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mx13
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3,0
Publiée le 16 mai 2019
Un film assez lent et sombre, mais qui par sa froideur est capable de s’attirer la lumière comme les foudres. La femme mise en avant grâce à cette splendide Jane Campion. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Je garde un avis mitigé sur ce film... D'un côté, les décors (les plans séquence en extérieurs notamment) et la musique sont superbes, et les acteurs excellents (même si Harvey Keitel fait de l'ombre à Sam Neil). Mais l'histoire m'a vraiment dérangé, comment Ada en est venue à aimer un homme qui l'effrayait au début (spoiler: et qui l'a pratiquement violée !! ) ? A la limite, qu'elle se soit prostituée pour un piano est certes déstabilisant, mais avec le passé qu'il représente, pourquoi pas, mais le lien entre les 2 stades de la relation Ada-Baines est presque incohérent. Il l'a forcé à se prostituer et c'est quand elle est enfin libre de son emprise qu'elle décide de l'aimer? Peut-être que la liberté qu'il lui propose l'a fait changer d'avis... Cependant, l'histoire d'amour entre ces 2 âmes complexes devient réaliste malgré ce début étrange. On peut aussi relever l'idée ingénieuse de la fin (lespoiler: suicide d'Ada transformé en renaissance qui annonce sa nouvelle vie plus paisible ).
Il est des films qui marquent si profondément le spectateur qu’il devient impossible de les oublier, d’en confondre l’intrigue, d'en voir disparaître les personnages. The Piano se suit comme une symphonie cathartique capable de convertir le silence dont se pare l’héroïne en parole sur le monde et les hommes ; les focalisations explosent aux yeux et font perdre pied dans une jungle devenue scène de théâtre. Montent sur l’estrade un colon face au peuple qu’il envahit et dénature, une mère face à un mari de substitution dont elle préférera le brutal voisin. Tous les tons se croisent et s’emmêlent, on glisse d’une écriture boulevardière – le mari cocu, l’amant dans sa cabane-placard, la femme entre les deux – à tragique, de la photographie d’un mariage ridicule réalisée sous pluie battante au battage qu’un mari fait subir sous une pluie d’insultes. Illusion du contrôle, perte de ce dernier. Drame sadomasochiste aussi et surtout où chacun semble prendre plaisir dans la souffrance qu’il éprouve : l’époux cocu assiste aux ébats adultérins de sa dame sans intervenir, en devient le voyeur ; la femme désobéit à l’homme de culture pour retrouver l’homme de nature, seule ouverture possible vers une reconstruction partielle (le passé était musicien, le futur sera auditeur). Entre-temps le piano a changé, on ne parcourt plus les mêmes touches. The Piano chante le deuil d’un amour perdu sous la forme d’une rupture de voix : au plus profond du silence gît la volonté, et ce n’est qu’en agonisant qu’on peut l’entendre pleinement. Ainsi le périple s’achève-t-il sur un plan en contre-plongée écrasante sur la cime des arbres traversée de toute part par la lumière du soleil : les traits horizontaux traduisent la fin heureuse à venir, la reprise en mains d’un destin où il fait bon vivre, là où jusqu’alors la forêt servait essentiellement de lieu d’enfouissement du désir, marquée par la verticalité de ses troncs comme poutres d’un cadre dans lequel se hachuraient les personnages le traversant. On respire. Mais on ne ressort jamais de The Piano. Jane Campion signe là l’une des œuvres les plus importantes du cinéma, celle qui se voit, se grave et jamais ne s’oublie.
Ce qui caractérise ce film c'est une esthétique de l'émotion. Holly Hunter est fascinante ... elle insuffle une âme extraordinaire à ce film ; et le décor dans lequel elle évolue contribue fortement à la création d'une atmosphère insidieusement oppressante, où les passions et les sensualités retenues peuvent pleinement s'exacerber. En revanche, je suis moins convaincu par la bande son (manque de subtilité) et je trouve que le scénario manque parfois de consistance. Mais la force du jeu des acteurs suffit à effacer ces imperfections. Malgré ces réserves, ce film emporte mon adhésion. Dépaysement assuré et Holly Hunter ... SUBLIME !
Holly Hunter est insupportable au possible et m'a gâché le plaisir. Oh la tronche qu'elle tire... Et jusqu'au bout hein... Quant à la gamine ce n'est pas mieux. Quel gâchis....Campion n'a juste pas choisi les bonnes actrices... Parce que ca aurait pu etre un beau film....Même l'excellent Keitel n'arrive pas à sauver la face....
