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bobmorane63
246 abonnés
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5,0
Publiée le 12 novembre 2011
Un Western dans un fond dramatique signé John Huston !!! Dans un désert plutot plaisante ou vivent une famille, un Indien avec un sabre assez énigmatique se pointe et dit reconnaitre une fille qu'il a connu autrefois. La mère et les frères s'inquietent, partent à la chasse de le rechercher et les Indiens sont aussi de la partie mais ne sont pas là par hasard. Un lourd secret familial se dévoile petit à petit et une intensitée s'installe au fil de ce long métrage. John Huston peut etre bon ou mauvais réalisateur, sa filmographie est variée et "Le vent de la plaine" est pour moi considéré comme un chef d'oeuvre, plus le film avance, plus on est pris par l'intrigue et l'on se demande comment tout cela va se finir, ça peut basculer dans tout les sens. Burt Lancaster prouve que c'est un immense acteur dans la peau du grand frère protecteur, de meme que Audrey Hepburn qui a un role interrogatif qui pèse un fardeau dans toute l'histoire et d'excellents seconds roles ou l'on reconnait Audie Murphy ou John Saxon. Un film captivant.
Un western qui frôle la perfection. John Huston n'est pas John Ford et il signe un western atypique, forcément différent. La famille Zachary vit assez paisiblement jusqu'au jour où un inquiétant soldat prêcheur (quasi fantomatique) débarque et leur annonce des malheurs. Huston assure des plans de toute beauté au film : la poursuite du soldat en est un parfait exemple. Ce film a une touche surréaliste, fantastique qui est loin de ce qui se faisait à l'époque. Alors oui, Rachel a du sang indien et cela va attiser la malveillance et la colère de l'entourage. Huston filme donc un western qui s'éloigne des clichés du genre. La dernière séquence est superbe de tension. Audrey Hepburn est juste magnifique comme à son habitude. A noter que les producteurs couperent 30 min du métrage, laissant ce chef d'oeuvre mutilé. Pas un western classique, juste un classique tout court.
Si Marilyn Monroe avait eu son western avec "Rivière sans retour", il était normal que l'autre plus grande star féminine de tous les temps ait le sien aussi. Mais autant le western vieillot et conventionnel avec Marilyn serait tombé dans un oubli total sans elle, autant celui avec Audrey Hepburn (dont je précise que j'en suis follement amoureux !!!) par son ambiguïté et son absence de manichéisme aurait pu se suffir à lui tout seul ; mais il est plus qu'indéniable que la présence de la divine actrice ajoute un plus considérable d'autant plus qu'elle trouve un de ses meilleurs rôles. Mutilé par les producteurs, ayant laissé un très mauvais souvenir de tournage à son équipe, honni par son réalisateur qui le déteste totalement, "Le Vent de la plaine" s'il est parfois inégal ne mérite pourtant pas une quelconque mauvaise réputation. Et loin de mériter les accusations de racisme duquel il a été stupidement taxé, le film montre au contraire intelligemment que les relations ne tiennent pas sur une question de race mais sur les affinités entre les individus. Personnellement, je le trouve sur ce plan, sauf qu'ici il est inversé, beaucoup plus subtil que le surestimé "La Prisonnière du désert". Le fait que le scénario soit basé sur une histoire à base de désir quasi-incestueux et de fratricide ajoute en plus une pointe d'audace peu commune. En plus d'Audrey, le reste du casting composé par Burt Lancaster, Lilian Gish, teint exsangue, et d'Audie Murphy ajoute sa pierre à l'édifice. Un film maudit, un film malade mais un grand film malade.
Western mythique contenant un large spectre de personnages ou on peut encore déceler cette forme de rancoeur humaine ou de non-compréhension à l'égard de tout sauveur ou "faithhealer" à l'image du renversement final soudain et bien opportun. On attend d'ailleurs le remake avec impatience, rond-de-cuir ou non.
Deuxième adaptation au cinéma d'un roman du romancier de l'ouest américain, Alan May, après " la prisonnière du désert". Si John Huston n'aimait pas ce film, après un tournage chaotique, marqué par divers accidents, il avait tort : capable du meilleur ( l'homme qui voulut être roi) comme du pire ( A nous la victoire), c'est pourtant, malgré quelques faiblesses, l'un de se plus beaux films. Aux relations familiales qui entraînent des émotions très profondes, s'ajoute le thème du rejet et de la haine de l'autre, lorsqu'il est différent. Burt Lancaster, acteur au jeu puissant, amoureux de sa soeur adoptive, la sensible et délicate Audrey Hepburn, est ce roc sur lequel s'appuient les autres protagonistes de l'histoire.
