Winchester 73
Note moyenne
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73 critiques spectateurs

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Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2016
La fratrie sous l’angle symbolique du bien et du mal

C’est un bon western mais pas le meilleur, ni même le meilleur film d’Anthony Mann mais tout de même…

A Dodge city, ville où règne le Sheriff Wyatt Earp, lequel fait déposer les armes aux nouveaux arrivants est organisé un concours de tir… Pour gagner une arme ! Et pas n’importe laquelle: une Winchester 73, baptisée aussi « une pour mille » tant la fabrication de celle-ci est quasi parfaite. Deux hommes s’affrontent: Lin McAdam et Dutch Henry, qu’un lien déjà lourd oppose.

Ceci bien évidemment éclaire cette passion pour les armes chez les Américains.
Le film nous montrera tout, au travers de cette arme magnifique si convoitée, laquelle passera entre nombreuses mains, bien viles la plupart du temps.

Heureusement James Stewart !
Il joue le personnage de Lin McAdam et bien évidemment le Bien, l’homme au cœur pur comme si souvent dans bien de ses films: « Mr Smith au sénat », « Vous ne l’emporterez pas avec vous », « La vie est belle », « The shop around the corner », « Indiscrétions », « La flèche brisée »…

Après ses rôles se sont enrichis de plus de nuances, mais durant une bonne décennie (1938-1950), James Stewart est l’incarnation de la candeur de la pureté, avec peut-être en point d’orgue une dizaine d’années plus tard, le magistral « The man who shot Liberty Vallance ».

Alors regarder un film avec Jimmy Stewart est une chose à part dans le cinéma. Hitchcock ne s’y est pas trompé, signant avec lui deux de ses plus beaux films: « Vertigo » et « Fenêtre sur cour ».

