Les Chevaux de feu
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Avec Les Chevaux de feu, Sergueï Paradjanov réinvente le récit folklorique en le transformant en expérience sensorielle d’une richesse visuelle exceptionnelle. La mise en scène, libre et foisonnante, privilégie le mouvement, la couleur et le rituel au détriment d’une narration classique. Chaque plan semble conçu comme une icône vivante, où traditions, croyances et passions s’entrelacent dans une forme quasi hypnotique. Paradjanov filme l’amour et la mort comme des forces indissociables, inscrites dans un cycle mythologique. Une œuvre singulière et envoûtante, qui dépasse le récit pour atteindre une dimension presque sacrée.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2026
L’histoire n’est qu’un prétexte, Shakespeare alibi facile, pour planter le décor d’un cinéma qui n’existe que dans l’esprit d’un réalisateur libre, indépendant de tout dictat technique ou artistique. Au point de reprendre et mélanger des légendes populaires des Carpates pour en faire des tableaux féeriques où Chagall rejoindrait la terre de ses ancêtres. Et Terrence Malick celle de cette contrée laborieuse et joyeuse que Sergei Paradjanov cadre avec bonhomie et dureté . Un mélange approprié à la nature de cette population tout autant partagée entre les Gutenyuk et Paliychuk que l’amour d’Ivan et Mischka ne pourra jamais réparer. Il y a des scènes que je ne comprends pas, certainement dirigées dans le sens d’une culture millénaire et des traditions tout aussi légendaires. La caméra de Paradjanov y ajoute sa magie Toujours en mouvement, elle cherche , explore, bucolique et joyeuse, tendre et malheureuse . Une célébration vivante de la beauté du monde et de l’art.
Poutchi
Poutchi

9 abonnés 128 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 novembre 2025
Franchement je suis désolé de dire mais ce film a très mal vieilli. Je vais m’expliquer: alors certainement pour l’époque il est super. Mais je trouve ce film vraiment brouillon, pourquoi il y’a trop de musique, d’incohérence, le film est mal filmé ( il y’a des moments vous pouvez ressentir des nausées ). Je pense que ce film a eu un tel succès c’est sûrement grâce au fait qu’il a été réalisé pendant l’URSS car à cette époque il était impossible de critiquer l’URSS. Mais si ce film avait été tourné en France ce film serait passé comme une lettre à la poste et on en n’aurait pas reparlé 60 après. C’est triste à dire mais pour moi je ne peux le mettre dans le panthéon du cinéma.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2025
Sur le canevas d’une histoire très simple, Paradjanov a livré avec ce film, pourtant une commande du régime pour célébrer le centenaire de la naissance de l’écrivain dont l’œuvre est ici adaptée, une œuvre véritablement originale, entre la pénétration quasi ethnographique d’un milieu rural Ukrainien aux traditions et rites ancestraux, et une recherche formelle de haute volée. Les plans singuliers et les mouvements de caméra virevoltants s’enchainent, donnant au film un intérêt constant, avec une dimension poétique et picturale remarquable. Une œuvre inclassable, ce qui constitue indéniablement une qualité.
Cult K Monde
Cult K Monde

4 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mars 2025
Difficile d'attribuer une note à ce film tant il dénote complétement de ce qu'on s'imagine être le cinéma. Il s'agit d'une expérience cinématographique unique, loin des codes hollywoodiens. La narration se fait principalement par le visuel, les titres des chapitres servant de pages que l'on tourne pour découvrir un enchaînement d'images sublimes, filmées avec des plans de caméra tous plus incroyables les un que les autres avec une musique omniprésente qui s'accorde parfaitement avec l'image. La photographie est impeccable, les décors magnifiques et les costumes splendides. Le film se révèle à la fois un livre, une poésie, c'est en faite un véritable voyage culturel, le rendant unique en son genre. Un petit coup de cœur pour la première partie qui met magnifiquement bien en avant l'acteur qui joue l'enfance d'Ivan.


Une expérience cinématographique marquante que l'on oublie pas. Pour tous les cinéphiles aimant le cinéma étranger, la version Blu-ray est un must.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2024
Réalisé en 1964, ce titre est sans doute le chef d'oeuvre de Sergei Paradjanov, cinéaste soviétique né en Géorgie mais d'origine arménienne.

Le scénario repose sur le parcours de vie d'un jeune paysan Ruthene ( petite région située dans la partie ouest de l'Ukraine ) frappé par un destin funeste.

La première partie fait penser à Romeo et Juliette, tandis que la seconde, ou la tragédie est encore amplifiée, fait appel à la pensée magique.

Riche en couleurs, dotée d'une mise en scène exceptionnelle, on est ici au niveau des plus grandes réussites de Andrei Tarkovski ( lui et Sergei Paradjanov étaient proches et s'inspiraient mutuellement ), mais aussi du cinéma soviétique et ( selon moi) tout simplement des sommets du septième art.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2024
Quel saisissant contraste entre la mise en scène flamboyante, qui joue des focalisations, des couleurs, la caméra tournoyant avec grâce autour de ses talentueux acteurs (magnifique scène sous la pluie) et l'atmosphère aride des austères Carpates, semblable à la charge émotionnelle de l'intrigue, comme si la fougue n'accompagnait que les mouvements de la caméra et non ceux du coeur que les dialogues explicitent parfois au lieu des images purement esthétiques et non descriptives. Passant de la romance tragique au conte fantastique sans se départir des empruntes au folklore et à la culture slaves, le récit mélange les registres dans une réelle perspective de proposition artistique singulière. Formellement intense!
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2022
Très bien mais trop triste ! Un conte et légende du pays de Caucase très imaginatif et composite. Surtout remarquable pour son esthétique.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

96 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2022
catastrophe rien ne fonctionne. la mise en scène part dans tout les sens et c'est incompréhensible, le scénario n'as absolument aucun sens (si tenté qu'il y ai un scénario), certaines scènes sont en noir et blanc d'autres en couleur, les dialogues n'ont absolument aucun sens ont comprend rien, ont s'endort devant. le moindre élement est a décoder, le film est en sous titré et ont doit en plus décoder tout ce qui ce passe a l'écran tellement rien n'a de sens, ça chante une grande partie du film mais ont ne sait pas pourquoi. un énnorme navet.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 30 juillet 2018
De belles images.ne suffisent pas à faire un film. La narration ne m'a jamais accroché, le film souffrant même parfois du jeu daté des acteurs ou de faiblesses de réalisation.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2017
Histoire d'amour impossible entre deux être de leur enfance jusqu'à leur mort. Ivan est un personnage tragique, dévoré par la passion et incapable de se relever après la mort de son « Ophélie ».

Film brouillon et bouillonnant (on a les qualités de ses défauts) construit en douze tableaux. Travail de mise en image admirable: la caméra virevolte littéralement (plongée/ contre-plongées, travellings dans tous les sens).
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2017
Un conte qui commence comme un Roméo et Juliette des Carpates et finit par une victoire des forces élémentaires de la nature sur un homme qui refuse d'oublier l'amour de sa vie et d'accepter le cycle primitif de la vie et de la mort. Paradjanov et son chef opérateur Youti Illienko ont filmé leur récit chez les Houtsoules, peuplade d'Ukraine. Les images sont étonnantes, les couleurs superbes et la caméra extrêmement mobile comme prise d'une ivresse des sens. C'est cette caméra qui raconte le récit plus que les mots. Un classique aujourd'hui qui valut bien des difficultés à Paradjanov en Union Soviétique à l'époque de sa sortie. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2016
Un "nouveau film soviétique" acclamé par la critique internationale. Il est vrai que l'absence du thème de la guerre fait un bien fou. Les techniques sont aussi étonnantes, surtout avec celle de la caméra au poing qui se joue de la topographie pourtant évidemment compliquée : on imagine presque le caméraman en plein effort pour gravir les collines et franchir les broussailles. Plus qu'avec les personnages, on est avec cet homme qui a sué pour être le témoin de l'histoire qu'on lui a fait raconter. Malheureusement, le résultat est agressif pour les sens (on peut parler de cacophonie auditive et visuelle), et le peu de scènes qui s'attachent à un vrai scénario sont plutôt des représentations d'une tradition carpatique qu'on a voulue très présente.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2016
Mon entrée dans le cinéma de Sergueï Paradjanov ne m'a pas laissé indifférent, loin de là. Au générique de début, il est indiqué que le film est un "drame poétique", expression que je n'avais jusque-là jamais rencontrée et qui s'incarne dès les premières minutes avec ce tragique accident dans la forêt. Mais l’événement mortel a finalement moins d'importance que l'originalité de la mise en scène, qui fait contraster le blanc de la neige avec l'habit très coloré d'Ivan et alterne gros plans fixes et une plongée vertigineuse sur le jeune homme sur le point d'être écrasé par un arbre; cette réalisation se déploiera par la suite en mettant à l'oeuvre travellings latéraux à une vitesse déconcertante, changements imprévisibles de la couleur au noir et blanc, flashs abstraits et autres arrêts sur image. Mais cet incroyable geste de cinéma en devient tellement impressionnant qu'il finit par marquer une nette distance avec les personnages, empêchant une véritable émotion pour eux et pour leur destin tragique, malgré le désir évident du cinéaste de les filmer. Cinéma de la vitesse et du symbolisme, de la fable et des superstitions, biblique et fantastique, "Les Chevaux de feu" est inégal (certains chapitres sont éprouvants) et déstabilisant (dans un sens positif mais aussi négatif) mais vaut le coup d’œil pour la force de sa proposition esthétique, unique en son genre.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2015
J'avais vu Sayat Nova que je n'avais pas vraiment aimé et dont je n'ai plus de souvenirs, mais si ça ressemble un temps soit peu à ce film, je comprends qu'à l'époque je n'avais pas aimé. C'est vraiment particulier comme film, la mise en scène est totalement libre, alternant les plans larges avec les gros plans, toujours en contre-plongée, souvent filmé en plan séquence (ou du moins en plans assez longs), accompagné d'une musique folklorique que j'adore...

Bref tout un programme, et quel programme. Si l'histoire en elle-même ne m'intéresse pas vraiment plus que pour le côté vie dans les Carpates, bien qu'elle soit belle en elle-même, pour moi elle sert vraiment de prétexte à cette sorte de film quasiment expérimental où toutes les audaces sont permises.

Ce qui fait que là j'ai beaucoup aimé et je ne m'attendais pas du tout à ça, mais quel film ! Alors je n'irai pas jusqu'à crier au chef d'oeuvre car je pense que la mise en scène ne sert pas forcément la beauté de l'histoire d'amour pourtant assez simple et belle pour être universelle. Mais une telle liberté dans la mise en scène est réjouissante. J'en ai conclu que je pourrai vivre dans les Carpates, que ça me plairait bien comme vie simple dans une terre abandonnée par Dieu.

Les mots me manquent pour le décrire concrètement, mais je pense que le mieux est de le voir pour comprendre de ce dont il retourne réellement : un film vraiment audacieux qui n'a peur de rien.
Et puis la musique me hante encore ! J'aime vraiment ce genre de chants, de musique faite par le peuple, ça me rappelle les meilleurs albums de Pagan Metal...
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