Archétype du western classique, manichéen jusqu'au bout avec juste ce qu’il faut de dialogues de bonne qualité et le respect absolu des codes du genre. Un noir et blanc parfait s’adaptant à merveille aux scènes nocturnes, un personnage féminin non mythique mais bien présent et des acteurs masculins prestigieux qui accentuent encore le coté machiste des lieux et de l’époque. 4 juillet 76, centenaire de l’indépendance, quelques jours après Little Big Horn, voici le contexte de ce scénario propice à l’action et aux rebondissements...D’ailleurs ils n'arrêtent pas, ils sont variés et tous particulièrement bien filmés avec des bouffées de grands espaces comme sait si bien les montrer Anthony Mann. L’histoire de cette carabine qui change 11 fois de mains (Wyatt, Lin, Dutch, Joe,Young Bull, Doan, Wilkes, Steve, Waco, Dutch et Lin) n’est pas un prétexte pour l’action mais au contraire la plus belle façon de montrer l’importance des armes pour les colons européens américanisés depuis peu. La musique est riche de différents morceaux déjà entendus et le combat final avec les balles qui ricochent sur les rochers un de ceux vus au cinéma que l’on n’oublie pas. Incontournable.
Voici donc le premier des cinq westerns où Anthony Mann et James Stewart collaboreront ensemble. Winchester 73 est un film qui a bénéficié de soin à tous les niveaux. Tourné en Noir et blanc, l'aspect visuel est très classe grâce notamment à une très bonne photographie et une mise en scène dynamique. Mann savait faire de bons westerns ça c'est certain. Après, comme souvent chez lui, je reproche toujours une approche un peu mécanique de ses personnages, ne laissant pas de grande place à l'émotion. Mais pour autant la surprise et la noirceur ne sont pas délaissés, leur écriture reste de qualité. Innovation scénaristique pour l'époque, l'enjeu du film est une carabine, la fameuse Winchester 73. Une parmi les milles comme son surnom de l'époque l'indiquait. Convoitée par les cow-boys, les bandits et les indiens, cette arme "parfaite" conduira les protagonistes à mener une poursuite sanglante teintée d'un désir de revanche de Lin McAdam (Stewart) sur le personnage de Dutch Henry Brown.
Winchester 73 n'est pas particulièrement novateur hormis son synopsis plutôt neuf mais il demeure une pièce majeure de la quintessence du western classique américain. Le scénario est très maîtrisé grâce à des repères spatio-temporels efficaces et une intrigue éliminant les éléments superflus. Puis le rythme est un modèle d'efficacité. Difficile de s'ennuyer tant Mann maîtrise le sens de la poursuite et ne délaisse jamais ses personnages. L'affrontement final reste simple mais très fluide, avec une action fort bien mise en scène. Si Winchester 73 ne révolutionne pas le genre, il nous offre le droit d'assister à 1h30 de cinéma de qualité. Un film très soigné, visuellement classe et sans répit. Du divertissement haut de gamme en somme.
C'est au travers du parcours d'une winchester 73 qu'Anthony Mann raconte son histoire et fait évolué son scénario.Cette winchester parfaite gagné lors d'un concours du meilleur tireur,puis volé à son propriétaire va connaitre plusieurs mains.Mais à chaque fois les possesseur de l'arme vont avoir la même destinée.Ce film est un petit bijou,tout y est parfaitement maitrisé Anthony Mann sait exactement comment raconter son histoire,qui est à la fois drôle,sérieuse et épique.Tout y est excellent.
Winchester 73 reste très classique dans le genre (avec ses méchants et ses gentils) mais reste de bonne facture grâce au travail d'équipe autour du grand Anthony Mann. Le scénario est bien trouvé : on suit l'histoire d'une carabine, la Winchester 73, au rythme de ses propriétaires souvent éphémères. James Stewart campe le rôle type qu'il aura dans tous les autres westerns de Mann : un homme droit au passé qui le ronge et dont il ne s'échappera qu'une fois la quête terminée. Le travail sur ce type de "héros" sera psychologiquement plus élaboré dans les westerns suivants, mais ce premier de la longue série tient déjà bien son rang de classique et pour s'en convaincre il suffit de revoir la réalisation de la scène fratricide finale.
Ce western a beaucoup de qualités. D'abord : l'originalité d'un scénario "fétichiste", si l'on peut dire, en tout cas centré sur un objet, la fameuse Winchester 73, admirée, caressée, palpée... Cette carabine est aussi le moteur dramatique du film, révélant la psychologie des personnages qui la possèdent tour à tour. Par ailleurs, Anthony Mann ménage habilement le secret des liens qui unissent les deux protagonistes principaux, jusqu'au duel final. Visuellement, le noir et blanc est superbe. Beaucoup de scènes nocturnes font de ce western un théâtre d'ombres et ajoutent à la noirceur de l'intrigue.
Ce western se laisse regarder avec plaisir même si je trouve que ce n'est pas un chef d'oeuvre comme les westerns de sergio leone (mais c'est pas comparable). L'histoire est bien et ne manque pas de rebondissements et d'actions. C'est un vieux film et pourtant les acteurs sont sympas à voir surtout Shelley Winters très charismatiques. A voir si vous aimez les bons vieux films de l'âge d'or d'Hollywood.
Ce western est une petite merveille, McAdam (James Stewart) gagne une Winchester73 à un concours de tir, cette arme est un vrai bijou que tout le monde convoite, on arrive à lui voler, il se met alors à la poursuite des hommes qui ont commis le larcin, et là s'en suit la rencontre de toute une galerie de personnages commes des Indiens, un trafiquant d'armes... Cette épopée finit en apothéose avec un magnifique duel final !
