Film culte des années 90, Last action hero conte l'histoire d'un enfant dont le héros joue dans une série de films qu'il connaît pas cœur et, alors qu'il regarde un nouvel épisode, il se voit transporter à l'intérieur du film grâce à un ticket magique donné par le propriétaire du cinéma. Jack Slater, incarné par Schwarzenegger, se demande alors d'où il vient et a bien du mal à le croire quand il lui dit qu'il n'est qu'un personnage de fiction. Toutes sortes de clichés sont parfaitement bien utilisés pour montrer qu'on ne se trouve pas dans la réalité, comme le héros qui gagne tout le temps car il est super fort au point de toujours viser juste même en tirant approximativement ou encore de défoncer une vitre avec ses poings sans se faire la moindre égratignure : on en arrive à une véritable parodie des films d'action hollywoodiens tandis que Slater finit par comprendre que le garnement dit vrai. Si l'éventreur est le méchant de base dans une scène du précédent film pendant laquelle Slater manque de sauver son fils en tuant son ennemi, le véritable méchant s'avère être le mafieux Benedict (Charles Dance, Tywinn de Game of Thrones vingt ans plus jeune !!) qui va utiliser le ticket pour se rendre dans le monde réel afin de tuer Schwarzy, ce qui éliminerait inéluctablement son personnage. La mise en abîme se retourne donc alors que Danny et Slater retournent dans le monde réel, monde dans lequel les héros ne sont pas tout puissants et donc dans lesquels les méchants peuvent gagner (contrairement aux films bien cliché, le début du film montrant bien que les gentils peuvent aussi y laisser des plumes). On revit alors la scène de l'éventreur avec Danny prisonnier et un final assez étrange avec Ian McKellen dans le rôle de la Mort. L'humour est très présent via des jeux de mots qui font encore leur petit effet et des clichés montrés du doigt tel celui du méchant qui va se faire avoir en prenant son temps à raconter ses plans au gentil avant de le tuer. De nombreuses références sont également très appréciables, comme la présence de Sharon Stone et du T-1000 dans le cinéma du film, sans oublier celle de Jean-Claude Van Damme à la cérémonie de la dernière partie. Un des meilleurs schwarzeneggers !!
Le scénario est vraiment alléchant et paraît bien foutu. De l'action il nous en promet et on en a. Sans doute que le film a mal vieillit car je reste sur ma fin. Un plus pour le côté "auto dérision" de Schwarzenneger ainsi que pour l'affiche de "Terminator" dans le magasin de cassettes vidéos (et oui nous sommes dans les 90'...).
Film culte de mon enfance, il y a toujours une crainte à revoir ces titres nous ayant bercé et qui nous feront presque à coup sûr une moins bonne impression. Cela fût légèrement le cas, ce qui n'empêche pas un certain plaisir et quelques vrais bons moments. Pour ce qui est des scènes d'action, certaines sont très bien faites (notamment dans le dernier quart), mais manquent quand même un peu de personnalité, d'autant qu'on a déjà vu plus impressionnant, si bien que j'ai parfois pu me lasser légèrement. De plus, l'œuvre a peut-être légèrement vieilli et n'est plus aussi savoureuse que dans mon souvenir. En revanche, John McTiernan exploite avec une vraie habileté la double mise en abyme dont fait preuve le film, offrant plusieurs scènes assez réjouissantes, les clins d'œil fusant à de nombreuses reprises pour le bonheur des cinéphiles. Il y a ainsi une vraie réflexion sur la création, le cinéma, la notion de personnage qui, sans être vertigineuse, apparaît souvent pertinente, d'autant que l'œuvre a la bonne idée d'injecter beaucoup d'humour, notamment en matière de parodie (celle d' « Hamlet » est un grand moment). Enfin, Arnold Schwarzenegger est rarement aussi bon que lorsqu'il s'auto-parodie, bien entouré notamment par l'excellent Charles Dance (on en fait plus, des méchants comme ça) et le jeune Austin O'Brien, pas mal du tout. Bref, une vision différente de celle que je pouvais avoir (beaucoup) plus jeune, un peu moins jubilatoire mais néanmoins divertissante et maligne : un bon moment à passer.
