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GéDéon
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3,5
Publiée le 7 janvier 2022
Palme d’Or du festival de Cannes en 1993 puis lauréat du César du meilleur film étranger, ce long-métrage de Jane Campion s’appuie sur une trame scénaristique relativement banale. Néanmoins, la réalisatrice fait preuve d’un esthétisme et d’une grande sensibilité dans sa mise en scène qui lui permet de produire une œuvre largement au-dessus de la moyenne. En nous plongeant dans la Nouvelle-Zélande sauvage du XIXème siècle, on a le droit à une sorte de huis-clos autour d’un piano. Holly Hunter (Oscar de la meilleure actrice pour son rôle) interprète une femme muette venue d’Ecosse épouser un colon (Sam Neill). Sa passion pour la musique va l’entrainer dans une histoire d’adultère avec un homme illettré (Harvey Keitel). Cette liaison interdite, d’abord subie puis profondément désirée, fait l’objet d’une description intelligente où sensualité et musicalité s’entremêlent. Bref, un drame romantique de grande qualité.
"La leçon de piano" de Jane Campion avait obtenu une très bonne réception critique à sa sortie en 1993. Le film retrace l'arrivée d'une fille et de sa mère, muette mais grande pianiste, en Nouvelle-Zélande dans le cadre d'un mariage arrangé. Le film est assez original et dépeint avec justesse les sentiments de la jeune femme qui tombe amoureuse du voisin de son mari. Les acteurs et notamment le duo Holly Hunter et Harvey Keitel sont assez brillants. Le film tient aussi pour présenter de manière intéressante le lien entre sentiments et sexualité. On pourra juste regretter que les ficelles de l'histoire soient un peu trop grosses et que la fin ne soit pas très crédible. "La leçon de piano" reste un classique qui mérite d'être vu au moins une fois.
hummm j'ai lu pas mal de commentaires sur ce film ... trop sophistiqués à mon gout ! Ce film donne l'ambiance d'une époque, de la rudesse, des bons moments cachés, de l'espoir d'un meilleur
Très long. Beaucoup, beaucoup de longueurs. Le film se voudrait beau mais ne suscite que l'ennui. Très cliché surtout, l'histoire n'a rien d'original. C'est l'histoire d'amour type, avec le mari jaloux et les deux amants qui voudraient rester ensemble.
Une histoire d’amour qui propulsa la simple réalisatrice de Nouvelle-Zélande au rang de Reine du cinéma. Une palme d’or historique, un amour qui se développe pour cette réalisatrice mettant en avant la femme et les intrigues émotionnelles de façon unique et belle. Mais cette reconnaissance est-elle méritée pour cette simple leçon de piano? Encore aujourd’hui le constat reste le même car cette œuvre est incontestablement un chef-d’œuvre. Cela pour plusieurs raisons, bien sûr. Campion eu sa chance de prouver son talent avec ce film et c’est avec intelligence et subtilité qu’elle le fit! On trouve un film où la beauté de l’image épouse une intrigue de désir et de passion. La Nouvelle-Zélande est ainsi le terrain de jeux de la cinéaste où l’on voit évoluer une femme muette accompagnée de sa fille arriver sur cette terre sauvage et hostile. Par sa nature et ses habitants, du moins ce mari qui apparaît comme nonchalant et désagréable. L’effort n’aboutit pas et seul le piano compte. L’intrigue se concentre sur un objet, on ne pense qu’à lui et tout est amené par lui. Il mène la mélodie qui amène passion, haine, tristesse. Jusqu’à disparaître. Pourtant il reste et marque pour toujours des personnages en quête de libertés. La note fatale laisse apparaître la délivrance d’un personnage torturé par le silence et le désir, Jane démontre avec virtuosité toutes les nuances dans les personnages qu’elles développent. Par ce film, une grande cinéaste née.
WTF !! Mais quel horreur ce film .... relations malsaines et personnages irréalistes et totalement incompréhensible !!! Mais au secours XD Une vraie purge !!! Zappé directement sauf si vous raffolez du ciné prétentieux et surfait ;) (Les notes et les commentaires sur ce film me laisse sans voix)
Je suis dubitatif face à ce film, longtemps seule Palme d'or réalisé par une femme... et je crains qu'on ne se souvienne de cette Palme en particulier (alors qu'on a oublié la plupart des films récompensés, y compris celui avec lequel La leçon de Piano a partagé son prix) c'est plus pour le sexe de son auteur que pour sa qualité.
J'ai trouvé ça assez insupportable du début à la fin tant je suis resté hermétique face à ce qui était proposé... Ces personnages qui n'arrivent pas à communiquer, la fille muette qui dit parle grâce à sa musique... tout ça m'a semblé d'une profonde banalité.
