L'Appât
Note moyenne
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51 critiques spectateurs

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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mai 2026
Flanqué de deux aventuriers, Howard Kemp capture le bandit Van Der Groat et entreprend de le livrer à la justice pour toucher la prime offerte.
Le film est le récit de cette chevauchée, à travers les jolis décors montagneux de l'Ouest, pendant laquelle le prisonnier tentera évidemment de s'échapper, profitant de la discorde entre les trois chasseurs de prime.
Pour mesurer ce qu'un butin à partager peut créer de tensions dans un groupe déjà disparate, mieux vaut se référer au "Trésor de la Sierra Madre" de John Huston. Car, pour illustrer ce thème, Anthony Mann s'en remet à une action très conventionnelle, jalonnée de péripéties aussi simplistes que platement, naïvement, mises en scène. Le réalisateur se montre, dans la réalisation des scènes d'action, très maladroit et trop superficiel pour atteindre au réalisme le plus élémentaire.
Mais ce qui nuit le plus à la description d'un groupe poursuivant sa route vaille que vaille, malgré les brouilles et les embrouilles, c'est la faiblesse des personnages qui le composent. La pauvreté, la banalité, voire l'incohérence des personnalités -y compris celle de James Stewart, dont la détermination et le passé trouble ne procurent guère d'intérêt -affaiblissent forcément l'intensité dramatique, de laquelle dépend pourtant, essentiellement, la démonstration du western de Mann.
Très fade.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Il ne s’agit pas d’un western traditionnel.

Le scénario, à la fois simple et intelligent, est empreint d’une tension omniprésente qui maintient le spectateur en haleine. La mise en scène est tout simplement parfaite, et les paysages sont d’une beauté à couper le souffle. On pourrait presque qualifier ce film de “western psychologique", tant il explore les complexités de l’esprit humain et les relations interpersonnelles dans un cadre hostile.

En somme, ce film est une véritable réussite, alliant suspense, réflexion et une esthétique saisissante. À ne pas manquer ! 8/10
Aimé Quintin
Aimé Quintin

36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2025
Revu ce western avec plaisir. Bons acteurs, beaux paysages , bien fimé, bon scénario et des dialogues de très bonnes tenues.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 913 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2025
Je suis étonné des très bonnes notes sur ce western qui à mes yeux a fortement vieilli et dont l’histoire est tout de même banale. Les points forts sont néanmoins les paysages somptueux des Rocheuses et les acteurs, dont les deux principaux, James Stewart en chasseur de prime et Robert Ryan en malfrat recherché, goguenard et manipulateur à souhait. Janet Leigh dépare un peu, avec sa chevelure peroxydée, son rouge à lèvres, sans doute une grande mode du 19ème siècle (!). Autre défaut, la blessure par balles de James Stewart, qui semble se remettre plutôt facilement dans cet environnement. On est donc loin des « must » dans le genre.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2025
J'ai été déçu par ce film. Ce n'est ni vraiment un western ni un film d' qu'il semble se rapprocher plus du second. C'est un groupe de cinq personnes (avec J. Stewart et J. Leigh qui forme le couple de stars à l'écran) qui se retrouvent à chevaucher vers Abilene, dont un a été capturé et doit être remis à la justice une fois arrivé. Mais bien sur, rien ne va se passer comme prévu. Il y a quelques fusillades, dont une avec des indiens, de jolis paysages, un scénario honnête, mais l'ensemble ne m'a pas emballé plus que ça. A noter que J. Stewart semble être guéri comme par magie de sa blessure par balle lors de la fusillade avec les indiens.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2025
Ce road movie du genre western est tourné en 1953 dans une nature sauvage. Il met aux prises un chasseur de prime occasionnel (James Stewart) et deux acolytes rencontrés en chemin. En face, un meurtrier dont la tête est mise à prix à 5000 $, accompagné d'une jeune femme orpheline qui le suit dans son projet de s'installer en Californie. Il y a de l'action et des rebondissements. La rencontre d'indiens, des parois rocheuses à escalader et un torrent au fort courant donneront lieu à quelques mésaventures. L'ensemble forme une petite épopée avec une touche de romantisme.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2025
Avec L’Appât, Anthony Mann signe l’un de ses westerns les plus tendus et les plus maîtrisés. Le réalisateur prouve une nouvelle fois qu’il sait allier mise en scène spectaculaire et approche psychologique profonde. Ici, pas de grands décors de saloon ni d’affrontements de masse : tout repose sur un petit groupe de personnages isolés dans l’immensité des Rocheuses, et sur la tension qui monte inexorablement entre eux.

