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Yasujirô Rilke
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4,0
Publiée le 16 mai 2007
Film Palmé au Festival de Cannes 1993, «The Piano» (Australie, 1993) de Jane Campion est lhistoire dune relation charnelle entre une femme muette et le traducteur maori de son récent époux. Ce troisième long-métrage cinématographique de Campion, doté dun trio dacteurs brillants (H. Hunter,S. Neill,H. Keitel), est chargé dune douceur intime retranscrite par des gros plans où la caméra filme les mouvements, les doigts effleurant les touches de piano, etc Semblable à «Lady Chatterley» (France, 2006) de Pascale Ferran par son histoire dadultère libérateur, «The Piano» se déroule, lui, dans la brume dune île déserte néo-zélandaise. Mais la véritable émotion du film provient du mutisme de son personnage principal : Ada, interprétée avec brio par Holly Hunter. Ce mutisme par choix est pallié par lexcellent don de pianiste du personnage. Ainsi le film, par lambiance essentielle quil instaure, nous immisce dans le for intérieur dAda, sa musique en étant le vecteur. Rebutée par son mari ( Sam Neill ), Ada va trouver un réconfort charnel dans les bras de Baines ( Harvey Keitel ). Entre ces histoires de relations complexes demeure Flora, la fille dAda, incarnation probable de la conscience de la mère à travers la fille. Si lhistoire damour et son expression cinématographique charmeront un public, cest véritablement les prouesses techniques qui peignent le monde et qui en font des uvres de contemplations, cela magnifiant le film et sacralisant légèrement limage de renaissance quil véhicule. Car «The Piano» étant bien sûr la métaphore du mutisme des femmes dans les sociétés, cest aussi la belle image du renouveau de la vie. Enfin, il faut cependant reconnaître à ce film dêtre une once trop ambitieux pour son petit format, les deux heures de récit semblent courtes pour exploiter la richesse dune telle représentation. Le plan final achève le film sur la poésie lyrique quil est et ouvre luvre sur une magnifique réponse à lintrospection de lêtre.
Je n'adhère pas du tout. Jane Campion nous livre ici un film aux bonnes intentions, muni de quelques débuts d'idée, mais qui n'a brillé pour moi que par sa vulgarité et sa médiocrité. Bien sûr, c'est beau dans l'ensemble, Campion sait tenir une caméra, pas de doute. Oui, certains symboles sont d'une grande puissance, même s'ils ont tendance à être trop répétés. Et oui, Holly Hunter offre une performance plus que convaincante, son prix d'interprétation est mérité. Mais non. Au bout du compte, La leçon de piano est un film nombriliste qui semble nous crier « regardez comme mon sujet et mon personnage sont géniaux ». Certes oui mais leur traitement est non seulement d'une banalité sans nom (qu'apporte le handicap du personnage à l'intrigue ?) mais aussi d'une grossièreté rare. La première heure passe encore : le personnage d'Ada relativement touchant, la belle idée du piano vendu touche par touche et la montée d'un désir plutôt malsain laissaient présager un mélo pas déshonorant. Mais je ne peux pas adhérer à la dérive « syndrome de Stockholm version Harlequin » du scénario, qui fait de ce Piano le film le plus anti-féministe que j'ai vu depuis longtemps (j'imagine pourtant que ce n'était pas l'intention de la réalisatrice) : Ada tombe tout de même amoureuse du type qui lui faisait du harcèlement sexuel ! Cet aspect véritablement malsain, additionné aux rebondissements souvent grotesques et à un happy end très malvenu, m'a fait détesté la deuxième heure du film. Les situations y sont gratuites et incohérentes, la cruauté que l'on veut nous faire ressentir est de l'ordre du grotesque. A l'exception d'Ada, les personnages sont inintéressants au possible, le mari comme l'amant, sans parler de la fillette insupportable. Quant aux dix dernières minutes, elles ne font que démontrer que ce film n'est au bout du compte que l'histoire niaise d'un amour compliqué, comme on en a vu mille. Prétention, ennui, vulgarité... En plus, la musique est pas top du tout...