Mais le pire c'est je crois les scènes avec Harvey Keitel, car autant le personnage de Sam Neill est exaspérant à être un idiot à ne pas se rendre compte que sa femme, avec qui il espère coucher, veut son piano resté sur la plage, autant la pseudo délicatesse des scènes Keitel m’écœure au plus haut point. C'est fade, ça se tourne autour du nombril, c'est sans vie, sans passion, sans intensité, ce qui fait qu'on voit bien où veut venir le scénario, ce n'est pas comme si le film était original à ce niveau là, c'est juste qu'on y arrive platement, sans aucune émotion... et lorsque ça arrive on se dit : ah... ok... c'était vraiment ça... le film tente vraiment de nous faire croire que cette fille froide était en fait follement amoureuse...
Et puis il faut parler du jeu d'acteur de Holly Hunter, qui est tout ce qu'il y a de plus exaspérant... après faut dire que vu le personnage insupportable qu'elle se tape à interpréter ça ne devait pas être facile... J'ai l'impression qu'elle ne savait pas comment jouer une muette, donc on se demande tout le temps si en fait elle n'est pas juste bête.
C'est encore un de ces films qui durerait 30s si jamais les personnages faisaient l'effort de communiquer...
Si ce film est esthétiquement très abouti, et captivant par sa lumière, ses contrastes, et la représentation de la nature, j’ai cependant eu beaucoup de peine à accrocher au récit, tant l’histoire d’amour à laquelle on veut nous faire croire manque de crédibilité. Crédibilité largement desservie également par les revirements tout à fait incohérents du mari, qui finalement ressemble plus à une girouette qu’à l’être modéré qu’on nous présente initialement. Fait positif, si une romance est promise, elle n’est au moins ni mielleuse ni prévisible. Mais justement, le désir, la sensualité, la frustration, et la violence sont si abondamment dépeints, que l’amour n’apparaît pas, alors que le dénouement du récit en dépend...
Les rares dialogues n’ont que peu d’intérêt, s’ils n’agacent pas, tout comme le monologue prétexte, et apparemment télépathique (...) de la muette. Une certaine poésie est atteinte, mais manque de subtilité, tant elle se veut transcendante. J’ai eu un moment d’espoir lorsque l’héroïne semble faire le choix spoiler: de sombrer avec son piano , mais le baratin sur sa volonté m’a ensuite passablement ennuyée. Heureusement, la fillette, dont la parole diffère et détermine, est remarquablement interprétée, avec une réelle profondeur. La musique quant à elle nous transporte très agréablement dans ce récit un peu étrange, dans lequel elle est souvent plus évocatrice que le jeu des acteurs.
Une très tendre et poétique histoire. Ça nous touche, nous émeut et on s'attache au personnage principal et on suit son évolution avec attention même si l'histoire reste plutôt longue
« La Leçon de Piano » a fait de Jane Campion la première - et encore la seule à ce jour, réalisatrice a avoir été palmée d’or à Cannes. Un très beau film avec une pointe d’érotisme et une magnifique musique de Michael Nymen qui lui apporte une touche de délicatesse supplémentaire. S’exprimant que par le langage des signes mais aussi à travers son piano, Holly Hunter réussi à nous saisir par un regard fort et pénétrant qui se montre aussi explicite que des mots. La jeune Ana Paquin, qui joue sa fille, fait ici ses premiers et prometteurs pas devant une caméra.
Propulser un personnage muet sur le devant de la scène apporte son lot d'avantages et d'inconvénients. Soit la prestation de Holly Hunter en femme muette malmenée par la vie vous hypnotise, soit vous vous ennuyez ferme pendant deux heure. La Leçon de Piano repose uniquement sur ce personnage hors-norme, enragé et meurtri. Et peut-être, aussi, sur ses reposantes mélodies de piano constituant les seules bouffées de douceur de ce film.
Dans une Nouvelle-Zélande peu accueillante, se déroulent des évènements encore moins folichons. Dans cette jungle loin de tout et inhospitalière, l'intrigue ne peut que s'en révéler déprimante à mourir. Ana, attachée aveuglément à son piano, pâtit sans relâche rapports de force inégaux largement à son désavantage. Ce film fait passer un message sur l'amour assez ambigu en semblant se justifier par les différences culturelles et le manque d'affection du nouveau mari d'Ana. Je comprends qu'on puisse le trouver contestable, voire malsain.
