Le Lauréat
Note moyenne
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301 critiques spectateurs

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Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2016
L'un des films qui, avec Bonnie and Clyde et Rosemary's Baby, ouvrait le Nouvel Hollywood, portait déjà en lui ce mouvement de contestation (ou du moins de décalage critique, puisque le mouvement sombrera rapidement dans une désillusion qui le poussera à préférer les grands films mélancoliques à une recherche positiviste) envers l'American way of life des années 50 et le cinéma classique qui lui servait de vitrine. Le personnage de Dustin Hoffman, tout d'abord apathique au point d'en être agaçant, subit en effet longtemps les diktats d'une société parentale et de son bonheur pré-fabriqué qu'il finira par trouver la force de mettre à mal, inspiré par un amour pour Katharine Ross aux allures de Révélation. Si le réveil progressif du personnage est plutôt stimulant, il le doit surtout à la mise en scène de Mike Nichols, calibrée à la perfection et pensée autant comme une prison que comme une invitation insistante à faire exploser celle-ci. Tout du long sommeille en effet une vitalité souterraine, qui couve en attendant qu'on la laisse exploser. Parce que les cadrages de Nichols sont trop calculés, trop chargés de symbolique et trop déroulés sur un ton railleur pour qu'on prenne au sérieux le cadre qu'ils mettent en place comme un univers dramatiquement rigide et impossible à dépasser. Superbement mis en boîte, le récit pourrait quand même paraître un peu trop simple dans ses intentions, un peu trop facile à épuiser jusqu'au bout. C'est sans compter sur ce plan final sur les deux jeunes gens réunis, qui s'étire bien au-delà du nécessaire et voit leur sourire virer progressivement à deux masques incertains, perplexes et même effrayés. Si le plan dit toute la difficulté de construire quelque chose de durable après s'être débarrassé de ses chaînes, il va même bien plus loin et éclaire à mes yeux rétrospectivement tout le film d'un éclairage opaque et mélancolique. Comme une séquelle d'une aliénation depuis trop longtemps ressentie et que le ton hoquetant (visistant différentes nuances de la satire au drame) du film faisait sans arrêt ressentir, cette image laisse planer une ombre sur le futur des deux personnages, dont on craint finalement qu'ils aient trop longtemps vécu sous le joug pour savoir se mouvoir libérés. Constamment sur le fil, Le Lauréat est une oeuvre complexe, autant comédie romantique avant l'heure que tournant dans l'industrie hollywoodienne et film sur une époque qui se cherchait avec la peur de trop ressembler à celle qu'elle fuyait. Un classique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 août 2016
L'Alfa qui roule à travers les USA sur la chanson de Simon et Garfunkel : des frissons.
Le film qui fit découvrir le génial Dustin Hoffman face à Anne Bancroft en bombe sexuelle.
Un chef d'œuvre.
globi C.
globi C.

16 abonnés 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2016
Le film n'a plus vraiment le coté poil à gratter qu'il devait avoir à l'époque et le style de la réalisation n' est plus vraiment révolutionnaire non plus mais ça reste un film agréable. En prime la bande son et le casting dont un Dustin Hoffman qui rentre dans la légende dès ses débuts.
Stéphane D
Stéphane D

179 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2016
Le film paraît complètement désuet aujourd'hui : les RDV galants, mariages arrangés et autres coutumes d'une autre époque, idem pour la réalisation avec ses zooms datés.
ManoCornuta

371 abonnés 3 110 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Chronique subtile et un tantinet acide sur l'entrée dans l'âge adulte, le Lauréat bénéficie d'interprétations sans faille, d'un scénario bien travaillé et intelligent et d'une mise en scène recherchée. Difficile de résister devant le charisme d'un Dustin Hoffmann à l'aube de la gloire, le tout bercé par la musique de Simon et Garfunkel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2016
Ben est paumé. Lorsqu'on lui demande quels sont ses projets d'avenir, il préfère fuir, car il n'est pas à l'aise avec ceux qu'on lui propose. Il se sent oppressé, cloisonné dans un cadre qui ne fait que se réduire et qui l'étouffe. Il n'a aucune idée de ce qu'il veut faire de sa vie et c'est de là qu'il tire un profond mal-être. Ses études à peine terminée, sa vie paraît déjà toute tracée, mais pas par lui : par d'autres. Le Lauréat est un film qui creuse et dévoile un véritable écart entre générations. D'abord, il y a l'ancienne génération, où tout est décidé par avance, suivant le schéma traditionnel duquel on ne s'éloigne pas sous peine d'être traité de déchet, de rebut de l'humanité,... Lorsqu’une fille tombe enceinte par exemple, elle doit se marier pour sauver l’honneur entaché, quitte à vivre malheureuse, quitte à perdre de vue ses rêves d'enfant... Toute décision devient irrévocable malgré soi, et l'on se trouve lié à elle sa vie entière. Puis, il y a la nouvelle génération, celle qui se pose des questions, qui remet en cause l'ordre soigneusement établi pour elle, qui sait que quelque chose ne convient pas, mais n'a aucune idée de quoi. Elle se doute que le moule n'est pas adapté pour qu'elle y rentre. Quelques irrégularités, reliefs illogiques et inadaptés… Tout cela ne peut être juste… Les appels de la conformité sont tout autour et il est difficile d'entendre autre chose par delà ces sollicitations incessantes. Enfin, il y a le passage de témoin entre les deux générations. Les vieux organisent les unions des jeunes à leur place, décident de ce qui serait mieux pour eux, parce qu'ils n'ont pu eux mêmes faire leurs propres choix à cet âge. C'est un film qui s'adapte à toutes les époques, mais qui fait évidemment particulièrement écho à celle dont il est le contemporain. Ben subit intérieurement tout le poids de cette lutte générationnelle. Lorsque Mrs Robinson s'empare de lui comme on s'empare d'un élixir de jouvence, elle l'accable encore plus et lui fait perdre les repères qu’il se cherchait. Elle se veut être sa propre fille, se sentir belle et jeune dans les bras d'un homme qui pût être son gendre. Elle souhaite revenir sur des choix de vie qui n'ont pas été les siens et reprendre le contrôle. On comprend qu’elle ne s'intéresse à Ben qu'une seule fois dans tout le film, au début, alors qu'elle essaie de le séduire chez elle jusque dans la chambre de sa fille. Lui, profite de ce fantasme d'adolescent devenu réalité pour se tromper et reporter toujours ses interrogations intimes. Jusque l'apparition d'Elaine, seule autre représentante de la jeunesse dans le film, Ben est à l'arrêt, captif de la toile tissée par Mrs Robinson, ses parents et leurs congénères. Elaine vient le libérer, donner une raison nouvelle de tout remettre en question, donner un sens à sa vie... Avec elle, il sera dans l'action, sans peur de se dévoiler enfin et de tout envoyer en l’air. La réaction est violente. Il comprend tout grâce à la larme versée par Elaine lors de leur premier rendez-vous. En agissant sur les ordres de Mrs Robinson pour préserver leur relation secrète, il refuse d'abord catégoriquement de séduire sa fille et est odieux avec elle. Cette larme lui fait prendre conscience de son erreur... Le désir qu’il ressent pour cette femme mûre n’est qu’une illusion et c’est Elaine qui lui rend la vue. A partir de ce moment, Ben reprend ainsi le contrôle... maladroitement. Le terrain est inconnu, personne ne l'a foulé avant lui, c'est un précurseur, ce qui explique certains de ses faux-pas. La fin du film résume alors parfaitement tout le propos du film et laisse le spectateur sur un curieux doute. Alors que les deux personnages devraient être heureux de s'être libéré du joug de leurs parents, quelque chose semble les en empêcher. Le plan final est génial car il annonce que la lutte ne fait que commencer, et ils le savent tous les deux...
pierrre s.

571 abonnés 3 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Sans aller jusqu'à parler de film culte, on peut dire du Lauréat que c'est une bonne comédie. Avec une super BO.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2015
A l'époque de sa sortie, Le lauréat a beaucoup fait parler de lui pour la façon dont il dépeignait une relation purement sexuelle entre un étudiant et une femme de 40 ans. Aujourd'hui le film n'est plus aussi choquant, il n'en est pas moins très réussi : il dépeint avec précision l'adolescence, son désir sexuel, sa quête de liberté au travers d'un Dustin Hoffman très attachant. Le reste de la distribution est également excellent. Le film est aussi très connu pour la mythique et sublime BO de Simon et Garfunkel, pleine de mélancolie, qui magnifie ce film. La réalisation de son côté est à la fois très léchée et très maitrisée.
Un film intelligent avec des personnages complexes et attachants.
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2015
Film vraiment bien ! Je ne m'attendais pas à ça ! Dustin Hoffman est vraiment excellent ! Il y a beaucoup de One shot, et selon moi, on en fait quand les acteurs sont bons ! Car c'est plus dur... Il est aussi connu pour sa musique que je connaissais et qui est bien aussi. Vraiment bien !
fandecaoch

