Panic sur Florida Beach
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onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 515 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2024
L'un des tous meilleurs films de Joe Dante, un film hommage, à une époque, celle de l'enfance du réalisateur, à un genre longtemps décrié, le cinéma d'horreur de série b, qui aujourd'hui enthousiasme le plus grand nombre, à un certain style de vie au Etats Unis, alors il n'y a pas mieux que Key-West pour planté le décor.
On est tout de suite conquis par l'ambiance du film, ses décors, son style, le prétexte de la crise des missiles de Cuba, vu pour une fois, par des habitants d'une petite ville face à Cuba, non, pas le regard très sérieux, de gens tout aussi sérieux dans le bureau ovale.
Le ton est léger, mais on voit bien, que cette fois-ci, il y a un peu plus de profondeur dans le propos de Dante.
Il nous dépeint, avec beaucoup de couleurs et beaucoup de nostalgie sa vision d'une époque, celle des films en noirs et blancs, de son amour du cinéma, il fait dire à ses personnages, que c'est là, où tout commence, les premiers flirts, les premiers bras autour du cou, les premiers baisers, pour lui, le cinéma c'est sa vie.
Il nous raconte son amour pour le cinéma d'épouvante, et à travers le personnage de John Goodman, excellent d'ailleurs, il nous emmène dans les coulisses, dans l'imagination des producteurs, qui pour se démarquer n'hésitait à aller au delà de l'écran. N'oublions pas Cathy Moriarty, qui a des airs plus que ressemblant avec Faye Dunaway, hasard ou encore un hommage caché de la part du réalisateur.
A noter aussi, toutes les affiches que l'on peut voir dans le cinéma, les films avec Vincent Price bien sûr, mais aussi de: seuls sont les indomptés, Hatari!, en passant par Qu'est-il arrivé à baby Jane ? ( Que des films mentionné sur on se fait une toile! ma chaine YouTube.)
Tout cela pour dire, que si vous aimez le cinéma de ces années, vous serez conquis par ce film, la reconstitution d'un film d'horreur de série B, avec cette fourmi géante est incroyable. Je ne regrette vraiment pas d'avoir découvert ce film sur le tard, ce qui me l'a fait apprécier d'autant plus, et je vous le conseille vivement.
Zoumir
Zoumir