Lubitsch, Cukor, A.Mann, Ford, Hitchcock, Capra, Preminger… ont su merveilleusement utiliser cet acteur simple et si immense qu’était James Stewart.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2016
L'histoire d'une poursuite en prenant le prétexte d'un arme littéralement emblématique du western, qui passe de main en main. De l'action et de la psychologie. Un western intéressant avec Stewart toujours magistral.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2016
Le premier western d'Anthony Mann et déjà une maîtrise stupéfiante chez un cinéaste qui participera, avec Fuller et Boetticher, au renouvellement du genre : sécheresse de l'intrigue, ambiguïté des personnages loin de tout manichéisme, utilisation des décors naturels.
La présence de James Stewart est un autre élément important, dans la mesure où ce sont aussi ses débuts dans ce genre très codé. Sa présence dégingandée, sa silhouette plutôt frêle, contribueront aussi à imposer un héros différent dans des récits généralement convenus, loin de l'image masculine d'un John Wayne ou d'un Gary Cooper. Son personnage, ici, dépend d'ailleurs beaucoup plus du pouvoir de séduction de la chanteuse interprétée par la belle Shelley Winters que de sa propre virilité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 juin 2016
Pour son premier western, Mann ne déçoit pas, bien au contraire. Sa mise en scène classique est maîtrisée et épouse très bien ce noir et blanc de bonne qualité. James Stewart est au top, charismatique tout en étant sobre. Par contre, le scénario aurait pu être mieux travaillé : les révélations sont dites toutes au même endroit vers la fin, c'est maladroit. Mais ne boudons pas notre plaisir...
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2016
Enfin un western qui sort des sentiers battus. James Stewart est le héros de cette fresque sous fond de testostérone exacerbée. Ce ne serait pas un western sinon forcément. Après l'épreuve de tires, afin de savoir qui aura la plus grosse, c'est surtout un film de fond sur l'Amérique et sa contradiction avec les armes à feux. On combine cela à une histoire de famille, disons-le toucher par la jalousie et l'ultra-violence. Le cocktail est séduisant et le film haletant.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2016
Un western très typé 50's , l'idée de base de suivre cette carabine qui passe de mains en mains est plutôt originale mais l'ensemble reste quand même très classique et ne réserve que peu de surprise .
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2016
Originale, cette histoire sur la carabine à répétition "Winchester" qui sera gagnée lors d'un concours, puis volée, perdue, poursuivie, enviée et va voyager dans l'Ouest américain de main en main. Un western pas mauvais même si c'est un peu vieillot. Pas mal de bagarre, quelques duels, un concours de tireurs, des indiens, la cavalerie... C'est une grande partie de l'Ouest retracée à travers la fameuse carabine.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2015
Premier des 5 westerns que James Stewart tournera sous la direction d'Anthony Mann, c'est probablement le plus mythique. Sa parfaite construction dramatique autour d'un célèbre fusil qui passe de main en main fournie par l'excellent scénario de Borden Chase, atteste de la maîtrise et du style vigoureux du réalisateur qui va marquer le genre. Il dessine le personnage de Stewart qu'il allait définir et préciser dans les 4 westerns qui suivront : le héros mannien est un homme volontaire, un individualiste forcené, à égale distance du Bien et du Mal, qui se remet sans cesse en question malgré une apparente solidité. Dans le reste du casting, nous trouvons 2 belles figures de "bad guys", avec le beau gosse Dan Duryea et la sale tête de Stephen Mcnally. Les scènes d'action avec les Indiens et l'affrontement final dans les rochers qui constituent un décor parfaitement utilisé, figurent parmi les meilleurs moments de ce film superbe.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Les dialogues ont un peu vieillis, et encore. Sinon l'ensemble du film est resté d'excellente qualité!
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2015
J'ai vu un film... que dis-je un film, un chef d'oeuvre plein d'inventivité, de recherche (visuelle, narrative, de personnages, et d'événements historiques...)... Sur fond de rivalité entre deux hommes, avec un carabine entre eux deux, on suit un parcours peu commun, celui de la carabine qui passe de personnages en personnages... Cette histoire est vraiment admirable car elle nous entraîne au confins du wild wild west et vous emmène à la rencontre de personnages haut en couleurs qui ont composé l'Ouest (Bandits, Indiens, cavalerie, shérifs...). Anthony Mann maîtrise totalement sa narration, du début à la fin du film... L'arrivée du héros dans le saloon où il croise son adversaire, alors qu'ils ont été tout deux désarmé par le shérif du coin (on apprendra qq secondes auparavant que spoiler: c'était Wyatt Earp
...), et qu'ils font mine de dégainer nous fait entrer dans l'intrigue du film. Et le concours pour gagner cette fameuse winchester 73 est un modèle de maîtrise du genre. Et c'est comme ça ça pendant tout le film... Des rencontres, des coïncidences, des confrontations, des combats, des rivalités... pour cette carabine... Et enfin la confrontation finale entre ces deux hommes par un duel à la carabine d'une rare inventivité et d'une rare intensité. Il faut absolument avoir vu ce film tant il est essentiel à la culture cinématographique.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2014
Doté d'un scénario pour le moins original dans sa construction, ce western est le premier des cinq que tourna James Stewart sous la direction d'Anthony Mann. L'histoire est rythmée par toute une série de personnages dans les mains desquelles passe, en guise de fil rouge, un exemplaire de la légendaire carabine. «Winchester 73» est un parfait exemple de ce qui se faisait de mieux dans le genre au début des années 50. Un excellent film, à la mise en scène soignée, et dans lequel évoluent deux jeunes futurs stars : Rock Hudson et Tony Curtis.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2014
Antohny Mann rassemble tous les archétypes du western autour de l'objet qui donne son titre au film : la carabine Winchester 73. Idée géniale ! L'arme révèle les caractères des personnages, qui sont tous attirés par elle. Une sorte de jeu de chaise musicale où elle passe de mains en mains, à la fois chez les cowboys, shérifs, bandits, indiens, ... Mann réunit tous les personnages types du western avec grande réussite. En peu de temps et peu de détails il parvient à les rendre tous attachants. Pas de manichéisme de personnages vraiment bons ou mauvais, c'est l'arme qui décide pour eux. (Spoilers : le plan final magnifique, alors qu'on s'attend à voir Lin embrasser sa belle, la caméra zoome sur la carabine.). Je pense qu'on peut faire la comparaison avec "Excalibur" de Boorman, où c'est l'épée qui servait de lien entre les différentes destinées des personnages.

