Un film étrange et hors normes qui décrit le rêve d'un homme qui aime une femme inaccessible. Stimulé par le scénario poétique de Robe-Grillet, Resnais explore ses thèmes favoris : l'angoisse de l'oubli et l'immobilité du temps. Un film dans l'ensemble assez ennuyant, qui vaut surtout le coup d’œil pour sa photographie majestueuse. Lion d'or à Venise
2 ans après "Hiroshima mon amour", Resnais signais à nouveau une histoire d'amour. Cependant, celle-ci se distingue par le rapport que l'on a avec celle-ci : en effet, on ne sait jamais si elle à eu lieu ou non. De ce fait, le récit est assez étrange alternant flash-back et séquence de dialogue. Les décors chatoyants rappelle les films en costumes tout en restant minimalistes dans leur nombre. Cependant, le film est assez plat (l'histoire d'amour manque de relief pour tenir en haline durant tout le film) et le jeu d'acteur, particulièrement celui de Delphine Seyrig et son visage inexpressif, est assez mauvais dans l'ensemble. Au final, ce film est une légère déception après le superbe "Hiroshima mon amour".
Voilà, comme c'était écrit "chef d'oeuvre", j'ai regardé. Et alors.... ça m'a fait penser à une parodie sur les films français: snob, hermétique, avec une musique insupportable. Un texte très cérébral, et pas un poil de sensualité dans ce qui serait une histoire d'amour... C''est un film très daté, plutôt à voir comme ce qui s'est fait à une certaine époque par et pour les milieux intellectuels très parisiens. Ou à ne pas voir du tout.
Après avoir vu récemment (et apprécié Hiroshima mon amour), j'ai décidé de me faire celui-là, parce que, vu son synopsis, je me dis que l'on pourrait vraiment avoir droit à un grand film, car le résumé, qui tient en une phrase à peine, pourrait exploiter à lui seul des tas d'idées de cinéma... Ces idées, elles sont exploitées. Le film est au début des années 60, j'ai l'impression qu'au lieu de flotter dans le courant de la Nouvelle Vague, il se situerait plutôt dans celui italien post-néo-réaliste, celui qui s'est "servi de la réalité au service du cinéma" comme le résuma Antonioni. La réalité, ici, est tronquée. On voyage au gré des fantasmes d'un homme, exposant un souvenir (véridique ?) à une femme, le tournant dans le sens qui lui plaît, qui l'arrange le plus, se privant à aucun moment de revenir dessus, modifier l'image, comme un réalisateur qui reviendrait sur une prise pour la transformer... Le mécanisme, il faut le dire, relève du génie. Le noir et blanc, l'espace labyrinthique, le jeu des couleurs, la gestion de l'espace, tout cela renforce d'autant plus à cette atmosphère quasi-surréaliste, aux nuits Felliniennes. Je reprocherai surtout d'avoir pas du tout adhéré au début et à sa démarche, et de n'être entré que trop tard dans le film... Par ailleurs formellement bien que les choix soient judicieux je n'ai jamais trouvé ça merveilleux, grand, à la démesure de l'intrigue et des possibilités que celle-ci offre. Bref, presque un grand film, mais une bible cinématographique, certainement.
Second film d'Alain Resnais aprés le sublime "Hiroshima mon amour". Dés le début du film on sait que l'on va assister à un film poétique comme la était sa premiére oeuvre même si "L'année dernière à Marienbad" ne l'ai pas autant que son premier film. L'ambiance totalement onirique et suréaliste de ce film est assez troublante au début mais on finit par être emporté par ce récit grace à une mise en scéne assez spécial mais trés reussi. La musique du film est quant à elle aussi troublante que le film. Une reussite ce second film d'Alain Resnais.
Quelle purge et quelle souffrance que cette séance ! Je ne vois que trois cas possibles pour les personnes disant apprécier ce film : Soit ils sont de bonne foi, mais ont alors une légère tendance au masochisme (ils écoutent du Boulez avec plaisir) ou jouissent dans l'ennui et la contemplation passive du néant ;
Soit ces gens aiment par pur snobisme, parce qu'il faut afficher en société son amour pour ce grand classique formidable reconnu des plus élitistes - tout en sachant, au fond, qu'ils se sont bien ennuyés, eux aussi (n'est-ce pas) ;
Soit ces gens ont des problèmes de sommeil et ont apprécié l'effet narcotique de ce film après avoir tout essayé dans la gamme des somnifères.
