Godzilla
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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2022
Côtoyer Akira Kurosawa a du bon, même si ce n’est que pour un petit rôle ou pour des collaborations mineures. Dans « Chien enragé », Ishirô Honda prenait déjà position dans le rôle d’un méchant. C’est alors à son tour d’en créer un à son image ou presque. Le cinéma japonais connaît un essor certain avec des artistes qui composent avec le lyrisme de la culture locale. Honda explore donc une des cicatrices du pays, une qui marque un profond traumatisme dans les esprits. La période d’après-guerre résonne comme une allégorie pour le Japon et ses citoyens qui ont donné corps et âme pour la paix. Mais elle s’avère impossible à considérer dès lors que la guerre est en marche, tout comme le monstre qu’ils ont réveillé par mégarde.

On y discerne une influence quasi-directe à « Le Monde Perdu » d’Harry O. Hoyt, mais avec une empreinte patrimoniale, car on le rappelle encore, c’est la guerre qui a forgé la légende ou le mythe qui guette les côtes japonaises. L’apparition du monstre gargantuesque fait office de métaphore, car elle rappelle la super arme américaine, qui a eu raison d’Hiroshima et Nagasaki. Le réalisateur l’assimile donc à une catastrophe, à la fois humaine et naturelle, car cette créature campe également sur des fondements écologiques. La crainte d’une troisième guerre mondiale est dans les pensées d’Honda, comme du monde entier, car les essais nucléaires se multiplient dans le pacifique. Godzilla est donc un rappel à l’ordre pour une population qui vivait paisiblement, jusqu’à ce qu’il s’avance vers Tokyo. Il brise la routine d’un Japon passive, observateur, mais victime de son impuissance face à l’envahisseur.

Le reptile radioactif rase donc tout sur son passage. On distingue alors deux types d’échelles. À taille humaine, on se soucie du bien-être commun, lorsque la politique ou la science n’intervient pas. On rappelle alors les nombreuses procédures, voire habitude d’un peuple qui doit se rendre à des abris ou encore la foule en panique et les enfants en pleurs. Ce mal ne peut donc être comprimé par le mal lui-même. Afin de l’empêcher de se « reproduire », il est nécessaire d’avoir recours à une arme, cette fois-ci dans les mains des Japonais au bord du gouffre. Mais cela résoudra-t-il tous les problèmes majeurs ? Cette question est nuancée entre les partis environnementaux, militarisés et pacifistes, ce qui rendra le long-métrage très poétique sur le plan moral et émotionnel.