Le thème est proche de Lady Chatterley, et le film de Pascale Ferran, bien que postérieur, est tout à fait dans le même esprit. J’y vois aussi un air de Fitzcarraldo. Mais hormis ces inspirations, le film a sa propre beauté. Le souffle romantique et la passion La musique, vecteur sublime des sentiments avec les scènes superbes où Baines ne fait rien que de la regarder en caressant ensuite le piano. Superbe.
Chef d'oeuvre absolu. Palme d'or tellement méritée! Film ensorcelant d'une beauté sans pareille, la bande son est un pur enchantement. Histoire d'un éveil sensuel, d'une passion, d'un amour à travers une mise en scène et une interprétation sensationnelles. A voir au moins une fois dans sa vie (si ce n'est plus)!
La leçon de piano est un beau film. L'histoire est très belle, tout comme la symbolique. C'est d'ailleurs dommage que l'on entende pas plus que ça le piano. L'histoire, pourtant très simple est filmée de manière à bien nous accrocher, et je n'ai pas décrocher de l'écran. Les décors néo-zélandais sont à la fois très beaux (la plage) et ne donnent pas spécialement envie d'emmenager là-bas (je ne crois pas avoir vu un film dépeignant autant la Nouvelle-Zélande sous la pluie). Le casting est bon : Hoolly Hunter (excellente) Sam Neill, et Harvey Keitel. J'ai moins été convaincante par la très jeune Anna Paquin, mais bon elle a encore toute sa carrière devant elle. Un bon classique.
Film romanesque, étrange et tumultueux comme les déferlantes du début du film. Dans un décor primitif (Nouvelle-Zélande du XIXe siècle) et une société puritaine, la sensualité se déchaîne et entraîne une tornade de violence. C’est beau et somptueux, mis en scène avec amplitude et brio, et agrémenté de dialogues qui sont plus une suite de non-dits. L’interprétation est admirable – Holly Hunter fut récompensée d’un prix d’interprétation à cannes – et les deux rôles masculins sont tenus avec maestria. Un grand film, très marquant, qui obtint la Palme d’Or au Festival de Cannes 1993.
Un classique blindé de récompenses qui m'a presque laissé de marbre. Autant sur la forme Jane Campion ne se trompe pas, avec une réalisation soignée qui nous fait voyager en Nouvelle Zélande, costumes et photographie au top. Les acteurs, Harvey Keitel en tête, rien à redire non plus. C'est au niveau de l'émotion que cela ne passe pas me concernant, certaines réactions ou attitudes des personnages étant parfois tellement déstabilisantes qu'il est parfois difficile de bien se situer, même si certaines scènes de cette attirance interdite sont plutôt très réussies. Faut-il avoir une sensibilité plus féminine pour l'apprécier à sa juste valeur ? Peut être bien.
Au fil des années, "La leçon de piano" s'est imposé au fil des années comme un incontournable du septième art et l'on comprend facilement pourquoi. Déjà, le film bénéficie d'une superbe mise en scène, aussi maîtrisée qu'élégante. Il y a de très beaux plans et Jane Campion joue dans certaine scènes très habilement avec la lumière. Holly Hunter offre une superbe performance et réussit à rendre son histoire d'amour touchante et crédible. Par moment le film semble toucher par une grâce difficilement explicable qui le rend à la fois élégant et émouvant. J'ai tout de meme eu du mal à renter pleinement dans le film du fait qu'il dégage une forme de froideur qu'il le rend un peu classique. De plus le long métrage souffre de quelques longueurs mais cela ne m'a pas empêché d’être globalement séduit par le film qui brille par le raffinement de sa mise en scène et le talent de son interprète principale.
La grand force de La Leçon de Piano c'est avant tout cette capacité a nous laisser en tête des images sublimes. Des musiques également. La belle Holly Hunter jouant du piano sur une plage de Nouvelle Zélande sa fille en train de courir sur la terre. Avec toujours cette sublime partition de piano. Sublime qu'on retrouve dans sa mise en scène, son histoire passionnante, ses acteurs magnifiques et cette richesse dans la réflexion qu'apporte Jane Campion a ce film maîtrisé de bout en bout qui va vous hanter à l'image du plan final, terrifiant de beauté. La Leçon de Piano est un film brillant, a voir et a revoir absolument!
Voici un film qui sort de l'ordinaire par bien des aspects: film d'époque en Nouvelle-Zélande, personnage principal féminin et muet, qui s'émancipe dans la violence et la découverte de sa sensualité (spoiler: et qui finira par triompher de son mari ) et un occidental considéré comme "trop" proche des natifs. Holly Hunter prouve son talent d'actrice en faisant parfaitement comprendre ses émotions et sa volonté sans les exprimer verbalement. Il y a quelques longueurs qui, d'un autre côté, rehaussent la violence et la brutalité des scènes les plus dures, rares mais d'autant plus intenses dans cette ambiance.