Godzilla
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Chris46

579 abonnés 978 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2019
" Godzilla " film mythique de Ishiro Honda .

L’histoire se déroule en 1954 au Japon . Des bateaux disparaissent mystérieusement au large des côtes japonaises . Alertées les autorités dépêchent une expédition scientifique qui recueille les témoignages de plusieurs pêcheurs terrorisés . Tous assurent avoir vu un monstre remonté du fond des mers . Le monstre en question s’avère être un dinosaure réveillé par des explosions atomiques et qui a été transformé à une espèce de monstre mutant radioactif capable de lancer du feu nucléaire avec sa bouche . Le monstre marche sur la ville de Tokyo menaçant de tout détruire sur son passage . Les autorités vont alors tenter d’intervenir pour sauver les habitants et détruire le monstre ...

" Godzilla " est un film mythique japonais sortit en 1954 mis en scène par le réalisateur Ishiro Honda . Après " King Kong " en 1933 qui avait véritablement lancer le genre du film de monstre les japonais ont décidés de ne pas rester en reste et de créer eux aussi leurs propre film de monstre ce qu’il feront donc en 1954 avec ce " Godzilla " en lançant un monstre tout aussi mythique que le célèbre " King Kong " qui révolutionnera le genre du film de monstre et lancera véritablement le genre du film catastrophe par la même occasion . Le succès du film poussera les japonais à lancer plus d’une trentaine de versions différentes avec le monstre Godzilla faisant du monstre Godzilla un véritable mythe ancrer dans leurs culture . Les américains iront même jusqu’à lancer plusieurs versions américaines de " Godzilla " en 1998 ou encore en 2014 sous la houlette des réalisateurs Roland Emmerich ou Gareth Edwards . L’histoire de ce " Godzilla " est vraiment prenante avec donc un dinosaure qui va être réveillé par des armes atomiques qui vont le transformer en un mutant radioactif qui va se rendre jusqu’à Tokyo avec les autorités qui vont tenter de l’arrêter pour l’empêcher de tout détruire et sa va être explosif donnant lieu à pas mal de tension , de suspense et de séquences spectaculaires

spoiler: ( Godzilla qui détruit toute la ville de Tokyo en détruisant et cramant les immeubles , les ponts , les lignes à haute tension etc ... avec les autorités qui tentent de l’arrêter avec des chars d’assaut ou des avions )

. Le monstre Godzilla est originale deja par sa taille démesuré mais aussi par sa capacité de lancer du feu nucléaire avec la bouche lui permettant de tout cramer sur son passage . Les trucages qui donnent vie à Godzilla sont très réussit pour l’époque et même si ils ont vieillit aujourd’hui et paraissent désuet ils passent encore bien . Ils ont eu la bonne idée de filmé le monstre d’un peu loin ce qui fait qu’on ne distingue qu’une grosse forme menaçante et donc on ne voit pas vraiment le trucage mis à part sur quelques plans ou il est filmé de près et où c’est très flagrant nottament quand il ouvre la bouche . Les séquences de destruction sont très bien mis en scène par le réalisateur et même si on ressent par moment le poid des années ils sont encore bien spectaculaires et ont encore de la gueule même plus de 65 ans plus tard . Le film a en tout cas un charme désuet très agréable . En se remettant dans le contexte de son époque le film devait vraiment être impressionnant pour les spectateurs de l’époque qui n’avait jamais vraiment vu ce genre de film . Le réalisateur a donner à son film une superbe ambiance nottament quand Godzilla arrive à Tokyo la nuit pour tout détruire . Il a instaurer une superbe ambiance nocturne