« Godzilla » d’Honda est donc une performance technique, notamment dans l’incrustation des séquences catastrophe, mettant en avant le suit-motion. De plus, ce film aborde avec sérieux les thèmes de la catastrophe naturelle et du sacrifice. La science ne sera que l’arbitre au milieu de ce tourbillon de rage, qui laissera bien ses empreintes sur des terres nostalgiques. Entre effet documentaire et registre fantastique, l’œuvre a su s’approprier les caractéristiques d’un épisode horrifique, d’où son succès, aux dépens de la culture japonaise qui a tant souffert pour renaître et purifier son identité.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2014
Un des films de monstres géants les plus reconnus avec "King Kong", "Godzilla" reste son penchant japonais, réalisé en 1954 mettant en scène une créature emblématique de la culture nippone, qui sorti des profondeurs détruit la ville de Tokyo. C'est donc le premier d'une longue liste de longs métrages de la franchise, et je dois dire qu'il est plutôt réussi et parvient a introduire et entretenir un véritable mythe avec pour thématique le traumatisme atomique des japonais et son progressisme écologique. Les premières secondes nous annonce tout de suite l'ambiance avec ses bruits lourds de pas, cela donne déjà une dimension dantesque au film, on sent la menace arriver ... Puis vient ensuite cette sorte de mysticisme autour de ce dragon marin vénéré par les habitants depuis des siècles contrastant avec la "réalité" scientifique d'une créature réveillée par des essais nucléaires, il faut dire que le scénario est passionnant. L'apparition de Godzilla est un poil décevante et un peu clichée, dommage de ne pas avoir encore plus entretenu le suspense après vingt excellentes minutes, on a un plan assez élargi sur sa tête alors que le montrer de dos ou juste apercevoir son bras ou sa queue aurait été plus judicieux je trouve. Les effets spéciaux sont en carton et les décors sentent la maquette à des kilomètres mais bon franchement pour l'époque c'est tout de même exceptionnel, de plus l'atmosphère et la musique sont tellement de qualité qu'on est obligé d'être indulgent. Niveau interprétation c'est plutôt correct, les acteurs sont bons bien que certaines répliques tombent parfois dans la démesure voir à la limite du ridicule (comme lors de cette scène ou le monstre détruit une tour métallique avec une personne qui commente sa future mort). La fin m'a un peu déçu, même si elle est assez cohérente, disons que je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire pour un film qui se veut comme tel. "Godzilla" reste un bon film de monstre, le début d'une légende cinématographique et populaire, prochaine étape, soixante ans après, le remake de Gareth Edwards en salles.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 février 2025
On a toujours quelque scrupule à dévaluer un film-culte, mais à le revoir quarante ans après sa sortie, force est de constater que le "Godzilla" de Inoshiro Honda n'est plus qu'une pauvre série B, franchement laide même.
Quoique le film soit une parabole sur la catastrophe nucléaire et le traumatisme vivace du Japon, Godzilla est devenu, esthétiquement et dramatiquement, un nanar imbuvable. Conçue vingt années après King Kong, la créature monstrueuse du film est pourtant infiniment plus rudimentaire que le mythique gorille de Cooper et Schoedzak. Utilisé parcimonieusement au coeur d'une intrigue très banale, le monstre est en premier lieu complètement inexpressif. Ensuite, les ravages causés par Godzilla, gros dinosaure réveillé de son sommeil préhistorique, s'inscrivent dans des scènes d'action et une réalisation malhabiles et procèdent d'effets spéciaux grossiers.
Les personnages humains n'ont, quant à eux, aucune envergure. La réflexion n'en a pas davantage. Godzilla alimente de superficielles considérations sur la responsabilité du scientifique, inventeur funeste dans le cas présent. A l'exception d'un ou deux plans, réalistes ou allégoriques, je n'ai guère éprouvé le malheur et l'épouvante du peuple japonais que le sujet évoque par le biais de la fiction fantastique.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2025
"Godzilla" est une œuvre culte du cinéma. Présentant le légendaire lézard géant pour la première fois, le film est rapidement rentré dans les mémoires. C'est un long-métrage important, et c'est donc en sachant cela que j'ai décidé de le découvrir. Pourtant, lors des premières minutes de mon visionnage, je me suis un peu interrogé. Face à un montage très brusque et un lancement qui laisse peu de place à l'attachement de nos personnages, je ne peux pas dire qu'il m'est tout de suite embarqué. J'ai été laissé un peu en dehors, et j'avais donc peur de complètement passer à côté de celui-ci. Heureusement, une fois que le contexte a été placé, le film se calme un peu plus et laisse transparaître la plupart de ses qualités, notamment dans son approche visuelle. Grâce à une mise en scène plutôt intelligente, l'immersion s'avère assez efficace, notamment pendant les attaques du monstre. Par la bonne gestion du noir et blanc, mais également par les points de vue abordés et qui permettent de démontrer la démesure de Godzilla, les séquences d'actions s'avèrent assez impressionnantes. Pour l'époque, le rendu du monstre est très crédible, surtout grâce à cette approche de l'acteur en costume. Ce dernier est très détaillé, et cela permet donc de ne jamais sentir la supercherie. Certes, quelques effets trahissent un peu cette technique, notamment dans l'utilisation de véhicules miniatures (comme les trains par exemple). Mais dans l'ensemble, à ce niveau-là, le film n'a pas pris une ride. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui font sa renommée, et qui expliquent qu'il continue de parler au public. Mais à ce compte-là, je pense que ce qui a le plus marqué les gens vient du propos que le projet aborde. Seulement 10 ans après la fin de la guerre, le Japon offre une œuvre lourde de sens, au travers de cette créature symbolisant la menace de la bombe H. Globalement, c'est ce qui créait la peur de ce monstre et c'est ce qui rend son utilisation plus complexe qu'un simple destructeur. La thématique est donc exposée en sous-texte du film, au milieu de nombreuses discussions politiques et morales. Honnêtement, cela ne m'a pas toujours passionné, notamment, car je n'ai eu aucun attachement aux personnages. J'ai donc eu du mal à me sentir impliqué, mais je comprends parfaitement l'écho qu'a pu avoir le film. Il marque une époque par sa technique et son message fort, et donc, même s'il ne m'a pas beaucoup parlé, il est logique que ce film ait autant marqué son époque. Pour conclure, l'un des longs-métrages les plus importants pour le Japon.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2014
Premier film qui fit apparaître le célèbre monstre lézard Godzilla, cette version de 1954 se voit aujourd'hui avec un réel plaisir. Au-delà du divertissement et des scènes (spectaculaires pour l'époque) de destruction, c'est une vive critique du nucléaire que fait le film, le monstre étant ranimée par des explosions de bombe H. Le Japon, marqué par les explosions d'Hiroshima et de Nagasaki, exprime ses peurs à travers Godzilla, film de monstre qui fonctionne encore aujourd'hui grâce à la force de son propos, toujours d'actualité. Privilégiant la psychologie des personnages (dont l'un d'eux est incarné par Takashi Shimura, présent dans de nombreux Kurosawa), le film n'en est que plus impressionnant quand il se consacre aux scènes où Godzilla (aux effets qui ont un peu vieilli mais pas tant que ça) terrorise la ville et ses habitants, détruisant tout sur son passage.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2017
Malgré des effets spéciaux qui ont terriblement vieilli et qui font un penser aux créatures de Ray Harryhausen, cette toute première apparition de Godzilla, le monstre géant le plus célèbre de l'histoire du cinéma permet un plaidoyer appuyé et non dissimulé contre la bombe atomique, sonnant comme un écho du traumatisme vécu par les Japonais neuf ans après les deux explosions sur Hiroshima et Nagasaki. D'un point de vue artistique, un film qui a pris un énorme coup de vieux, une mise en scène minimaliste mais qui réussit tout de même à montrer à l'écran le lézard plus longtemps que dans la version de 2014 de Gareth Edwards.
TotoJp59
TotoJp59