Bien que John Huston ait détesté ce film, le qualifiant du pire de sa filmographie, il a réussi un chef-d'œuvre dénonçant l'intolérance et le racisme à l'égard des indiens. Pourtant, le thème est utilisé à contre-emploi. Si le racisme anti-indien est dénoncé au sein du clan familial, il resurgit dans le sanglant combat final opposant le clan familial aux indiens venus reprendre "leur sœur". Le film est à la fois violent et humain, tendre et épique, où Burt Lancaster et Audrey Hepburn font éclater leur talent.
un de mes westerns favoris! l'histoire est vraiment bien trouvée! Audrey Hepburn nous subjugue de sa beauté et Lilian Gish est comme toujours admirable
John Huston lui-même a renié son travail avec ce film, et il faut bien avouer avec lui qu'il semble avoir un peu manqué sa cible, l'histoire pouvant promettre une étude en profondeur des relations entre Blancs et Indiens, mais tombant finalement dans des schémas un peu trop manichéens. Les choix de casting sont parfois incongrus (spoiler: Audrey Hepburn est une grande actrice, mais en faire une Indienne... ) et le scénario fortement prévisible. Cela étant, la réalisation de Huston sublime plus d'une séquence, les décors sont grandioses et le souffle dramatique monte en puissance.
Désavoué par John Huston lui-même, « Le Vent de la Plaine » n’est pas aussi décevant que ne le prêtant son réalisateur. Le film n’est certes pas exempt de maladresse mais il se regarde non sans désintérêt non plus. Audrey Hepburn, pour son unique inclusion dans un western, est la pièce centrale d’un scénario qui traite de racisme et d’intolérance sans vraiment appuyer sur ces points-là, préférant virer bêtement sur l’action vers la fin.
Ce western est visuellement splendide comme tous ceux tournés en Technicolor à cette époque. Audrey Hepburn rayonne de beauté. Et ce qui ne gâche rien son personnage n’a pas froid aux yeux avec les garçons. L’histoire non dénuée de suspense est intéressante bien que trop lentement amenée à mon goût. Malheureusement comme l’a constaté plus tard le réalisateur du film lui-même, le message antiraciste qu’aurait dû véhiculer son film (une peau-rouge qui ignore ses origines élevée par des blancs) produit l’effet totalement inverse à l’image de son dénouement raciste, bête, et méchant envers les indiens.
Un très bon western, dramatique à souhait, avec des acteurs impeccables (bien évidemment Burt Lancaster et Audrey Hepburn en tête) et entièrement tourné en extérieur, ce qui lui donne un caractère vraiment sauvage. Le scénario est efficace et maintient une tension extrême jusqu'à la fin attendue avec impatience afin de connaître l'issue de ce drame familial absolument captivant.
Western maudit qui accumula les catastrophes et l'intrusion de ses producteurs,"Le vent de la plaine"(1960)est un film atypique,qui a du mal à choisir entre le message de paix et le banal quota d'action.John Huston détestait cette oeuvre-là.Audrey Hepburn,enceinte,tomba de cheval,se fractura le dos,et plus tard fit une fausse couche...Burt Lancaster ne s'entendait absolument pas avec Huston.Le montage est chaotique,incohérent et le souffle épique est totalement absent,gênant pour un western.A l'inverse,certains éléments singuliers restent en mémoire comme le cavalier mystérieux qui semble être une réminiscence de la guerre de Sécession,ou la relation quasi-incestueuse entre le fils aîné de la famille Zachary et sa soeur d'adoption,qui se révèle être une Indienne.Ce n'est pas le meilleur rôle d'Audrey Hepburn,loin de là,mais son charme mutin et intemporel agit toujours,surtout dans les parties mélodratiques.Burt Lancaster exhale sa virilité mutique.On perçoit sans mal le rejet du racisme,et la volonté de baser le relationnel sur les affinités et non sur les origines.L'écran large convient bien à ce western malheureusement trop charcuté par ses producteurs.
En apparence, le film est une classique et nouvelle confrontation entre colons américains et Indiens. Mais, si l'affrontement final a lieu comme attendu, c'est pour des raisons profondément racistes bien plus que pour des questions de colonisation ou de coexistence. Car le western de John Huston est une réflexion désabusée sur l'appartenance ethnique. Jusqu'à l'équivoque. Le personnage d'Audrey Hepburn, à qui on découvre un jour une honteuse origine indienne, entraine chacune des communautés dans le conflit. Et le film est équivoque lorsqu'il montre Rachel spoiler: renonçant, arme au poing, à la culture et à son hérédité indiennes et, surtout, lorsqu'au dénouement, la famille blanche emmenée par Burt Lancaster remporte une victoire éclatante et comme chargée d'espoir (ce romantique vol d'oiseaux dans le ciel...). Jusqu'alors, la honte d'être indien semblait être la conséquence de la bêtise et des préjugés des colons et John Huston donnait le sentiment de déplorer l'incapacité viscérale autant que funeste de ces quelques néo-américains à accepter la communauté indienne. Aussi, il est difficile de porter un jugement "moral" sur le film d'Huston, qui souffle le chaud et le froid. Sur le plan de la mise en scène, le western se démarque du tout-venant par un dépouillement et un ton étranges qui confinent au tragique. Impression renforcée par la présence d'un cavalier solitaire et inquiétant comme un mauvais augure. Bien davantage que sur les scènes d'action, c'est sur le drame des personnages que le cinéaste porte son regard.