spoiler: avec toute la ville en feu et les immeubles totalement détruit


. On est vraiment pris dans cette ambiance nocturne sombre de destruction et de mort . En plus d’être un bon divertissement " Godzilla " a également du fond en essayant de faire passer un message contre les armes atomiques au travers le personnage de Godzilla qui est la conséquence de tout les essai nucléaire des hommes qui va se retourner donc contre l’humanité . Avec le personnage de Godzilla on sent qu’ils veulent vraiment montrer la dangerosité des armes nucléaires . On ressent encore le traumatisme des japonais avec les bombardements atomiques sur les villes de Hiroshima et Nagasaki pendant la seconde guerre mondiale qui ont eu lieu moins de 10 ans plus tôt et on sent qu’ils ont vraiment envie de faire passer un message pour éviter de revivre un telle traumatisme . Surtout qu’a cette époque ( en 1954 date ou à été tourner le film ) on est au début de la guerre froide et il y avait pas mal de peur et d’appréhension dans l’esprit de beaucoup que cette guerre froide finissent par tourner en une guerre nucléaire . Et on comprend donc la volonté des japonais de ne pas vouloir revivre un autre Hiroshima .

Pour résumer " Godzilla " est un film mythique du cinéma japonais bien divertissant qui a totalement révolutionné le genre du film de monstre / film catastrophe à son époque et qui a fait découvrir au monde entier un nouveau personnage mythique du cinéma le célèbre Godzilla .
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2019
Ah la la le premier Godzilla qui sera suivi par la suite d’une trentaine de films différents avec cette même créature. Godzilla est l’un des pionniers des films de monstres-catastrophes avec King Kong. Ce Godzilla a je trouve pas si mal vieilli que ça, on se dit bien que c’est du trucage mais on peut tout de même arriver à y croire. Godzilla est une métaphore de la bombe nucléaire qui a traumatisé le Japon en 1945, c’est qui a été un peu oublié avec le temps. Le film a quand même pour défaut d’avoir quelques acteurs peu convaincants et convaincus. Etrangement pour une fois dans un film c’est le son qui m’a le plus convaincu.
Je vous le conseille vivement
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juin 2018
Avant de commencer cette critique, je tiens à m'excuser de l'absence de critique ce mois-ci. Boulot oblige. Je suis toujours impressionné par le savoir-faire nippon en matière de kaiju eiga littéralement "film de monstre". Certes, les précurseurs sont les américains avec King-Kong mais indéniablement les japonnais ne doivent pas rougir de leur création dont Godzilla en est la pierre angulaire. Ishiro Honda est un artisan passionné et passionnant : né en 1911, il a connu de plein fouet les ravages de la 2nd guerre mondiale et des effets considérables sur la péninsule nippone que ce soit au niveau matériel (les bombes nucléaires de Nagasaki et Hiroshima) ou psychologique (comment soigner le traumatisme des bombes H sur les populations?). Godzilla est plus qu'un film de monstre, c'est une oeuvre qui raconte les épreuves de cette population qui vit constamment dans une menace qui reste invisible. Or, cette invisibilité est permanente pendant les 30 premières minutes : le monstre est omniprésent sans être présent : on l'entend, on le déduit mais on ne le voit jamais jusqu'au final haletant du combat entre l'homme et la nature. Justement, les effets spéciaux et le détail de certaines maquettes sont éblouissantes de réalisme (si on excepte quelques grossiers plans notamment les hélicoptères ou bien les pylônes électriques). Le film date de 1954 et a pourtant bien vieilli. Malheureusement, il reste pleinement dans l'actualité même si les relations entre la Corée du Nord et le Japon semblent se réchauffer. Malgré tout, le film souffre de nombreux défauts : le casting est loin d'être excellent et passe finalement au second plan par rapport à l'urgence et à la venue de la bête. Bref, l'attachement des personnages est inexistant. En revanche, plusieurs plans du film sont d'une beauté presque hypnotique et assez rare dans ce genre "catastrophe" : le chant des écolières - seul moment patriotique de l'oeuvre - est sublime. Je vous conseille d'ailleurs à le voir en VO. Plus plaisant qu'en VF. Finalement, Godzilla est un oeuvre sympathique - ouvrant une ère fondateur pour le cinéma asiatique - et à l'aura sacré, modèle pour ses successeurs. A voir.
Mad R.
Mad R.

