Le Vent de la plaine
Note moyenne
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73 critiques spectateurs

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Benjamin A

800 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2018
Dans ses mémoires John Huston évoque le fait qu'il déteste Le Vent de la Plaine, n'y voyant qu'un "banal film d'action", là où il voulait résolument tourner un film contre le racisme.

Il dira même : "Certains de mes films ne me plaisent guère, mais celui-ci est le seul que je déteste vraiment. Tout y est faux, grandiloquent, démesuré"

Il évoque ici l'histoire d'une famille d'éleveur de chevaux dont la fille, récemment promise, a possiblement été échangée à la naissance avec une indienne.

Capable de s'attaquer à tous les genres avec brio, John Huston mêle ici western et drame familial où il va s'intéresser aux origines de cette fille, sachant créer le trouble tant chez les autres protagonistes que sur le spectateur. C'est en partie là tout l'intérêt, et la réussite, du film, dans la façon dont le metteur en scène d'Un Faucon Maltais dresse le portrait de cette femme, ainsi que de ses frères, et toute l’ambiguïté qu'il fait planer dessus, ce qui se ressent durant l'intégralité du film.

Si l’œuvre n'est jamais réellement transcendante non plus, la faute notamment à une émotion qui n'est pas forcément présente, elle n'en reste pas moins réussie. Se rapprochant parfois du remarquable La Prisonnière du Désert de John Ford, adapté du même auteur et dont les thématiques sont proches, Le Vent de la Plaine en aborde aussi diverses tels que le racisme, la famille ou encore le poids du passé, et ce avec un certain intérêt bien que ce soit parfois maladroit, notamment dans le final et pas toujours assez bien exploité.

La réussite du film de Huston se trouve dans sa belle mise en scène ainsi qu'un certain côté minutieux, où le réalisateur de La Nuit de l'Iguane sublime chaque paysage, voire même personnage, où ils sont aussi nombreux que passionnants. Dans l'impression casting mis à disposition du cinéaste américain, on peut regretter qu'Audrey Hepburn (qui était enceinte durant le tournage et qui finira par faire une fausse couche, ce que Huston se reprochait à lui-même alors qu'elle fut sérieusement blessée au dos suite à une chute de cheval) pêche dans le jeu dramatique, alors que tous les autres comédiens sont impeccables et en premier lieu le toujours génial Burt Lancaster, tandis que voir Lillian Gish est toujours un immense plaisir.

John Huston propose avec Le Vent de la Plaine une œuvre intéressante, parfois plaisante, grâce à son contexte et son alternance des tons qui fonctionne plutôt bien, mais frustrante tant elle aurait pu prétendre à mieux, notamment dans les thèmes abordés et l'émotion proposée.
Christoblog

917 abonnés 1 788 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2021
Ce western de John Huston, qui précède la réalisation de The misfits, a été quasiment renié par son réalisateur, qui jugeait que son propos avait été déformé (on le voit par exemple dans la façon dont le personnage du cow-boy indien s'efface au fil du film). La petite histoire raconte qu'il pratiquait le trafic d'antiquités précolombiennes pendant le tournage...

Le film commence pourtant très bien. Les paysages mexicains de la région de Durango sont sublimes et justifient presqu'à eux seuls qu'on visionne Le vent de la plaine. Autre point fort qui frappe d'emblée, c'est l'incroyable charme d'Audrey Hepburn, pétillante comme jamais. C'est d'ailleurs à ma connaissance son seul western.

Malheureusement, le film devient dans sa deuxième partie un simple film d'action longuet un brin raciste, dans lequel on massacre du méchant indien à tour de bras. La résolution du lien entre le personnage de la jeune indienne adoptée et son frère n'est pas non plus complètement convaincante.