Un homme traque celui qui lui à volé sa carabine après un concours de tir. Western en noir et blanc du grand Anthony Mann, ce film est une pure merveille bénéficiant d'un beau casting, d'un bon scénario et d'un fil conducteur, la fameuse carabine winchester 73. A voir si possible en VO car le doublage français est atroce. Un classique.
Excellent western signé Anthony Mann, qui marquera l'histoire du genre avec ce film et les suivants. Le scénario, original, fait suivre le parcours d'une carabine exceptionnelle qui passe de mains en mains au cours de l'histoire. A travers sa trajectoire et la destinée de ses différents propriètaires, Mann enchaîne une série de séquences qui portent à chaque fois en elles une réflexion sur la haine ou la vengeance (James Stewart poursuit içi son frère, coupable de parricide, motif biblique à l'évidence). Le western commence à s'imposer comme un genre introspectif à travers lequel le cinéma américain traite pleinement de son histoire et de la construction du pays. De la même manière, la psychologie des personnages est plutôt fouillée, bien qu'elle n'atteigne pas la profondeur et la subtilité des films suivants du cinéaste. De la même façon, ses westerns à venir seront beaucoup plus nuancés sur les motivations de ses personnages et moins enclins au manichéisme. Ce schéma narratif permet également à l'histoire de constamment tenir en haleine le spectateur en renouvellant les enjeux, les rebondissements et en introduisant de nouveaux personnages.
Un trés grand Western signé Anthony Mann !!!! Une histoire qui tourne autour d'un fusil spécial recherché par un grand nombre de cowboys et d'Indiens qui a un trés bon viseur, qui a 100 ans mais qui n'a toujours pas de propriétaires. Ce fusil va tomber entre plusieurs mains, celle des hors la loi, des Sioux, de la cavalerie Américaine et d'un couple de concubins. Pendant ce temps là, deux cowboys recherchent trois bandits et l'histoire du fusil qui traverse tout le film peut en cacher une autre et le final est riche en rebondissement innattendue. Un film en noir et blanc avec de superbes images sublimes qui vieillit bien et peut etre considerer comme un des hits du genre à visionner. James Stewart cabotine moins que d'habitude (je dis ça car j'ai vu deux films récemment avec l'acteur que je n'ai pas pu finir) et devient trés bon de justesse et de sobrieté. Les acteurs secondaires tels que Shelley Winters, Dan Duryea, Stephen Mc Nally ou meme Rock Hudson sont trés bons. Peut etre l'un des meilleurs films d'Anthony Mann, je ne les ai pas tous vus mais celui-ci est un pur chef d'oeuvre.
Je suis assez partagé sur ce film, certaines scènes sont très bonnes comme celles de fusillades, James Stewart est très convaincant, mais je reproche un ensemble trop fouillis. Cela vient bien sûr de l'histoire ou cette Winchester va passer de mains en mains, ou l'on va voir Wyatt Earp, des indiens révoltés, une histoire de vengeance familiale... ça fait trop. La scène du concours de tir est assez tiré par les cheveux, on est bien au-delà de voir deux tireurs d'élites ! Quant à la vf (sans doute faite récemment, j'ai cru reconnaitre la voix française d'Owen Wilson) elle est vraiment plus que mauvaise.
Une histoire de tragédie familiale dans le moule d’un excellent scénario. La fameuse carabine est le fil conducteur d’un jeu de piste où se dévoile in fine la tragédie en question. Superbe interprétation en plus de James Stewart.
parcourant les terre a la recherche de sa celebre et rarissime winchester 73, lin mcadam (james stewart) va au fur et a mesure du temps a la fois se prendre d'amour pour une femme, rencontré un sheriff depassé, et celui qui a tué son pere d'une balle dans le dos... anthony mann realise avec winchester 73 un western particulier du faite de la mise en avant d'une arme qui fait figure de personnage, et qui a le premier role, un premier role que tient james stewart avec une prestence et un charisme impeccable, les scene de guerre et d'echange de coup de feu sont d'un réalisme rare.
Peut-être le meilleur western jamais tourné. Idée originale et qui donne tout son sel au film : la winchester convoitée est en fait le personnage principal et central, et c'est elle que l'on suit. Un film mené sans aucun temps mort avec moult rebondissements et changement de direction. Le noir et blanc est ici magnifique et le duel final excellent. A ne pas manquer pour les amateurs de western. L'association James Stewart - Antony Mann accouchera d'ailleurs d'autres oeuvres majeures dans ce genre aujourd'hui disparu ou presque.
James Stewart est magnifique et saisissant. J'ai accroché dès le début du film ou il participe à un concours pour but d'empocher la célèbre et fameuse Winchester. A un moment, j'ai vu un plan assez dingue pour l'époque, ou l'on voit Stewart de dos en léger contre-bas coté gauche, quand le gars se prépare à lui lancer une pièce en l'air. Il faut souligner également l'apparition de Tony Curtis dans le film. Ensuite idée génialissime de la part du réalisateur, faire balader la Winchester de personnage en personnage, vraiment hilarant. Après tout ça, nous assistons à un duel mémorable pour la fin du film. Je rajoute un petit malaise tout de même, j'ai trouvé que James Stewart est pas si présent que ça durant tout le film, j'aurais voulu le voir bien plus souvent. Sinon Winchester 73 est un de mes meilleurs western que j'ai pu voir jusqu'à présent.