ! Mais avant les palaces, il y a Sarcelles. Charles sort de prison et ne reconnaît plus rien, sa maison est toujours là, minuscule, cernée par les tours poussées pendant son absence. Ensuite, Verneuil nous prend à contre pied, on attend une passation Gabin/Delon entre deux générations qui n'arrive jamais. Gabin ne transmet rien : il dresse Delon comme on forme un employé de maison, des gestes plutôt qu'un savoir. L'un sait attendre, l'autre veut tout, tout de suite, et cet écart se lit dans les corps mêmes. Gabin commande sans bouger, Delon nage, grimpe, rampe, transpire. En toile de fond perce aussi cette idée du travail comme une vocation contractée trop tôt, qu'Audiard confie à Gabin : « quand on démarre tout môme, c'est comme si on était né infirme, on prend le pli, on n'y pense plus. » Le magot alors ne promet qu'une soif plus grande. À quoi bon un butin, quand l'âge d'en profiter est déjà passé.

Le casse est construit comme le film lui-même, une mécanique réglée au millimètre, peut être trop même. Une première heure qui traîne selon moi, une histoire de danseuse qui existe surtout pour ouvrir une porte de service. Audiard ne fait aucun numéro ici : Charles parle en contremaître, pas en poète de comptoir, et c'est ce désert de mots qui fait exploser un génial « t'extasie pas sur la mer, elle a toujours été là ». Verneuil n'est pas Melville, et ce n'est pas ce qu'on lui demande. Il n'a pas de mythologie personnelle, mais il a mieux pour ce film-là : la précision de l'horloger avant un casse. On sait à chaque instant qui descend, qui veille en haut, combien de secondes il reste et le noir et blanc fait tenir ensemble le polar de sous-sol et la carte postale de la Croisette, portés par le jazz sec de Michel Magne. Je trouve que c'est de cet alliage que le film tire sa plus grande force.

Jean Gabin en 1963 ne compose plus : il est un état, un monument, et je comprends que cela puisse déplaire. Moi, je retrouve ce bon vieux Jean avec l'affection lassée qu'on a pour les gens qu'on connaît trop, et le film a l'intelligence d'en faire son sujet. Charles n'a plus qu'un seul tour, et le rejoue dans un monde qui a changé. Alain Delon est stupéfiant en salaud que rien ne rachète. Félin, arrogant, incapable de s'épargner le geste de trop (un pourboire, un regard, une vanité). Sacré début de carrière pour cet autre monstre du cinéma. Et puis il y a la piscine, l'un des plus grands plans du cinéma français, qui retourne tout : après 2 heures de contrôle millimétré, une image de dérive lente et irrémédiable. Ce n'est ni la police ni la justice qui a le dernier mot, c'est l'eau. Un vol qui se noie au lieu d'échouer, et les billets qui remontent un à un rendent à l'argent sa vérité la plus nue. Simplemen du papier qui flotte. Tout ça pour ça, et c'est peut-être là, dans cette fin absurde, presque drôle, que naît le film culte.
Legid
Legid

45 abonnés 785 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2026
L’année 1963 avait réuni pour la première fois à l’écran au vétéran du cinéma, Jean Gabin, et un jeune acteur en pleine ascension, Alain Delon, sous la houlette de Henri Verneuil.
Film de casse à la Française « Mélodie en Sous-Sol » est un des classiques des filmographies respectives de ces deux grands acteurs. Le scénario est asssea classique pour le genre avec une longue première partie introductive de présentation des personnages et du plan puis une deuxième partie sur la braquage à proprement parlé puis une dernier partie qui est probablement la meilleure.
Riche en suspens et au dénouement inattendu, le film se clôture d’une très bonne façon sur une pointe d’ironie.
La réalisation d’Henri Verneuil met en avant ce scénario bien écrit et bien accompagné par les dialogues toujours savoureux de Michel Audiard. Le rythme est maintenu jusqu’au bout sans longueur mais sans précipitation, ce qui permet de maintenir l’intérêt jusqu’au bout.
« Mélodie en Sous-Sol » a très bien vieilli et reste une référence dans ce genre du film de casse encore méconnu du cinéma français de cette époque.
Note : 15/20
Thierry LEFEVRE
Thierry LEFEVRE

1 abonné 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2026
1963 / dialogues de Michel Audiard. Charles(Jean Gabin) tout juste sorti de 5 années de placard «  La liberté sonne à 7 heures dans les prisons de France » remet le couvert d’un gros coup évalué à un milliard de francs. En revenant chez lui...Sarcelles...il ne reconnaît plus la zone verte devenue New York avec ses nouvelles barres d’immeubles. Les circonstances obligent Charles à faire appel à un demi-sel plus jeune Francis (Alain Delon) mais il faut un chauffeur et pourquoi pas le beau-frère garagiste quasi-ruiné «  je suis dans une dégoulinante infernale : les impôts, les taxes …. » de ce dernier interprété par Maurice Biraud car le braquage concerne la recette du casino du Palme Beach. Cannes, Francis fricote avec une danseuse mais l’entente ne semble pas parfaite. Ce policier ou une sorte de nostalgie du billet Bonaparte de 100 francs ou encore le Henri IV à 50 balles.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 520 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2026
Grand succès public ( Trois millions et demi d'entrées ) , " mélodie en sous-sol " ( 1962 ) constitue une des plus grandes réussites de Henri Verneuil ( sans doute par son style, le plus américain des cinéastes français )

Delon fera des pieds et des mains pour obtenir le rôle prévu pour Jean Louis Trintignant, aux côtés de Jean Gabin.

