Shadows
Note moyenne
3,7
421 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

32 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
9 critiques
3
10 critiques
2
7 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2009
Pour son premier long métrage en tant que réalisateur, John Cassavetes rompt avec les tabous du cinéma américain traditionnel. Tout d’abord, le financement du projet est improvisé : interviewé dans l’émission de radio Night People à 1h00 du matin, il déclare qu’il est possible de faire un film libéré des contraintes des studios si chaque auditeur lui envoie un dollar. Le lendemain, il reçoit 2000 billets de un dollar ; le projet Shadows démarre.
Selon Jean Douchet, le film est l’histoire « d’une jeune femme noire qui se fait passer pour une blanche et qui perd son petit ami blanc quand celui-ci se trouve face à face avec le frère, d’un ébène indiscutable ». Si le fond est audacieux (le racisme est tabou dans l’Amérique des années 1950), c’est la forme qui est véritablement innovante.
En effet, Cassavetes filme des jeunes acteurs qui improvisent face à la caméra au son du jazz avant-gardiste de Charlie Mingus. Issu du théâtre, il adopte la forme de l’improvisation pour tenter d’atteindre une certaine vérité ou plus modestement une spontanéité certaine. De plus, le film repose sur une trame dramatique totalement déconstruite, la fin n’apportant aucune réponse supplémentaire au récit éclaté. En fait, l’objectif de Cassavetes est de saisir un moment de la vie de plusieurs personnages, de capter un instant. D’ailleurs, aucun protagoniste n’apparaît comme principal ; Plusieurs groupes distincts se heurtent et se confondent. Les personnages sont le cœur du film ; aussi, Cassavetes parvient à créer une proximité avec le spectateur en les filmant en très gros plans et en les suivant par le biais de mouvements de caméra non prémédités. Il expliquait à ce propos : « J’essaie de laisser les acteurs aussi libres que possible dans l’espace. Je ne peux exiger qu’ils se plient à des déplacements de caméra préétablis ». Il précise d’ailleurs sa démarche en affirmant que « tout film doit trouver son inspiration dans l’instant ». En somme, on peut saisir la démarche de Cassavetes
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2008
Un grand film malgré son aspect futile. Presque trop court.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse