Godzilla
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Oxymetal
Oxymetal

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4,0
Publiée le 26 mai 2014
1er métrage de la saga datant de 1954 et réalisé par le visionnaire "Tomoyuki Tanaka", "Godzilla" a véritablement révolutionné le genre du "Kaijū Eiga" (Film de monstres). Et malgré son ancienneté, "Godzilla" reste étonnamment crédible et d'actualité exploitant les thèmes écologiques et la peur du nucléaire dans un Japon d'après-guerre traumatisé par les bombardements. Dans l'histoire d'origine, "Godzilla" est l'un des derniers représentants d'une espèce de dinosaures théropodes nommés "Godzillasaurus". Décrit comme étant une bombe atomique vivante, le monstre laisse des radiations empoisonnant l'environnement sur son passage. Son mythique souffle atomique peut brûler une mégapole toute entière. Il est également capable de se déplacer sous l’eau aussi aisément que sur la terre ferme. Les effets spéciaux (Assez révolutionnaires pour l'époque) garde un certain cachet et pour incarner le monstre dans la franchise, on utilise une technique propre au genre: Un cascadeur dans un costume (Lors des nombreuses scènes de destructions massives). Gros succès à sa sortie dans son pays, "Godzilla" 1er du nom reste le meilleurs opus de la saga dont les récentes adaptations Américaines foireuses auraient clairement du s'imprégner de A à Z pour en dégager l'essence et l'identité même !
JimBo Lebowski

449 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2014
Un des films de monstres géants les plus reconnus avec "King Kong", "Godzilla" reste son penchant japonais, réalisé en 1954 mettant en scène une créature emblématique de la culture nippone, qui sorti des profondeurs détruit la ville de Tokyo. C'est donc le premier d'une longue liste de longs métrages de la franchise, et je dois dire qu'il est plutôt réussi et parvient a introduire et entretenir un véritable mythe avec pour thématique le traumatisme atomique des japonais et son progressisme écologique. Les premières secondes nous annonce tout de suite l'ambiance avec ses bruits lourds de pas, cela donne déjà une dimension dantesque au film, on sent la menace arriver ... Puis vient ensuite cette sorte de mysticisme autour de ce dragon marin vénéré par les habitants depuis des siècles contrastant avec la "réalité" scientifique d'une créature réveillée par des essais nucléaires, il faut dire que le scénario est passionnant. L'apparition de Godzilla est un poil décevante et un peu clichée, dommage de ne pas avoir encore plus entretenu le suspense après vingt excellentes minutes, on a un plan assez élargi sur sa tête alors que le montrer de dos ou juste apercevoir son bras ou sa queue aurait été plus judicieux je trouve. Les effets spéciaux sont en carton et les décors sentent la maquette à des kilomètres mais bon franchement pour l'époque c'est tout de même exceptionnel, de plus l'atmosphère et la musique sont tellement de qualité qu'on est obligé d'être indulgent. Niveau interprétation c'est plutôt correct, les acteurs sont bons bien que certaines répliques tombent parfois dans la démesure voir à la limite du ridicule (comme lors de cette scène ou le monstre détruit une tour métallique avec une personne qui commente sa future mort). La fin m'a un peu déçu, même si elle est assez cohérente, disons que je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire pour un film qui se veut comme tel. "Godzilla" reste un bon film de monstre, le début d'une légende cinématographique et populaire, prochaine étape, soixante ans après, le remake de Gareth Edwards en salles.
MaCultureGeek

1 170 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2016
J'ai longtemps entendu parler de "Godzilla", tant en bien qu'en mal. Adorant les films de science-fiction de l'époque ( soit les années 50-60 ), je me devais de le visionner. Et je l'ai fait. Et franchement, je ne m'attendais pas à tomber sur un tel résultat. Loin du film vieillissant auquel je m'attendais, le "Godzilla" d'Ishirô Honda est un véritable chef-d'oeuvre, une oeuvre majeure dans le genre, et marquante comme aucune autre pareille. Premièrement, il faut signaler un important travail de mise en scène : c'est beau, c'est réfléchi, en un mot, c'est satisfaisant. Surtout pour l'époque; en replaçant le film dans son contexte, la réalisation paraît véritablement époustouflante, et étonnement moderne. Je pense que sa modernité est principalement dûe à un savant mélange entre musique et images, à une gestion des rythmes de grande qualité. Car quoi que l'on en dise, Honda sait ce qu'il fait; c'est un pro, un vrai. Jouant donc avec le noir et blanc de son film, il offre à son oeuvre une âme, une personnalité véritable, le rendant à la fois profond et viscéral, reflet des angoisses d'une génération toute entière, et des peurs d'une nation détruite par les retombées de la guerre, devenue, l'espace d'un instant, guerre atomique. Et c'est justement cette peur du nucléaire, et ce désir de changer les choses, ainsi que le cours de l'histoire, qui donnent au film sa raison d'être; il n'existe que pour lutter contre la folie destructice de l'homme, en témoigne le savant fou, analogie vivante du docteur Frankenstein, spoiler: et qui préfère se suicider plutôt que de survivre, laissant sa création tomber dans l'oubli; ayant mis au point une arme pire que la bombe atomique, il se sacrifie pour qu'elle ne tombe pas en de mauvaises mains.
Le message passe clairement, et le parallèle est vite fait. Cette angoisse se retrouvé d'ailleurs, tout du long, dans l'écriture même de l'oeuvre. Les références aux bombes américaines sont souvent faîtes, trouvant un point d'ironie dans le matériel militaire utilisé par les soldats japonais, à l'évidence lui même américain. Seulement, les personnages n'éprouvent aucune haine à l'encontre des ricains; non, ils vont presque jusqu'à se jeter la pierre, disant qu'ils ont fait les mauvais choix ayant conduit à ce dramatique état de fait. Ce touchant et profond message passe d'autant plus durement lorsque l'on regarde la fin du film, et ce qui arrive à la créature, elle qui n'avait rien demandé; une fois de plus, le constat que l'homme est de nature violente s'impose à nous, et l'on regrettera les agissements de ces personnages, tant ils seront semblables à ceux de l'homme dans la vie réelle. Pour partir dans des contrées de nature plus optimiste, les acteurs ajoutent également au film, avec le détail particulier que tous crient tout le temps. Ne connaissant guère le cinéma asiatique ( si ce n'est pour "Battle royale" et quelques films de kung-fu de merde; j'ai tout de même l'intention de me rattraper ), j'ai été grandement surpris par tant d'intensité vocale, d'autant plus que cela tranche durement lorsque, de l'autre côté, les acteurs affichent autant d'émotions qu'un droïde dans "Star Wars". Pour conclure, j'aimerai parler sommairement de la créature, Gojira. M'attendant à quelque chose de moche et tellement vieillissant que le film en tomberait dans un ridicule profond, quelle ne fut pas ma surprise à la vue d'un costume si bien fait, et d'une excellente gestion des proportions. Vraiment, au niveau des effets spéciaux, comme du reste d'ailleurs, c'est du très bon. "Gojira" est donc un grand film, que je conseille à chacun de vous. Du grand art, à la fois viscéral et émouvant. Aujourd'hui encore, l'on n'a pas fait mieux, pas même Emmerich ou Edwards.
TotoJp59
TotoJp59

55 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2014
Ishiro Honda créa avec ce film l'un des monstres les plus populaires - Godzilla - et aussi un tout nouveau genre dans le cinéma fantastique : le film de monstres géants. Jouant sur la peur du nucléaire que les japonais avaient encore dans toutes leurs têtes (8 ans après Hiroshima seulement) et dont Godzilla en était la métaphore, le réalisateur propose un traitement réaliste au niveau dramatique et réactionnel (portée des événements), même si cela manque un peu d’émotion. Les scènes de destructions massives sont surprenantes pour les années 1950 et le cinéma japonais : l’aspect réaliste est sans doute à l'origine du succès et bon nombre de japonais ce sont rappelés de mauvais souvenirs. Les images dégagent en effet une force surprenante, soutenue par une musique entraînante (avec un excellent thème musical).

On passera bien-sûr sur les démonstrations scientifiques désuètes (le pourquoi du comment) mais peut-être assez crédible à l'époque. Cependant, on ne peut pas occulter la résolution finale improbable et son expérimentation qui laisse dubitatif. Bon, la crédibilité n'était pas le but premier et c'était d’ailleurs une autre métaphore : voici une nouvelle arme de destruction qui risque d’être utilisée à mauvais escient...