54 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2014
Ishiro Honda créa avec ce film l'un des monstres les plus populaires - Godzilla - et aussi un tout nouveau genre dans le cinéma fantastique : le film de monstres géants. Jouant sur la peur du nucléaire que les japonais avaient encore dans toutes leurs têtes (8 ans après Hiroshima seulement) et dont Godzilla en était la métaphore, le réalisateur propose un traitement réaliste au niveau dramatique et réactionnel (portée des événements), même si cela manque un peu d’émotion. Les scènes de destructions massives sont surprenantes pour les années 1950 et le cinéma japonais : l’aspect réaliste est sans doute à l'origine du succès et bon nombre de japonais ce sont rappelés de mauvais souvenirs. Les images dégagent en effet une force surprenante, soutenue par une musique entraînante (avec un excellent thème musical).

On passera bien-sûr sur les démonstrations scientifiques désuètes (le pourquoi du comment) mais peut-être assez crédible à l'époque. Cependant, on ne peut pas occulter la résolution finale improbable et son expérimentation qui laisse dubitatif. Bon, la crédibilité n'était pas le but premier et c'était d’ailleurs une autre métaphore : voici une nouvelle arme de destruction qui risque d’être utilisée à mauvais escient...

Le film sera la base d'une grosse franchise dans le cinéma japonais avec de nombreuses suites (à la qualité inégale) ou spin-off. Ces long-métrages auront dû mal à s'adapter à leurs époques (représentation du monstre) mais seront un succès dans leur pays natal malgré des histoires de plus en plus improbables (combat de monstres géants). Face au succès asiatique, les américains vont proposer leur adaptation en 1998 qui a malheureusement subit la foudre des fans hardcores à cause des libertés prises. Face à ce succès en demi-teinte, Hollywood tente à nouveau sa chance en 2014 avec quelque chose qui s’annonce plus proche de l'original...
Oxymetal
Oxymetal

