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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2012
Un des plus célèbres film japonais de l'Histoire. La mise en scène relève du génie tant les plans et surtout les travellings sont brillants. Le scénario est construit de manière astucieuse par contre je trouve que par moments dans les flash-back, les gesticulations des personnages sont trop poussives. Pas le meilleur film de samouraïs de Kurosawa.
Au niveau de la narration, Kurosawa, a eu une excellente idée, à savoir confronter les points de vue des différents personnages concernant la scène, selon leurs vérités, permettant ainsi de reconstituer une histoire complète. Le film est très esthétique que ce soit dans sa mise en scène ou encore dans les couleurs. Le noir et blanc est superbe pour l’époque et ne présente pas de défaut particulièrement frappant, les lumières sont toujours très importantes dans le noir et blanc, ici, le travail sur la luminosité est excellent. Mais il faut s’accrocher au scénario pour bien comprendre, il y a très peu de dialogue, « Rashomon » est presque un film muet. De plus, la présence notamment de la Chaman est très intriguante. Néanmoins, la morale du film est très bonne. « Rashomon » est très décevant comparé à l’excellent « Derzou Ouzala ».
Un crime a été commis et quatre points de vue doivent y répondre, le but n'est pas de savoir qui est le coupable puisqu'il n'y a aucun doute sur qui est le responsable, mais de définir quel est l'implication des trois différents protagonistes dans ce déroulé d'événements à l'aboutissement macabre. Chacune des 4 versions révélant ou inventant aux trois protagonistes impliqués des personnalités minoritairement honorables et très souvent abjectes. Impossible de définir laquelle des interprétations est vraie puisque chacune sauve de façon dissimilée l'image morale de soi ou d'un autre et se conclue toujours sur des éléments manquants qui ne peuvent confirmer à 100% leur véracité. Nous sommes obligés d'accepter par dépit la quatrième version, la plus difficile à accepter, la plus abjecte, celle qui réduit les trois concernés aux plus basses ignominies de la nature humaine, celle qui est la plus douloureuse, celle où personne n'est innocent, celle qui nous fait douter de notre humanité, telle est la parabole que Kurosawa exprime avec Rashômon. Les dernières minutes sont une réponse morale irréfutable qui parleront aux spectateurs qui révéleront si ils sont soit pessimisme ou optimistes. Incontournable.
Mon premier film de Kurosawa. Rashomon reste célèbre pour son scénario très complexe, racontant un fait divers suivant quatre locuteurs. L'histoire est brillante, et le style de Kurosawa est vraiment éblouissant. Le seul bémol je trouve réside dans l'interprétation, qui est à mon sens trop théatrale et parfois surjouée, et qui en définitif lasse au lieu d'émouvoir. Un peu déçu donc, même beaucoup, mais ce n'est ici que le ressenti d'une première vision d'une oeuvre certainement trop complexe pour se livrer tout de suite.
Un film complexe et limpide à la fois. L'intrigue est digne d'un thriller, et pourtant on ne saura jamais qui a tué le samouraï, et peu importe. Ce film est une sublime réflexion sur le rapport des hommes à la vérité, à leur conscience. La réalisation de Kurosawa est irréprochable ; Toshiro Mifune était quant à lui l'acteur japonais le plus connu à l'étranger : probablement car il était simplement un des meilleurs acteurs au monde. Et ce film est probablement un des plus grands chefs-d'oeuvre du cinéma japonais et mondial.
Akira Kurosawa est certainement comme le cinéaste le plus célèbre et le plus influent du Japon, son métrage Rashômon a d’ailleurs beaucoup influencé le cinéma américain. La réalisation est parfaite, l'idée de montrer la même scène de plusieurs point de vu différent est une excellente idée. En effet seul le point de vu extérieur est objectif car il est impossible de parler de soi sans amélioré son image. Le film comporte de nombreuse idées de montage, alternant entre le présent et le passée. L'histoire est vraiment bien écrite, on y retrouve les thèmes de l'honneur et de la dignité chère au Japon, et bien sûr le vol, qui est un grand déshonneur . Malheureusement, les acteurs ne sont pas de ce niveau, en effet la plupart surjoue et sont insupportable ( tout particulièrement Masago, qu'on a envie de claquer tout le long du film ). Au final, c'est un très bon film que nous offre Kurosawa, et surtout, culte.
La mise en scène, la réalisation, sont belles, extrêmement soignées. Est-ce que ça vient de la religiosité japonaise, du chamanisme ? du shinto ? Elles traduisent un sens profond de la nature. L’intrigue est une sorte d’énigme policière, non résolue, qui sonde les abîmes psychologiques des protagonistes. La séquence finale, plaquée, cristallise ce qu’on peut reprocher au film : un humanisme de pathos, très appuyé.
Mais Rashômon a surtout été une révolution formelle. A l'époque, le public a appris à admettre comme authentique d'un point de vue fictionnel ce qui lui est présenté à l'écran, sans y opposer de doute. En racontant une même histoire sous les différents points de vue de ses protagonistes, Kurosawa se saisit d'un procédé jusque-là inconnu, qui inspirera les plus grands noms du cinéma américain, découvrant un cinéma apte à tromper la réalité (et ''sa'' réalité-même), plutôt que la représenter simplement. Loin de là, l'intention de Kurosawa dans Rashômon est de la refléter.
L'incroyable force de "Rashômon" est de parvenir à constamment se renouveler par la répétition. Le principe narratif du film est tout d'abord novateur, consistant à voir le même événement par le point de vue de différents protagonistes, mais c'est surtout ce qu'opère Kurosawa par le biais de ce procédé qui parvient à fasciner et à émouvoir au plus au point.
