Je suis déçu, je m'attendais à une sorte de King Kong japonais, ou bien à un film kitch, mais en fait c'est ni l'un ni l'autre, c'est un bête film de monstre, avec un scénario très basique, des faux enjeux, mouais, ça diverti une heure trente, mais franchement j'ai trouvé ça décevant. ça manque d'émotion, dans King Kong la bête on s'y attache un peu quand même. Du coup mouais, j'ai même pas grand chose à dire, juste que je m'attendais à un truc vraiment bon et qu'au final c'est assez bateau.
9 ans seulement après les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, Inoshiro Honda transposait le traumatisme nucléaire de tout un peuple à travers ce classique du cinéma. Godzilla incarne toute la douleur et toute la peur de l'arme atomique dans un film où l'esthétique somptueuse en noir et blanc et le thème musical inoubliable ne font que renforcer la noirceur du scénario. Contrairement à ses multiples suites, ce premier opus ne souffre d'aucun compromis dans le fond (l'histoire est chargée politiquement) comme dans la forme (les scènes de destruction sont ultra-réalistes et le monstre jouit d'une puissance iconique indéniable). Un chef d'oeuvre.
Chef d'œuvre incompris car Godzilla ou plutôt GOJIRA au japon, est une œuvre charnière dans l'histoire du cinéma il créa un genre typiquement occidental et repris une fois par Eugène lourier avec Gorgo, le kaiju eiga film de monstre géant largement inspiré par king kong mais donc la principale caractéristique est le procédé du suit-motion ou plutôt du gars dans un costume de monstre (utilisé encore aujourd'hui avec je sais pas aliens par exemple) ce genre plutôt précédé de Dai qui veut dire géant car le monstre concerné est géant est détruit des maquettes représentant les buildings. Derrière ce procédé novateur pour l'époque et qui peut paraitre bien désuète aujourd'hui se cache une puissance évocatrice que jamais je ne reverrais dans un film. Godzilla est dans ce film une métaphore pure de la bombe Hiroshima et Nagazaki avec beaucoup d'imagerie la rappelant (les dégats causé par Godzilla, le flash blanc sur les victimes du début avant l'explosion...) les blessures que porte encore l'archipel nippon. Outre le côté intellectuel du métrage le film reste néanmoins un bon film popcorn avec des destructions malgré tout bien faites (prendre en compte l'époque) et je le dit sans l'ombe d'un doute même un film comme transformers n'arrive pas à faire le degré de destruction que ce Godzilla propose. Un film sombre et pessimiste que seul quelques suites arriveront à égaler (GMK). Ne jugez pas trop hâtivement ce chef d'œuvre inégalé et inégalable. Attention cependant à prendre le montage japonais le vrai montage car ce film a eu à l'époque de sérieuse coup pour le public occidentaux réduisant (voire effacer) les allusions aux deux bombes, les américains ne voulant pas se sentir coupable de la naissance de se monstre mythique et magnifique !
Un film culte de chez culte pour moi, lorsque je l'ai vu à... Même pas 8 ans! Bien sûr je n'y voyais qu'un gros film de monstre (même pas kitsch pour moi à cet époque, c'est dire!) qui m'a poussé à voir toutes les suites... dont beaucoup beaucoup perdent leur intérêt sous-jacent il est vrai: celui d'une véritable fable, traduction d'un grand traumatisme post-nucléaire qui mettra très longtemps avant d'être directement abordé.
Un de mes grands films cultes, bien plus que King Kong pour moi. En Asie, bien souvent imité, mais pour sûr jamais égalé!
Vingt ans après King Kong, le Japon s'offre lui aussi son film de monstres, baptisé le kaijū, et nous présente ce qui deviendra un véritable personnage emblématique du pays : Godzilla. Dinosaure de l'ère jurassique réanimé par des bombardements nucléaires, ce gigantesque monstre génétiquement modifié sera présent pas moins d'une vingtaine de films tous plus inégaux les uns que les autres et fera même l'objet de deux remakes américains. Pour ce premier film réalisé par Ishirô Honda, Godzilla est présenté sous sa forme la plus simple : un gros dinosaure ravageant tout sur son passage, détruisant les villes grâce à son souffle radioactif destructeur et présentant une menace gargantuesque pour le peuple nippon... Vous l'aurez saisi, Godzilla est une métaphore filmique d'Hiroshima et Nagasaki, profond traumatisme du Japon qui est ici placé à son paroxysme. Autour d'une intrigue passionnante, révélant les efforts d'un petit groupe de scientifiques et de militaires pour contrer les attaques de plus en plus apocalyptiques du monstre, le long-métrage reste un must en la matière qui, malgré son âge, conserve toute sa force d'antan. Bien entendu, effets spéciaux, maquillages et autres trucages ont vieilli, ne serait-ce que pour le costume kitch de Godzilla, mais replacé dans son époque, le film n'a rien de ringard, bien au contraire. Épaulé par une mise en scène soutenue, une interprétation de qualité, une musique mémorable et le fameux cri du monstre, reconnaissable entre mille, Godzilla parvient encore aujourd'hui à nous proposer un film épique créé avec des bouts de ficelle. Le scénario regorge de moments forts (la destruction de Tokyo notamment) mais aussi de dialogues puissants et intéressants, dénonçant subtilement les dangers du nucléaire et les répercussions possibles qu'il peut avoir s'il est mis entre de mauvaises mains. Ainsi, Godzilla reste l'un des meilleurs films de monstres de tous les temps, un premier long-métrage exemplaire dans le genre et le meilleur opus d'une saga en dents de scie.
Une fable maladroite mais tellement plus humaniste que le triste remake américain qui a tout bousillé... Godzilla, premier d'une longue saga à peine éteinte en 2004 (encore qu'on est jamais sûr avec Godzilla...) est un chef d'oeuvre involontaire, un film enfantin et mauvais sous bien des angles, même pour l'époque. Pourtant, on ne peut s'empêcher de regarder jusqu'au bout et d'apprécier la morale. A placer dans toutes les vidéothèque.
L'un des films les plus "kitsch" au monde. C'est du grand art. Tokyo est une maquette et Godzilla un pantin ! Et malgré cela on est happé par ce film et on le regarde avec des yeux d'enfants ! Des yeux pétillants et heureux d'avoir pu entrer dans un monde certes un peu naif, mais rêveur à souhait ! Un classique indémodable !
Film hors concours. FX totalement dépassés, vieux film du genre sans intérêt. C'est effectivement ce que l'on pourrait penser si on ne regarde pas la film en entier. Car il s'agit d'un film plus humaniste qu'il n'y parait à première vue. Ce film dénonce, d'une façon détourné, les ravages que peut causer la bombe atomiques. Et la peur que toute nouvelle découverte scientifique puisse être utilisé à des fins militaires, même si au départ elle est supposée aider les gens. Certaines images peuvent même choquer les âmes les plus sensibles. Bref : un film divertissant pour ceux qui ne veulent pas user leurs neuronnes et un film profond et émouvant pour les autres. 4 étoiles ce n'est vraiment pas suffisant.