101 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2014
1er métrage de la saga datant de 1954 et réalisé par le visionnaire "Tomoyuki Tanaka", "Godzilla" a véritablement révolutionné le genre du "Kaijū Eiga" (Film de monstres). Et malgré son ancienneté, "Godzilla" reste étonnamment crédible et d'actualité exploitant les thèmes écologiques et la peur du nucléaire dans un Japon d'après-guerre traumatisé par les bombardements. Dans l'histoire d'origine, "Godzilla" est l'un des derniers représentants d'une espèce de dinosaures théropodes nommés "Godzillasaurus". Décrit comme étant une bombe atomique vivante, le monstre laisse des radiations empoisonnant l'environnement sur son passage. Son mythique souffle atomique peut brûler une mégapole toute entière. Il est également capable de se déplacer sous l’eau aussi aisément que sur la terre ferme. Les effets spéciaux (Assez révolutionnaires pour l'époque) garde un certain cachet et pour incarner le monstre dans la franchise, on utilise une technique propre au genre: Un cascadeur dans un costume (Lors des nombreuses scènes de destructions massives). Gros succès à sa sortie dans son pays, "Godzilla" 1er du nom reste le meilleurs opus de la saga dont les récentes adaptations Américaines foireuses auraient clairement du s'imprégner de A à Z pour en dégager l'essence et l'identité même !
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juin 2018
Avant de commencer cette critique, je tiens à m'excuser de l'absence de critique ce mois-ci. Boulot oblige. Je suis toujours impressionné par le savoir-faire nippon en matière de kaiju eiga littéralement "film de monstre". Certes, les précurseurs sont les américains avec King-Kong mais indéniablement les japonnais ne doivent pas rougir de leur création dont Godzilla en est la pierre angulaire. Ishiro Honda est un artisan passionné et passionnant : né en 1911, il a connu de plein fouet les ravages de la 2nd guerre mondiale et des effets considérables sur la péninsule nippone que ce soit au niveau matériel (les bombes nucléaires de Nagasaki et Hiroshima) ou psychologique (comment soigner le traumatisme des bombes H sur les populations?). Godzilla est plus qu'un film de monstre, c'est une oeuvre qui raconte les épreuves de cette population qui vit constamment dans une menace qui reste invisible. Or, cette invisibilité est permanente pendant les 30 premières minutes : le monstre est omniprésent sans être présent : on l'entend, on le déduit mais on ne le voit jamais jusqu'au final haletant du combat entre l'homme et la nature. Justement, les effets spéciaux et le détail de certaines maquettes sont éblouissantes de réalisme (si on excepte quelques grossiers plans notamment les hélicoptères ou bien les pylônes électriques). Le film date de 1954 et a pourtant bien vieilli. Malheureusement, il reste pleinement dans l'actualité même si les relations entre la Corée du Nord et le Japon semblent se réchauffer. Malgré tout, le film souffre de nombreux défauts : le casting est loin d'être excellent et passe finalement au second plan par rapport à l'urgence et à la venue de la bête. Bref, l'attachement des personnages est inexistant. En revanche, plusieurs plans du film sont d'une beauté presque hypnotique et assez rare dans ce genre "catastrophe" : le chant des écolières - seul moment patriotique de l'oeuvre - est sublime. Je vous conseille d'ailleurs à le voir en VO. Plus plaisant qu'en VF. Finalement, Godzilla est un oeuvre sympathique - ouvrant une ère fondateur pour le cinéma asiatique - et à l'aura sacré, modèle pour ses successeurs. A voir.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2017
C'est en 1954 que Ishirô Honda réalisera un film dont le personnage principal sera retenu dans la culture populaire jusqu'à aujourd'hui: Godzilla. Même pas une dizaine d'années après les bombardements nucléaires qu'à subit le Japon, Godzilla possède de forts relents de la crainte de ce fléau qui ne peut provoquer que la désolation. La créature personnifie la phobie de ce traumatisme, engendrant des destructions purement arbitraires sans épargner personnes comme un châtiment divin, un retour de bâton de la nature envers la civilisation (elle-même nommée à partir d'un vieux folklore). La peur du monstre conduit irrémédiablement l'humanité à se défendre que par les mêmes moyens, en franchissant les limites déjà piétinées (l'arme pour combattre Godzilla est potentiellement plus terrible que lui). Défaut assez notable, Ishirô Honda est plus technicien que dramaturge, les personnages mettent du temps à êtres bien définis pour un résultat peu mémorable servis par une prestation pas toujours raccords avec l'émotion attendue, on retiendra bien plus Takashi Shimura qui délivre explicitement les thématiques du film avec justesse et recul ainsi que les scènes nous délivrant frontalement les conséquences des destructions de la créature suffisamment bien dirigés pour tirer l'émotion voulue. Bien qu'un peu vieillit, c'est précisément ce Godzilla qui mérite d'être revu tant il fut la base la plus parlante de son propos d'origine.
Flōrens PAB
Flōrens PAB