81 abonnés 1 066 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2017
Joe Dante est un de ses réalisateurs à avoir visuellement marqué mon enfance avec Gremlins (I et II) et l'Aventure intérieure, trois films qui m'ont fasciné et terrifié à un âge où les limites du possible ne se cantonnent pas à la toile blanche d'une salle de cinéma et où le 4ème mur n'existe pas.
Panic sur Florida Beach (Matinee) est tombé récemment par hasard devant mes yeux. La dernière fois que j'avais atterri devant un film du réalisateur de Piranha et Hurlements (toujours pas vus à ce jour), c'était pour Small Soldiers. Echec.
Au visionnage, j'ignorais tout de la date de sortie de cette étrange série B/Z et il faut reconnaître que le réalisateur colle parfaitement aux années 60.
Sur fond de crise cubaine, dans le climat de tension nucléaire entre les Etats-Unis et l'URSS, John Goodman incarne un réalisateur excentrique et ingénieux, faiseur de nanars en tout genre dont le dernier en date, Mant, coup de génie et mot-valise pour désigné un homme/man qui mute en fourmi/ant, doit être présenté en sa présence dans la petite ville de Key West.
Rien de bien transcendant sur le papier et c'est là que survient le déchirement à critiquer cet objet singulier.
Si Panic sur Florida Beach se regarde avec une pointe d'ennui, il n'en reste pas moins un formidable hommage du réalisateur aux films de monstres des années 50. On devine sans mal d'où vient l'amour de Dante pour le cinéma à travers les gamins du film, prêts à s'extasier devant l'improbable créature imaginée par le fantasque Lawrence Woolsey/John Goodman.
La salle aux sièges de velours rouge prend ici des allures de temple du divertissement, véritable machine à émotions lorsque les lumières s'éteignent pour laisser la bobine se dérouler.
Mais c'est pourtant ce qui fait défaut au film, des émotions. Malgré quelques sourires arrachés par des dialogues parfois savoureux d'ironie et de second degré, on ne ressent que peu de choses pour ces hommes et ces femmes et on se contente de remarquer toute la technique narrative du réalisateur pour pointer du doigt certaines réalités. La crise de Cuba bien sûr, mais au delà, Dante confrontait déjà le réel et l'imaginaire, faisant un pied de nez avant l'heure à tous ceux qui accusent encore le cinéma et autres jeux-vidéos de susciter la violence quand celle-ci n'a définitivement pas besoin d'inspiration pour atteindre des sommets. Et si il est indéniable dans le contexte du film que le cinéma constitue une échappatoire jouissive, Dante va jusqu'à faire fondre la frontière entre réel et imaginaire pour très justement rappeler que l'image n'est pas exempte d'interprétations aux répercussions parfois malheureuses et inattendues.
Bref, c'est là toute la difficulté pour moi de critiquer ce film qui ne réussit pas à me faire ressentir l'amour qui y est dépeint pour le 7ème art alors que la technique au pinceau est absolument bluffante.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2025
Joe Dante est l’un des derniers artisans du cinéma et il signe avec ici un hommage aux films de série Z fort sympathique même s’il peine à trouver son rythme. C’est surtout que l’on sent une réelle admiration du cinéaste pas juste pour l’effroi ou le cinéma de genre mais bien du plaisir que peut procurer un long-métrage aux spectateurs. Quand en plus le film se déroule dans les années 60 en pleine crise cubaine et met en scène de jeunes adolescents avec en prime le toujours excellent John Goodman en producteur de ciné, on ne peut que ressortir avec le sourire du visionnage qui s’avère une délicieuse sucrerie.
Roub E.

1 321 abonnés 5 405 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2021
Superbe déclaration d’amour au cinéma de genre des années 50 60 dont on devine qu’il a bercé l’enfance et d’adolescence de Joe Dante (le faux film est une petite merveille), Panic sur Florida Beach est aussi une déclaration d’amour au cinéma tout court, montré ici comme une magnifique attraction qui procure des sensations qu’on ne peut retrouver nul par ailleurs. En situant son action pendant la crise des missiles de Cuba, il reprend aussi les codes du cinéma paranoïaque américain, mais bien sûr avec le ton légèrement décalé propre au film de Joe Dante. La troupe d’acteur John Goodman en tête s’amuse beaucoup et les jeunes acteurs ne sont pas en reste. Si Joe Dante est un réalisateur sous estimé ce film fait clairement parti de ceux qui sont à découvrir.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2021
Pas de doutes possibles : nous sommes bien chez Joe Dante. C'est original, décalé et surtout, bourré de références au cinéma B et Z des années 50 et 60. Ce "Panic sur Florida Beach", j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Il m'a fallu un boon quart d'heure avant de pouvoir m'intéresser à ce que je voyais. Après, je me suis laissé prendre au jeu. Je me suis laissé attacher à ses personnages décalés, à cette petite touche d'humour constante et à ces dialogues certes simples, mais bien souvent percutants. Ce que j'attendais de ce film, c'est d'y trouver le meilleur de son réalisateur, ce que je n'ai pas pu trouver. Et pour cause, le passage clé du film, celui sur lequel repose tout l'argument, c'est-à-dire spoiler: la projection du film d'horreur
, est assez décousu à partir du moment où spoiler: l'ex-petit ami de Sherryl, déguisé en fourmi, sort de ses gonds et vient s'en prendre physiquement à Stan
. Le pitch était porteur de plein de promesses, certaines sont tenues évidemment, mais comme pas mal de films de Dante, c'est inégal. Malgré tout, ça reste à voir car sortant de l'ordinaire, puis John Goodman s'y amuse comme un petit fou.
Michael R
Michael R

140 abonnés 1 537 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2022
J'étais passé à côté à l'époque et j'ai voulu me faire une séance de rattrapage étant fan absolu de Gremlins, le chef d'œuvre du réalisateur et c'est la douche froide. On sent l'amour du réalisateur pour le cinéma en y projetant ses souvenirs de gosse en les baignant dans une bleuette de gamins pendant la crise de Cuba. Il n'y a pas d'intrigue, c'est plus un film d'ambiance, peu captivant.
The Claw
The Claw

76 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2019
Je suis toujours admiratif des films qui arrivent à retranscrire une époque, un peu comme si c'était une carte postale temporelle. Ici, c'est le cas : on se croirait vraiment en 1962, tout y est. Et là c'est d'autant plus le cas, que ce film peut-être considérée comme une simple chronique. Une semaine vécue par des adolescents en 1962, en pleine crise de Cuba et alors que tout le monde est effrayé par une possible guerre nucléaire. Les personnages joués par ces adolescents sont tous très convaincants, y compris les enfants. Et John Goodman, en réalisateur de films d'horreur prêt à tout pour terrifier son public, est excellent (comme à son habitude). J'ai bien aimé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2013
Un beau film de Joe Dante qui rend hommage au cinéma d'horreur des années 50-60. Une histoire sincère qui se passe pendant la crise des missiles de cuba avec des personnages attachants sur la vie des ados avec leurs premiers amours, les nouveaux copains et les relations familiales. John Goodman livre une très bonne prestation dans le rôle du producteur et le reste du casting est excellent : Cathy Moriarty, Simon Fenton, Omri Katz, Lisa Jakub, Kellie Martin, Robert Picardo, Lucinda Jenney, Jesse Lee Soffer, Dick Miller et Naomi Watts dans l’une de ses toutes premières apparitions à l'écran.
kukrapok
kukrapok

24 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2012
Derrière cette chronique douce amère sur fond de crise des missiles de Cuba et son hommage au cinéma d'horreur de son enfance, se cache la profession de foi de Joe Dante. Fabriquer un cinéma artisanal et sincère dont le but premier est d'embarquer émotionnellement son spectateur.
Shawn777

822 abonnés 3 985 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2020
Ce film, réalisé par Joe Dante et sorti en 1993, n'est pas mal même si j'avoue que je ne m'attendais pas vraiment à ça. Enfin réellement, comme je ne lis jamais de synopsis ni ne regarde de bande-annonce (qui en disent souvent bien trop sur le film), je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre du tout. C'est donc l'histoire ici d'une séance de cinéma aux multiples rebondissements. Bon, c'est très grossièrement résumé et le scénario n'a pas l'air folichon dit comme ça mais il est important de replacer l'histoire dans son contexte. L'histoire prend place effectivement en 1962 lors de la crise des missiles de Cuba. Rien à voir avec le synopsis vous allez me dire mais c'est pourtant très important car le réalisateur va chercher à nous prouver que le film de genre, et plus particulièrement ici d'horreur, est important en ce qui concerne le divertissement, même en cas de crise. Enfin c'est comme ça en tout cas que je perçois un des messages que veut faire passer le réalisateur car ils sont en réalité nombreux et peuvent d'ailleurs être interprétés de multiples façons. Le réalisateur en profite d'ailleurs pour nous montrer son amour du cinéma, et plus précisément des séries B des années cinquante. Ainsi, nous ne regardons pas que le film principal mais également celui qui est dans le film, c'est-à-dire "Mant" qui raconte l'histoire d'un homme se transformant en fourmis géante (tout à fait le genre de scénario que l'on pouvait trouver à cette époque). Le film est d'ailleurs très méta car si les deux films se répondent, ils interagissent également avec le spectateur et je pense d'ailleurs que le voir au cinéma doit être une expérience assez intéressante et parlante. Bon évidemment, il faut rentrer dans ce délire un peu particulier et surtout peu commun pour adhérer. Dante ne cherche pas ici à faire un film de genre familial et tout public mais à nous faire passer sa passion cinéphilique, tout simplement. Le film aborde également la paranoïa qui résidait durant cette crise et envers le nucléaire et le communisme en général. Du côté des acteurs, nous retrouvons principalement John Goodman, très bon dans ce genre de personnage et le reste du casting joue également très bien. "Panic sur Florida Beach" n'est donc pas le meilleur du réalisateur mais reste sûrement le plus personnel.
Alain D.