James Stewart, lui, est magnifique dans le rôle de Lin, qui a des comptes à régler avec son frère mais reste gentleman. Ce n'est pas l'homme musclé qui tire sur celui qui le regarde de travers, mais c'est l'homme déterminé à trouver la rédemption. L'une des répliques l'illustre bien : "Il y a des moments où lorsqu'un homme est obligé de faire quelque chose, il le fait" (citée de mémoire). Tous les autres acteurs sont excellents dans leur roles, de Shelley Winters en femme fatale à Rock Hudson en chef indien.
Mann n'oublie pas la légèreté (le concours de tirs) et exploite avec grand talent les possibilités visuelles du western (scène d'action finale splendide !).

Winchester 73 ou le très bon panorama de tous les éléments qui font la gloire du western!
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2014
Après réflexion, on s'aperçoit que le débat sur les armes à feu en Amérique ne date pas d'hier. Le cinéaste Mann est un des premiers à démontrer combien dans le western les plus importantes valeurs de la société peuvent être dangereuses. Dans ce film le sujet n'est pas la lutte entre les différents protagonistes pour une histoire de vengeance : celle-ci se révèle être un prétexte, comme les séquences de combats contre les Indiens, pour montrer une simple carabine qui sème le malheur sur son chemin. Les personnages principaux se disputent cette Winchester, arme de grande renommée, trophée gagnée à un concours, comme des enfants qui se bagarrent pour un jouet. La relation Stewart/McNally est révélatrice d'une opposition entre des générations qui sont pour ou contre l'usage des armes. Mann montre aussi, par l'apparition des Indiens, que les armes des Blancs peuvent aussi corrompre les peuples primitifs, que les Américains ont toujours voulu éduquer selon leurs modes. C'est ce que le scénario veut sous-entendre, d'une façon réussie, même si les sous-intrigues paraissent obsolètes et si le personnage de Duryea semble arriver de nulle part et n'a vraiment d'impact scénaristique fort, à part apporter la désolation dans la vie intime des citoyens. Dans un noir et blanc réfletant une époque encore trouble, le film débute et se termine par des gros plans sur la crosse de la Winchester, signifiant que Mann a presque transformé l'arme en personnage principal, en artefact même, qui a "conquis l'Ouest", phrase pleine de sens dans le film.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2016
Bon, je ne vais pas vous le cacher, les westerns et moi, cela fait un peu deux. Certes, j'en connais quelques uns; les plus célèbres, mais surtout les plus récents. Voyez-vous, je suis trop occupé par les films fantastiques de la Hammer ( et bientôt de la Universal ) pour pouvoir m'y concentrer. Mais bien que le temps me manque, j'essaie, tout de même, d'un peu rattraper mon retard. Et pour ce faire, nous allons aujurd'hui parler d'un cehf-d'oeuvre du genre, véritable film mythique qui en marqua plus d'un : le magnifique "Winchester 73". Je n'ai pas encore l'expérience requise pour dire cela, mais nul doute n'est possible que si je la possédais, je vous conseillerai d'autant plus ce métrage ci. Comme un "Choc des Mondes" dans le genre de la science-fiction, "Winchester 73" s'impose, dès le début, comme une base du genre, le genre de fondement solide qu'il est dur de détrôner. Ce qui marque en premiers lieux, c'est la modernité de la chose; le film, bien qu'en noir et blanc, paraît, à l'évidence, intemporel. Pour vous dire, je n'avais que très rarement de métrage de cette époque a avoir si peu vieillit. C'est incroyable que de voir pareil rendu final. Et cela, voyez-vous, est principalement dû à trois points culminants : la réalisation, le jeu d'acteur et, bien entendu, l'écriture, tout simplement prodigieuse. En même temps que l'excellent James Stewart, ce métrage m'a permis de découvrir un grand faiseur du cinéma américain des années 50-60, et par delà même des westerns ( oui, j'ai fait mes recherches ). Anthony Mann nous livre, en effet, un travail remarquable, proche des meilleurs films du genre que j'ai pu voir à ce jour; il détruit, à mon sens, un métrage de l'accabit d' "Appaloosa", par exemple. Alors déja bien installé