Les personnages de ce film sont tous éminemment mis à mal par le scénario. Ana la première, dont la caméra souvent resserrée sur son visage en capte toute la force phénoménale. Sans parole, tout passe par les expressions du visage, les gestes, les mélodies du piano. Une façon atypique et "rafraichissante" d'appréhender un personnage principal de film. J'ai totalement adhéré au concept. Baines et le nouveau mari ne cessent de dégager une violence constante et polyforme; de vrais sauvages quelle que soit la culture pour le coup. J'y ai un peu moins adhéré, là. Quant à la gamine, je crois qu'elle inspire encore plus la tristesse que sa mère…
Plus objectivement, La leçon de piano reste un film profondément déprimant, mou et pernicieux. Les décors constamment baignés dans des couleurs froides n'arrangent en rien les choses. Seule la fin "esquisse" un message de rédemption et de futur heureux. J'use toutefois de guillemet au vu de la contestabilité de cette relation.
La leçon de piano, envisage le deuil d'une manière brutale et puissante, au travers d'une héroïne constamment rudoyée par ses homologues masculins. La prestation d'Holly Hunter, la violence exposée, l'ambiance du film laissent le spectateur sans voix. On ne passera certainement pas un bon moment devant ce condensé de misère humaine. Parce qu'il se fait messager de la condition féminine. Parce qu'il expose le monde d'hommes impitoyable dans lesquelles les femmes sont emprisonnées.
Film assez lent et moyennement intéressant. C’est surtout l’immoralité totale de l’héroïne qui m’est désagréable. Si déjà elle ne parle pas un mot, peut-être pourrait t’elle être au moins un peu souriante, ne pas se soucier que de son piano et ne pas se faire culbuter directe après 3 mots par le pote de son nouveau mari. Bon, pour les bobos nous dirons qu’« elle explore sa sensualité » ou qu’ « elle laisse libre cour à ses sentiments » , pour un gros beauf comme moi, nous dirons que même si on à un handicap on peut être une bonne grosse ***. Voilà pour le fond, sur la forme ça reste moyen, avec des acteurs convaincants. En tout cas, je ne suis pas étonné que ce film à eu un césar.
La leçon de piano est un film dramatique admirablement réalisé, dont la fin est (heureusement) plus gai. Jane Campion donne aussi une vrai leçon de cinema tout en sobriété, efficacité et émotion. Ce film est aussi sobre dans son scénario, mais ça n'est pas un point négatif car l'intérêt c'est les relations entre les personnages, tout comme dans ses prises de vues. En plein coeur de l impressionnante et sauvage Nouvelle-Zélande, le film ne montre que très rarement la beauté de ses paysages et préfère se concentrer sur la boue, la pluie, la noirceur et l'hostilité de cet environnement pourtant magique. Les acteurs sont tous très bons et leurs personnages arrivent à évoluer durant le film. Bref un film à voir au moins une fois !
il y en a qui ont de la chance, le ridicule ne tue pas ce film raconte une histoire aussi tordue qu'improbable. un type sorte de colon paysan, fait venir en nouvelle Calédonie une femme de métropole muette qu'il a épousé pour ... ne pas s'y intéresser ! la pauvre commence par passer deux jours sur une plage à attendre son nouvel époux avec sa fille et tout son bardas et la première chose qu'il fait est de de refuser d'emmener ce à quoi elle tient le plus, son piano. ça c'est pour faire comprendre le titre du film. le piano va être un acteur important ! à peine le couple est-il arrivé à la maison, que le mari se tire pour plusieurs jours . dès lors, elle va demander au copain tatoué de son mari d'aller récupérer son Piano, à moins d'être le dernier des ignares on a tout de suite compris qu'il allait se passer quelque chose entre les deux et bingo, on avait vu juste ! Après il faut s'installer confortablement avec des provision car ça va être long et lent... Ce qui est le plus affligeant c'est qu'on a une véritable caricature très appuyée de tous les personnages. le mari benêt, sous l'emprise de ses proches et des "traditions" l'amoureux transi qui va finalement finir par obtenir par la persuasion, ce qu'il n'a pu avoir par la force. la femmes finalement assez coopérative avec son amant, une fois qu'il lui a retiré le manche à balai qu'elle semblait avoir dans le postérieur... et pour faire durer on a la préparation et le déroulement de ce "barbe bleue" ridicule qui permet de dépeindre les indigènes comme tous bêtes et méchant. à cela il faut ajouter les déplacements à répétition pour la mère et la fille dans un terrain boueux à souhait. je laisse à ceux qui auraient envie de revoir ce "chef d'œuvre" le soin de découvrir un certain nombre d'autres scènes toutes aussi ridicules que farfelues ... il fallait sans doute chercher les cinq bols cachés mais malheureusement à ce jeu réservé aux intellos, je ne suis pas très bon ....