Jane Campion fait dun simple piano un symbole de beauté et de passion. Cette leçon est poignante, dune rare beauté lyrique et dun rare impact émotionnel. Holly Hunter na pas usurpé son prix dinterprétation féminine, elle est magnifique. Un chef d'oeuvre, qui vous laisse sans voix...
Jane Campion réussi un véritable tour de force en faisant passer à travers les images troublantes de ce "bout du monde" où ses héros se débattent une palette d'émotion incroyablement variée, tantôt douces, tantôt violentes. Avec brio, elle parvient à nous montrer à quel point le piano - ici symbole de passion, de liberté, de vie - est le raccord parfait entre tout: la romance naissante entre deux êtres que tout oppose (Harvey Keitel), l'écart grandissant entre deux êtres qui ne se comprennent pas (Sam Neill), le lien mère-fille (Anna Paquin), l'élément qui raccroche le personnage d'Ada à la vie, et qui pourrait également l'entraîner vers la mort...
Holly Hunter est absolument merveilleuse. La musique de Michael Nyman envoûtante.
Bouleversée...je viens de voir ce film et j'en ai encore une boule au ventre...les morceaux sont extraordinaires, les acteurs excellents, surtout celle qui jour Ada...ne pas voir quand on a pas le moral, sinon, pour avoir une gifle en plein coeur, n'hésitez pas !
'La Leçon de Piano' nous conte l'histoire de l'arrivée d'Ada, muette, en Nouvelle-Zélande. Interprétée par Holly Hunter, cette dernière, n'ayant pas une ligne à dire, se révèle être une actrice exeptionelle, ne faisant transparaître ses émotions seulement de part son regard et son allure. Relevé par la stupéfiante musique de Michael Nyman, certaines scène sont d'une beauté insoutenable: la poursuite d'Ada par son futur époux, ou lorsque celle-ci s'éffondre dans la boue, faute de pouvoir cier sa douleur... Récompensé par la Palme d'Or, 3 Oscars et un César, ce film de Jane Campion, débordant d'érotisme et de romantisme, restera un grand classique!
Un beau film, comme on aimerait en voir plus souvent. La musique de Michael Nyman est l'une des plus magnifiques B.O. qui soit. Les acteurs jouent bien; certes il y a l'intense interprétation de Holly Hunter mais c'est Harvey Keitel qui m'a le plus touchée. Les paysages sont bien filmés et la Nouvelle-Zélande ainsi que ses habitants apportent une touche d'originalité. Pourquoi pas quatre étoiles alors? Parce que je trouve qu'il y a des moments un peu ennuyeux (quand il ne se passe rien) et surtout parce que la relation entre Ada et le personnage joué par Harvey Keitel me semble assez peu développée...On ne perçoit pas au début l'attirance qu'il ressent pour la jeune femme muette, leurs scènes d'amour, bien que très sensuelles, sont "effleurées", à peine évoquées...Enfin, on ne comprend pas comment Ada finit par être aussi attirée par ce rustre vu qu'elle passe de la méfiance à l'amour fou trop facilement, sans transition, sans explication...Mais bon, le scénario est très intéressant et l'ensemble du film est poétique et charnel à la fois. Un genre qui se fait rare et qui ne peut être que salué.
La première partie du film m'a suffit. Holly Hunter est absolument insupportable. Ce n'est pas parce que le personnage est muet qu'il faut surjouer comme ça ! La petite fille joue aussi très mal, tout comme Sam Neil que j'apprécie pourtant. Dommage, une étoile pour les musiques magnifiques au piano...
fim d'une finesse rare. les acteurs sont exellents très bien filmé, la palme d'or et l'Oscar sont complètement mériter. La leçon de piano et d'une sensibiltée inégalé, à voir et à revoir
C'est un chef-d'oeuvre. Une histoire originale et émouvante, porté par des acteurs exeptionnels (Harvey Keitel et Sam Neill sont magistraux), la poésie fait son effet et on se laisse porter par des images magnifiques et une tension dramatique qui nous laisse...(je ne trouve plus mes mots tellement ce film est beau).