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2018
J'ai adoré !!! Le film a vieillit bien sur, j'ai même eu à plusieurs moment un sourire de côté à cause des immeubles en cartons ou encore le costume de Godzilla qui se plie à plusieurs moment, mais il faut se dire que c'est un vieux film et qu'il faut le voir pour son époque ! Bon, le film a quand même des défauts, et je ne parle pas des moyens techniques en carton-patte mais des acteurs qui nous donne parfois l'impression de ne rien connaitre de leur rôle, mais sinon, c'est un très bon film !
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2017
Malgré des effets spéciaux qui ont terriblement vieilli et qui font un penser aux créatures de Ray Harryhausen, cette toute première apparition de Godzilla, le monstre géant le plus célèbre de l'histoire du cinéma permet un plaidoyer appuyé et non dissimulé contre la bombe atomique, sonnant comme un écho du traumatisme vécu par les Japonais neuf ans après les deux explosions sur Hiroshima et Nagasaki. D'un point de vue artistique, un film qui a pris un énorme coup de vieux, une mise en scène minimaliste mais qui réussit tout de même à montrer à l'écran le lézard plus longtemps que dans la version de 2014 de Gareth Edwards.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2017
C'est en 1954 que Ishirô Honda réalisera un film dont le personnage principal sera retenu dans la culture populaire jusqu'à aujourd'hui: Godzilla. Même pas une dizaine d'années après les bombardements nucléaires qu'à subit le Japon, Godzilla possède de forts relents de la crainte de ce fléau qui ne peut provoquer que la désolation. La créature personnifie la phobie de ce traumatisme, engendrant des destructions purement arbitraires sans épargner personnes comme un châtiment divin, un retour de bâton de la nature envers la civilisation (elle-même nommée à partir d'un vieux folklore). La peur du monstre conduit irrémédiablement l'humanité à se défendre que par les mêmes moyens, en franchissant les limites déjà piétinées (l'arme pour combattre Godzilla est potentiellement plus terrible que lui). Défaut assez notable, Ishirô Honda est plus technicien que dramaturge, les personnages mettent du temps à êtres bien définis pour un résultat peu mémorable servis par une prestation pas toujours raccords avec l'émotion attendue, on retiendra bien plus Takashi Shimura qui délivre explicitement les thématiques du film avec justesse et recul ainsi que les scènes nous délivrant frontalement les conséquences des destructions de la créature suffisamment bien dirigés pour tirer l'émotion voulue. Bien qu'un peu vieillit, c'est précisément ce Godzilla qui mérite d'être revu tant il fut la base la plus parlante de son propos d'origine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 janvier 2017
La marche de Godzilla sur un Tokyo en flamme est une vision qui marquera longtemps les esprits. Autant serie-B japonaise d'époque que puissante allégorie, le cultissime Gojira d'Ishiro Honda mérite amplement la place qu'il occupe au panthéon du 7e art, tant pour l’empreinte qu'il y a laissé en engendrant le genre du Kaiju Eiga, que pour ce qu'il représente aux yeux de la culture populaire japonaise. Certes, de nos jours, les effets spéciaux paraissent davantage ridicule que réaliste. Certes, les acteurs font preuve d'une performance quelque peu douteuse. Et certes, le scénario ne se résume au premier abord qu'à un monstre réduisant des villes et villages en cendres, néanmoins, là réside justement tous son charme, cela allié à l'incroyable message soutenu par la véritable métaphore que représente l'entité Gojira. En effet, lors de sa sortie, Godzilla évolue dans des salles remplies d'un public marqué par les plaies du traumatisme d’Hiroshima et Nagasaki encore béantes. Qui plus est, la guerre froide s’engageant entre les deux blocs sur fond de supériorité stratégique nucléaire provoque une menace constante sur le globe dans les années 50. Dans le film de Honda, Godzilla envoie un message fort puisqu’il incarne cette grande peur. Alors réveillé par des essais de bombes H américaines dans le Pacifique, Gojira