745 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2021
Une bonne Comédie réalisée par Joe Dante, avec un excellent John Goodman. Avec de délicates références, il nous offre une belle reconstitution des années 60 américaines. L'action se déroule à Key West en Floride, dans un climat de guerre atomique imminente, avec la crise des missiles de Cuba qui ne se trouve qu'a 100 Kilomètres.
Après une très longue introduction, façon bluette de Disney, l'histoire prend finalement de la consistance et la fiction se mêle à la réalité pour nous donner quelques sensations, un brin de poésie et une belle mesure de fantastique.
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2021
Une très bonne parodie de Joe Dante sur les films de monstres avec John Goodman. Une très bonne pépite.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2017
Un film en vrombirama ! Quelques années après Gremlins 2, énorme succès, Joe Dante se tourne vers ses souvenirs de jeune cinéphile. Le pitch en gros : On est en pleine guerre froide et l'URSS installe ses missiles à Cuba. Vu de Floride, c'est un peu comme si Satan avait installé un camp de vacances dans le bungalow d'à-coté. Panique à bord. Pendant ce temps-là, un producteur fauché mais plein d'idées compte bien tirer profit de l'angoisse atomique pour promouvoir son dernier film, un thriller sur un gars qui se transforme en fourmi et terrorise la ville. Ça commence très fort par une séquence rétro en forme de bande-annonce pour « Mant », le film cité plus haut. On fait ensuite connaissance avec le héros, un ado fan de films d'horreur. Le rythme est enlevé et l'humour omniprésent. Au fond, Dante nous raconte à la fois le cinéma qu'il aime et son enfance. Et cet amour transparaît tout au long du film. Il se moque gentiment de ses personnages et des clichés des films à la Ed Wood. Il relativise aussi la peur en mettant en parallèle l'angoisse de la bombe et la frayeur provoquée par son film d'horreur. Spécialiste lui-même du genre, il pose un regard sur son propre cinéma, effrayant, drôle et toujours politisé. Le climax du film c'est cette scène géniale dans laquelle réalité et fiction se confondent, où le film parle directement au spectateur dans la salle et aussi à nous qui regardons cette salle et son écran. Une vraie mise en abîme qui fini par l'explosion de l'écran qui laisse apparaître le champignon atomique. Un vrai bijou ! Tout en finesse, Dante livre là son film le plus personnel, vaguement nostalgique. Hélas, c'est un échec commercial (ironie du sort) … et le début d'une longue traversée du désert.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 novembre 2018
Une chouette comédie, la mise en scène se situe autour d’une société des années 60, une histoire de guerre froide où tout n’était pas parfaite, j’ai apprécié en un déclic de génie, faisant ressentir de l’émotion et faire jaillir une véritable panique dans les salles obscures, atomisant pour le rire et au plaisir.
necrid
necrid

33 abonnés 1 211 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2012
Un joli hommage au séries B signé J.Dante. Sur fond de la crise des missiles à Cuba, un réalisateur se sert de la peur des américains pour présenté son nouveau film d'horreur. Cette comédie plutôt familiale est une vraie délice truffé de références en tout genre. On s'amuse vraiment et on regrette que le film Mant ne soit pas réellement sorti (on peut quand même trouver un court métrage accumulant les extraits vus dans le film). Un film fun.
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