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Dead-for-Someone
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3,0
Publiée le 16 novembre 2016
Les années 30 ont été un tournant décisif dans le cinéma car les films parlants ont commencé à apparaître. Ce film utilise bien l'arrivée du son mais ce long-métrage finit par faiblir au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire. L'Allemagne se remet lentement de sa défaite de la Grande Guerre. Dans une ville de province, un vieux professeur règne en tyran sur sa classe. Il apprend qu'un groupe de ses élèves va régulièrement à un cabaret. Bien décidé à les prendre la main dans le sac, il va succomber au charme de la vedette, la danseuse Lola Lola... La réalisation est un peu trop simple: bien que le cadrage soit correct, les prises de vue se révèlent sans grande originalité et la mise en scène est très plate. La profondeur de champ n'est pas toujours très soignée. Le scénario est assez bon, on suit l'histoire avec intérêt mais les 40 dernières minutes perdent en rythme et le tout finit par traîner en longueur. Les acteurs sont plutôt bons et leurs personnages assez attachants. Les dialogues ne sont ni géniaux ni terriblement mauvais. La photographie est assez bonne, l'utilisation de la lumière est intelligente et le noir et blanc est encore de qualité malgré les années. Le montage n'est pas appréciable, certains plans sont trop longs et le tout n'est guère vif, ce qui rajoute une sensation d'ennui. Les décors dirigés par Otto Hunte sont soit par moments très beaux soit très vides, les costumes très réussis et la musique a certes vieilli mais reste plaisante. L'Ange bleu est un film qui a mal vieilli sur certains points mais qui reste agréable dans l'ensemble.
Bon sang, que ce film est ennuyeux ! Je crois que j'ai rarement vécu une telle sensation d'ennui devant un film. Pour moi, c'est typiquement le film qu'il est de bon ton de visionner et d'apprécier au prétexte qu'il a été réalisé par Josef von Sternberg et qu'il y a Marlene Dietrich dedans. Chose qui ne m'était jamais arrivé, au bout de cinq minutes, je m'ennuyait déjà sec (véridique). Marlene Dietrich se révèle une excellente actrice et sort clairement son épingle du jeu par un charme naturel incontestable. Il ne se passe absolument rien dans ce film, tout le scénario se résume en une ligne. Et comble de cela, le film arrive à finir n'importe comment (spoiler: un clown étranglant Marlene Dietrich en criant Cocorico avant de s'endormir dans une salle de classe, le simple fait de résumer la fin la rend ridicule ). La romance entre les deux personnages principaux est absolument pas crédible tant Marlene Dietrich est charmante et sympathique alors que le professeur est complètement antipathique. J'ai d'ailleurs trouvé qu'Emil Jannings (l'acteur incarnant le professeur) était très caricatural et manquait terriblement de dimension. Le charme de Marlene Dietrich ne suffit pas à sauver un tel navet érigé en monument du cinéma.
Un amour aveugle au destin tragique. Le thème n'est pas sans rappeler Carmen de Mérimée. Quelques scènes sont pathétiques et montrent comment cet homme naïf qui n'a certainement jamais été amoureux subit avec une totale passivité la moquerie de tous, élèves ou artistes. Une décadence monstrueuse.
Même si le scénario est un peu convenu et prévisible, l'idée de base est intéressante mais mal mise en forme. Alors oui c'est le premier film allemand parlant, mais celui-ci est mal exploité car la fin est carrément ridicule et le duo de Dietrich et Jammings ne marche pas. Car le personnage de Jammings est insupportable contrairement à celui de Dietrich. Du coup l'alchimie ne marche pas trop... Je n'ai aussi pas accroché au film, la faute entre autre à la mise en scène pas assez travaillée
C'est difficile de parler d'un film autant cité comme référence cinématographique, autant admiré et élevé au rang de chef d’œuvre. Cela faisait très longtemps que je voulais le voir, mais je n'avais jamais lu le synopsis. ça peut paraitre idiot, mais c'était une façon de réellement le découvrir. Et ce fut une délicieuse découverte car au-delà de la naissance du mythe Dietrich, c'est tout un cinéma et un genre qui s'éveille et avec une époque qui s'éteint. Certes Dietrich est fabuleuse et surtout admirablement bien filmée par un réalisateur complétement amoureux de son actrice; pourtant le personnage qui me frappe le plus est celui du professeur Immanuel Rath, superbement interprété par Emil Jannings pour qui j'ai ressenti une profonde empathie tout le long de sa descente aux enfers. La scène dans le cabaret où il doit jouer le clown devant ses anciens collègues et élèves m'a littéralement serré la gorge et en fait un des moments les plus remarquable du film. La fin est à l'image de tout le reste : dure mais belle.