symbolise avant tout une nature destructrice et vengeresse qui se retourne contre l’Homme, origine d'une arme si puissante qu'elle sera vouée à ne pas être utilisée. De ce fait, le film adopte un aspect des plus sombre et sérieux, ceci afin d'atteindre au mieux la conscience de ses spectateurs. Godzilla s’affirme donc comme un, si ce n'est LE, grand classique du Kaiju Eiga. D'une part, agréable film catastrophe du ressort de la série-b, d'autre part, œuvre au message dénonciateur d'une des plus grandes aberrations qu'aura alors engendré le genre humain, contribuant par la même occasion à fonder la légende du Roi des monstres, indissociable de la culture populaire japonaise.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 novembre 2016
Godzilla est un film qui a pris un sérieux coup de vieux.
Mais le vrai défaut du film, c'est qu'il y a quelques bonnes idées dans ce film mais elles sont fortement dissimulées derrière des scènes de destruction, qui non seulement ne sont pas crédibles du tout aujourd'hui en termes d'effets spéciaux, mais qui en plus sont complètement idiotes. C'est dommage parce qu'au-delà de tous ces effets spéciaux désuets, il y a de très bon éléments, notamment une critique acerbe de l'énergie atomique ou encore de sévère réprimande contre l'armée capable de transformer de brillantes inventions en armes de guerre (le clin d’œil à la bombe atomique est ici moins dissimulé).
Les acteurs m'ont semblé jouer correctement. Les scènes de destruction sont ridicules. Le design du monstre fait largement plus rire que peur.
Un film bourrin, qui essaie de se donner un fond sérieux en parsemant ici ou là des critiques du monde, mais surtout un film qui a très mal vieilli.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2015
Le film qui marque la naissance d'une créature dont le mythe a très largement dépassé les frontières nippones pour devenir un phénomène mondial, "Godzilla".
Un film de "monstre" (mais est-ce Godzilla qui est vraiment le monstre ???) qui, contrairement à bien des productions du genre hollywoodiennes de l'époque et encore plus actuellement, n'en oublie pas d'être profond en délivrant un message humaniste et en faisant agir les deux protagonistes êtres humains pour ce type de motif, l'un paléontologue qui préférerait qu'on cherche à comprendre la créature plutôt que d'essayer de la tuer, l'autre scientifique ayant mis au point le seul moyen de la détruire mais qui a peur que son invention finisse par tomber dans de mauvaises mains (et vu la stupidité de l'Homme, on ne peut que le comprendre !!!).
Mais c'est surtout le péril nucléaire qui est ici dénoncé, Hiroshima et Nagasaki étant évidemment dans les esprits, férocement ; le "Monstre" devant son réveil à des essais atomiques.
Certes les effets spéciaux ont vieilli mais on n'a qu'envie de dire que ce n'est qu'un détail et puis il y a le charme de la désuétude. Quelques images marquantes, à l'instar de Godzilla dans une ville qu'il a saccagée et incendiée, et un final profondément déchirant pour cette véritable leçon d'humanité.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2016
C'est pas que c'est nul, c'est que, en dehors du fait que ça ait pas mal vieillit, c'est chiant. En fait le scénario accumule pas mal de facilités et pis il y a quand même un vide plutôt abyssal au milieu du film. Le début ça va et la fin arrive à inventer de nouveaux enjeux pour un certain regain d'intérêt mais sinon c'est assez plat. Pis bon on voit bien que malgré tout c'est assez cheap et je ne parle pas des maquettes et effets spéciaux (parce que bon à la limite on lui conviendra l'époque) mais la réutilisation de plans, ou juste différents points de vue pour mettre trois fois la même image d'affiler. Enfin bon... Ca reste un classique et puis le précurseur d'un genre mais Godzilla fait trop gros méchant et ça c'est vraiment dommage parce que ce qu'il y avait d'intéressant avec le dernier par exemple c'est que c'était un force de la nature et l'homme ne pouvait rien faire contre lui alors que là en plus on donne la part belle aux humains (et je déteste ça) ! Bref ça se regarde avec un certain ennui tout de même mais ça passe...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2015