93 abonnés 614 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 janvier 2021
Une amusante dénonciation des dérives humaines (principalement les essais nucléaires) et leurs conséquences.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2019
Ah la la le premier Godzilla qui sera suivi par la suite d’une trentaine de films différents avec cette même créature. Godzilla est l’un des pionniers des films de monstres-catastrophes avec King Kong. Ce Godzilla a je trouve pas si mal vieilli que ça, on se dit bien que c’est du trucage mais on peut tout de même arriver à y croire. Godzilla est une métaphore de la bombe nucléaire qui a traumatisé le Japon en 1945, c’est qui a été un peu oublié avec le temps. Le film a quand même pour défaut d’avoir quelques acteurs peu convaincants et convaincus. Etrangement pour une fois dans un film c’est le son qui m’a le plus convaincu.
Je vous le conseille vivement
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2024
« Godzilla » (« Gojira ») est un petit bijou classique du cinéma, marquant le début d'une longue série de films de science-fiction et de monstres de Toho Studios. Le film illustre le Japon plongé dans la panique après la destruction de plusieurs navires, menant à une enquête sur l'île d'Odo où apparaît la créature mythique Gojira. Ce film dramatique mêle habilement l'horreur et le suspense avec tous les éléments classiques des films de monstres : un monstre crachant du feu, des bâtiments qui s'effondrent, et un chaos urbain. Ce qui me frappe particulièrement, c'est la manière dont l'intrigue intègre un triangle amoureux, ajoutant une profondeur émotionnelle à l'histoire. Les performances des acteurs, notamment Takeshi Shimura, Akira Takarada, Momoko Kochi et Akihiko Hirata, ainsi que la représentation réaliste de Godzilla par Haruo Nakajima, Katsumi Tezuka et Ryosaku Takasugi, sont remarquables. Le film, réalisé par Ishiro Honda avec la superbe musique d'Akira Ifukube, aborde intelligemment les conséquences graves des essais de bombes atomiques, offrant un message pertinent et créatif sur les origines de Godzilla. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2014
En 1953, le maître mondial des effets spéciaux de l'époque, Ray Harryhaussen, créait un film inoubliable pour les cinéphiles : "Le monstre des temps perdus". C'était une fastueuse mise en scène d'un dinosaure congelé, libéré par une explosion atomique. L'un des plus grands cinéastes fantastiques Japonais, Inoshiro Honda, admirateur de Ray, une année plus tard, reprit l'idée et la transposa au Japon, forgeant dans la même angoisse et, pour la première fois à l'écran, toutes les terreurs du peuple Nippon : les radiations nucléaires, les monstres de la mer, Les Kaïjus. Ces traumatismes seront surexploités par la suite et feront de Godzilla un coutumier de petits Nanars sympathiques mais sinistrement ringards en regard du chef-d’œuvre de 1954, malgré ses effets spéciaux déjà dépassés pour l'époque. Il faut reconnaître que la mise en scène et les éclairages de Inoshiro Honda sauvaient l'indigence du mannequin de latex permettant à un acteur d'interpréter le monstre. Jusqu'à la reprise honorable de 1996, Godzilla perdit de sa superbe. En 2013, on frôlera la démence avec Pacific Rim. Il faut espérer que le Godzilla 2014 liera avec succès, les nouvelles technologies et un scénario haute qualité, sans superman américain qui trouve le moyen de détruire le monstre, alors que les autres scientifiques du monde entier sèchent lamentablement...
fastsnake
fastsnake

4 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juin 2010
Un film culte de chez culte pour moi, lorsque je l'ai vu à... Même pas 8 ans! Bien sûr je n'y voyais qu'un gros film de monstre (même pas kitsch pour moi à cet époque, c'est dire!) qui m'a poussé à voir toutes les suites... dont beaucoup beaucoup perdent leur intérêt sous-jacent il est vrai: celui d'une véritable fable, traduction d'un grand traumatisme post-nucléaire qui mettra très longtemps avant d'être directement abordé.

Un de mes grands films cultes, bien plus que King Kong pour moi. En Asie, bien souvent imité, mais pour sûr jamais égalé!
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