Dommage que l'Ange Bleu ne soit pas à la hauteur de sa réputation. Il a révélé Marlène Dietrich qui deviendra une grande star par la suite et il est souvent présenté comme un film novateur puisqu'il s'agit du premier film allemand parlant. Malheureusement son scénario est loin d'être original et le déroulement est convenu. Pour commencer le héros, le professeur Rath, n'est pas du tout attachant. Comment s'attacher à un personnage n'ayant aucun trait de caractère positif ? Il est sévère, vieux jeu et niais à la fois, c'est insupportable. Cela est contrebalancé par la chanteuse incarnée par Dietrich qui, en plus de voler la vedette, respire le naturel, notamment grâce à ses sourires enjôleurs. Pourtant, l'alchimie entre les deux protagonistes est inexistante. Ils se mettent en couple car c'est le scénario qui le veut, ni plus ni moins. A partir de ce moment, l'histoire va poursuivre son avancée sans surprise pour finir comme tout le monde savait comment cela allait se terminer. La scène de fin est d'ailleurs trop longue pour ce qu'elle essaye de dire et frôle le ridicule. Il y a tout de même des choses intéressantes si on oublie le scénario et le jeu d'acteur calamiteux (on dirait un concours de grimaces/mimiques). Les décors, bien que peu nombreux, sont beaux et bien exploités. Je veux dire par là qu'il y a une recherche de l'occupation de l'espace visible ainsi qu'une portée symbolique bien vue. En revanche l'image est parfois surexposée et diminue l'importance des décors. Enfin, les quelques chansons du film sont agréables, mais trop survolées et peu mises en valeurs, comme si cet aspect avait été ajouté pour renforcer l'ambiance cabaret. L'Ange Bleu souffre donc d'un scénario mauvais. Il aurait fallu retravailler la narration pour donner quelque chose d’intéressant.
Une bizarre représentation de ce qui devait être la vie à l'époque, et qu'on ne peut plus voir aujourd'hui, hélas, que comme une fiction particulièrement déprimante. Étonnant que le film ait marché en son temps, car il ne respecte pas les critères bon enfant et musical des œuvres de cette âge. Musicalement parlant, le film est d'ailleurs très pauvre. Du gâchis à l'inauguration du parlant.
Merveilleusement mis en scène, et porté par deux immenses acteurs, si différents dans leur registre, ce film mérite amplement son statut de classique du cinéma. Des scènes cultes, Marlène et ses jambes bien sûr, mais aussi, la carte postale à système sur laquelle on souffle, le repas de noce ou Jannings fait le coq… Le fond est intéressant et beaucoup moins primaire qu'on ne pourrait le penser. Lola (Marlène Dietrich) est-elle véritablement responsable de la déchéance de Jannings ? A aucun moment elle n'a essayé de le dépouiller, sa seule faiblesse est de ne pas avoir refusé de l'épouser. Jannings a cru pouvoir l'acheter croyant que le bonheur était négociable, Lola a voulu rester elle-même, d'une telle situation le drame ne pouvait qu'éclater. Lola n'est pas vraiment méchante, elle le prouve plusieurs fois, (un peu manipulatrice quand même) mais comme elle le chante si bien, elle est faite pour l'amour. Quant à Jannings, le pauvre, on a mal pour lui.
En visionnant "L'Ange Bleu", je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre Lola Lola (Marlène Dietrich) et Nana, du célèbre roman éponyme d'Emile Zola : l'histoire d'une femme naturellement fatale, désirée par les hommes et s'en lassant après plusieurs années. Toutefois, une grande différence existe entre ces deux personnages : Lola Lola semble réellement attachée au maladroit Professeur Rat. Cette première collaboration entre le réalisateur Josef von Sternberg et Marlene Dietrich fera de cette dernière une grande star hollywoodienne ; cette dernière "crève" d'ailleurs l'écran, femme sulfureuse au talent exceptionnel. De manière anecdotique, il semblerait que ce film soit également le premier film parlant tourné en Allemagne ! Pour ces deux raisons, "L'Ange Bleu" est un film culte à ne pas rater !
L'ange bleu - ON Y VA, c'est tellement mieux au cinéma. Une affiche mythique, une actrice de légende, un chef-d'oeuvre mille fois placé dans les meilleurs films du siècle; et pourtant je n'avais pas vu "l'ange bleu". J'ai été bouleversé par ce drame tourné il y a bientôt 100 ans. La mise en scène est bien sûr un peu vieillotte, le scénario peut sembler simpliste, mais Marlene Dietrich est éclatante de talent dans le rôle de Lola, une femme fatale, danseuse de cabaret, dont les jambes exquises et les sourires de circonstances font abandonner tout sens des réalités à un pauvre professeur de lycée qui se retrouve prisonnier de ses propres phantasmes. Le film qui commence comme une comédie de boulevard, devient, au fur et à mesure que la déchéance détruit le professeur, un film noir, désespéré sur la condition humaine. Intemporel, ce film séduira encore de nombreuses générations. Vous pouvez le découvrir (ou redécouvrir) en salle. Le Saint-Lazare Pasquier, un charmant Cinéma de quartier, vous invite tous les mardi à une séance magique où pour trois euros, vous pouvez profitez de la projection sur grand écran et dans une salle très confortable d'un grand classique du cinéma!
Von Sternberg s’en donne à cœur joie dans son Ange Bleu, où il martyrise un professeur bourgeois naïf. L’Ange Bleu est un film sur la déchéance, mais aussi et surtout, un film sur l’amour désespéré et désintéressé. Dans une mise en scène très structurée et réussie, Emil Janning éclipse Marlène Dietrich -bien qu’à l’époque, c’est Dietrich qui vola la vedette à Janning- grâce à une interprétation fabuleuse d’un homme idiot et trahi –par lui-même. Imannuel Rath est en effet un professeur de lycée célibataire qui tombe amoureux d’une danseuse en tenue légère (pour l’époque, parce qu’un clip de Shakira, en comparaison, c’est du porno), Lola Lola. Fort de son statut de professeur doctorant, Rath est très considéré dans le lupanar de l’Ange Bleu, et, contre toute convention, finit par demander la main de Lola Lola. Il perd son emploi (son mariage fait scandale) et vit au crochet de sa nouvelle épouse. C’est alors qu’il tombe petit à petit dans la négation de lui-même (il ne supporte pas la vie d’artiste) et dans l’humiliation permanente (il n’a plus un sous et doit faire un numéro de clown minable), jusqu’à l’acmé qui lui sera fatale. Un beau film assez pessimiste sur l’amour fou et sur la déchéance personnelle. D’aucun diront que c’est un chef d’œuvre. Je dirais qu’il s’agit là d’un bon film (très bon étant donné l’époque), mais pas d’un chef d’œuvre…
"L’Ange Bleu est de cette sorte de chefs d’oeuvre qui ne se révèle pas immédiatement, se construit progressivement, avec l’aide du spectateur. C’est le talent conjoint d’une actrice intemporelle et d’un metteur en scène visionnaire pour proposer une histoire très troublante sur la passion et l’avilissement. Un masterpiece." Emmanuel
L’histoire d’un professeur rigide et naïf qui sombre dans l’autodestruction à cause de la divine et envoûtante Marlene Dietrich. Un drame superbe, subtil et assez dérangeant qui fera de Marlene une icône. 3,75
Remarquable mise en scène de Josef von Sternberg pour un film qui, dans l'histoire du Cinema, n'a rarement était aussi loin dans la retranscription de la déchéance humaine. La manière dont on voit le destin de ce professeur cultivé et autoritaire devenir une sorte de loque vivante et une bête de foire est saisissante et nous prend réellement aux tripes (notamment lors de la scène finale où il se retrouve face à ses élèves ! Quelle cruauté !). Marlène Dietrich, pour son 1er grand rôle au Cinema, est incroyable dans son interprétation de femme fatale. Dans une des scènes les plus marquantes du film, elle en vient même à tromper son mari quasiment devant ses yeux... La férocité de Dietrich et la justesse de Jannings font de cette oeuvre l'une des plus accomplies de cette période (début du parlant notamment).