Le début du film est sans doute le plus profond de l'ensemble, puisqu'il donne une dimension psychologique au personnage interprété par Gabin.

Dimension absente à ce scénario, qui se contente trop longtemps de rester en surface - ramasser le gros lot et par conséquent penser résoudre tous ses problèmes.

Alors certes, la scène ( plutôt incohérente dans la logique du personnage) entre Maurice Birot et Gabin fait office de remise en question de l'horizon philosophique de la trame de ce film noir.

Notons que la fin est inspirée de celle de " l'ultime razzia" de Kubrick. La mise en scène et la photo en noir et blanc, sont absolument remarquables.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 251 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2025
Un ancien détenu s'associe à un plus jeune pour préparer son dernier coup : le casse du Palm Beach à Cannes. Polar français, en noir et blanc, brillant et palpitant. Réalisation de Verneuil adaptée d'un roman américain, musique envoûtante de Magne, dialogues retouchés par Audiard. Le duo des deux stars françaises Jean Gabin et Alain Delon fonctionne très bien. La chute finale est marquante.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
Pour la première fois que les acteurs Jean Gabin et Alain Delon tourne ensemble, le résultat est à la hauteur dans ce film de braquage au ton décontracté bénéficiant à la fois du ton mordant des dialogues de Michel Audiard et de la réalisation précise d’Henri Verneuil. L’abattage des deux stars à l’écran fait mouche d’autant qu’il demeure toujours au service d’un scénario malicieux jusque son final très caustique.
Frank71
Frank71

3 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2025
Bien sûr quel plaisir que de retrouver le duo Cabin / Delon, et ces films d’époque phare pour le cinéma français.
Hélas si ici Gabin sait « faire du Gabin », Delon n’a pas le meilleur jeu de sa carrière loin de là. Mais surtout le final, ridicule, ruine l’intérêt d’un film au scénario basique. Pas le meilleur cru !
Roub E.

1 325 abonnés 5 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2025
Un film de braquage avec de la gouaille (Audiard aux dialogues), qui met en valeur un duo Gabin (au summum de son côté Gabin) et Alain Delon qui lui tient bien la réplique. C est parfaitement maîtrisé de la part d Henri Verneuil, la scène de casse fonctionne aujourd hui encore très bien (et lui donne un petit côté Ocean Eleven avant l heure) et le final marquant est une pure réussite.
Patjob
Patjob

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2025
La première demi -heure consacrée à la découverte des différents personnages vaut par les très savoureux dialogues de Michel Audiard, parfaitement dans son style. Ensuite quand « l’action » commence, avec les préparatifs puis la réalisation du « casse », c’est la platitude absolue, sans rythme, sans idée, avec des scènes qui s’étirent sur une musique assourdissante pour remplir le vide, jusqu’au dénouement qui recèle au moins une jolie idée visuelle. Sur le même schéma (assez fréquent) d’un homme qui sort de cinq ans de taule et qui met au point son dernier gros coup, Stanley Kubrick avait livré sept auparavant le formidable « L’ultime razzia » ; cela permet de mesurer l’écart abyssal entre une œuvre de vrai créateur et cet objet commercial besogneux.
ATON2512
ATON2512

80 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2025
De Henri Verneuil (1963).
Un grand classique de film de casse au demeurant très bien documenté et réalisé avec une grande maitrise . Servi par un duo de choc avec un Jean Gabin magistral et le jeune et beau Alain Delon . Avec aussi la belle Viviane Romance .
Des scènes devenues incontournables comme celle de la fin du film à la piscine !
Alasky

464 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2024
Super film franchouillard, annonçant Le Clan des Siciliens du même réalisateur quelques années plus tard. Excellent film avec deux monstres sacrés du cinéma en tête d'affiche et une scène finale intense. Film de casse, où ça passe ou ça casse.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2024
Un film de braquage qui nous plonge dans la France des années 60. En soit, c est déjà un plaisir de mesurer le regard de l époque sur la France, dite alors moderne, en pleine mutation. Le début du film dans un train de banlieue où chacun partage ses souvenirs de vacances (récente démocratisation), Sarcelles nouvelle cité que Monsieur Charles (Jean Gabin) compare à New-York, Cannes qui rayonne et s est transformée en immense station balnéaire de luxe à la magnifique baie totalement artificialisée
Et puis les dialogues de l indicible Michel Audiard, véritable Michel Ange des punch lines.
Les acteurs avec Jean Gabin, impérial et un beau Alain Delon, voyou et goujat jusqu au bout des ongles, parfait dans son rôle.
Enfin le casse : le passage dans les conduits d aération et surtout la fin presque poétique dans la piscine.
Un classique, c est certain.
gerard stevenson
gerard stevenson

32 abonnés 1 388 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2024
Splendide ce film de braquage avec à la caméra Henri Verneuil, les dialogues de Michel Audiard, et la superbe interprétation du duo de stars que sont Jean Gabin et Alain Delon (notamment de la part de Delon.
Le scénario est bien ficelé avec cette fin magistrale.
Marcologie
Marcologie

48 abonnés 249 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2024
Ça fait du bien de revoir un bon vieux film à l'ancienne avec de grands acteurs français et pas les phasmes du cinéma actuel. Le début et la fin sont excellents et même si le rythme ralentit un peu au milieu du film, l'ensemble est une fable assez savoureuse qui parle très bien de cette période de mutation que sont les années 60.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse