A la fois hommage à une époque un peu aventureuse du cinéma US et vision critique d'une certaine période de l'histoire de la Guerre Froide, ce film de Joe Dante expose ses préoccupations sur l'enfance et l'innocence qui la définit, entre premiers flirts, incompréhensions des événements et difficultés de communication avec les adultes. Assez bien équilibré sur ce plan, le film souffre malgré tout de quelques déficiences côté casting (le blouson noir notamment, méchant de pacotille pas très bien exploité) et d'une avancée scénaristique par saccades qui décroche le spectateur par moments. A voir pour le numéro de John Goodman (toujours impeccable) et la reconstitution d'époque particulièrement soignée.
Il arrive parfois qu'on achète un film et lorsqu'on le regarde, ça n'est vraiment pas le film auquel on s'attendait! Je pensais voir un petit film d'horreur et j'ai vu un très belle hommage aux 60's... John Goodman est excellent et avec Gremlins, ce film est tout simplement le meilleur de Joe Dante!
Un hommage parodique mais sincère et affectueux au cinéma horrifique de série B des Roger Corman et des William Castle sur fond de paranoïa de nucléaire et du charme rétro des années 60 par le réalisateur de "Gremlins". L'ensemble est inégal, surtout sur le plan du rythme, mais les références cinéphiliques citées ci-dessus, quelques répliques franchement hilarantes (surtout dans les films d'horreur projetés, géniale la réplique du général sur le vendeur de chaussures !!!), des scènes amusantes, des personnages attachants et la bonhomie de John Goodman rendent cette oeuvre inclassable malgré tout très sympathique et même émouvante d'autant plus que l'on sent que c'est avec le regard d'un enfant que le cinéaste a réalisé cela.
"Panic sur florida beach" rend nostalgique d'une époque que l'on a pas connu. Hommage à la série B horrifique des années 50, et même à la magie d'une salle de cinéma, ce film très personnel de Joe Dante, rit également de la paranoia qui régnait aux états unis à cette époque, et plus particulièrement de la crise des missies de Cuba. Bien qu'il soit sorti au début des années 90, "Panic sur florida beach" a tout du film produit par Spielberg et sa société Amblin' dans les années 80 ou l'imaginaire est maître, et nécessaire au passage à l'age adulte. Bon ici il n'y a pas de monstres qui aident le héros à devenir un homme, mais il y a un côté teen movie ou les adolescents connaissent leur premier émoi amoureux. Joe Dante, signe ici un oeuvre sincère et touchante, délirante, une belle déclaration d'amour au cinéma.
Je m'attendais à autre chose. Il faut supprimer ce film de la catégorie "épouvante - horreur" ! J'imaginais voir fiction et réalité, humour et horreur se confondre... Il faudra se contenter d'une petite comédie dont l'intérêt baisse du début à la fin.
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3,0
Publiée le 28 juillet 2011
Comme son hèros, Joe Dante ètait adolescent au moment de l'affaire de la baie des Cochons et il raffolait des films d'horreur! il a donc largement puisè dans ses souvenirs pour tourner cette comèdie nostalgique en forme d'hommage qui raconte les premiers èmois amoureux d'un jeune garçon et la panique de toute une ville lors d'une folklorique sèance de cinèma! Avec humour et tendresse, Dante accumule les mini-catastrophes autour de l'avant-première de "Mant", modeste film d'èpouvante sur les mèsaventures d'un homme fourmi! Montrant comment dègènèrent les artifices mis en place dans la salle par John Goodman, artifices destinès à pimenter la projection, il ètablit un parallèle entre les innocents frissons suscitès par le cinèma et la peur rèelle d'un bombardement atomique! Une vision cinèphile de l'apocalypse dans une comèdie sixties survoltèe...
Si vous vous attendez à un film d’horreur, n’allez surtout pas le voir. Par contre, si vous aimez les fourmis géantes qui pincent les fesses des femmes et le principe du film dans le film, n’hésitez pas. Pour résumer, un film assez mou, interdit au plus de 12 ans.
Pas l’œuvre la plus connue dans la filmographie de Joe Dante, mais cela n’empêche pas "Panic sur Florida Beach" d’être un très bon divertissement, bien au contraire. John Goodman s’avère excellent dans le rôle de ce réalisateur de film d’horreur qui veut montrer, dans une bourgade de Floride, un nouveau système de projection de films appelé le Rumble Rama (qui consiste notamment à faire trembler les fauteuils de la salle durant les scènes clés du film), alors quand même temps les américains viennent tout juste de découvrir des missiles nucléaires soviétiques à Cuba. On est en présence d’un vibrant hommage au cinéma des années 50-60 et l’on sent que Joe Dante s’est fait plaisir durant le tournage. Sa mise en scène est amusante, il y a des répliques bien rigolotes et le casting s’en donne à cœur joie. Un long-métrage qui est bien sympathique à visionner et qui mériterait d’être un peu plus reconnu par le grand-public.
Un chef d'oeuvre. Joe Dante, le réalisateur des Gremlins met en dérision la crise de Cuba en 1963. John Goodman interprète très bien un réalisateur de films de série b ou z qui veut faire oublier la bombe atomique le temps d'un film d'horreur.
Joe Dante aime le cinéma et lui a maintes fois rendu hommage dans ses films comme c'est le cas avec "Panic sur Florida Beach". Ce dernier n'est pas un coup de coeur pour ma part ni le film le plus connu de son réalisateur. Il mérite pourtant le détour. Outre la qualité de la mise en scène, "Panic sur Florida Beach" dégage de bonnes vibrations malgré le contexte de son histoire (la crise des missiles de Cuba). Les acteurs se donnent corps et âme (mention spéciale à John Goodman) dans cette production typique des années 90. Le long métrage conserve une certaine fraicheur malgré un scénario pas toujours convaincant.
