Frissons
Note moyenne
3,1
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75 critiques spectateurs

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ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2007
Premier 'vrai' film de Cronenberg, enfin, son premier film a obtenir le succès et à marquer le monde. Parabole avant-gardiste du SIDA, en quelque sorte, en tout cas, des MST (le sexe est beaucoup présent dans le film - et dans l'oeuvre cronenbergienne - mais uniquement en tant que synonyme de maladie, de mort, de déviances). Certaines séquences, notamment l'intro, où un homme assome, baillonne, puis éventre une jeune femme afin de lui déverser un produit chimique étrange dans le corps, sont incroyables. Grand film malade, intégralement tourné dans un immeuble insulaire canadien. A noter, Barbara Steele dans un de ses derniers 'grands' rôles.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2009
Premier film important de Cronenberg, Shivers est une fable sur les méfaits possibles du sexe. Les obsessions de l’auteur sont déjà toutes là, exposées à la caméra précise et froide comme un scalpel. Le jeu des comédiens fait parfois penser à la fois à un documentaire et à un film d’horreur. La mise en scène est distanciée et nous laisse étrangement en position de voyeur, sans possibilité d’identification ni de compassion. Le propos de l’auteur est si original qu’on en reste interrogatif et vaguement angoissé. Du sexe comme maladie contagieuse…
NomdeZeus
NomdeZeus

132 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2013
A l’aube de sa longue carrière, Cronenberg fascine déjà par son goût du bizarre et sa vision répugnante du sexe. Et de sexualité, il en est question pendant tout le film: les personnages se séduisent, se repoussent, s’agressent et se font pénétrer par des parasites de forme vaguement phallique… L’intérêt de Frissons provient du paradoxe entre la tension sexuelle perpétuelle de cette œuvre et les images repoussantes qu’elle nous inflige. En revanche, on sent que le réalisateur débute car le film n’est pas totalement maitrisé du point de vue technique et manque clairement de moyens.
boscopax
boscopax

100 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 janvier 2009
On est loin du meilleur Cronenberg avec ces "Frissons" qui sont loin de nos faire frémir. Proche de son sujet de prédilection qu'est le sexe, le métrage, d'une lenteur exceptionnelle, peine à nous maintenir éveillés malgré un huis-clos immobilier intéressant. Décevant.
Fred E
Fred E

13 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2025
Cronenberg se débrouille plutôt bien derrière la caméra. Le scénario est original et amoral. Malgré un rythme lent, on reste captivé par le film. Pour un film d'horreur, je le trouve plus intelligent que la moyenne dans son récit.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2010
Le premier "vrai" Cronenberg dans lequel le cinéaste nous montre une contamination par des dégénérés sexuels dont le nombre augmente peu à peu. Cronenberg a vraisemblablement une image négative du sexe. L'histoire est bien menée malgré quelques manques de rythme au montage.
oranous
oranous

162 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2008
Un des premiers films de Cronenberg qui annonce la couleur de son oeuvre : du sang et du sexe. Un huis-clos particulièrement dérangent et servit par un pléiade d'acteurs excellents. Les effets spéciaux ont certes vieillit mais il sont vraiment bon pour l'époque, mise a part le sang, très mal représenté en couleur vermillon.
Un film indispensable dans l'oeuvre de Cronenberg
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 avril 2020
Même si les effets spéciaux des créatures étaient terribles, j'étais prêt à pardonner parce que c'est un vieux film à petit budget. Cependant, l'intrigue m'a laissé encore plus pantois que les effets. Je crois que Shivers devient une excuse horriblement bon marché pour le sexe et la nudité. Le rôle de Roger St. Luc (Paul Hampton) est joué par est un acteur atroce. Des gens meurent autour de lui et il a l'air un peu perplexe au pire. La plupart du temps, il a un regard vide sur son visage comme s'il ne comprenait rien de ce qui se passe autour de lui. J'étais plus ennuyé par ce film que diverti parce que je pensais qu'il avait un début prometteur. Avec des films comme Shivers au début de sa carrière, c'est une surprise que Cronenberg soit jamais devenu un réalisateur célèbre. Désolé une note sévère, mais pour moi çà ne mérite pas plus...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Que dire? Si ce n'est que ce film de part son style m'a beaucoup fait pensé à celui de John Carpenter (un groupe d'individus au nombre restreint luttant contre une invasion représentée de façon plutôt abstraite, le huis clos etc...).
Maintenant, ajoutez à cela tout le savoir faire de Cronenberg en matière de description de ce que sont les sentiments et comportements humains les plus bas, primitifs et donc malsains. Le résultat de ce mélange corrosif ne pouvait-être qu'un petit bijoux de l'épouvante/horreur.
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mars 2019
La voici la pierre angulaire de l'œuvre de David Cronenberg: «Frissons», un titre bref et qui donne une certain idée du contenu qui va nous être proposé. Il s'agit en gros d'une histoire d'épidémie. Celle d'un virus (ayant la forme d'un pénis) très contagieux et qui transforme ceux qui en sont atteints en véritables maniaques sexuels. Avec ce film, qui est donc son premier à rencontrer le succès, Cronenberg donne une vision assez répugnante de l'acte sexuel et fait du corps humain son support pour tisser ses histoires. Interdit à une certaine tranche d'âge lors de sa sortie en 1975, ce film assez gore risque de tournebouler pas mal de tripes. Le problème de «Frissons», bien qu'il soit un film créatif, est peu crédible. Ceci est du à un jeu d'acteurs défaillant et surtout à un manque de moyens (matez la couleur de l'hémoglobine et vous pigerez !). Malgré tout, il faut reconnaître une chose: chaque film de Cronenberg, qu'il soit une bouse ou une réussite est une expérience insolite. Drôle d'objet.
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2022
Frissons c'est un peu le premier "vrai" film de David Cronenberg. Et c'est une pure réussite.

C'est de suite très dérangeant, entre le meurtre très nerveux d'une adolescente par un vieux dingo qui à l'air de faire des espèces d'expériences lugubre sur le corps de la jeune fille en lui ouvrant le ventre, avant de se buter lui même. Tout en montrant parallèlement des personnages assez banals, mais dans un cadre malaisant, introduit avec cette pub plutôt flippante en tout début de film. Et en fond il y a plein de sons stridents, de musiques pesantes qui créé une ambiance anxiogène, bien appuyé par la mise en scène de Cronenberg dans le même esprit.

Après s'en suit un assez long temps mort, une mise en place qui nous explique ce qu'a pu faire le docteur à cette jeune fille, il aurait en fait inséré un parasite à l'intérieur de la jeune fille. Cependant durant ces temps mort, Cronenberg arrive à garder un ton lourd, faisant monter la pression, et c'est d'ailleurs l'une des forces de ce Shivers (de son titre original), ne jamais nous relâcher, en nous parsemant par exemple différente images particulièrement crade, comme un homme crachant du sang, puis crachant une sorte de bestiole. Et c'est à ce moment là que le processus se met en marche, littéralement, cette bestiole avance, laissant des traces de sang sur son passage.

Et puis bam, ca nous saute à la tête (encore une fois littéralement), et le film sortit de l'esprit fou d'un jeune David Cronenberg peut réellement commencer.

La folie sexuelle de ces créatures qui ressemblent à un mix entre une teub et une crotte prend le dessus sur tout monde. (D'ailleurs au vu du budget du film les effets ne sont pas du tout ridicule). Tout monde veut baiser, ils sont prêt à tout, jusqu'à mourir même. Il n'y a plus de limite d'âge, plus de penchant pour les hommes ou les femmes, plus de consentement évidemment, l'inceste est autorisé... C'est particulièrement dégueulasse. Et pourtant la plupart des choses sont suggérés, presque rien n'est montré en terme d'acte sexuel, mais c'est tellement crade pour autant.

Nous sommes en plus toujours dans des endroits clos, ce qui renforce ce sentiment anxiogène, surtout dans la dernière partie du film qui peut s'apparenter à une sorte de survival, presque zombiesque dans sa toute fin. Le tout se terminant par ce qu'on imagine être une partouze absolument malade dans une piscine, avec tout les habitants du complexe repartant en voiture comme si de rien n'était, prêt à contaminer encore beaucoup de monde.