La mise en scène d’Anthony Mann est d’une précision remarquable. Chaque plan, chaque silence, chaque mouvement dans ces paysages hostiles sert à renforcer la tension dramatique. Le scénario resserré maintient un équilibre fragile entre les personnages, pris au piège de leurs désirs et de leur cupidité. Le film devient alors une véritable étude morale : personne n’est totalement bon ou mauvais, et chacun trahit ou se rachète selon les circonstances. Cette absence de manichéisme donne une profondeur rare au récit.

Le western psychologique que propose Mann tranche avec les codes classiques du genre. Derrière la traque et la survie, L’Appât parle surtout d’avidité, de solitude et de la difficulté à rester intègre face à la tentation. Visuellement, le film est superbe : la photographie en Technicolor, captant la rudesse et la beauté du Colorado, renforce l’impression d’un monde à la fois majestueux et impitoyable.

Cependant, tout n’est pas parfait. Le rythme connaît quelques creux, notamment dans certaines scènes plus verbales où la tension s’essouffle un peu. La romance entre James Stewart et Janet Leigh, bien que touchante par moments, paraît parfois forcée dans un récit aussi âpre. Enfin, la structure du film, basée sur une succession de trahisons et de confrontations, tend à devenir légèrement répétitive à mi-parcours.

Malgré ces réserves, L’Appât reste un western d’une grande force morale et visuelle, porté par une mise en scène tendue et un regard lucide sur la nature humaine. Anthony Mann y atteint un équilibre rare entre introspection et aventure, offrant un film à la fois dépouillé et bouleversant.
Grégoire
Grégoire

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2025
Ce film se déroule en 1868 dans l'état du Colorado, mais pour une fois on nous épargne les clichés habituels : les acteurs balafrés qui suent à grosses gouttes en plein soleil, les figurants qui jouent aux cartes en buvant du bourbon, le shérif prêt à tout pour venger la mort de quelqu'un (son fils ou sa femme, ou même le plus souvent les deux ensemble).

Le réalisateur de «A naked spur» («l'éperon nu») a, semble-t-il, voulu faire un film qui se déroulerait dans l'ouest lointain sans tomber dans les poncifs. L'intrigue est donc resserrée autour de quatre hommes et une femme. James Stewart est un chasseur de primes qui rencontre un vieux chercheur d'or (Millard Mitchell, très bonne interprétation) et un militaire douteux (Ralph Meeker). Ces trois associés d'un jour spoiler: attrapent un brigand et sa copine
(Janet Leigh). L'histoire commence donc plutôt bien, mais c'est là que le film part dans des considérations psychologiques assez déroutantes compte tenu du lieu et de l'époque où cette histoire se déroule. Comme la mise en scène est plutôt pépère, on passe un moment assez agréable dans la nature de l'ouest sauvage en compagnie de cinq personnes pas méchantes, mais l'histoire peine à intéresser.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2025
Faisant des reliefs escarpés des échos aux tourments des hommes, Anthony Mann sublime le paysage dans un magnifique Technicolor. Alors que l'on pourra déplorer la caricature du personnage féminin (qui ne sollicite guère les talents de Janet Leigh), on se pourléchera devant le machiavélisme lucide de l'antagoniste (narquois Robert Ryan) qui oppose les récents alliés (dont l'énigmatique Ralph Meeker) par l'argent, la séduction et l'orgueil dans une justesse psychologique notable. Très dynamique le récit offre un arc narratif à chacun au sein de péripéties mêlant pur western, film d'action, au drame sentimental mais à la morale finale mièvre. Choosing a way to die, what's the difference? Choosing a way to live, that's the hard part...
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2024
J'ai été perdu pour la géographie. La destination finale du convoi est Abilene. Historiquement et bibliquement parlant cet endroit se trouve près de Damas en Syrie. Mais aux Etats-Unis la ville de ce nom se trouve au Texas. Or l'action du film se déploie dans les Montagnes Rocheuses, et cela a été tourné dans le Colorado. A pied, à cheval, ou à bourricot c'est une vraiment longue marche. Ce qu'il y a de mieux dans ce western ce sont les magnifiques paysages en couleurs et les scènes d'action qui s'y succèdent, notamment le final au dessus du fleuve tourbillonnant. Psychologiquement c'est assez tiré par les cheveux et peu crédible. Les Indiens cheyennes passent pour de piètres guerriers qui, en surnombre, tous à cheval et bien armés, se font massacrer jusqu'au dernier par un groupe hétérogène dont une femme. Aucune représaille, étonnamment, par la suite. Les cinq acteurs dialogants sont bons, heureusement, et on ne s'ennuie pas. On a cependant connu James Stewart plus allant, Robert Ryan le méchant la joue carnassier à la Burt Lancaster, le vieux chercheur d'or benêt a des airs de Walter Brennan dans Rio Bravo, Janet Leigh a beaucoup de charme, et Ralph Meeker en officier déclassé et fourbe a été jugé ici suffisamment convaincant pour trois ans après jouer le détective Mike Hammer dans "en quatrième vitesse" de Robert Aldrich. Conclusion : c'est un bon western bien filmé malgré un scénario faiblard.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2023
Une expression dit : "Quand on a des amis comme ça, on a pas besoin d'ennemis!"....
C'est exactement le cas dans ce western d'Anthony Mann opposant 3 individus aux personnalités différentes et réunis par hasard qui décident de se partager la prime pour la capture d'un hors-la-loi.
Seulement ce dernier (Robert Ryan) décide de ne pas se laisser faire en essayant de les monter les uns contre les autres par toutes les fourberies possibles.
Psychologiquement, c'est relativement épuisant car on se demande à quel moment chacun des protagonistes va trahir ses compagnons de route, d'autant plus qu'ils sont tous plus ou moins crédules...
Tourné dans de superbes décors naturels (notamment la scène finale assez impressionnante pour l'epoque), l'action ne manque pas (combat contre des indiens, bagarres et fusillades) et même si l'ensemble est fort convenu et prévisible, le scénario reste intéressant et l'ennui ne s'installe jamais.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2023
La série des grands westerns d’Antony Mann comprend des films fort différents : « Je suis un aventurier » est inscrit dans la société américaine en construction, et « Les affameurs » est aussi une histoire collective. Dans « L’appât » c’est l’inverse : une histoire de relations entre cinq personnages. Le ton, austère, est plutôt celui du film noir, dans un drame (à l’ambiance de huis clos) théâtral en plein air : aucune ville, aucun ranch, aucun saloon, aucune construction humaine ; c’est dans des décors naturels grandioses superbement photographiés que l’action se déroule. Loin de tout manichéisme, les cinq personnages sont tous plus ou moins ambigus. Et l’évolution de leurs relations génère tensions et rebondissements, Ben s’ingéniant à jouer sur les faiblesses des autres. Un western original, mis en scène de façon exemplaire.
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2023
Un western, un "classique" d'Anthony Mann peu spectaculaire et très psychologique..
Robert Ryan montre, à travers ce personnage roublard, qu'il peut jouer autre chose que les personnages monolithiques qu'on lui a souvent fait jouer par la suite de sa carrière ( voir les Sept mercenaires)..
Si Janet Leigh - avec des cheveux courts !- est assez mal exploitée, selon moi, James Stewart est parfait, comme d'habitude.
A noter que le dernier larron du quatuor, Ralph Meeker, joue un officier nordiste ambivalent, assez difficile à saisir..
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2023
Le problème avec certains Western, tournés il y a 70 ans, c'est qu'ils apparaissent bien stéréotypés, voire mièvres quand on les visionne aujourd'hui. C'est le cas de celui-là. Certes l'idée de 3 personnalités différentes qui s'assemblent puis se confrontent et s'affrontent pour se partager ou s'approprier la prime liée à la capture d'un hors-la-loi était un bon point de départ. L'idée d'y ajouter un trouble par ce hors-la-loi narquois et manipulateur et une jeune femme prompte à susciter les émois était de nature à y mettre du piquant. mais le traitement qui en est fait est trop superficiel, las différentes facettes des personnages pas assez fouillées. le film s'anime un peu artificiellement et inutilement avec l'attaque et le massacre des indiens puis continue à ronronner jusqu'au dernier quart d'heure où la dimension spectaculaire et dramatique prend le dessus (mais trop tard, trop peu) avant de céder une fois de plus la place à une fin convenue et anticipée depuis longtemps.
Patrick Rebondy
Patrick Rebondy

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2023
le scenario est faible et les personnages sont coincés dans leur role
et peu convaincants!
donc ca traine !
reste que les paysages sont formidables et la nature tient sans longueur le premier role du film
&époustouflant...
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