dans le septième art, il nous fait preuve de toute l'étendue de son talent, mettant parfaitement en avant les autres qualités de son oeuvre, dont, particulièrement, son jeu d'acteur, entre l'excellent et le prodigieux. Le couple à l'écran fait des étincelles : la puissance de Stewart se combine parfaitement à la fraicheur de Shelley Winters, tandis que Stephen McNally campe le parfait méchant. Mais le métrage ne possèderait pas la même intensité s'il n'était pas soutenu par une solide écriture. Bon, chose que je ne savais pas, c'est inspiré d'un roman ( que je n'ai, à l'évidence, pas lu ) de Stuart N. Lake. Pour le coup, je ne saurai vous dire le degrès de fidélité du film, et concrètement, je m'en balance. La seule chose que je vois, c'est que le film jouit d'une puissance narrative unique et atypique, d'une force émotionnelle rare et particulière. Mais à quoi est-ce donc dû? Premièrement, je vous concèderai que les deux scénaristes du métrage, Robert L. Richards et Borden Chase, forment un excellent duo; le premier, inexpérimenté, signera son avant dernière oeuvre, tandis que le second, beaucoup plus habitué au genre, partagera son expérience cinématographique avec nous. Et honnêtement, le résultat est prodigieux. J'y ai souvent vu, par ci par là, les prémices de l'art des futurs grands cinéastes/auteurs que l'on connaît aujourd'hui ( Tarantino le premier, qui ne cache pas l'influence de ce film sur sa carrière ). Les répliques, extraordinaires, amènent humour et fluidité à l'oeuvre, tandis que la répartie qui les anime, solide et fière, lui confèrera modernité, talent et intérêt. Comment ne pas s'intéresser à une telle épopée, portée par une conclusion de génie, tantôt émouvante tantôt dramatique, et qui signe le clap de fin d'une aventure extraordinaire? Car maintenant j'ose le dire; oui, j'ose le dire : "Winchester 73" est un grand classique du genre, le genre de film qui trône au sommet des meilleurs métrages du genre. C'est, pour l'instant, bien plus une intuition qu'une certitude, mais nul doute que l'expérience que je tirerai au fil des jours, et des mois à venir, me confortera dans cette idée. Un grand film, un chef-d'oeuvre intemporel. A voir avant bien d'autres. Magnifique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2013
J’ai dû voir ce film 4 ou 5 fois, et toujours avec le même plaisir. Avec le recul, je le revois sous un angle plus critique. Signé Anthony Mann, c’est l’un des grands classiques du genre, mais pas son meilleur western, à mon sens. Ce réalisateur nous a d’ailleurs laissé quelques westerns mémorables (La Porte du diable, La Charge des Tuniques Bleues ou le magnifique L'Homme de la Plaine) sans compter les policiers, films de guerre etc. Ce touche à tout de génie a réuni pour cette œuvre, quelques acteurs habitués du genre. Au premier chef, James Stewart, acteur fétiche du réalisateur, campe un aventurier et tireur émérite qui va tout faire pour récupérer la fameuse winchester qu’il a gagné à un concours de tir. Les autres acteurs sont cantonnés dans des seconds rôles tels Dan Duryea et son incorrigible rire en chasse d’eau, Shelley Winters, Stephen McNally et … curieusement Rock Hudson dans un rôle de chef indien peu crédible. Par contre, bien qu’ils ne soient que des acteurs secondaires, le marshal Wyat Earp paraît impotent, voire empoté, quant à son frère Virgil, préposé au gardiennage des armes, il a l’air bien malingre pour un shérif adjoint. On notera la présence de John McIntire dans le petit rôle du joueur professionnel au chapeau claque. On retrouve les éternels indiens et la cavalerie pour faire bonne mesure. L’attaque des indiens est rondement menée mais pas avec autant de brio qu’un John Ford ou un Raoul Walsh. L’intérêt est maintenu grâce aux diverses scènes d’action qui émaillent le film et l’originalité de la carabine qui passe de main en main tout au long de l’histoire. Ce scénario habile met en avant un James Stewart déterminé à poursuivre sa vengeance jusqu’au bout. Le duel final dans le désert rocheux reste l’un des meilleurs du genre. Voilà un western d’anthologie à inscrire au top 100 du genre.
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