Exercice de style d'un cinéaste qui maitrise parfaitement son métier: les prises de vue et le montage sont des modèles du genre. Le film pâtit cependant de longueurs inutiles (longs traveling sur des plafonds baroques), d'un scénario inconsistant, de dialogues obscurs et surtout d'une très mauvaise musique qui présente 2 défauts:1°) elle fait pléonasme par rapport aux images, 2°) elle louvoie de façon écœurante entre Wagner dont elle plagie un thème de "Tristan et Iseult" et la polytonalité contemporaine sans trouver sa voie.
je l'ai regardé de nombreuses fois , je dirais même contemplé . Quel film incroyable , un film qui fait sentir quelque chose , une sorte d'autre dimension , magique .... Génie ? ici oui . L'un de mes films préférés , je ne lui ai pas trouvé de défaut . Mr. Resnais , mes félicitations ! ainsi qu'à tout l'équipe qui a fait ce film .
Film plutôt énigmatique sur le souvenir ou la mémoire. Ou bien sur le fantasme et le désir. Expérience cinématographique plutôt audacieuse comme le fut le cinema de Resnais à ses débuts, le summum étant "Je t'aime, je t'aime". des plans longs et figés, comme si la recherche de l'image était un processus non dévoilé et constamment en phase de création. De longs regards, de longues interrogations, de longues attentes pour essayer de percevoir l'invisible, percevoir une réponse au-delà des sens connus; comme si l'environnement contenait des messages à interpréter.
J'ai vu un film... "L'année dernière à Marienbad"... C'est un film réalisé par Alain Resnais, qui a été récompensé à la Mostra de Venise réalisé en 1961. Ce film expérimental a une narration complexe, une esthétique visuelle très (trop ?) stylisée et des dialogues obsédants et répétitifs...
L'histoire se déroule dans un château mystérieux où un homme tente de convaincre une femme qu'ils se sont rencontrés l'année précédente à Marienbad, bien que la femme ne se souvienne pas de lui...
Il faut une grande attention... Et une grande patience (1h30 qui paraissent beaucoup plus)... pour accepter les partis pris de cette histoire non-linéaire et à des séquences, posées comme des tableaux. Il est à noter la performance de Delphine Seyrig, fascinante...
Malgré tout, la narration ambiguë et déconcertante n'a pas aidé... Le film est difficile à suivre. Et son approche expérimentale peut ne pas convenir à tous les goûts. (je me suis clairement ennuyé... )
Juste après Hiroshima, mon amour, le grand Alain Resnais encore au début de sa carrière, réalisera L’année dernière à Marienbad. Le film met en scène un inconnu qui aborde une femme pour lui rappeler qu’ils se sont aimés l’année dernière. Refusant les souvenirs de cet homme, la femme va peu à peu se laisser convaincre. Le film vous invite à une narration entre le réel et l’imaginaire, entre les souvenirs et les mensonges. Resnais bouscule ici totalement l’espace-temps. C’est d’ailleurs son propre propos, il rêvait d’un film dont on ne saurait laquelle est la première bobine. En effet, nous nous rendrons rapidement compte qu’il se joue de nous en nous perdant dans la chronologie de l’histoire. Cette notion de labyrinthe sera sans cesse rappelé, aussi bien dans les décors, dans la mise en scène ou même dans les différents points de vue des protagonistes. L’année dernière à Marienbad pourra donc laisser les confus dans le scepticisme, mais voici l’exemple type des films qui se ressentent plutôt qui se comprennent. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Bon alors je reconnais que L'année dernière à Marienbad est une expérience cinématographique comme on en voit peu. Alain Resnais a cherché à sortir des sentiers battus, il a des vrais idées de narration, de mise en scène, y a un truc dans le film, je le reconnais bien volontiers. Mais alors le plaisir du spectateur (ou du moins mon plaisir) a été absent tout du long. Ce n'est même pas une histoire de plaisir d'ailleurs, c'est plutôt que je ne suis jamais rentré dans le film, je l'ai regardé, mais sans avoir l'impression d'y être un tant soi peu impliqué.
Allez à l'encontre de la critique pour ce film est difficile. Evidemment Renais est un grand réalisateur qui signe une oeuvre d'art somptueuse mais prétentieuse à en rebuter plus d'un.
J'ai rien compris mais j'ai beaucoup aimé, tant ce film est bizarre et surtout différent des autres films. Le trio d'acteurs est excellent, et comme eux et la caméra de Resnais, laissez-vous perdre dans ce labyrinthe entre réalité et illusion...critique plus complète et analyse à venir.
Un film concept dans lequel il faut accepter de se laisser porter pour en apprécier non seulement l'élégante mise en scène éclairée d'une sublime photographie mais surtout le jeu intellectuel qui nous guide dans les labyrinthes embrumés de la pensée du duo principal. Ainsi que l'expliquait Resnais, il s'agit de proposer une œuvre cinématographique semblable à une statue, soit différente selon le point de vue adopté pour la contempler. Un exercice de style audacieux, mémorable, parfaitement exécuté, riche de diverses interprétations mais dénué de toute considération émotionnelle, lui conférant la froideur du marbre qu'il cherche à retranscrire...