Cronenberg installe là plusieurs bases de sa future filmographie : épidémie, sexe (véritable film erotiquo-horrique), violence, ambiance malaisante, avec un soupçon de SF et même de body horror (ces grossissements de ventre faisant étrangement pensées à ceux de la grossesse aliénés dans le Titane de Julia Ducournau). Tout ca dans un film qui semble à la fois maîtrisé, mais aussi très jeune et fougueux, qu'on sent plein de potentiel.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2008
Une excellente oeuvre avec une fin hors-normes ; bien sûr principalement basé sur ces communautés & ces clans préférant le silence en toute circonstances sinon évidemment l'inertie : Ce film restera dans les annales...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 décembre 2011
On retrouve le thème de la maladie, cher à Cronenberg, sous la forme d'un parasite qui se loge dans le corps des gens et accroît de façon démesurée leur désir de sexe, provoquant un nouveau genre d'épidémie. En somme, ce film d'horreur ressemble presque à un film de zombies en pleine révolution sexuelle qui part à la dérive, ce qui peut paraître idiot mais c'est pourtant bien l'impression étrange qu'il m'a fait...
Pour un film d'horreur, il est franchement original et intrigant, ce qui est apparemment une marque de fabrique chez ce réalisateur de talent. Assez gore pour l'époque, mais un peu trop "ketchup" sur les bords. Si ce film fonctionne encore aujourd'hui, c'est parce qu'il a une bonne ambiance et un scénario dérangeant.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2013
Le premier film qui lança David Cronemberg est déjà plus qu'un premier pas. C'est une pierre non négligeable de son œuvre, intégrant des concepts qui la rongent en puissance : la médecine, le gore, la chair, les voitures (même si elles sont ici peu présentes, elles tiennent une place importante dans la conclusion). Frissons commence avec une mise en bouche simple, soignée et efficace, plutôt originale pour un film d'horreur, où le cadre spatial est défini dans les moindres détails, ce qui a pour effet de nous familiariser avec notre futur décors de huis clos et qui par conséquent nous oppressera davantage par la suite. La photographie est propre, sobre et pourtant stylisée, peignant les images avec un minimum de couleurs pour obtenir une épure qui se brise sur des fulgurances agressives de rouges qui déferlent dans les scènes de terreur. Le scénario franchement malin aligne des atouts de taille : une narration dense qui se suit avec fluidité, une mixture entre auto-suggestion angoissante et scènes super beurk, et intègre également une dimension philosophie-psychologie qui donne matière à réflexion. Une digression barbare de la nature humaine et de nos pulsions, poussée à l'extrême mais c'est en cela que Frisson s'impose avec tant de force, pour son côté provocateur. Les fans parlent souvent de dissection de Cronemberg au sens propre et figuré du terme. Les acteurs supportent tant bien que mal ce climat parfois dur à soutenir (Si il y a bien des bestioles qui font universellement froid dans le dos, ce sont ces saletés de parasites invertébrés) et leur prestation s'avère convaincante dans leur grande majorité malgré quelques rôles stéréotypés apportant une légère pointe d'humour au sein de toute cette noirceur (qui paraît souvent second degré, ne l'oublions pas). Est ce que le film fait vraiment peur ? Pour moi il constitue un empilement des pires trucs qui me retournent l'estomac. Les parasites (ouais encore eux), le sentiment d'apocalypse (qui se ressent presque autant à la fin du film que dans The Thing, c'est dire), les dégoulinements sanglants. Cela dépend de quel genre d'amateur de l'horreur vous êtes, mais Frissons constitue un morceau de choix pourvu d'une bonne grosse somme de caractéristiques appartenant à des sous genres différents combinés avec un amour de cuisinier. On est parfois partagé entre l'humour cocasse d'une situation et le frisson qui nous parcours l'échine (la femme qui attend, tel un ogre, que le serveur s'approche pour l'attraper en meuglant « j'ai faim d'amour ! »). La musique met les bouchées double : elle sait se faire discrète pour augmenter la tension et amorcer des monter de suspense bien dosées. On est souvent en proie au malaise qui nous gagne devant un film de zombie classique, d'ailleurs j'ai beaucoup pensé à Zombie de Romero lors des vingt dernières minutes (sorti quelques années plus tard en 1979!). Quand tout est terminé, on est glacé et intrigué, en conflit avec nos-même pour savoir si l'on veut voir la suite ou si l'on ne veut plus jamais en entendre parler !
Lil Sprite
Lil Sprite

67 abonnés 771 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2023
L'un des premiers films de Cronenberg et je dois dire que ça se ressent un peu notamment au niveau des effets spéciaux et même de l'histoire en général.
Mais il y a déjà dans ce film, tout ce qui fait et fera Cronenberg. Les thèmes qu'il affectionne sont présents et sa mise en scène est déjà très soignée. Un film à voir !
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