La ressortie triomphale de King Kong sur les écrans mondiaux en 1952 donne l'idée à la Tôhô de réactiver le genre kaijù eiga (films de monstres). Sous la houlette du producteur Tomyuki Takana, Hishiro Honda ancien assistant et ami de Kurosawa réalisateur vedette de la Tôhô, se voit confier la réalisation de ce qui sera le premier film d'une longue saga bravant les décennies jusqu'à être reprise par Hollywood à grand renforts d'effets spéciaux en 1998 (Roland Emmerich) et en 2014 (Gareth Edwards) En 1954 le Japon n'est bien sûr pas encore remis des catastrophes nucléaires d'Iroshima et de Nagasaki et Honda qui a visité Hiroshima en 1946 va teinter fortement le récit du traumatisme ressenti par la population japonaise. "Godzilla" évoque donc frontalement les dégâts passés et futurs de l'escalade aux armes de destruction massive à laquelle se livrent les grandes puissances mais à aucun moment n'est évoquée la responsabilité américaine afin d'éviter une censure qui n'aurait pas manqué de frapper le film. Le propos prend dès lors une tonalité universelle qui renforce encore sa portée. Les questions soulevées sont nombreuses comme celle concernant le rôle de la communauté scientifique qui oscille en permanence entre responsabilité sociétale et soif de découverte. Beaucoup plus grave sur le fond que "King Kong" car davantage ancré dans le réel, "Godzilla" souffre un peu de la comparaison avec son aîné de plus de vingt ans quant aux effets spéciaux. L'animation image par image de Willis O'Brien procédé très dispendieux qui augmente le temps de tournage laisse la place au Japon à des cascadeurs (ici Haruo Nakajima) qui enfilent de lourds costumes dans lesquels ils tentent maladroitement d'impulser un semblant d'animalité à ces monstres imaginaires. Cette imperfection comme la trop grande visibilité des maquettes fait tout le charme du film, Godzilla avec ses écailles dorsales en carton pâte donnant l'impression d'un être irréel et emprunté, perdu dans un champ de ruines que ses pas trop lourds ont eux-mêmes crée. La musique d'Akira Ifukube devenue légendaire pour son identification immédiate du monstre se montre bouleversante lors de la scène finale déchirante où spoiler: l'animal tapi dans une grotte sous-marine est traqué par les militaires qui lui infligent le supplice de la mort par asphyxie après l'avoir eux-mêmes sorti de sa tanière suite à des essais nucléaires. Film sur la folie des hommes
, le "Godzilla" d'Ishiro Honda ancêtre des superproductions SFX conserve toute sa raison d'être plus de 60 ans après sa sortie, la poésie naïve y supplantant la perfection technique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juin 2015
Godzilla premier du nom, réalisé par Inoshiro Honda a lancé un genre à lui tout seul le film de Kaijuseiga. Certe les films de grand monstres éxistaient déja par exemple King Kong ou Le monstre des temps perdues, mais Godzilla a quelque chose en plus. IL est le fils d'Hiroshima et de Nagasaki, la représentation des forces de la nature se retournant contre l'homme. Le film prose aussi le personnage du docteur Sérisawa homme créant une arme plus forte que le nucléaire mais doit il s'en servir et risquer que les hommes exploitent son invention?
Le scénario est donc bien plus riche que au premier abord, et certains personnages ressortent du lot. On déplorera en revanche l'inutilité d'un couple peu passionnant. Le film utilise la technique de la suitmation (Un homme dans un costume détruisant des maquettes), le noir et blanc donne une véritable atmosphère au film presque comme un cauchemar quand Godzilla détruit la ville de Tokyo. Notons encore la musique legendaire d'Akira ifkube.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2014
Japon, dans les années 1950, une série de naufrages inexpliqués défraie la chronique. Pendant ce temps, sur une petite île, on organise une cérémonie en l'honneur d'un dragon marin vénéré "Gojira". Mais c'est alors que la nuit venue, une tempête éclate... puis bientôt un monstre géant tout droit sorti de l'eau apparaît...