Joe Dante rend hommage aux series Z de son enfance, à travers cette comédie parodique réjouissante, à l'ambiance sixties très réussie, portée par un John Goodman toujours aussi bon. 3,25
Sorti en 1993, "Panic sur Florida Beach" est le long-métrage le plus attachant du non moins attachant Joe Dante. Après l'échec commercial de la suite de "Gremlins", le cinéaste signe son film le plus intimiste, situé dans un petit cinéma de Floride durant la crise des missiles cubains. Un hommage vibrant aux productions de série B sur fond de panique nucléaire. Un film porté magistralement par John Goodman, en esthète de la salle, dont les tirades sur l'expérience cinématographique font encore frissonner. Une vraie déclaration d'amour à la salle de cinéma.
Les amoureux de séries B possèdent généralement une certaine affection pour les films de science-fiction américain des années 50/60. Il n’est donc pas étonnant qu’un amateur de ce type de cinéma tel que Joe Dante ait choisi de signer un hommage au double-programme de cette époque, qui correspond à son adolescence, avec Panic sur Florida Beach. Malgré un fond historique assez dramatique (nous sommes en pleine Crise des missiles de Cuba), le réalisateur offre une œuvre au ton très léger où on ressent l’affection que le cinéaste semble posséder pour cette période et pour les artisans de la série B d’alors qui cherchaient plus à jouer sur les réactions du public qu’à faire de l’art ou à avoir un discours profond (même si beaucoup de ces films peuvent être vu comme des œuvres clairement anti-communistes) . Cet amour pour cette forme de divertissement se retrouve entre autres par l’utilisation dans le faux film Mant! (pouvant rappeler La Mouche noire) de comédiens présents dans des classiques de cette catégorie cinématographique tels que Robert O. Cornthwaite (La Chose d’un autre monde ou La Guerre des mondes) et William Schallert (Des monstres attaquent la ville ou L’Homme qui rétrécit). Moins agressif et délirant que Gremlins 2, le film regorge néanmoins d’énormément d’humour et de dérision en se moquant clairement de la paranoïa liée à la Guerre froidespoiler: (et qui préfigure celle qui aura lieu lors de la crise du Covid-19 dans la séquence de panique dans la superette) . Porté par le talent de John Goodman et mis en musique par son comparse habituel Jerry Goldsmith, Panic sur Florida Beach est donc un magnifique hommage à une forme de cinéma, pouvant paraitre un peu démodée aujourd’hui mais possédant toujours un certain charme, qui a causé en grande partie la vocation de Joe Dante.
Comédie, réalisée par Joe Dante, Panic Sur Florida Beach est un long-métrage plutôt moyen. L'histoire se déroule en octobre 1962, et nous fait suivre deux jeunes frères vivant avec leur maman, fraîchement arrivés dans une nouvelle ville dû au travail de leur père en mission à bord d'un sous-marin de l'US Navy au large de Cuba. C'est alors que le président Kennedy annonce à la télévision la présence de missiles russes à Cuba, faisant craindre le pire à Key West. Alors que toute la ville tombe dans la paranoïa, un producteur vient y présenter son nouveau film d'horreur et profite de la panique générale pour faire sa promotion. Le jeune Gene, passionné d'horreur, se rend avec son petit frère et de nombreux habitants à cette séance d'un nouveau genre. Ce scénario d'une grande richesse au niveau de ses thématiques abordées, nous plonge dans une mise en abyme hélas peu passionnante pendant un peu plus d'une heure et demie. L'intrigue met beaucoup trop de temps avant de réellement décoller. En effet, il faut attendre la dernière demi-heure pour qu'il se passe enfin quelque chose de croustillant. Pourtant, les sujets traités sont nombreux comme la crainte d'un conflit armé, l'absence paternelle, les relations amoureuses adolescentes, sans compter le véritable hommage rendu au cinéma de série B à travers de nombreuses références. Mais tout cela ne parvient pas à toucher. Cela est notamment dû à un ton ne provocant ni tristesse, ni rires. L'humour arrache à peine quelques sourires. La faute à peu de situations propices à exalter les sentiments et à des personnages pas assez approfondis. Si les protagonistes sont tout de même appréciables, ils ne sont pas assez développés pour qu'on s'attache à eux. Les différents rôles sont quand même bien interprétés par une distribution agréable entre John Goodman, Cathy Moriarty, Simon Fenton, Omri Katz, Lisa Jakub, Jesse Lee Soffer, Lucinda Jenney ou encore Robert Picardo, sans oublier l'habituelle présence de Dick Miller. Malheureusement, les échanges entretenus par tous ces individus manquent d'émotions. La faute également à des dialogues peu marquants et pas assez amusants. Si le fond n'est pas très passionnant, la forme est comme toujours de bonne facture avec Joe Dante. Sa réalisation est soignée et créative. De plus, sa mise en scène évolue dans un cadre sympathique et l'époque est parfaitement retranscrite à l'écran. Ce joli visuel est en plus accompagné par une b.o. de qualité signée Jerry Goldsmith, mêlant compositions personnelles et titres originaux se fondant à ravir dans cette période révolue. Cette projection avant-gardiste s'achève sur une fin convenable, venant mettre un terme à Panic Sur Florida Beach, qui, en conclusion, est un film décevant vu la filmographie du cinéaste qui nous à habitués à bien mieux.
Ce film de Joe Dante (Gremlins.. ) est clairement ciblé jeunesse. Néanmoins, le résultat, mêlant la crise des missiles de Cuba sous Kennedy et le cinéma d’horreur où toute la salle est mise sens dessus dessous est amusant. Ajouté à ça une superbe reconstitution d’époque et on passe un agréable moment. Original.