Pas le meilleur Huston, donc.
mazou31
mazou31

129 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2014
Comme une chanson de Jean Sablon… C’est beau, c’est bien interprétée mais ça sent le vieillot et on s’ennuie. Ça commence pourtant bien, avec un cavalier fantasmagorique, une nature somptueuse, des personnages intéressants, surtout Burt Lancaster, esprit ouvert et pas manichéen. Mais la suite devient d’un classicisme ennuyeux et déroutante : il semble que le film se démarque du racisme anti-indien de l’époque (Huston comme Lancaster ne sont pas réputés pour l’être) et pourtant l’image et le rôle de l’indien restent bien peu valorisants. Un western démodé qui ne gardera pas l’immortalité du Trésor de la Sierra Madre.
Dionys C.
Dionys C.

15 abonnés 90 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 décembre 2021
Cela aurait pu être un "Danse avec les loups" avant l'heure, malheureusement on assiste à un film immonde, immoral façon John Wayne, raciste, où les barbares blancs et chrétiens doivent avoir le dernier mot face aux prétendus "sauvages" !
Ici tous les innocents meurent et les salauds survivent et cela ne semble pas poser de problèmes. Pire la jeune indienne volée à son peuple et déracisée, déracinée, et christianisée finit par accepter de choisir son (mauvais) camp en tuant son vrai frère (indien) pour épouser son (faux) frère adoptif... Et l'on peut supposer que cela n'a nullement choqué une Amérique des années 50 n'ayant toujours pas tourné la page de son génocide assumé. C'est à vomir d'amoralité !
Jusqu'au bout on espère que les yeux vont enfin s'ouvrir et que les esprits vont revenir à une certaine humanité, mais non. John Huston aura beau dire qu'il n'aimait pas trop ce film, pourtant il l'a bien tourné dans le seul but, semble-t-il, de se faire de l'argent car je ne vois pas d'autres raisons. S'il n'y avait pas eu la beauté des paysages et des prises de vues, ce film n'aurait même pas mérité 1 étoile !
weihnachtsmann

1 611 abonnés 5 681 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2015
Un western assez tragique sur fond de drame familial. Excellente prestation de Lancaster. Le film est plutôt sombre et ne donne pas la part belle aux échappées habituelles comme les chevauchés ou les troupeaux de bison, mais se concentre sur la famille qui va se déchirer. L'avant dernier plan du film est vraiment dur je trouve. Même si on peut comprendre. Chacun se fait son opinion....
softy76
softy76

39 abonnés 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2018
western très moyen! On s'ennuie énormément et la phptographie est assez laide. J'aime beaucoup audrey hepburn mais là dans un western elle n'est pas crédible et cela à aucun moment! un raté pour john huston.
Caine78

7 737 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Sans être le meilleur Jihn Huston, ce film est un bon western anti-raciste, assez intelligent et habile. Les images crépusculaires sont parfois très belles, et quelques batailes sont vraiment réussies. Enfin, les relations entre les différents personnages sont intéréssantes et même assez touchantes. Belle interprétation, notamment Burt Lancaster, et Lilian Gish, mais on retiendra surtout Audrey Hepburn, aussi remarquable et belle que d'habitude mais aussi Joseph Wiseman, hallucinant. Ca reste un vrai bon film.
TTNOUGAT

695 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2008
Le western a une qualité unique pour les amateurs :il nous sort du quotidien de notre vie à coup sur s'il est de qualité.C'est le cas de celui-ci qui se passe presque entiérement en extérieurs et nous plonge dans un drame très fort.Les acteurs sont bien dirigés et Audie Murphy est bien meilleur que d'habitude dans un rôle d'un salaud stupide...D'ailleurs tout le monde est doté d'une sale mentalité dans ce film sauf John Saxon qui disparait de l'écran sans qu'on sache pourquoi.J'avais vu ce film à sa sortie et me rappelait la scène ou Portugal et ses 5 chevaux rattrapait le vieux fou ...Elle est magnifique et je la crois unique dans l'histoire des 200 ou 300 westerns qui comptent.Audrey hepburn est somptueusement belle sur son cheval blanc mais on a quand même du mal à la prendre pour une kiowa.C'est un film dur ou l'émotion n'est jamais présente car les personnages ne sont pas attachants,ils pourraient pourtant l'être s'ils avaient comme tout un chacun quelques bons cotés.Le metteur en scène en à décidé autrement et nous prouve qu'on peut faire un bon film avec des humains incapables de penser aux autres et avec un héros à l'égo demesuré.Ce western demeure malgré ses qualités assez lourd et didactique ce qui ne plait pas aux intellectuels rafinés...Il suffit de le savoir.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2014
John Huston, qui, tout au long de sa carrière, alterna le bon, l'excellent et le moins bon, signe ici une de ses plus belles oeuvres. A croire que l'auteur du "Trésor de la Sierra Madre" avait un réel talent dans la réalisation des westerns. Avec ce "Vent de la plaine", Huston traite un de ses sujets préférées, l'intolérance et la différence, sujets de fond qui l'auront toujours inspirés. Car on est bien loin ici des simples cowboys et des indiens... Bien au contraire, ce scénario, c'est un peu l'histoire de l'Amérique, le sang qui se mêle et qui finit par abolir les frontières invisibles. Un très grand moment de cinéma porté par des acteurs de premier ordre : Burt Lancaster et Audrey Hepburn en tête.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 janvier 2009
Un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma, d'une beauté sauvage, celle de la plus belle d'entre toutes : Audrey Hepburn.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 juin 2014
Un film finalement assez décevant. Il commençait pourtant très bien, grâce à ses personnages complexes et peu manichéens. Plusieurs scènes sont très réussies et marquantes, et notamment les apparitions du mystérieux cavaliers, qui donnent au film un ton presque fantastique. Cette première partie fait preuve d'une grande profondeur dans l'étude des rapports entre les colons et les indiens. Mais malheureusement, la fin sombre dans le film d'action banal. La fusillade finale, trop longue, ne paraît pas à sa place dans le film. Son dénouement est totalement improbable et même du point de vue du spectacle, elle n'est pas très réussie. Les personnages y perdent en sympathie et le film en complexité.
chrischambers86

16 134 abonnés 13 063 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2021
Voici ô aficionado du western « le vent de la plaine » qui se lève avec sa fièvre des prairies, ses fleurs sauvages, ses papillons bleus au bord de l'eau et ses Indiens qui rôdent dans l'ombre! Il se passe toujours quelque chose dans un tournage de film par John Huston. "The Unforgiven" (1960) ne dèroge pas à la règle : la fracture du dos d'Audrey Hepburn, la fracture avec dèplacement.du bras d'Audie Murphy, le crash aèrien de trois techniciens, l'èchec d'un film qui n'a pas ètè accueilli comme il le mèritait à sa sortie, les dèsaccords avec la Hecht-Hill-Lancaster Productions...On comprend que Huston ait une dent pour cette oeuvre maudite qu'il considère comme la plus dèplorable de sa carrière! Et pourtant "The Unforgiven" est souvent remarquable aussi bien dans sa mise en scène que dans son interprètation : le mâle Burt Lancaster, la squaw Audrey Hepburn et la figure emblèmatique du muet Lilian Gish! Tous les ingrèdients sont donc là pour en faire un excellent classique malgrè ses problèmes de tournage et sa valeur ambiguë! Admirable photographie du chef op' Franz Planer et belle musique de Tiomkin...
Hotinhere

780 abonnés 5 409 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 février 2021
Entre western et drame familial, un film qui manque d'émotions malgré quelques bonnes scènes et la présence lumineuse d'Audrey Hepburn.
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 février 2024
2 étoiles - Le vent de la plaine

Film qui a vieilli ... musique criarde (et pas toujours adaptée aux circonstances de l'histoire ...), mise en scène pas crédible et scénario fragile. Enfin, le jeu d'Audrey Hepburn n'est pas du tout adapté : plus celui d'une midinette new-yorkaise que celui d'une femme de l'ouest. Seul Burt Lancaster se montre convaincant dans cette frénésie de bêtise.
A noter : le réalisateur, John Huston, dit dans ses mémoires détester ce film, n'y voyant qu'un « banal film d'action », là où il voulait résolument tourner un film « contre le racisme ».
ronny1
ronny1

54 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2023
C’est en 1959, trois ans après The Searchers (La prisonière du désert) réalisé par John Ford, que John Huston décide de porter à l’écran un autre roman d’Alan Le May : The Unforgiven. Décrivant une bande de fermiers tarés de l’Ouest américain, habitée par une soif d’extermination des peaux rouges aussi revancharde que pleine de préjugés, Unforgiven enrichit le propos de The Searchers en inversant le kidnapping (une indienne élevée chez les blancs que les Kiowas veulent récupérer). Comme chez John Ford, les liens humains définissent l’appartenance à une comunauté, bien davantage que les clivages ethniques imposés. Le personnage de Johnny Portugal (John Saxon) n’a pas d’équivalent dans le film de John Ford. Métis rejeté des deux côtés mais qui a opté pour les Zachary (le montage de la version sortie en salle amputée la scène de sa mort, au cours d’une action qui le voit tenter de revenir aider, ceux qu’il a choisis) d’abord par conviction, puis par amour pour leur fille Rachel (Audrey Hepburn), appuie encore davantage le propos. The Unforgiven reste pendant plus d’une heure un des grands westerns de l’histoire du cinéma américain. A côté du thème anti raciste, Huston y développe certains points originaux : l’apparition spectrale du militaire en guenille (Joseph Wiseman) qui inspirera certains western spaghetti, mais surtout le réalisateur Clint Estwood (High Plains Drifter, Pale Rider), l’amour incestueux et refoulé, puis libéré (le baiser de Ben/Burt Lancaster sur la bouche de sa « sœur » Rachel/Audrey Hepburn. Malheureusement la fin cède au spectaculaire de mauvais aloi, une dizaine d’éxités massacrant les guerriers kiowas à un contre cinq ! Aussi risible que navrant et peu crédible. A la décharge de John Huston qui prévoyait une fin plus sobre, les producteurs voulaient du spectaculaire pour assurer la recette. Comme il est écrit sur Wikipedia : “… Height's company wanted a more commercial, less controversial, picture, while Huston wanted to make a statement about racism in America. The result is that neither got exactly what they wanted.” (La société de production de Height voulait un film plus commercial et prétant moins sujet à contreverse, alors que Huston voulait un film qui soit un plaidoyer contre le racisme en Amérique. Le résultat fit que ni l’un ni l’autre obttinrent complètement ce qu’ils voulaient). Le film fut, un flop au box office, mettant ainsi fin à la société de production Hecht-Hill-Lancaster, ce qui quelque part n’est que justice.
Reste une interprétation éblouissante : de la mère raffinée, piece centrale du mythe de la famille américaine, sans doute mariée en dehors de sa classe, jusqu’à sa fille adoptive (irrésistible Audrey Hepburn) à qui elle a transmis sa finesse au sein d’une bande de sauvages (les fermiers), en passant par Burt Lancaster, Jonh Saxon, Audie Murphy (dans un étonnant contre emploi qui donnera des idées à Boetitcher) et tous les autres. Et grand western oblige, une mise en image somptueuse. Dans la vraie vie ce film fut maudit : grave chute de cheval d’Audrey Hepburn qui était enceinte et qui fera une fausse couche (elle n’en blamera jamais la réalisation, malgré la rumeur qui fit que John Huston détesta ce film), luxation du bras pour Audie Murphy, mort de trois techniciens dans un accident d’avion.
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