Le film sera la base d'une grosse franchise dans le cinéma japonais avec de nombreuses suites (à la qualité inégale) ou spin-off. Ces long-métrages auront dû mal à s'adapter à leurs époques (représentation du monstre) mais seront un succès dans leur pays natal malgré des histoires de plus en plus improbables (combat de monstres géants). Face au succès asiatique, les américains vont proposer leur adaptation en 1998 qui a malheureusement subit la foudre des fans hardcores à cause des libertés prises. Face à ce succès en demi-teinte, Hollywood tente à nouveau sa chance en 2014 avec quelque chose qui s’annonce plus proche de l'original...
cylon86

2 842 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2014
Premier film qui fit apparaître le célèbre monstre lézard Godzilla, cette version de 1954 se voit aujourd'hui avec un réel plaisir. Au-delà du divertissement et des scènes (spectaculaires pour l'époque) de destruction, c'est une vive critique du nucléaire que fait le film, le monstre étant ranimée par des explosions de bombe H. Le Japon, marqué par les explosions d'Hiroshima et de Nagasaki, exprime ses peurs à travers Godzilla, film de monstre qui fonctionne encore aujourd'hui grâce à la force de son propos, toujours d'actualité. Privilégiant la psychologie des personnages (dont l'un d'eux est incarné par Takashi Shimura, présent dans de nombreux Kurosawa), le film n'en est que plus impressionnant quand il se consacre aux scènes où Godzilla (aux effets qui ont un peu vieilli mais pas tant que ça) terrorise la ville et ses habitants, détruisant tout sur son passage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mars 2014
En 1953, le maître mondial des effets spéciaux de l'époque, Ray Harryhaussen, créait un film inoubliable pour les cinéphiles : "Le monstre des temps perdus". C'était une fastueuse mise en scène d'un dinosaure congelé, libéré par une explosion atomique. L'un des plus grands cinéastes fantastiques Japonais, Inoshiro Honda, admirateur de Ray, une année plus tard, reprit l'idée et la transposa au Japon, forgeant dans la même angoisse et, pour la première fois à l'écran, toutes les terreurs du peuple Nippon : les radiations nucléaires, les monstres de la mer, Les Kaïjus. Ces traumatismes seront surexploités par la suite et feront de Godzilla un coutumier de petits Nanars sympathiques mais sinistrement ringards en regard du chef-d’œuvre de 1954, malgré ses effets spéciaux déjà dépassés pour l'époque. Il faut reconnaître que la mise en scène et les éclairages de Inoshiro Honda sauvaient l'indigence du mannequin de latex permettant à un acteur d'interpréter le monstre. Jusqu'à la reprise honorable de 1996, Godzilla perdit de sa superbe. En 2013, on frôlera la démence avec Pacific Rim. Il faut espérer que le Godzilla 2014 liera avec succès, les nouvelles technologies et un scénario haute qualité, sans superman américain qui trouve le moyen de détruire le monstre, alors que les autres scientifiques du monde entier sèchent lamentablement...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2014
L'origine du mythe habilement interprété par Inoshiro Honda dans un film incroyablement moderne et frais pour l'époque. La légende est née 5/5
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

95 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2014
Cela fait 60 ans qu’il existe. 60 ans qu’il terrorise les Japonais. 60 ans qui figure au panthéon de la culture nippone. 60 ans que son nom résonne partout sur notre planète. Et 60 ans qu’il attendait un remake de grande ampleur digne de ce nom. Je veux bien sûr parler de Godzilla, le gros lézard qui revient nous voir en mai, dans un nouveau remake américain, qui s’annonce dantesque. Et pour cette occasion, je me lance le défi de voir tous les films dans lequel le Roi des Monstres apparaît. Soit une trentaine de long-métrages. Ne perdons donc pas de temps et commençons par le tout premier film ! Celui qui donna naissance à la légende qu’est aujourd’hui Godzilla ! Ou Gojira, en VO !

