La Porte du diable
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Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2016
La Légende et l'Histoire du Cinéma ont retenu que " la Porte du Diable "(1950) fut l'un des premiers Westerns (avec "La Flèche brisée de Delmer Daves) à dénoncer le sort réservé aux Indiens. A ce titre le film n'est pas sans faire écho à la situation des soldats noirs après la seconde guerre mondiale.On pourrait toutefois regretter que le rôle de l'Indien ait été donné à un Blanc (R.Taylor). Premier "véritable " western pour A. Mann qui fait néanmoins appel à J. Alton son chef Opérateur de sa période Film Noir. D'ailleurs Le film avec ses plans magnifiques en clair-obscur ou rapprochés bord-cadre avec une perspective en ligne de fuite fait clairement référence à cet esthétique et matérialise toute la tension contenu dans le récit. Film crépusculaire, funèbre mais généreux qui s'autorise même à confier le rôle de l' Avocat de l'Indien à un personnage féminin, contribuant à évoquer dans le même temps les problématiques racistes et sexistes . une première tentative d'Intersectionnalité cinématographique ?
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2015
Toujours pas fan de western, le sujet atypique de celui-ci m'a attirée. En fait, je voyais beaucoup de westerns quand j'étais gamine, et même si j'avais une préférence pour les Indiens, je me souviens qu' ils ne servaient toujours que d'utilités pour mettre les cow-boys en valeur. Ici, le héros est un Indien, qui, malgré un passé d'intégration réussi n'obtient aucune reconnaissance. C'est donc un film qui se place du côté des Indiens et dénonce l'intolérance, sans manichéisme, toutefois, ce qui est appréciable. J'ai bien aimé la scène du baiser, aussi, elle illustre bien le film.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2013
Cela aurait pu être un chef d’oeuvre tant il y a de magnifiques moments et tant la sincérité du réalisateur est grande. Il est une fois de plus regrettable que par instants le coté démonstratif domine et abîme l’art cinématographique. Mann a sans doute voulu trop bien faire comme c’est souvent le cas lorsque le sujet est trop fort et le passé trop lourd. C’était son premier western, il saura par la suite moins s’investir dans la morale, montrer davantage et donner plus priorité aux espaces et aux déplacements. Il nous gratifiera alors de purs bijou du septième art. Le fait que le sujet de ce film soit désespéré rend un vibrant hommage à la vérité, la nature conquérante de l’homme n’est pas à son honneur, surtout lorsque elle va aussi loin; nous le savons tous mais le voir rendu de cette façon est sacrement culpabilisant. La scène du baiser avorté est une des plus belle idée dans l’oeuvre de Mann et le couple Lance Pool / Anne Masters est d’une tenue exemplaire. A ma connaissance aucun western n’a rendu avec autant de force le problème indien .
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2013
Un western à voir obligatoirement si on est fan du genre. Déjà pour les paysages du Wyoming absolument splendides! Ensuite l'histoire pas si commune à l'époque (et toujours pas vraiment actuellement) de mettre en scène le point de vue des indiens face à l'inévitable vague de colonisation. Ici le traitement est sans trop de concession. Si l'apport du personnage féminin n'est pas toujours pertinent il apporte une dimension tragique dans le dernier dialogue. Et puis on se sent vraiment révolté pour ce héros de guerre qui est en quelque sorte trahi par le gouvernement qu'il a défendu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 octobre 2012
un western atypique, sans concession, un des 1ers film pro indien(sortie la même année que la flèche brisée mais éclipsé par ce dernier alors qu'il est bien meilleur), avec une photo magnifique de john ALTON qui confère au film une ambiance de film noir. un des meilleur rôle de Robert TAYLOR, un perle méconnue qui mériterait d'être réhabilitée, et qui bénéficie d'une édition dvd extraordinaire. N'hésitez pas.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2012
