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Candice L
57 abonnés
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5,0
Publiée le 1 mai 2013
Un pur chef-d'oeuvre! Une musique splendide, des décors et des costumes à couper le souffle, d'excellents acteurs et un scénario brillant. Ce film mérite largement sa popularité et ses récompenses! A voir!!!
Il faut aimer Jane Campion, c'est un style spécial, c'est une évidence, et voilà moi je sais rien qu'en regardant ce film que ce ne sera pas une de mes réalisatrices préférées... Mais bon c'est un bon assez bon film même si je m'attendais à mieux.
C'est un grand film que j'aime beaucoup. L'un des rares où c'est le regard d'une femme sur un homme, contrairement à la majorité des films. L'actrice est bouleversante, et la conclusion éblouissante alors qu'on s'attend à une fin en queue de poisson. Jamais voix off n'est aussi bien utilisée. Jane Campion me fait beaucoup penser à Volker Schlöndorff dans la façon de filmer et d'agencer les moments clés.
Film contemplatif, a la mélodie de qualité, a la photographie superbe, aux acheteurs fabuleux, un film a Oscar tout simplement! Les passages musicaux, joué au piano sont eux aussi assez jouissif et le dernier plan mémorable! Un classique indéniable!
Une oeuvre sensible,féministe et sans pathos qui s'égare toutefois dans les afféteries arty et un naturalisme pompeux."La leçon de piano"(1993),en tout cas,rafla quantité de prix à Cannes et aux Oscars,ne laissant pas indifférent ceux qui l'ont vu.Dans mon cas,j'ai eu du mal à entrer dans cette histoire guindée au possible,qui prend une tournure étrange,bien que voulue poétique.L'atmosphère est envoutante et le duo Holly Hunter/Harvey Keitel interpelle.L'opposition entre la douceur et la brutalité qui finit par se retrouver sur un terrain commun,tout cela sous les yeux du mari bafoué(Sam Neill,rigide)et de la petite,observatrice lucide(Anna Paquin,très précoce).Superbes paysages du bush néo-zélandais.
L'abnégation pour vie, l'abandon et la démission pour refuge. Le destin de deux êtres en perdition qui s'unissent dans le désir. Fragilisés et naufragés, Holly Hunter et Harvey Keitel dégagent toute la sensualité nécessaire au sujet tandis que Sam Neill incarne l'homme trompé, évincé par leurs sentiments qui se perdra à son tour. Les lieux sont troublants et solennels comme pour communiquer une emprise naturelle de ces deux êtres. La beauté du récit et l'orchestration de leurs rencontres ponctuent l'érotisme de ces instants troubles qui mèneront les personnages vers la guérison.
Un film encensé à tort par la critique qui frôle l'apologie de l'adultère, en se parant d'une aura d'esthétisme prétentieux. La musique, louée encore et encore, n'arrive pourtant de loin pas à la cheville des grands passages de John Williams, pour citer le plus connu : elle se résume à des pièces de piano simplistes, conventionnelles misant sur une efficacité facile, alourdie par des violons insistants, et on s'en lasse au bout du deuxième visionnement. Pourquoi tout de même deux étoiles ? L'inconfort qu'il crée chez le spectateur, perdu au milieu de ces personnages aux morales et aux sentiments croisés.
Bizarre de voir Anna Pakins ici, c'est vrai qu'elle est pas mal quand même, à 12ans. Enfin elle a eu de la chance de tomber sur ce rôle et dans ce film. Un film bouleversant, qui n'est pas sans rappeler le romantisme du XIXeme avec les passions déchaîner et la nature sauvage. Les paysages sont sublimes, magnifié par une photo d'excellence. Les musiques, accouplées avec ce décors et cette histoire, sont aussi bouleversantes. L'histoire est donc bonne, elle traite de plusieurs sujets avec notamment celui de la place de la femme durant le XIXème siècle. Le personnage principal permet en effet de traiter de ce sujet là : Ada, une femme vouée au mutisme et à son piano qui se bat durant tout film contre ces hommes. Certains passages mettent mal à l'aise par leur violence ou l'immoralité des personnages. Personnages interprétés par de bons acteurs, Holly Hunter (Ada) est géniale dans son mutisme tandis que Sam Neil (son mari) peut-être terrifiant. Quant à la fin, peut-être surprenante, elle ravira tous les sensibles.
Les femmes réalisatrice sont peu nombreuses dans le paysage cinématographique et Jane Campion est surement avec Sofia Coppola la plus reconnue de ce front féminin. L a leçon de piano est un exemple parfait de son talent éminemment singulier. Cette oeuvre à la fois violente et mélancolique nous ouvre les portes d'un cinéma sentimental et poétique qui traite des sujets féministes.et féminins. Car ici il est bien question de la condition de la femme dans une époque douloureusement misogyne, de son martyre à son éveil. L'amour comme la souffrance et l’oppression sont filmé avec une virtuosité élégante. Les personnages chez Campion sont animés de passion secrètes où l'érotisme est suggéré, à la fois froid et bouleversant de sensualité, des amours charnels où la chair, brimée se révèle avec toute sa beauté lyrique. Campion nous livre la vision d'un monde puritain où le désir est baigné de contrition, et où la liberté seule devient quête. Dans ce film tout est combat et la femme y trouve enfin une voix et une existence propre, quand elle découvre sa force et son amour. Car on le sait les plus grande passions élèvent et se vivent dans l'affranchissement. Un grand film pétré d’énergie et de force libératrice.
Portée par des vagues furieuses aux notes muettes, celle qui observe s'échoue en terre inconnue, entourée de son Piano et de sa fille, ultimes fragments du grand amour perdu. Du plus profond de ses grands yeux noirs, Ada - à la manière d'un métronome un peu fou- marque le décor, scrute les contours, en rythme toujours, divines portées sans fin, définissant la cadence du spectacle, cette immense pièce passionnée se joue ici et maintenant, devant son regard flou, brouillé par les souvenirs.. La confrontation avec le monde sauvage - avec la Vie - s'annonce brutale, mais, s'armant de courage et de patience, aventureuse , comme un gamin, Ada accepte le chantage, Ada se prête au jeu. D'une simple pression sur la note de Coeur , la virtuose invoque un océan de sentiments passionnés, colère, amour, désir, jalousie, haine, peine : tous se broient et aboient, aux abords de la maison en bois, où résonneront les corps, où s'uniront les êtres, où lentement le mutisme mourra.
Réalisé au début des années 1990, "La Leçon de Piano" frappe surtout par son côté métaphorique ; oeuvre dont le personnage principal ne semble être ni un homme, une femme ou une enfant mais un instrument. Le piano est en effet l'épicentre du film, vecteur de passion et de lyrisme. Les gammes récurrentes composées par constituent parfois des chapes tournoyantes, transportant le film dans un tourbillon d'émotion, ce à quoi la cinéaste ajoute la fluidité de ses mouvements de caméra. L'interprétation de haut vol est également à souligner, en particulier Holly Hunter dans ce qui restera sans doute son plus grand rôle, et Harvey Keitel. Après, de là à dire que ça méritait une Palme d'or, il y a peut-être un monde, laissant sur ce point la discussion éternellement ouverte. Il n'empêche que Jane Campion a su y insuffler ses facultés à la fois esthétiques et romancières dans une économie de moyens laissant pantois.