Les plus réticents peuvent encore se le demander : qu’y-a-t-il de si exceptionnel dans un film de monstre qui détruit tout ? Surtout que l’histoire ne semble pas aller plus loin que ce postulat. Celui d’un énorme dinosaure que notre présence dérange, l’incitant à tout détruire sur son passage. Que ce soit faire couler les malheureux bateaux de passage, écraser une maison comme si de rien n’était, démolir un immeuble comme un vulgaire château de cartes, enflammer tout un quartier… Tout en résistant aux tirs des avions de chasse et des tanks. En supportant un exceptionnel « coup de jus » qui ne fait que l’énerver encore plus. Bref, c’est juste un gros lézard qui fait boum boum en plein Tokyo, prêt à grignoter du train. Alors, oui, qu’y-a-t-il de génial dans un tel postulat ?

Si Godzilla existe, c’est grâce à King Kong. Le long-métrage qui a lancé la mode des monstres géants, icônes du divertissement cinématographique de série B (bien que King Kong se trouve bien au-delà de tout ça). C’est parce que King Kong a été un vif succès à l’international que les Japonais ont voulu leur propre monstre. Leur créature qui soit digne d’être à leur image. Et c’est ça, l’excellente idée de Godzilla : que le monstre soit un produit 100% nippon !

Quand on regarder Godzilla premier du nom, nous sommes obligés de nous plonger dans le contexte historique du Japon. 1954. Année qui précède la fin de la guère ? Pour les Japonais, bien plus ! Année qui précède les désastres d’Hiroshima et de Nagasaki. Année durant laquelle les habitants vivent encore dans la peau que cela se reproduise un jour. Voilà ce que représente Godzilla : le danger nucléaire faisant son retour et causant les mêmes dégâts qu’en 1945.

Car Godzilla n’est pas qu’un dinosaure. C’est une sorte de monstre préhistorique réveillé par des radiations et qui l’ont muté en quelque chose pouvant atteindre 80 à 100 mètres hauts. Pouvant cracher un souffle radioactif qui enflamme tout ce qu’il touche. Et qui, surtout, cause des dégâts aussi considérable qu’un bombe atomique. Un constat que met en valeur le réalisateur Ishirō Honda. En insistant bien sur les décors de mort que Godzilla laisse derrière lui (un amas de ruines sans vie). En prenant son temps de filmer tout ces blessés venant de sortir vivants (ou pas, tout dépend des corps que l’on voit à l’écran) via un travelling assez lent. Le tout accompagné d’une ambiance musicale souvent proche de l’apocalypse. Sans oublier tous ces petits détails qui mettent en valeur le statut « d’arme nucléaire » de Godzilla : compteur Geiser qui s’affole sur la moindre trace du monstre, autres animaux préhistoriques prenant vie comme l’immense bestiole…

Et les humains dans tout ça ? De la simple chair à canon ? De misérables fourmis destinées à finir sous les immenses pattes du monstre ? Au premier abord, on pourrait le croire, étant donné qu’ils ne pensent qu’à arrêter Godzilla et s’enfuir. Mais encore une fois, le film surprend même de ce point de vue ! Par le biais d’un scientifique qui met au point un nouveau gaz capable d’annihiler toute créature vivante, y compris Godzilla. Ce gaz, c’est la critique que lance le film sur le nucléaire. Dénonçant le fait que l’Homme ne pense qu’à créer des armes. Ou des moins de brillantes inventions qui peuvent être utilisées à mauvais escient. C’est pour cela que le scientifique en question préfère cacher son gaz. Pour éviter qu’il ne tombe entre de mauvaise main, pour empêcher que des hommes hauts placés ne l’usent pour leur quête de pouvoir. Voilà ce qu’est le film Godzilla : un divertissement sur le papier couillon comme toute série B de ce genre, mais bourré de détails scénaristiques et visuels intéressants, voire travaillés !

Après, l’âge du film ne joue pas vraiment en sa faveur. Notamment du côté des effets spéciaux, où l’on discerne sans mal les maquettes qui ont été utilisées pour les bâtiments en destruction. Construite à une échelle convenable pour le cascadeur interprétant Godzilla. Car oui, Godzilla est un bonhomme dans un costume rigide en latex. Qui peine à bouger les bras. Avec une tête aussi peu crédible que tout le reste (rien que le souffle nucléaire, représentée par une vulgaire vapeur). Une gueule qui s’ouvre de manière aléatoire, ne concordant pas souvent au mythique cri de la créature (créé à partir d’un gant en cuir frotté contre des cordes de contrebasse). Sans oublier des comédiens qui en font un peu trop par moment (une femme apeurée, jetant sa tête en arrière, les mains cachant ses yeux, et cela juste pour quelques poissons désintégrés).