C'est sûr qu'ils font sourire ces westerns pro-indiens aujourd'hui. Pourtant, au-delà du fait qu'une telle entreprise était très courageuse à l'époque, ce qui marque est la capacité d'Anthony Mann à frôler régulièrement la caricature sans jamais y tomber. Au contraire, on ne peut que s'incliner devant la force d'un propos cohérent, doté d'un scénario à enjeux et ne lésinant ni sur l'action, ni sur la psychologie. Il suffit d'ailleurs de voir les rapports complexes et intenses qui unissent Lance Poole et Orrie Masters pour s'en convaincre : leur attirance mutuelle sera ainsi toujours barrée, mais plus par eux-mêmes que par les événements extérieurs. Car le héros du film n'a rien d'irréprochable : lui non plus n'évolue guère face au monde qui s'ouvre à lui, et si sa cause est assurément juste, il n'en est pas moins prêt à sacrifier des centaines de vie en son nom, se montrant au fond lui aussi intolérant, si ce n'est peut-être à la fin où la raison finit par l'emporter. Pas de « happy end » d'ailleurs, juste le constat que chacun sera allé jusqu'au bout de ses convictions, de son combat, quitte à y laisser la vie. Belle réussite, à l'image d'un Robert Taylor totalement inattendu en Shoshone, bien entouré par le toujours excellent Louis Calhern et la jolie Paula Raymond.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juin 2012
Un excellent western et certainement l'un des meilleurs rôles de Robert Taylor. C'est aussi l'un des rares films qui prend fait et cause pour les indiens à l'aube des années cinquante. "La porte du diable" est un véritable plaidoyer en faveur des indiens, où se mêlent l'amour et la haine, et qui dévoile ainsi les origines du racisme aux États-Unis. Un pur chef-d’œuvre d'Anthony Mann.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2012
1950 est une année remarquable pour le Western : avec La Flèche brisée de Delmer Daves, Hollywood prend le parti des Indiens, qui subissent les pires avanies de la part des Colons. C'est aussi l'année du premier grand film d'Anthony Mann, Winchester 73, avec James Stewart en vedette. Mais peu auparavant, la même année, Anthony Mann signe lui aussi un manifeste pro-Indien. Dans La Porte du diable, le héros, incarné par Robert Taylor, est un vétéran, mais du fait de ses origines indiennes, il est constaté méprisé et humilié comme ses frères de sang. L'histoire d'un amour impossible se mêle à la défense héroïque d'une "terre", mot sacré qui mérite que l'on meure pour elle, c'est ainsi que pensent les personnages du film. Le final, sorte de Alamo miniature, est un échec, car les Indiens devront retourner dans leurs réserves, ayant subi de nombreuses pertes en route. Western intimiste, il marque le détachement d'Anthony Mann et de la série B : autant de souffle qu'un grand Western, il ne lui en manque plus que l'ampleur.
Thomas L.
Thomas L.

14 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2011
Anthony Mann est reconnu comme un grand réalisateur, principalement pour ses westerns, sa réputation n'est pas usurpée. Si j'ai pu être déçu par l'homme de l'ouest je n'ai pas boudé mon plaisir avec: La porte du diable western "pro-indien" mené par un R.Taylor plus que crédible dans son rôle, qui montre tout le racisme dont ont été victime les indiens mais aussi le côté grégaire de certains humains manipulés parce qu'ils sont stupides et incultes. J'ai beaucoup aimé la scène où Taylor va voir l'avocate qu'il pense naivement être un homme...quand l'opprimé peut lui même opprimer. Pas un seul instant d'ennui, l'action s'enchaîne parfaitement.
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2011
Ce film d'Anthony Mann est l'un des tout premiers westerns pro-indiens avec La flèche brisée de Delmer Daves, si Mann fera beaucoup mieux par la suite (L'homme de la plaine en tête), ce film reste intéressant à suivre surtout pour le contenue. S'il y a un manque de souffle et que le film est en noir et blanc (vraiment dommage car on ne peut pas apprécier les paysages), le scénario est bon. Les personnages sont très fouillés et non manichéens et l'histoire est réaliste. La porte du diable dénonce l'injustice et le racisme qu'a connu le peuple indiens, ce qui en fait un film forcément intéressant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2009
Ce premier western de Mann n’est peut-être pas un chef d’œuvre mais à mon sens il vaut largement Winchester 73. Je suis peut-être mal placé pour juger n’étant pas un spécialiste du genre mais il me semble que les thèmes soulevés sont largement au niveau du film suivant de la tétralogie avec James Stewart. On voit que malgré la volonté affichée d’intégration (le héros a servi sous les couleurs de son pays) celle-ci demeure le plus souvent un vœu pieux. La prestation de Robert Taylor dans le rôle difficile d’un indien obligé de retourner à ses sources profondes à cause de la violence des blancs est tout à fait honorable. Louis Calhern fait un méchant détestable à souhait.
Film certainement mésestimé qu’il est urgent de réhabiliter dans la filmographie de Mann.
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