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kray
68 abonnés
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3,0
Publiée le 26 août 2011
Sorte de variation de boyz n the hood en plus violent , certe, mais pas forcément meilleur , la faute à un scénario inférieur à son devancier n'apportant aucune réponse au problème soulevé . Cependant, le choc est assuré !
Avec Menace II Society, les frères Hughes réalisent là un premier long-métrage percutant. L'histoire se déroule au début des années quatre-vingt-dix et nous fait suivre deux amis qui tentent de survivre et de se sortir du ghetto dans lequel ils vivent. Le ton est donné dès les premières secondes et nous plonge pendant une heure et demi au cœur d'un drame ou la tension et la violence est présente tout du long, tout de même entrecoupé de passages un peu plus légers mais pouvant vite déraper. Le tout est accompagné par une narration qui apporte un vrai plus à ce scénario qui aborde beaucoup de sujets à travers ses multiples personnages. Ces derniers semblent aux premiers abords peu fréquentables mais s'avèrent devenir de plus en plus sympathiques au fil des minutes malgré leurs nombreux tords qui comportent des circonstances atténuantes dans cette lois de la jungle. Tous ces rôles sont incarnés par de bons acteurs avec en tête Tyrin Turner, Larenz Tate ainsi que Jada Pinkett qui interprète une femme réfléchie très appréciable. Tout ce beau monde entretient de belles relations et s'échangent des répliques crues et cinglantes franchement mémorables. L'ensemble est très bien mis en scène avec une réalisation tout en mouvement particulièrement immersive. La b.o. pour sa part est composée de morceaux de rap en totale adéquation avec l'environnement. Reste une dernière partie riche en émotions avant de se clore sur un final d'une brutalité marquante faisant de Menace II Society un film engagé à regarder.
une mise en scène fort amateur, des acteurs de seconde zone à l'exception peut-être du principal et des dialogues assez pathétiques.... Je laisse une étoile car il y a du rythme dans l'histoire
Au panthéon de la culture gangsta figure en bonne place ce film des frères Hugues. Vu de loin, d’aucuns n’en seront pas surpris. Et pourtant, ce n’est pas si évident.
Nous sommes dans le début des années 1990 dans un quartier de Los Angeles. Le hood vit toujours le trauma des révoltes de 1965 et celles de 1992 sont en arrière fond (passées, à venir ?). Dans ce contexte, on suit la vie de Caine, jeune et sympathique malfrat, mal né, surtout pas au bon endroit.
Derrière ses airs de thrillers nerveux, le film est surtout une chronique sociale, celle d’une bande de kids sans repère. C’est âpre à l’image et dur dans le fond. C’est au détour de dialogues qui semblent insignifiants que l’on fait la connaissance des personnages, des pièges qui les entourent et des contradiction de la société américaine. Quand on vit sans lendemain, on ne vit pas longtemps. C’est bien le problème de ces jeunes à qui on ne promet rien hormis une ségrégation socio-spatiale et un racisme systémique. Le film pose clairement la question des responsabilités. Quid de la responsabilité individuelle lorsque celle-ci dépend à ce point du milieu. C’est la défaite en héritage. Le propos évite soigneusement la glorification et les excuses vaseuses pour se concentrer sur des personnages en lutte contre eux-mêmes et contre cette fatalité qui vous rattrape toujours plus volontiers quand vous faites partie des exclus du rêve américain. Car on sait où tout ça finit et c’est le propre de la tragédie urbaine. Si lyrisme il y a, il est apocryphe et surtout une libre interprétation postérieure. Ainsi donc, à la manière d’un Scarface, on se demande comment ce Menace II Society peut se trouver dans les références d’un mouvement gangsta vantant les guns, l’argent facile et la masculinité toxique. Une incompréhension ? Une forme de masochisme vindicatif ? Ou alors une réappropriation du drama du hood ? Reste que ce petit brûlot captive du début à la fin par son engagement et sa volonté de ne pas plaire. Il rappellera dans un autre registre culturel le travail d’un Larry Clark, ce qui est bien sûr un compliment.
Donc, on se mate ça si : - On n’est pas allergique au drame social. - On ne goûte pas la logique essentialiste. - On ne craint pas la tragédie. - On veut un truc qui cogne.
Nostalgie des années gangsta rap des années 90...c'était du bon son! "Menace II Society" est tout à fait représentatif de cette époque. Film brut, dur, fataliste, il dépeint la vie violente et sans perspective de ces jeunes des ghettos noirs californiens. La mise en scène des frères Hughes est dynamique, la bande-son terrible et l'interprétation convaincante. Difficile d'oublier la personnage O'Dog, jeune chien fou sans aucun respect de la vie humaine et en amont, un terrifiant "produit" d'une société américaine en pleine décadence. 20 ans après, rien n'a changé.