Et puis, touchons quelques mots sur la version américaine du film. Car oui, il y a un montage de chez l’oncle Sam ! Pour que le film puisse être accepté par le public américain, qui jugerait scandaleux de voir ces Japonais « se plaindre » de ce qui leur est arrivé. Et pour cela, des séquences avec un journaliste yankee (joué par Raymond Burr) qui se permet de narrer ce qui se passe à l’écran (alors que nous n’en avons pas besoin) et d’apparaître à l’image quand bon lui semble. Des scènes qui n’apportent aucun intérêt au film lui-même, si ce n’est le plomber. Voilà comment gâcher un film quand le défaut en question ne le concerne pas directement !

Résultat pour ce Godzilla datant de 1954 : on est loin d’être avec un chef-d’œuvre entre les mains, les rides ayant fait leur affaire sur le film et cette sensation que les Japonais ont fait ce film à la va-vite (oubliant quelques effets sonores et prenant un mec en costume plutôt que de faire de la stop motion comme pour King Kong). Mais quand on voit le thème principal qu’aborde le film et la manière dont il le fait, on ne peut nier le côté « film d’auteur » que possède ce Godzilla. Oui, vous avez bien lu ! Car Godzilla, c’est ça : un film de monstre hautement intelligent, qui se permet d’émettre des critiques et de dénoncer la nature humaine. Avec ces atouts en mains, Godzilla avait tout pour devenir une légende. Et ainsi naquit le premier kaijū eiga, le film de monstres géants qui terrassent sur son passage et qui donna naissance à plusieurs rejetons qui connaîtront des succès similaires : Mothra, Gamera, Rodan… 60 ans qu’il règne en maître sur ce genre !
Fantasy54
Fantasy54

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2013
Tout d'abord, je n'ai pas mi 5/5 puisque les effets spéciaux sont datés, certes ça donne un certain charme au film mais ça fait perdre aussi (dans un sens!) le côté réalité du film. Dans tous les cas c'est vraiment une énorme leçon d'humanité à recevoir de la part d'Inoshiro Honda. Il manque peut-être de l'émotion mais c'est acceptable comparé au montage du film qui serait à revoir...mais on va dire que c'est parce que ce film date de 1954(!) On ressent vraiment la peur du Japon à cette époque(Hiroshima, Nagasaki) pour le nucléaire et le fait d'associer cela à Gojira(Godzilla!) est une brillante idée. Quand à cette phrase : spoiler: On ne reverra plus jamais Godzilla...!
Est-ce vrai ? (On peut dire la même chose de la bombe nucléaire !? Malheureusement...
Flamme-010
Flamme-010

21 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2013
Véritable chef-d’œuvre du cinéma fantastique à replacer dans le contexte de l'époque, celui de la reconstruction du Japon après la Seconde Guerre Mondiale. L'esthétique noir et blanc fascinante, l'ambiance tragique et les scènes de destructions n'ont rien perdu de leur impact en près de 60 ans. Ce Godzilla original reste l'un des meilleurs symboles cinématographiques de la folie des hommes et des effets néfastes de ses armes sur l'environnement...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2013
Gojira: un chef d'oeuvre qui nous prouve que le génie au cinéma n'a pas d'âge.

1. Le scénario est novateur pour l'époque. Le monstre est une immense métaphore de l'arme nucléaire dont fut victime le pays. La psychologie des personnages est intéressante, réaliste et s'inscrit parfaitement dans la culture Japonaise.

2. La bande son est de qualité...le thème principale est juste inoubliable.

3. Le jeu d'acteur est fantastique.

4. Le montage est excellent, le noir et blanc confère une ambiance apocalyptique qui plaide beaucoup en la faveur du film.