Finalement, on se rend assez vite compte que ce film est remarquable et, à l'image de "King Kong" quelques années avant lui, dépasse le simple stade de films de monstres. Effectivement, en plus de nous présenter un monstre qui deviendra légendaire suite à ce film, le récit est loin d'être bête et arrive à être subtil voire même touchant.

Assez vite, Ishiro Honda met en rapport le monstre et la radioactivité, réveillant les fantômes passés mais encore dans les mémoires des deux catastrophes nucléaires provoquées par les américains en 1945. Mais il ne s'arrête pas à cette référence et son film en est truffés telles les images de villes détruites et en flammes, rappelant toujours cet événement et il en fait une critique de l'utilisation par l'homme. Mais, toujours avec le spectre du nucléaire, il donne une dimension assez touchante à son film, notamment lorsqu'il met en scène les hôpitaux surpeuplés ou surtout cette infirmière mesurant, de manière impuissante et fataliste, le taux de radioactivité sur un enfant.

Mais aussi, que dire des apparitions du monstre ? On le voit assez vite lors d'une première scène de tempête qui provoque déjà son petit effet, mais il faudra attendre pour le voir entrer en ville. Mais dès ce moment-là, c'est une réussite et notamment grâce à l'atmosphère assez sombre et de terreur que Honda met en place, utilisant une image assez sombre et mettant en place des humains incapables de faire face à ce monstre. Derrière cette atmosphère prenante, les effets spéciaux/trucages sont assez efficaces et offrent même un charme assez désuet. Contrairement à "King Kong" qui était animé en stop-motion, c'est ici un cascadeur en costume qui anime le monstre et Honda arrive à le rendre terrifiant grâce à plusieurs effets de réalisations, notamment de le filmer au ralenti pour donner une impression de lourdeur. Les apparitions du monstre en villes font parties des nombreuses scènes marquantes, notamment celle avec les pylônes électriques.

L'histoire en elle-même est intéressante et très bien rendue à l'écran, le film monte peu à peu en puissante. Honda prend bien soin de travailler psychologiquement ses personnages, que ce soit le savant écologiste préférant étudier le monstre plutôt que de le détruire ou l'inventeur de l'arme permettant de détruire le monstre mais, en connaissance de la nature humaine et des dangers que cela représenterait entre certaines mains, hésite à la rendre publique. Des personnages fort intéressants par leurs dilemmes que Honda retranscrit très bien et qui sont, dans l'ensemble, très bien interprétés.

La réussite du film tient aussi à la manière dont il alterne les différents "genres", passant subtilement du film de monstre au drame avec parfois un choix de mise en scène quasi-documentaire. Il accentue l'atmosphère sombre grâce à une obscure photo en noir et blanc ainsi qu'à une bande originale adéquate.

Bref, film de monstres, drame et dénonciation intelligente des dérives de l'homme, "Godzilla" réussi sur tous les tableaux pour un résultat inoubliable et marquant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juillet 2014
Premier Kaijuseiga de L'histoire du cinéma(toutefois influencé par d'autre films de monstre géant tel que King Kong et le monstre des temps perdu) le premier Godzilla réalise par Inoshiro Honda (réalisateur de Rodan en autre) et une pure merveille. L'histoire est simple mais la mise en scène est soigné. Le noir et blanc donne au film une force émotionnel, que l'on ne retrouve plus dans les films actuels. Les acteurs sont tous très bon dans l'ensemble mis a part les rôles féminin, le kaiju se dévoile peu a peu et la tension monte progressivement, les effets spéciaux étant nettement a la hauteur pour l'époque, même si aujourd'hui cela a vieilli, mais cela ne gâche rien a visionnage de cette merveille. Ce premier Godzilla est indétrônable, a voir absolument.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2014
Réveillée par des essais nucléaires, une immense créature préhistorique s'attaque au Japon, causant la panique et la destruction. Gros succès à l'époque, ce tout premier "Godzilla" a généré près de 30 suites (!), faisant beaucoup évoluer la créature initiale. Ici, pas encore de combat entre kaijus, Godzilla affronte l'armée japonaise, impuissante devant le monstre. Si certains effets ont mal vieilli (à la différence de "King Kong", c'est un costume qui est utilisé et non du stop motion), les séquences de destruction demeurent impressionnantes, et spectaculaires pour l'époque, avec quelques idées originales concernant Godzilla (le souffle atomique notamment). A côté, la mise en scène est tout à fait correcte, et les acteurs assez bons. Mais le point marquant du film est sans conteste son message anti-arme atomique, qui critique les essais nucléaire, la course à l'armement, et aborde indirectement le bombardement de Hiroshima et Nagasaki, un sujet encore tabou dans les 50's. Un classique du film de monstre.
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