Œuvre formelle tournant autour de la notion de subjectivité, cette construction radicale surprend autant qu'elle interroge. Chaque regard se mue alors en récit unique, s'autorisant toutes les libertés, et ce jusqu'à flirter avec le fantastique, dans une séquence de possession aussi dérangeante qu'hypnotisante. Les motifs restent alors les mêmes, mais leur sens, et la manière avec laquelle Kurosawa les met en scène, en change perpétuellement la portée thématique.
L'asservissement des femmes et leurs conditions sociales se transforme ainsi en propos sur la façon dont ces dernières manipulent les hommes, avant de devenir un questionnement sur l'honneur et la filiation. De même qu'un combat entre deux guerriers tourne au pugilat burlesque entre deux hommes tétanisés.
C'est cette proximité dans la mise en scène, et l'angle avec lequel sont traités les événements, qui poussent Kurosawa à occulter tout ce qui pourrait venir parasiter la vision de ces protagonistes - des autres intervenants placés dans le flou de l'arrière plan, jusqu'aux juges hors-champs, à qui même la voix à été retirée - pour ne conserver que leur regard.
Et c'est alors que le cinéaste décide d'offrir la vérité : celle d'une culpabilité commune, où seul la bonté, le pardon et l'espoir permettront à l'Homme d'avancer, et que ce sont là les seules éléments auxquels les protagonistes, et le spectateur, doivent croire, bien au delà des toutes les visions individuelles proposées. Car si Kurosawa nous dit de ne pas croire ces personnages, il nous demande de croire en leur humanité.
Long-métrage d'observation et d'analyse passionnant, il n'en oublie en rien d'être une œuvre formelle puissante et ludique, se servant du regard des êtres qu'il filme pour nous demander d'oublier le passé - le long-métrage sort au lendemain de Hiroshima et Nagasaki - pour mieux se concentrer sur ce qu'il nous reste d'Humanité. "Rashômon" est beau à pleurer, fort à en être tétanisé et innovant à en être déconcerté.
Rashomon sort de ce qu'on a l'habitude de voir : le jeu d'acteur est très exagéré et peut paraître parodique par moment. Pourtant en dehors de ça, c'est un récit non linéaire qui ne fait que de se changer et où on ne sait plus qui croire. C'est au final passionnant à suivre, d'autant plus que la mise en scène n'a pas pris une ride.
Il ne manque que peu d'éléments pour faire de Rashomon un film parfait. Exemple typique de ce que sera le cinéma futur d'Akira Kurosawa, il démontre déjà tout son talent dans un film à suspense dramatique aux techniques narratives à la Usual Suspect et autres Citizen Kane. Le film est magnifique, superbement composé de plans maitrisés saupoudrés de jeux de lumières somptueux et d'une BO magistrale ayant un charme d'époque. L'histoire bien qu'assez simple au premier abord parvient à se démultiplier en 4 (voire 5) pour donner des récits aussi éloignés que proches qui ont selon moi pour principal intérêt de brouiller les statuts des personnages. Les acteurs sont au top, surtout le grand Toshiro Mifune mais je reproche un trop grand nombre de scènes surjouées, typique du cinéma japonais qui peuvent être agaçantes. Le principal problème du film vient de son scénario et de son rythme très lent et qui ne parvient pas à aller au bout des choses que la fin n'aide pas à améliorer. Mais si ce genre de chose ne vous effraie pas, Rashomon reste un grand classique du cinéma des années 50
Akira Kurosawa nous offre ici un film très bon où à partir d'un simple meurtre vont partir toutes les hypothèses possibles émises selon les dires de quatre témoins plus ou moins directs. Le fond du film est riche, Kurosawa critique d'ailleurs l'homme et sa subjectivité. Sur la forme c'est vraiment bon aussi même si le film pâtit d'un petit coup de vieux, notamment au niveau des combats assez mous et vieillots. Un bon film accessible à tous et sans aucun doute celui par lequel commencer l'oeuvre de Kurosawa.
On met un peu de temps à se mettre dans l'ambiance japonaise mais après ce temps d'adaptation, c'est un régal ! Quelle originalité dans le scénario, quelles images !!
"Rashomon" est un film asiatique datant de 1950 réalisé par l'un des réalisateurs japonais les plus réputés de l'histoire du cinéma, Akira Kurosawa. Cette œuvre marque la renommée mondiale du réalisateur notamment grâce à sa réalisation minutieuse et surtout grâce à son scénario et son écriture innovante qui inspirera par la suite bon nombre de jeunes réalisateurs et parmi les plus connus les réalisateurs symbolisant la Nouvelle Vague française. "Rashomon" possède sans aucun doute un univers très profond avec le récit d'un crime dans son plus simple élément, mais complètement différent selon les témoins qui le raconte. Si le côté narratif et innovant du film mérite amplement d'être applaudi et bien plus encore, il y a malgré tout un certain manque d'intérêt à l'action malgré la profondeur de l’œuvre, le film peut ennuyer, ne pas captiver, presque endormir malgré qu'il soit relativement court. Nous serions dans ce cas uniquement réveillé par les pleurs et les cris plus qu'irritants de Machiko Kyô qui est insupportable et qui surjoue à la moindre prise au contraire de Toshirô Mifune qui s'avère plutôt convaincant. Le cinéma asiatique est particulier et ce film en est l'incarnation, on aime ou on aime pas. Pour ma part je ne suis pas extrêmement fan mais chacun son opinion..