Un film comme on n'en fait plus, certes les effets spéciaux sont dépasser mais l'intensité des émotions reste omniprésente. Un chef d'oeuvre qui a ouvert la voie à une saga légendaire du cinéma qui fut d’ailleurs extrêmement hétérogène en terme de qualité.
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2012
Godzilla est le King Kong nippon. Bien qu'il soit fait avec des bouts de maquette, il ne se fiche pour autant pas du monde car le spectacle est garanti avec les attaques du monstre en ville. Un monstre crée par les essais nucléaires alors que pour King Kong c'était le côté exotique qui primait. Mais il est moins impressionnant dans ses effets spéciaux que le chef d'oeuvre King Kong qui a vingt ans de moins.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 avril 2012
Maintenant c'est vrai qu'il pourrait ètre plus regarder par des enfants, ce film est quand mème un des symboles (cheap certes) de l'impact que Hiroshima et Nagasaki à eu sur le Japon. Le monstre en plastique culte Godzilla, représente une force que personne ne peut controler car elle est trop puissante. Mème lorsque l'inventeur sait qu'il a une arme bien supérieur à Godzilla, il ne veut d'abord pas l'utiliser parce que on l'utiliserai comme la bombe et elle ferait d'innombrable morts. Il revient sur ça parole mais meurt avec le secret de son arme. Par contre ceux qui veulent du divertissement, vous pouvez toujours y aller.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 juin 2011
Premier d'une très longue saga de films, à ce jour la plus longue de l'histoire du cinéma, ce film de monstre mettant en scène pour la 1ère fois le célèbre Godzilla reste, avec le King Kong de 1933, la référence absolue de ce genre de films.

Bien que datant de 1954, le film a plutôt bien vielli, avec des effets spéciaux corrects pour l'époque (et qui sont paradoxalement plus réussis que certains des suites à venir, peut être que c'est le noir et blanc qui fait ça ...). Ponctuée de scène spectaculaires, doté d'une réalisation correcte et d'un rythme assez soutenu tout le long du métrage, ce film ne se contente pas d'être un simple film de monstres. Certes, le gros méchant lézard déturit une ville et se fait traquer puis tuer, mais derriere ce film, on peut voir un message et une dénonciation des effets dévastateurs du nucléaire par un Japon meurtri par les évènements tragiques d'Hiroshima et Nagasaki, survenu 9 ans plus tôt.
Le film a une athmosphère plus sombre, sérieuse et adulte que l'image qu'on se fait de lui, déformée quelque peu par plupart de ces suites (du moins, celle de la période années 60-70), bien plus fantaisistes ...

Les acteurs sont assez bons, sans que ce soit des prestations légendaires non plus, la musique est pas mal aussi, mais si j'avais ne serai-ce qu'un seul reproche à faire à ce film, ce serait la fin de son scénario qui est à mon goût trop prévisible (Je pense que tout spectateur ayant été normalement attentif à la vision de ce film aura rapidement deviné comment et par quels moyens les japonais vont tenter de se débarasser du monstre). Cependant, cette fin, bien que prévisible reste très réussie, et soulève d'ailleurs certains enjeux et question intéressantes face à la manière de résoudre la problème initial (Régler un mal par ce même mal résoudra t'il vraiment le problème ? C'est d'ailleurs en ce sens que Godzilla Raids Again, la toute première suite sortie l'année suivante, se révèle intéressante). Le tout permettant d'apporter une petite morale qui a le mérite de ne pas être lourde.

En résumé, Godzilla premier du nom ce révèle être un vrai petit chef d'oeuvre dans le registre des films de monstres, surpassant à mon goût son adversaire poilu américian, le très réussi King Kong. C'est un bon divertissement agréable a suivre grâce à ses différents niveaux de lecture, sans aucun conteste le meilleur de la saga (bien que certaines de ses suites sont également très réussies), qui mériterai d'être plus connu, et d'être débarassé de l'image négative générée par certaines de ses suites foireuses ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mai 2011
Le roi des monstres à l'éclat préhistorique revient (d'ailleurs en fait une femelle): Haut de 3 étages et sème destruction, terreur, et désolation partout, même dans le village du coin ou réside quelques scientifiques mais surtout des ptérodactyles plus ou moins glamour. Chef d'euvre culte, et en tout cas d'actualité.
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