Last Action Hero est une grenade dégoupillée jetée dans les rouages du cinéma d’action, un pastiche métaphysique qui pète plus haut que ses explosions. Schwarzy y joue son propre mythe comme un miroir brisé, avec une ironie qui flingue le quatrième mur à la sulfateuse. C’est bordélique, surexposé, parfois grotesque — mais derrière le chaos, une intelligence rare : celle d’un film qui sait qu’il est un film, et qui s’en amuse jusqu’à l’absurde. Un échec commercial, oui… mais un triomphe pour ceux qui aiment voir le blockbuster se tirer une balle dans le pied en souriant.
Encore du grand McTiernan après Piège de cristal et Predator, et Schwarzy dans ses grands jours, en pleine époque de gloire où il alignait les succès. Pourtant ce film fut boudé par le public américain qui lui a reproché son mélange de genres et son côté pas sérieux ; ces gens-là n'y connaissent rien, ils ne savent pas ce qu'ils ont perdu avec cette pure dinguerie où Arnold flingue son propre mythe en s'auto-parodiant avec délectation, épaulé par de bons acteurs (savoureux Anthony Quinn, excellent Charles Dance en tueur impitoyable...). Sur un rythme effréné, McTiernan propulse sa star au milieu d'un festival d'auto-dérision jubilatoire, constitué d'explosions, de cascades ahurissantes, de scènes invraisemblables, de clins d'oeil cinéphiliques (un pastiche d' Hamlet absolument jouissif), de gags improbables et de répliques qui tuent (t'aimes les omelettes ? tiens j'te casse les oeufs ! Dekker, la prochaine fois, je l'abime !). Le tout est emballé sur fond de hard rock dans une mise en scène constamment inventive. Un vrai régal.
John Mc Tiernan vise les jeunes notamment les adolescents dans "Last Action Hero", on y suit la vie tumultueuse de Danny, un enfant fou de cinéma et qui un jour sans comprendre pourquoi va atterrir dans le film qu'il est en train de visionner et va vivre des aventures avec son personnage préféré: Jack Slater (Arnold Schwarzenegger). Pitch assez original mais j'ai trouvé que "Last Action Hero" était vraiment un "teenager movie". C'est agréable à suivre mais rien non plus de bien intéressant à se mettre sous la dent. Un blockbuster assez moyen, Mc Tiernan a fait beaucoup mieux avec "Piège de cristal" ou "Une journée en enfer".
Semi-échec à sa sortie, "Last Action Hero" a obtenu son statut de film culte au fil des années. La nostalgie de la fin des années 80 et du début des années 90 s'installant, ce film faisait office de friandise pour une partie de ces spectateurs.
En effet, "Last Action Hero" enchaîne les clins d'oeil au cinéma d'action, aux thrillers ou encore aux films policiers de ces années là. Il joue avec leurs codes pour les détourner et finalement pour mieux leur rendre hommage.
Car ici, il n'est pas question de se moquer de ces films mais d'en rire avec un regard tendre. Le fait que John McTiernan soit aux commandes et que l'acteur principal soit Schwarzy n'y est pas pour rien là dedans.
Schwarzenegger fait d'ailleurs preuve d'une autodérision que je n'avais alors pas encore décelé. A plusieurs reprises, il se moque de ses travers et parvient même à lancer des vannes méta sur sa carrière ou sa concurrence avec Stallone.
"Last Action Hero" est donc un relatif vent de fraîcheur, un film familial original. Pourquoi lui accorder seulement la moyenne dans ce cas ?
Parce qu'il souffre de pas mal de longueurs. 2 heures, c'est trop pour un film comme ça. A plusieurs moments, j'ai déconnecté et je surfais sur mon portable avant de revenir finalement dans le film. Il aurait été préférable de couper certaines scènes et de donner un rythme soutenu pour ne pas perdre le spectateur.
Ces périodes de relatif ennui m'ont gâché mon immersion dans ce film qui, pourtant, avait un beau potentiel.
Ce film de Swarzy est un genre de film "retour vers le futur" entre la fiction (le cinéma) et la réalité mais de série B. Donc je comprends qu'il n'a pas eu les faveurs du public face à un "Jurassic Park" énorme.
Un film d'action très sympathique, venant tout droit de mon enfance comme de celle de tant d'autres, il n'est pas parfait mais on accroche bien ! Il parodie le genre, joue avec les clichés s'en sert, fait tout exploser. Bref c'est très divertissant et les dialogues font mouches !