Mais comment Harvey Keitel a-t-il pu accepter un rôle dans ce film? Parce que ce film arrive quand même à mêler ennui, trivialité, et surtout, à la fin, n'importe quoi... L'histoire de cette femme muette arrivant en Nouvelle-Zélande pour se marier avec un homme qu'elle ne connaît pas, qui vend son piano malgré sa protestation sourde contre un terrain, et essaye de le reprendre par un marché de "catin", il n'y a pas d'autres mots... Durant la première heure, passe encore, hormis les immondices qu'elle joue au piano, car on se demande jusqu'où elle ira, si elle trompera son mari. Le tout sans aucun plan qui vaille le détour mais bon, cela reste somme toute potable. Mais la deuxième heure, c'est un grand moment. Entre le mari qui va jusqu'à assister à leurs ébats, la rupture sous la pluie torrentielle et bien d'autres coups de théâtre que vous ne pourrez même pas imaginer tellement on frise le mélodrame complètement niais. Et le tout enrobé d'un vide monumental, saupoudré de scènes inutiles! On se demande comment le film peut durer 1h55 alors que le scénario est si mince!
Je me sens un peu stupide étant donné la foultitude de bonnes critiques de la presse et des spectateurs à propos de ce film ! En effet j'ai vraiment pas accroché au film. Les acteurs et leur histoire, ou leur interprétation ne mont pas touché. Je n'ai pas ressenti les sentiments des personnages. Ca ne sexplique pas, je ne suis pas rentrée dedans. Affaire de goût certainement, c'est très personnel.
"La leçon de piano" de Jane Campion, autant leçon d'amour que leçon de musique - l'éveil à la musique coïncidant avec l'éveil des sens - se passe de mots : le maître est muet et l'élève fruste. Le savoir se transmet par l'oreille, l'oeil, les mains, la peau, s'exprime par des sons et des harmonies. Avec sa fille Flora, Ada, veuve et musicienne, débarque sur une plage de Nouvelle-Zélande où elle va épouser un colon Alistair Stewart. Ce dernier se refuse, à cause du mauvais temps, à remonter le piano que la jeune femme a amené avec elle. Ce sera un autre colon Baines qui se chargera de transporter l'instrument chez lui, en contrepartie des leçons qu'Ada accepte de lui donner.Finalement Ada et Baines vont devenir amants. Mis au courant, Stewart, fou de jalousie, au cours d'une scène terrible, coupe l'un des doigts d'Ada afin qu'elle ne puisse plus exercer son art, mais se résigne à laisser partir le couple. Stewart, qu'Ada n'a jamais aimé, a cru la tuer en lui tranchant un doigt, mais Ada a appris autre chose : l'intensité du désir, la force de l'amour, la complicité des corps. Elle est prête à affronter une vie nouvelle, tout aussi poétique, mais plus charnelle. En réalité, ce n'est jamais qu'un piano qui gît désormais au fond de l'océan, échoué sur les sables, dans le silence sépulcral des profondeurs. Ada est déterminée : elle va renaître, ré-apprendre à parler, à exister, à vivre, à aimer. Avec ce film superbe, Jane Campion s'est hissée au rang des plus grands : en témoigne sa palme d'or à Cannes en 93.Holly Hunter, remarquable dans le rôle d'Ada, reçut, quant à elle, l'Oscar de la meilleure actrice à Hollywood.
Un film puissant avec des acteurs remarquables. La réalisation est impeccable, les personnages sont touchants... ce film est l'un de mes préféré dans la catégorie "drame".