1 161 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2015
Le lauréat : Cela faisait longtemps que je voulais regarde ce film qui a révélé Destin Holfman au grand jour car déjà, le scénario m’intrigué et on m’avait dit le plus grand bien de la réalisation. Et il faut dire que le scénario est assez surprenant, enfin c’est en deux parties. Car au début, cela peut s’associer a une comédie dramatique avec des scènes plutôt cocasseq tout en restant sérieux ce qui malheureusement interdit le film a s’envolé car on reste dans cette spirale sérieux. Mais au début, ça va encore et c’est même plutôt marrant a suive et même intelligent et osé pour l'époque. Car, c’est un jeune homme un peu timide qui ne sait pas quoi faire après ses longues études. Et après qu’une femme mariée l’est« chauffé », il va être son amant mais ça le gêné un peu au début tout le coté cocasse et amusant de la situation. Mais après, il va tomber amoureux de la fille de la femme et sa va pas plaire a la mère. Donc jusque la, tous va bien mais après, le film va partir dans un délire qui correspond bien au film mais on s’attendait pas a ça, même la fin est assez surprenante. Mais globalement, ça se laisse regarder avec grand plaisir. De plus, les acteurs sont impeccables, surtout Destin Holfman qui est très juste dans ce rôle. Ensuite, autre point important du film, sa mise en scène qui est classique mais très astucieuse avec pas mal de zoom plutôt bien placé mais surtout un montage très créatif a un moment, quand il découvre la femme nu au début du film, ou on a des plans subliminale du corps de la femme car il jeté juste un rapide coup d’œil gêné, c’est très bien trouvé ce plan/montage la. Et pour finir, un point assez barbant c’est les musiques, elles sont très bien choisit mais on les entend trop souvent d’affilé et les mêmes, il y en a que deux ou trois différents et c’est assez soulant mais bon. Donc voila, très bon film du genre, je m’attendais personnellement a légèrement mieux mais c’est que moi, mais je suis ravi de l’avoir vu car c’est sympa a voir.
 Kurosawa

680 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2015
En 1967, Mike Nichols éreinte l'image de la famille américaine modèle avec "The Graduate", comédie grinçante qui traite à la fois d'une histoire d'amour entre Benjamin, un jeune homme en plein doute (Dustin Hoffmann), et Elaine ,une jeune étudiante (Katharine Ross), et une histoire d'adultère entre la mère de la jeune fille et ce même Benjamin. Séduction, chantage et jalousie sont évoqués par Nichols, qui casse par instants sa mise en scène classique par des inspirations formelles singulières et une accélération du rythme, elle-même associée à l'utilisation de la musique et ses deux mémorables chansons:"The Sound of Silence" et "Mrs. Robinson". Et si son ambiance décalée et son ton narquois sont assez plaisants, ils empêchent l'apparition d'une émotion, un paradoxe puisque le film raconte une histoire qui parle essentiellement d'amour et de désir sexuel. Seule la dernière scène regarde véritablement ses personnages dans les yeux, une sincérité bouleversante quasi inexistante sur un ensemble dont je respecte le parti pris caustique. "The Graduate" reste un film atypique qui vaut le détour.
Prad12
Prad12

124 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2015
Comment avez vous fait, Mrs Robinson pour n'avoir pris aucune ride en 48 ans ?.............. Un pur chef d'oeuvre doublé d'un instantané d'une époque. De la musique aux personnages en passant par les situations, ce film est sublime, vivant et terriblement mélancolique......
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 août 2015
Un film plutôt décevant. La première partie est assez prenante, on se demande ce qui va bien pouvoir advenir de l'aventure entre Mrs Robinson et Benjamin, malheureusement le soufflé retombe très vite. Le scénario devient alors complètement invraisemblable, avec Elaine qui pardonne comme par magie au garçon qui a couché avec sa mère... Le caractère des personnages n'est pas suffisamment fouillé, on ne s'attache à aucun sauf un peu Mrs Robinson. Un film qui s'oublie vite, malheureusement.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 juillet 2015
j ai enfin pu voir ce film,considerer tres clairement pour beaucoup comme un classic,je reste neanmoins perpelexe,certes la mise ens cene est maitriser,le scenario tres oser pour l epoque!! mais je trouve qu'apres que la relation entre dustin hoffman et anne bancroft arrive a son terme,il se passe plus grand chose,le scenario se perd un peu! la bande son de simon & garfunkel colle cependant bien au film!!
bobmorane63
bobmorane63

253 abonnés 2 257 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2015
Un classique du cinéma Américain, une petite perle du cinéaste Mike Nichols datant de 1969 !! On connait tous l'histoire sur madame Robinson, la musique de Paul Simon très agréable avec des chansons mythiques "A son of silence" et "Mrs Robinson" qui retentissent dans les oreilles. "Le lauréat" raconte l'histoire d'un jeune étudiant qui se cherche dans sa personnalité qui rencontre donc Madame Robinson, une belle femme mariée, amie de ses parents et mère d'une jeune fille, qui lui fait des avances que le jeune garçon cédera à ses charmes en se voyant plusieurs fois en intimité. Le jeune homme aura aussi un penchant pour sa fille ce qui compliquera les choses. Beaucoup de films se sont inspirés de ce long métrage et copié par la suite comme "American pie" ou "La rumeur court" de Rob Reiner par exemple mais le film de Mike Nichols marque son empreinte originale du genre avec beaucoup de réussites, c'est l'initiateur, pas de fausse note, des images cultes, c'est léger et en même temps prenant. C'est le premier role de Dustin Hoffman (je crois) au cinéma qui est ici grandiose avec à ses cotés la sensuelle Anne Bancroft toujours sexy pour son age et la belle Katharine Ross. Ce film est un chef d'œuvre.
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