On ne peut pas voir ce film sans le comparer à "Boyz'n the Hood" et là, ça fait mal. On ne sent pas autant de sincérité et de vérité dans le récit. Les musiques et les acteurs ne sont pas non plus aussi bons. Film de banlieues US sympa mais revoyez plutôt "Boyz'n the Hood" qui est un must.
Si on peut louer le bon jeu des acteurs et la trame dramatique de l'histoire, on ne peux nier un immonde appel à la violence gratuite et à la haine raciale, sur fond de guerre des gangs ... Non, ceci n'est pas un grand film.
Fine étude sociologique, l’intrigue montre, à travers l’itinéraire du narrateur, un système autosuffisant à s’autodétruire. Ce drame manifeste son intelligence en ne réduisant pas les inégalités sociales à du pur racisme (qui d’ailleurs existe entre communautés victimes) mais laisse percevoir les raisons endémiques, économiques, idéologiques qui justifient de telles fourmilières de violence: quand sa propre vie n’a pas d’intérêt, quand on se sent déclassé, quand on n’a pas d’espoir hormis en des accomplissements matérialistes vains, comment sortir du cercle de nos proches où meurtres, insultes, fierté mal placée sont la norme? En peignant lucidement un quotidien dédaignant l’empathie, le dialogue, l’honnêteté, le récit prouve sans didactisme que seules la détermination, la foi ou une femme peuvent extraire de cette toile néfaste. Quant à la réalisation, soutenue par une excellente bande-son, elle nous immerge avec efficacité dans cet univers, propose quelques séquences fort bien pensées (colères outrancières du héros ou confrontation avec son amante), avive avec maîtrise la tension dans la scène finale. Une plongée sensée dans des âmes déchues.
Genre très populaire dans les années 90, le hood movie a laissé derrière lui plusieurs perles comme celui-ci, sorti en 1993 et réalisé par Albert et Allan Hughes. Genre surtout popularisé par "Boyz'n the hood" (même si le genre existait avant, il a vraiment explosé après ce dernier), ce film en reprend donc le même concept, à savoir suivre la vie de minorités noires dans des ghettos de Los Angeles. À la différence près que celui-ci a un aspect beaucoup plus brutal, faisant presque passer "Boyz'n the hood" pour un film gentillet. En même temps, il faut dire que celui-ci sort peu de temps après les émeutes de 1992 et est donc encore bien dans son jus en présentant un contexte social très précaire et réaliste. Et cette violence, on l'a dès la premières minutes avec cette fameuse scène d'introduction devenue mythique qui met directement le spectateur dans le bain. Le film possède malheureusement quelques longueurs mais le film arrive tout de même à continuellement capter l'attention du spectateur avec une histoire et un environnement devenant de plus en plus violent. Et la particularité du film n'est pas vraiment la violence en elle-même mais plutôt de la manière dont elle est traitée. C'est-à-dire que, par exemple, tuer des gens est devenu "normal", le film ne s'attarde jamais vraiment dessus en normalisant le meurtre, ce qui rend le film d'autant plus marquant. Et ce n'est pas un défaut car ce n'est jamais de la violence gratuite pour autant, c'est de la violence crue qui sert complètement le propos du film qui dit, en gros, au spectateur : regardez comment ça se passe là-bas. D'ailleurs, on a presque ce côté "GTA : San Andreas" dont je pense d'ailleurs que le jeu s'est beaucoup inspiré, du moins dans son ambiance. "Menace II Society" n'est donc pas devenu un classique pour rien, notamment en proposant un contenu violent mais d'une violence réaliste.
Une chrnoique sociale qui dépeint avec beaucoup de force les quartiers défavorisés de Los angeles post-émeute. Film symbole d'une génération qui utilise adroitement les ficelles de l'humour et de l'émotion et qui oblige le spectateur à s'attacher aux personnages. 15/20
Le scénario pouvait suffire en 1993, mais de nos jours ça fait trop léger, c'est juste une succession de scènes remplies de gros mots, d'irrespect et parfois de violence.
Si le ghetto a des bras c’est pour faire des braco, très bon film que j’ai vue dans ma jeunesse en mode street, puis revue bien plus tard, après avoir survécu à de nombreux drive-bye et autres règlements de comptes, pour voir qu’il y as quant même un message et que ce film n’est pas plein de clichés, un très bon film à voir et revoir, salut mon vieux tu me reconnais ??!!!